| Pays | France |
|---|---|
| Langue | français |
| Périodicité | Hebdomadaire |
| Format | in-folio |
| Genre | Presse satirique et politique |
| Prix au numéro | 10 centimes |
| Diffusion | 50 000 ex.(1894) |
| Date de fondation | |
| Date du dernier numéro | |
| Ville d’édition | Paris |
| Rédacteur en chef | Alfred Léon Gérault-Richard |
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| ISSN | 2016-6427 |
| Site web | archive.org/details/gri_33125012263832 |
Le Chambard socialiste est un hebdomadaire satirique socialiste français publié entre 1893 et 1895.
« Pamphlet socialiste illustré » lancé le , Le Chambard socialiste a pour rédacteur en chef et gérant le journaliste socialiste Alfred Léon Gérault-Richard, collaborateur de La Petite République. L'article-programme signé par ce dernier dans le premier numéro s'oppose avec virulence à la loi restreignant la liberté de la presse votée quelques jours plus tôt en réaction à l'attentat anarchiste du 9 décembre 1893.
Mis à part les éditoriaux de Gérault-Richard et les poésies de Clovis Hugues, peu d'articles sont signés. Les gravures en couleurs de la première page sont dues à Steinlen, qui signe « Petit Pierre » (Steinlein signifiant « petite pierre » en allemand), puis à d'autres artistes, dont Maximilien Luce, B. Moloch, Pol Lelong et Édouard Couturier.
La violence des articles du Chambard vaut au journal d'être cité par le président du conseil Charles Dupuy à la chambre des députés en , peu de temps avant le vote de la troisième des « lois scélérates » visant les anarchistes. Quelques jours plus tard, Steinlen ayant cessé de collaborer au journal, certains journaux prétendent que le dessinateur aurait regagné sa Suisse natale afin d'échapper à d'éventuelles poursuites. Cette rumeur s'avère finalement infondée.
Le suivant, le garde des sceaux, Eugène Guérin, annonce en conseil des ministres qu'il ordonne des poursuites contre Gérault-Richard à la suite d'un éditorial publié dans le Chambard du . Intitulé « À bas Casimir ! », cet article est en effet jugé offensant pour le président de la République, Jean Casimir-Perier. Alexandre Millerand ne pouvant plaider en raison de problèmes de santé, c'est Jean Jaurès qui assure la défense du gérant du Chambard devant la cour d'assises le . Jugé coupable d'offense au chef de l’État, Gérault-Richard est condamné à une peine d'un an de prison et à 3000 francs d'amende. Emprisonné le à Sainte-Pélagie, il est remplacé par Antoine Reisser en tant que gérant du journal. En réaction à l'incarcération de leur camarade, les socialistes présentent la candidature de Gérault-Richard à l'élection législative partielle provoquée par la démission d'Abel Hovelacque, député de la première circonscription du 13e arrondissement de Paris. Élu au second tour de scrutin le , le rédacteur en chef du Chambard est libéré à la suite de l'amnistie promulguée le suivant.