| Rostrenen | |||||
La mairie de Rostrenen. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Kreiz-Breizh (siège) |
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| Maire Mandat |
Guillaume Robic 2026-2032 |
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| Code postal | 22110 | ||||
| Code commune | 22266 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Rostrenois, Rostrenoise | ||||
| Population municipale |
3 282 hab. (2023 |
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| Densité | 102 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 14′ 14″ nord, 3° 18′ 56″ ouest | ||||
| Altitude | 216 m Min. 152 m Max. 262 m |
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| Superficie | 32,17 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Rostrenen (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Rostrenen (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Rostrenen (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | rostrenen.fr | ||||
| modifier |
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Rostrenen [ʁɔstʁənɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
Rostrenen est située dans la partie occidentale de la péninsule bretonne, à l'intérieur des terres (en Argoat), loin des côtes et des grands centres urbains, dans une région appelée communément le Kreiz Breizh. Rostrenen est ainsi situé à vol d'oiseau à 50 km au sud-ouest de Saint-Brieuc, à 54 km au nord de Lorient, à 64 km au nord-est de Quimper et à 122 km à l'ouest de Rennes. Elle fait partie sur le plan historique de la partie cornouaillaise des Côtes-d'Armor : elle faisait, sous l'ancien régime, partie de l'évêché de Cornouaille. Plus localement, Rostrenen est la ville principale du pays Fisel, un pays traditionnel qui doit son nom à la célèbre danse.
Les communes limitrophes sont Glomel, Kergrist-Moëlou, Mellionnec et Plouguernével.
| Kergrist-Moëlou | ||||
| Glomel | N | Plouguernevel | ||
| O Rostrenen E | ||||
| S | ||||
| Mellionnec |
La RN 164 traverse la commune et contourne par le nord l'agglomération principale. La commune renferme plusieurs bois : bois de Kerbescond, bois de Coat ar Forn et totalise 359 ha de bois pour une superficie totale de 3 217 ha. La colline de Miniou Braz, située au sud du bourg, culmine à 262 mètres d'altitude et constitue le plus haut sommet de la commune. Le sud de la commune correspond au territoire de l'ancienne commune de Bonen que celle-ci a annexé en 1970. La commune est traversée dans sa partie sud selon un axe Est-Ouest par le canal de Nantes à Brest.
Le granite porphyroïde de Rostrenen, dit « à dents de cheval », doit sa particularité aux feldspaths riches en inclusions, en particulier de biotite, qu'il contient, qui se présentent sous la forme de mégacristaux de 10 à 15 cm. De bons affleurements sont visibles à Keriou, Porspine, Sainte-Christine, Kerroc'h (le nom signifie « village des rochers » en breton), etc..
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le canal de Nantes à Brest, le ruisseau de Restmanguy, le Petit Doré, le Saint Jacques et le Restmenguy,,.
Le canal de Nantes à Brest est un canal, chenal et un estuaire et un cours d'eau naturel navigable, d'une longueur de 396 km. Il prend sa source dans la commune de Nort-sur-Erdre et se jette dans la Loire à Nantes, après avoir traversé 82 communes.
Le Petit Doré, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Kergrist-Moëlou et se jette dans le canal de Nantes à Brest à Plouguernével.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 148 mm, avec 16,2 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 146,6 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,9 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
15,8 26.1.1983 |
21,3 27.2.2019 |
24,1 30.3.2021 |
27,4 8.4.2026 |
32,5 26.5.2026 |
38,8 24.6.2026 |
39,3 18.7.2022 |
37,9 9.8.2003 |
32,3 1.9.1961 |
28,8 9.10.2023 |
19,2 1.11.2015 |
16 19.12.2015 |
39,3 2022 |
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| Maximale moyenne | 8 | 8,8 | 11,3 | 13,9 | 16,9 | 19,8 | 21,7 | 21,9 | 19,4 | 15,2 | 11,2 | 8,6 | 14,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 5,6 | 5,8 | 7,8 | 9,7 | 12,6 | 15,3 | 17,1 | 17,3 | 15,2 | 12 | 8,5 | 6,1 | 11,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 3,1 | 2,9 | 4,2 | 5,5 | 8,2 | 10,7 | 12,5 | 12,7 | 10,9 | 8,7 | 5,8 | 3,7 | 7,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−13,9 20.1.1963 |
−12 4.2.1963 |
−7,9 7.3.1971 |
−3,2 12.4.1986 |
−0,2 4.5.1979 |
2,9 2.6.1962 |
5,9 3.7.1980 |
5,6 31.8.1986 |
3 30.9.1974 |
−1,9 29.10.1997 |
−5,2 29.11.1977 |
−9,6 24.12.1963 |
−13,9 1963 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 135,4 | 109,4 | 82,8 | 81,2 | 76,4 | 57 | 66,7 | 67,7 | 75,7 | 120,3 | 127,9 | 146,1 | 1 146,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 16,3 | 14,2 | 12,8 | 12,2 | 10,4 | 9 | 10 | 10,1 | 10,3 | 14,9 | 16,4 | 17,4 | 154,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 8,3 | 7,4 | 5,6 | 5,9 | 5,4 | 3,8 | 3,7 | 4,2 | 4,3 | 7,6 | 8,8 | 9,1 | 74 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 4,5 | 4 | 2,3 | 2,8 | 2,4 | 1,7 | 1,6 | 1,9 | 2,3 | 3,8 | 4,3 | 4,6 | 36,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
55,8 10.1.1993 |
49,1 10.2.1974 |
39,3 27.3.2016 |
44,8 30.4.2011 |
47,2 16.5.1994 |
42,6 10.6.1993 |
143,9 1.7.1995 |
64,6 31.8.2024 |
71,2 12.9.1993 |
66,3 6.10.1959 |
52,2 7.11.1982 |
70,6 23.12.2013 |
143,9 1995 |
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Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
La commune de Rostrenen est limitée au sud par le Canal de Nantes à Brest.
Au , Rostrenen est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Rostrenen, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rostrenen, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
| Type d’occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Tissu urbain discontinu | 7,8 % | 251 |
| Zones industrielles ou commerciales et installations publiques | 1,5 % | 49 |
| Équipements sportifs et de loisirs | 1,4 % | 44 |
| Terres arables hors périmètres d'irrigation | 21,5 % | 695 |
| Prairies et autres surfaces toujours en herbe | 10,3 % | 331 |
| Systèmes culturaux et parcellaires complexes | 38,0 % | 1227 |
| Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants | 6,6 % | 214 |
| Forêts de feuillus | 10,3 % | 333 |
| Forêts mélangées | 2,5 % | 81 |
| Source : Corine Land Cover | ||
Le nom de la localité est attesté sous les formes Rostrenen en 1248, Rostraenen en 1254, Rostrenen en 1262, 1267 et en 1269, Rostraenen en 1270 et en 1285, Rostrenain en 1294, Rostrenen 1296, Rostrainen en 1317, Rostraenein vers 1330, Rosdrenen en 1368, Rostrenen en 1535 et en 1536.
Le nom de la commune vient des mots bretons « roz » (tertre) et « draenen » (ronces).
Rostrenen (Rostrenenn en breton) signifie donc « la colline (ou le tertre) des ronces ».
La légende raconte qu'une statue en bois de la Vierge a été trouvée dans un buisson de ronces. Cette statue est exposée dans l'église de Rostrenen. Elle est montrée en plein air, lors de la procession du . Les pèlerins, s'éclairant avec une bougie, se donnent rendez-vous vers 20 heures, devant l'église et montent en chantant sur la colline du Miniou (près de l'observatoire météorologique) autour d'un grand feu de bois. Ce pèlerinage est l'un des plus fréquentés en Bretagne.
Rostrenen se prononce /rosse-treu-nain/ (toujours en phonétique « française »).
En breton, Rostrenenn se prononce /rosse-traine/ (phonétique française et non internationale) : la finale est probablement tombée au cours du Moyen Âge par amuïssement sous l'influence du fort accent tonique breton mais comme souvent pour les noms de lieux bretons, l'administration française a conservé une graphie archaïque datant du Moyen Âge (cf le célèbre Henaff prononcé /Henañ/ mais dont l'état-civil conserve l'usage du digramme ff utilisé par les Bretons au Moyen Âge pour noter la nasalisation d'une voyelle).
La baronnie de Rostrenen remonte à Riwalon, sénéchal de Bretagne en 1068.
La paroisse de Moëlou se trouvait dans l'archidiaconé de Poc'her (Poher) et dans l'évêché de Cornouaille ; elle avait pour trèveRostrenen. La chapelle seigneuriale de Rostrenen fut remplacée au début du XIVe siècle (probablement entre 1320 et 1352, du temps d'Alain VII de Rohan et de Jeanne de Rostrenen, son épouse) par une église plus vaste placée sous le vocable de Notre-Dame à la suite de la découverte d'un buste de celle-ci. Une bulle du pape Sixte IV datée du élève la nouvelle église au rang de collégiale, dortée de 6 chanoines ; son premier doyen fut Ronan de Coëtmeur, frère de Pierre IX de Rostrenen, et recteur de Kergrist-Moëlou.
Innocente Catherine de Rougé du Plessis-Bellière (1707-1794), mariée d'abord avec Jean-Sébastien de Kerhoënt, seigneur marquis de Coëtanfao, lequel mourut le , se remaria le avec Emmanuel-Maurice de Lorraine, duc d'Elbeuf (1677-1763), seigneur de Rostrenen.
Vivant principalement au château de Moreuil (dans l'actuel département de la Somme), sa venue dans son château de Rostrenen faisait événement dans la contrée, la baronne faisant une entrée triomphale dans la ville, descendant la rue du Bourg-Coz sous les acclamations du peuple, parmi lequel de nombreux mendiants accourus de fort loin ; le Doyen de la collégiale et tous les notables de la ville venaient en cortège à sa rencontre et les cloches sonnaient à toute volée. Emprisonnée pendant la Révolution française à plusieurs reprises, elle rédigea une correspondance dans laquelle elle relate les événements de son temps ; elle mourut dans un grand dénuement.
La ville, forte de ses 900 habitants, fut chef-lieu du district de Rostrenen de 1790 à 1795.
Le , le préfet des Côtes-du-Nord écrit : « Vu l'exposé par M. le maire de Rostrenen, les loups se montrent fréquemment par bandes nombreuses dans les environs de la commune, menaçant les bestiaux (...) et même les personnes ». Le préfet autorisa alors le maire à organiser des battues aux loups. Dans la décennie 1830 encore, le docteur Ribault, de Rostrenen, fut poursuivi par une bande de loups affamés en rentrant d'une visite à un malade un jour d'hiver ; il ne leur échappa que grâce à la vigueur de son cheval.
Frank Davies rapporte que lors des hivers rudes, après une longue période de neige, « on a besoin d'allumer des feux la nuit à tous les carrefours de routes entre Carhaix, Callac, Gourin, Rostrenen et autres petites villes du voisinage pour préserver les troupeaux et même les chiens de la rapacité des loups affamés ».
Vers 1809, sans compter les traditionnels marchés hebdomadaires chaque mardi, 22 foires sont organisées chaque année à Rostrenen ; en 1896 elles sont au nombre de 26 bien que le préfet des Côtes-du-Nord ait écrit en 1837 : « Ces foires sont en trop grand nombre. Il en résulte un déplacement trop souvent répété des habitants des communes voisines qui pour la plupart n'ont rien à y faire et qui ne s'y rendent que pour boire dans les cabarets. Il serait bien qu'elles fussent réduites : on y ferait les mêmes affaires et il y aurait un bénéfice réel pour l'agriculture ».
Le docteur Goëlo, médecin à Rostrenen, écrit en 1832 dans un rapport adressé à la commission sanitaire sous-préfectorale de Guingamp : « Ce pays est sain et fertile, leurs habitants laborieux, un peu ivrognes, superstitieux, plongés dans une ignorance très grande. Pas une école primaire dans aucune des communes des deux cantons, excepté la commune de Rostrenen. Il est de fait que ce bon et pacifique clergé cherche tous les moyens possibles pour entretenir cette ignorance. L'influence qu'il a dans nos campagnes est si grande que nos malheureux campagnards se laissent gouverner par ces braves gens ».
En 1836, François Habasque dénombre 600 indigents et 100 mendiants à Rostrenen, qui compte alors 1 200 habitants. Le chantier de construction du canal de Nantes à Brest a toutefois entraîné une très relative prospérité pendant quelques années.
Le monument aux Morts porte les noms des 145 soldats morts pour la Patrie :
Rostrenen est connue pour des actions de la Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale.
Le , huit jeunes résistants pris par surprise par des Allemands de la division de parachutistes Kreta, qui se dirigeait vers le front de Normandie, dans une ferme du hameau de Lamprat en Plounévézel, sont successivement pendus à différents endroits entre Plounévézel et Saint-Caradec, dont l'un, Marcel Bernard, 19 ans, à l'entrée de Rostrenen, et un autre, Louis Briand, en pleine ville de Rostrenen.
Une autre forme de résistance à Rostrenen est le sauvetage et la protection de deux petites juives menacées par les lois raciales. Elles sont amenées de Paris par Césarine Le Floc'h-Rosenberg et cachées par elle et par Francine Jégou-Girot, avec la complicité de plusieurs habitants. Césarine Le Floc'h-Rosenberg et Francine Jégou-Girot sont reconnues Justes parmi les nations,,.
Valentin Branthôme (1865-1926) succéda en 1899 à sa mère, Marie Le Maout, l'épouse du fondateur Charles Branthôme, et assura une production semi-industrielle (employant jusqu'à une cinquantaine d'ouvriers) de meubles réputés pendant les premières décennies du XXe siècle, allant jusqu'à fabriquer de 400 à 500 meubles (armoires, buffets, horloges, lits, etc.) par an. Le décor, de « style breton » (style Henri II avec une thématique bretonne et une surenchère ornementale) est le plus souvent composé de cercles habillés de fuseaux, de feuillages de liserons dessinant des entrelas complexes, etc..
En 1970, la commune étend son territoire en intégrant la commune voisine de Bonen et une part de celle de Glomel (dont le bois de Kerbescond).
La mise en voie express de la route nationale 164 bientôt achevée, la centralité stratégique de Rostrenen (permettant de desservir presque toute la Bretagne dans un rayon de 100 km, soit plus de 2 millions d'habitants), un prix du foncier ultra-compétitif (10 euros le m² en bordure de la RN 164), la fibre optique, une fiscalité allégée (grâce au classement de Rostrenen en zone de revitalisation rurale) expliquent le dynamisme récent de ce « Cœur de Bretagne », illustré par l'implantation de plusieurs entreprises depuis 2015 et notamment de la plate-forme logistique de Distrivert, une branche du groupe Triskalia.
Rostrenen dispose d'une vie culturelle assez développée, en particulier au niveau musical. Le point d'orgue de cette dynamique est le Festival Fisel, organisé tous les ans, fin août, depuis 1972. C'est un rendez-vous de musique traditionnelle (fest-noz et surtout concours de danse) qui s'ouvre aux musiques populaires d'autres régions ou pays.
L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le . La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le puis le label de niveau 2 le . Le label Ya d'ar brezhoneg de niveau 3 a été remis à la commune le . À la rentrée 2017, 140 élèves étaient scolarisés dans les classes bilingues (soit 39,3 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire).
| Blasonnement :
D'hermine à trois fasces de gueules.
D'après la légende, lors d’un combat contre des Français, le baron de Rostrenen, avec son bouclier couvert d'hermine, se battait quand un adversaire lui aurait coupé trois doigt. Avec le peu de force qui lui restait, il aurait réussi à fracasser le crâne de l'ennemi et en signe de dépit aurait passé sa main amputée de trois doigt sur son bouclier. « Vois, François, le courage des Bretons qui défendent la patrie, la justice et la liberté ; vous François, dans votre orgueil, vous ne pensez qu'à guerroyer et à coloniser les plus faibles. Je le jure sur l'honneur et sur Dieu, le royaume de France paiera ses crimes et l'avenir le prouvera. » |
Le conseil municipal de Rostrenen est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 23 et 7 au conseil communautaire.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Guillaume Robic (74,3 %), maire sortant, et Stéphanie Verger (25,7 %). 20 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Guillaume Robic et trois à celle de Stéphanie Verger. Six sièges au conseil communautaire sont alloués à la liste gagnante et un à celle de Stéphanie Verger. Guillaume Robic est réélu maire pour un deuxième mandat le ,.

| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Kanturk | Irlande | depuis | ||
| Le Morne-Rouge | France | depuis | ||
La commune est jumelée avec Kanturk (Irlande) depuis 1989 et Le Morne-Rouge depuis 2004.
L'Argoat est devenu attractif pour la population d'origine britannique (du moins avant le Brexit) : selon l'INSEE, en 2016, les cinq bassins de vie bretons où la part de la population de nationalité anglaise étaient les plus nombreux étaient dans l'ordre ceux de Callac (7,8 %), Huelgoat (6,8 %), Guémené-sur-Scorff (5,1 %), Rostrenen (4,7 %) et Merdrignac (3 %), en partie à cause de la modicité des prix de l'immobilier en Bretagne intérieure.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 3 282 habitants, en évolution de +7,25 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune compte cinq monuments historiques :