Kokota

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Pour les articles homonymes, voir Kokota (Guinée) et kkk.

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Kokota
Pays Îles Salomon
Région Santa Isabel
Nombre de locuteurs Environ 900
Classification par famille
Codes de langue
IETF kkk
ISO 639-3 kkk
Glottolog koko1269
État de conservation
Éteinte
EXÉteinte
Menacée
CREn situation critique
SESérieusement en danger
DEEn danger
VUVulnérable
Sûre
NE Non menacée
Langue vulnérable (VU) au sens de l’Atlas des langues en danger dans le monde

Le kokota est une langue parlée par environ 900 locuteurs aux Salomon, dans l’île Santa Isabel, dans les villages Sisiga et Ghoveo sur la côte du nord-est et à Hurepelo sur la côte du sud-ouest. Elle appartient à la famille des langues de Nouvelle-Irlande des langues océaniennes. Ses locuteurs emploient aussi le cheke holo ou le zabana.

Prononciation et écriture

Les conventions orthographiques du kokota sont présentées dans les tableaux ci-dessous à côté des phonèmes correspondants.

Consonnes

Une particularité du kokota est que les consonnes ont toutes une distinction de voisement.

BilabialesLabio-dentalesAlvéolairesVélairesGlottale
OcclusivesSourdes /p/ p/t/ t/k/ k
Sonores /b/ b/d/ d/ɡ/ ḡ
FricativesSourdes /f/ f/s/ s/h/ h
Sonores /v/ v/z/ z/ɣ/ g
NasalesSourdes /m̥/ mh/n̥/ nh/ŋ̊/ n̄h
Sonores /m/ m/n/ n/ŋ/ n̄
LatéralesSourde /l̥/ lh
Sonore /l/ l
BattuesSourde /ɾ̥/ rh
Sonore /ɾ/ r

Les sons /ɣ/ et /h/ s’amuïssent parfois dans le langage courant, le plus souvent entre deux voyelles identiques.

Voyelles

Le kokota a retenu les cinq voyelles du proto-océanien.

AntérieuresCentralePostérieures
Fermées /i/ i/u/ u
Moyennes /e/ e/o/ o
Ouverte /a/ a

Il n’y a pas de diphtongue phonémique, mais dans le langage courant, certaines suites de voyelles peuvent être prononcées comme une diphtongue : /ae/, /ai/, /ao/, /au/, /ei/ et /ou/.

Dans la langue courante, les voyelles autres que /a/ sont prononcées comme des semi-voyelles quand elles précèdent une autre voyelle. Par exemple, /teɡeo/ (« remercier ») est prononcé /teɡjo/, /ikoa/ (« être petit ») est réalisé /ikwa/. Ce phénomène n’a jamais lieu après deux consonnes : /baknoa/ (« être lent ») ne peut pas être prononcé * [baknwa].

Syllabes

Les syllabes ne se terminent jamais par une consonne (sauf dans quelques emprunts au pijin). Elles contiennent obligatoirement une voyelle (ou une diphtongue), et peuvent commencer par une consonne (ou deux dans certains cas).

Les paires de consonnes autorisées en début de syllabe sont une constrictive suivie d’une coronale voisée : /pl/, /fn/, /ɡl/, /kɾ/, etc.

Exemples

MotTraduction
terrekava
cielkolan̄a
eaubakru
feutotoi
hommemane
femmegase
mangern̄hau
boirekumai
granddou
petitikoa
nuitḡrugu
journare

Notes et références

  1. ↑ B. Palmer, A grammar of the Kokota language, p. 320
  2. ↑ B. Palmer, A grammar of the Kokota language, p. 37
  3. ↑ B. Palmer, A grammar of the Kokota language, p. 12
  4. ↑ B. Palmer, A grammar of the Kokota language, p. 16
  5. ↑ B. Palmer, A grammar of the Kokota language, p. 20
  6. ↑ B. Palmer, A grammar of the Kokota language, p. 21–22
  7. ↑ B. Palmer, A grammar of the Kokota language, p. 23
  8. ↑ B. Palmer, A grammar of the Kokota language, p. 25–27

Bibliographie

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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