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| Nom de naissance |
Jeannette Marie Rose Langlade |
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Historienne, enseignante du second degré, professeure d’université, historienne du mouvement ouvrier, résistante, militante politique |
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| Directeur de thèse |
Jeanne Gaillard, née Jeannette Langlade le à La Rochelle, morte le à Paris (15e arrondissement), est une résistante et historienne française.
Jeannette Marie Rose Langlade est issue d'une famille d'origine cantalienne par son père, et d'origine pied-noire espagnole par sa mère.
Son père, Jean Langlade, né en 1876 à Saignes (Cantal), est lieutenant au 123e régiment d'infanterie, ancien élève à l'École militaire d'infanterie de Saint-Maixent (Deux-Sèvres). En 1913, il se marie à La Rochelle. Sa mère, Maria Micaëla Avellaneda, née en 1887 à Sidi Bel Abbès (département d'Oran, actuelle Algérie), est la fille d'un journalier.
Durant la Grande Guerre, son père est mobilisé au sein du 2e régiment de marche d'Afrique. Le 22 mai 1915, il est tué à l'ennemi sur la péninsule de Gallipoli. Jeannette Langlade est adoptée par la Nation.
En 1931, Jeannette Langlade épouse, à Guéret (Creuse), en premières noces, Albert Caudrillier. En 1941, elle épouse, à Paris (17e arrondissement), en secondes noces, Pol Gaillard.
Jeannette Langlade passe son enfance à Béziers puis devient, grâce à une bourse, étudiante à l'université de Montpellier. En 1930, elle est reçue, la huitième, à l'agrégation d'histoire et géographie.
Entre 1933 et 1936, elle est enseignante au lycée de Guéret puis au lycée Saint-Sernin à Toulouse. Entre 1936 et 1950, elle est enseignante au lycée Jules-Ferry à Paris (9e arrondissement), où elle assure la préparation à l'École normale supérieure de Fontenay.
Militante communiste, elle héberge chez elle pendant l'Occupation, rue Pouchet, le physicien Jacques Solomon, gendre de Paul Langevin et créateur en novembre 1940 d'un des premiers journaux de la Résistance, L'Université libre.
Avec son mari Pol, rencontré en 1937 et qu'elle épouse en 1941, Jeanne Gaillard aide pendant toute la guerre à la rédaction et à la diffusion de cette feuille clandestine. Le couple participe directement à la Libération de Paris et à sa préparation.
Dans les années d'après-guerre, elle est une collaboratrice régulière de La Pensée, une des revues des intellectuels communistes, et ce dès le premier numéro de sa reparution. Elle enseigne alors au lycée Molière, à Paris, de 1950 à 1955. Son état de santé fragile, lié aux suites d'une tuberculose, rendait l'enseignement devant des élèves difficile. Elle est affectée au centre national de télé-enseignement.
Affectée par les révélations du rapport Khrouchtchev, elle quitte le PCF en 1957, un an après son mari. Après un passage au groupe Tribune communiste de Jean Poperen, elle renonce à tout engagement, poursuivant alors une carrière d'historienne. En 1964, elle est recrutée comme maître-assistante dans la jeune université de Nanterre, où elle va conduire de nombreux travaux sur l'histoire sociale et politique du XIXe siècle français.
Sa thèse Paris, la ville (1852-1870) a été soutenue en 1975.
Elle a eu cinq enfants : Anne, Manuelle, Pierre, Luc et Roland[réf. nécessaire].
Jeanne Gaillard meurt, le , à son domicile parisien du 15e arrondissement, 11 rue du Docteur-Finlay.
À propos de la thèse :