| Lanrivain | |||||
L'église Saint-Grégoire. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Kreiz-Breizh | ||||
| Maire Mandat |
Philippe Le Joncour 2026-2032 |
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| Code postal | 22480 | ||||
| Code commune | 22115 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lanrivanais, Lanrivanaise | ||||
| Population municipale |
464 hab. (2023 |
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| Densité | 13 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 20′ 51″ nord, 3° 12′ 46″ ouest | ||||
| Altitude | 260 m Min. 160 m Max. 281 m |
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| Superficie | 36,74 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Rostrenen | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.lanrivain.fr | ||||
| modifier |
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Lanrivain (/lɑ̃.ʁi.vɛ̃/ⓘ) (en breton Larruen) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
La paroisse fait partie du terroir ou aire de mode (XIXe siècle et début XXe) dit pays Fañch dans le pays historique breton du Poher-Quintin (Kentin) de la Bro de Cornouaille (géographiquement dans l'est des Menezioù Kernew).
Le finage communal est limité à l'ouest par la vallée du Blavet, très encaissée (ses eaux, retenues par un barrage, mis en service en 1981, forme le lac de retenue de Kerné-Uhel, à cheval sur les communes de Lanrivain, Peumerit-Quintin et Trémargat, vaste de 74 hectares, qui constitue une réserve d'eau potable et forme une zone naturelle grâce à un périmètre de protection de 117 ha, géré par l'Office national des forêts. C'est un lieu de pêche renommé ; une base nautique a été aménagée non loin du barrage, côté Trémargat. En aval du barrage, le Blavet traverse les gorges formant le chaos de Toul Goulic, le cours d'eau disparaissant sur plus de 300 mètres sous un chaos rocheux granitique, formé de blocs ayant pour certains plusieurs mètres de diamètre.
La commune est aussi parcourue par plusieurs affluents de rive gauche du Blavet : le ruisseau du Moulin de Lestolet (dénommé pour sa partie aval ruisseau du Moulin Quintin) forme la limite nord de la commune, la séparant de Kerien ; le ruisseau du Moulin de la Salle draine une bonne partie du nord du territoire communal et forme un étang au niveau du moulin de la Salle ; il conflue avec le Blavet juste en amont du barrage de Kerné Uhel. Le ruisseau de Beaulieu, plus modeste, parcourt le sud du finage communal. Au sud-est, le ruisseau du Petit Faoudel, forme la limite avec Saint-Nicolas-du-Pélem, mais conflue avec le Blavet plus en aval.

De Duault à Corlay en passant par Lanrivain et Saint-Nicolas-du-Pélem, sur plus de 30 km, un massif granitique correspondant à la partie ouest du batholite de Quintin, domine, atteignant 290 mètres, les collines schisteuses de la partie orientale du bassin de Châteaulin situées à son sud.
De relief assez bosselé, l'altitude maximale est de 280 mètres près de la limite nord de la commune (au nord de Kerlohou), le point le plus bas étant situé à l'extrême sud-ouest de la commune, dans la vallée du Blavet, vers 160 mètres d'altitude. Le bourg de Lanrivain est vers 250 mètres d'altitude.
Le paysage agraire traditionnel est celui du bocage avec un habitat dispersé en hameaux et fermes isolées.
La commune est principalement desservie par la route départementale n° 8 qui vient, au sud, de Plounévez-Quintin et se dirige vers le nord vers Bourbriac, via Kerien.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 086 mm, avec 17 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à 7 km à vol d'oiseau, est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Lanrivain est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
| Type d’occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Terres arables hors périmètres d'irrigation | 12,4 % | 462 |
| Prairies et autres surfaces toujours en herbe | 4,9 % | 182 |
| Systèmes culturaux et parcellaires complexes | 68,1 % | 2534 |
| Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants | 9,7 % | 359 |
| Forêts de feuillus | 1,6 % | 59 |
| Forêts de conifères | 0,05 % | 2 |
| Forêts mélangées | 3,3 % | 122 |
| Source : Corine Land Cover | ||
Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanriven en 1498 et en 1543, Lanrien en 1535-1536, Lanriven en 1562 et en 1695, Larriven en 1695, Lanrive en 1696, Lanriven en 1720 et en 1733, Lanrivain en 1736.
Selon Bernard Tanguy, le toponyme procède du vieux breton lann désignant un ermitage du haut Moyen Âge associé à l'éponyme Riwen, un saint breton méconnu.
Bernard Tanguy transcrit la forme bretonne parlée sous la graphie Laruen.
L'occupation humaine est attestée sur le territoire de la commune dès le Néolithique comme en témoignent quatre menhirs encore visibles : menhir de Guer an Moc'h, menhir de Leur Min, menhir de Kerlagadec et menhir de Kerbalénou.
Le tumulus de Kermodu indique une occupation datée de l'Âge du bronze.
Les vestiges de l'habitat antique du Danoët sont datés quant à eux de l'époque gallo-romaine.
Sous l'Ancien Régime, Lanrivain constituait l'une des quatre trèves de la paroisse de Bothoa.
En 1692, alors qu'une famine sévissait dans toute la Cornouaille, un pauvre tailleur, Claude Allain, père de douze enfants trouva une statue de la Vierge au bord d'un ruisseau et une voix lui aurait alors demandé d'aller trouver le recteur de Bothoa, Grégoire Raoult, afin qu'il lui fasse bâtir une chapelle au Guiaudet ; frappé de cécité pour le punir de ne pas y avoir cru, le recteur de Bothoa organisa une procession vers la montagne du Guiaudet et recouvra la vue ; Daniel de Francheville, évêque de Périgueux, sur sa terre du Pélinec où la statue avait été trouvée, donna le terrain nécessaire (l'acte de cession date du ) et finança une partie du coût de la construction de la chapelle Notre-Dame-du-Guiaudet (en Lanrivain), et donna l'argent nécessaire (cent écus par an) à l'entretien d'un chapelain, avec obligation pour celui-ci de dire la messe tous les jours et de confesser les pèlerins.
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée décrivent Lanrivain de manière très succincte en 1843 : « Lanrivain : commune formée de l'ancienne trève de Saint-Nicolas-du-Pélem [en fait de Bothoa]. Il y a foire le , le premier lundi de juillet, le premier lundi de septembre, les 9 et . Géologie : granite. On parle le breton ».
Le monument aux morts de Lanrivain porte les noms de 115 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; parmi eux Charles Corbic et Joseph Lescop, tous deux soldats au 19e régiment d'infanterie et tués tous deux dès le à Maissin (Belgique), ainsi qu'Yves Mahé, soldat au 2e régiment d'artillerie coloniale le même jour à Rossignol, aussi en Belgique ; Jean Le Moigne, le , Yves Raoult le , Guillaume Le Pennec, le et Jacques Simon le , tous les quatre soldats au 73e régiment d'infanterie territoriale et tués à l'ennemi à Langemark (Belgique). Louis Le Pommelec, soldat au 1er régiment d'infanterie coloniale, est mort de maladie le en Macédoine du Nord où il se trouvait dans le cadre de l'expédition de Salonique ; la plupart des autres sont morts sur le sol français dont Joseph Savéan, lieutenant au 89e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Vienne-le-Château (Marne), décoré de la Légion d'honneur et de Croix de guerre ; Jean Le Brun, soldat au 154e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le , également à Vienne-le-Château, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Louis Courtois, caporal au 332e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Villers-aux-Érables (Somme), aussi décoré de la Croix de guerre ; etc.
En 1925 et 1926 la commune de Lanrivain dépensa 12 000 francs pour rendre accessible les gorges de Toul Goulic.
Le journal L'Ouest-Éclair écrit en : « La foire de Saint-Éloi, appelée foire saint-Eler a lieu ce jour [] au bourg de Lanrivain. Les travaux de la moisson étant virtuellement terminés et le blé noir n'étant pas encore mûr, l'affluence était bonne ». Le de cette même année, la foire dite "Voar-Lariven-Goz", favorisée par un temps idéal, réunit un nombre important de marchandises et d'acheteurs. elle a connu encore « un succès d'affluence » ; « c'est la dernière grande foire de l'année pour le canton de Saint-Nicolas[-du-Pélem], surtout pour l'espèce chevaline ».
Le maquis Tito se développa à partir du printemps 1943 dans le quadrilatère Trémargat, Lanrivain, Peumerit-Quintin, Saint-Nicolas-du-Pélem, sous le commandement de Louis Pichouron, alias « commandant Alain ».
Le monument aux morts de Lanrivain porte les noms de 13 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Yves Le Moal, soldat au 71e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Acy (Aisne) ; Yves Diouron, soldat au 137e régiment d'infanterie, mort le à Zuydcoote (Nord) ; Pierre Buguellou, soldat au 21e régiment d'infanterie coloniale, mort des suites de ses blessures le à Nancy ; Joseph Thoraval, sous-lieutenant, résistant membre du groupe Élie (réseau de résistance brestois), fusillé au fort du Mont-Valérien le ; François Philippe, décédé le , Honoré Gall le et Hyacinthe Le Kervern le sont morts alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne.
Deux soldats originaires de Lanrivain (Auguste Georgelin et Pierre Gestin) sont morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie.
Jean Schalit, qui a acheté et restauré le manoir et le jardin du Grand Launay, créé en 2013 « Lieux mouvants », un évènement culturel unique en son genre organisé dans le village de Saint-Antoine qui mêle spectacles, rencontres avec des intellectuels ou des artistes (par exemple Erik Orsenna, Jane Birkin, Daniel Buren) et expositions d'art contemporain. Il a aussi créé au village de Saint-Antoine un « Institut du jardin et du paysage de Bretagne ».
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Lanrivain, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Philippe Le Joncour (64,16 %), maire sortant, et Jean-François Thomas (35,84 %). Neuf sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Philippe Le Joncour et deux à celle de Jean-François Thomas. Philippe Le Joncour est réélu maire pour un deuxième mandat le ,.
À la rentrée 2017, 22 élèves étaient scolarisés dans des classes bilingues (soit 78,6 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire).
La charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal de Lanrivain le .
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 464 habitants, en évolution de +1,75 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune compte six monuments historiques.