| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Conjoints |
Lieut. Col. Bertram Francis Eardley Keeling (d) (jusqu'en ) Leonard Woolley (à partir de ) |
Katharine Elizabeth, Lady Woolley (née Menke ; – ) est une infirmière militaire et archéologue britannique qui travaillait principalement sur le site mésopotamien d'Ur. Mariée à l'archéologue Leonard Woolley, elle a inspiré à Agatha Christie le personnage de Louise Leidner dans le roman Meurtre en Mésopotamie.
Née à Birmingham de parents allemands, Katharine Menke a étudié l'histoire moderne au Somerville College d'Oxford, des problèmes de santé l'empêchent de terminer ses études.
Elle épouse le lieutenant-colonel Bertram Keeling, directeur général du Service topographique de l'Égypte et président du Conseil de recherche sur le coton le . Son mari se suicide par balle au pied de la Grande Pyramide de Gizeh le . Les raisons de ce suicide sont inconnues. Certains ont suggéré que cela s'était produit lors d'une crise de folie passagère due à la découverte que Katharine souffrait peut-être du syndrome d'insensibilité aux androgènes et serait incapable d'avoir des enfants . Selon d'autres témoignages, un médecin qui avait examiné Katherine aurait discuté avec le colonel Keeling pendant 20 minutes, et c'est après cette rencontre que le lieutenant-colonel se serait suicidé dans le désert de Gizeh. Les patients atteints du syndrome d'insensibilité complète aux androgènes n'ont pas d'utérus et ne sont donc pas en mesure d'avoir un enfant.
Elle rencontre son deuxième mari, Leonard Woolley, alors qu'elle travaille comme assistante de terrain aux fouilles archéologiques d'Ur en 1924. Lorsqu'elle arrive sur le site, jeune femme célibataire, Katharine Keeling suscite la controverse parmi les administrateurs du site. Les responsables de l'université de Pennsylvanie, en particulier le directeur de musée universitaire George Gordon, considèrent qu'une femme célibataire ne peut pas cohabiter avec des hommes non mariés. Il a fait remarquer : « Peut-être que la présence d’une femme seule avec quatre hommes dans le camp constitue une figure plus intéressante pour certains d’entre eux que le contour des ziggourats. » À cela, Leonard Woolley répond : « ...Je pense que la présence d'une dame [Katharine] a un bon effet moral sur les jeunes hommes du camp et les maintient au niveau requis. » C'est sous la pression des bailleurs de fonds que Leonard Woolley et Katherine Keeling se marient le .
Le mariage n'a jamais été consommé, comme le suggère une lettre archivée de 1928 de Leonard Woolley à un conseiller juridique. Katharine n'aurait accepté le mariage qu'à la condition que le couple ne couche jamais ensemble. Bien que Leonard se soit accommodé de la situation pendant un certain temps, il envoie en 1929 à son avocat une lettre demandant des papiers de divorce pour Katharine au motif qu'elle refusait de consommer l'union. Ce divorce n'a jamais abouti, peut-être en raison du diagnostic de sclérose en plaques de Katharine.
Katharine Woolley meurt de la sclérose en plaques le à l'hôtel Dorchester, où elle vit avec son mari depuis plusieurs années. Elle a fait brûler tous ses documents personnels à sa mort, effaçant ainsi tout témoignage direct. Sa nécrologie parue dans le Times le se lit comme suit :[Quoi ?]
Elle a servi comme infirmière militaire britannique au sein de la Croix-Rouge pendant la Première Guerre mondiale. Ce poste l'oblige à cacher ses origines allemandes. Peu après son adhésion à la Croix-Rouge en 1915, elle est envoyée en Égypte pour travailler dans un hôpital d'Alexandrie. Par la suite, elle se rend en Pologne où elle travaille dans un ancien camp de concentration qui abrite plus de 7 000 soldats bolcheviques. Elle reste en Pologne jusqu'en 1919, puis retourne à Londres.
En 1924, son travail d'infirmière l'amène à Bagdad, où elle séjourne chez le directeur des chemins de fer de l'État irakien, le lieutenant-colonel J.R. Tainsch et son épouse. Ce dernier lui fait le site de fouilles d'Ur, où le Musée de l'université de Pennsylvanie, en partenariat avec le British Museum, finance des fouilles dirigées par le célèbre archéologue britannique Leonard Woolley. Katharine se porte volontaire pour illustrer le catalogue des objets découverts. La saison suivante, en 1925, Woolley propose à Katharine un poste officiel d'illustratrice pour les fouilles. Elle est restée bénévole jusqu'en 1926, puis perçoit un salaire pour son travail.
Elle a continué à y travailler jusqu'en 1934. Ses dessins du site contribue à assurer la promotion du chantier et son travail a été présenté dans The Illustrated London News, un magazine qui a fait connaître les importantes découvertes archéologiques de l'époque. Ses dessins ont servi à faire connaître les découvertes aux donateurs ainsi qu'au public.
De plus, elle a participé à la reconstitution de divers objets exhumés du site. Elle a notamment contribué à la restauration de la coiffe de la reine Puabi . La coiffe de la reine Puabi s'est révélée cruciale pour comprendre la vie royale dans l'ancienne Mésopotamie. Elle fait partie des collections du Penn Museum. La célèbre théorie avancée par Leonard Woolley selon laquelle les serviteurs massacrés au « cimetière royal d'Ur » se seraient suicidés collectivement par empoisonnement aurait été une suggestion de Katharine, bien que la mort par empoisonnement ait depuis été réfutée.
Woolley a inspiré le personnage de Louise Leidner, victime de meurtre dans le roman Meurtre en Mésopotamie d'Agatha Christie, publié en 1936. Le roman a été décrit comme « une étude de la personnalité de Katharine Woolley ». Max Mallowan a affirmé que Katharine ne se reconnaissait pas dans ce personnage et ne s'en offusquait pas. Lors d'une conférence de 2012 au British Museum, Henrietta McCall a déclaré que Katharine était consciente que Leidner était inspirée de sa personne et appréciait apparemment la notoriété, malgré la représentation du personnage comme de caractère difficile.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, son mari Leonard Woolley a travaillé avec Winston Churchill pour surveiller le pillage des musées, des galeries et des archives par les nazis, travail auquel elle a participé.