| Le chant de la Tammassee | |
| Auteur | Ron Rash |
|---|---|
| Pays | États-Unis |
| Genre | Roman |
| Version originale | |
| Langue | Anglais américain |
| Titre | Saints at the River |
| Éditeur | Picador (Henry Holt and Co) |
| Date de parution | 2004 |
| ISBN | 978-0-312-42491-6 |
| Version française | |
| Traducteur | Isabelle Reinharez |
| Éditeur | éditions du Seuil |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 2016 |
| Nombre de pages | 234 |
| ISBN | 978-2-0211-0984-9 |
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Le chant de la Tamassee (Saints at the River), publié en 2004, est un roman de l'écrivain américain Ron Rash.
Lors d'un pique-nique d'une famille du Minnesota en congé dans le Comté d'Oconee (Caroline du Sud), une fillette de douze ans va jouer à la Tamassee, rivière qui forme sur plusieurs kilomètres la frontière entre les États de la Caroline du Sud et de la Géorgie. Elle met un bref instant un pied dans chaque État, et la rivière l'emporte.
La photographe Maggie Glenn et le journaliste Allen Hemphill sont désignés par leur journal, The Messenger, de Columbia (Caroline du Sud), pour assister à la réunion publique au foyer communal de la communauté locale. Le père se plaint de l'incapacité des sauveteurs-plongeurs locaux (Randy, Ronny, Joel...) de n'avoir rien pu ou su faire en trois semaines, et propose les services d'un entrepreneur en barrages provisoires. Le militant écologiste Luke Miller, à l'origine du classement de la Tamassee en rivière sauvage, demande le respect de la loi de protection de la rivière contre toute intervention humaine. La tension monte : les montagnards sont traités de culs-terreux... Un bel article et une belle photo permettent une médiatisation et le déplacement d'autorités : l'intervention aura lieu, à "Wolf Cliff Falls", où le corps est pris dans un courant hydraulique (comme le centre de l'univers : c'était comme pénétrer dans l'éternté).
Le jour du barrage, il pleut, en amont...
En parallèle, le drame (ou la tragédie) réveille quelques bons souvenirs (sorties en nature, ni peur ni solitude, mais le sentiment de ne faire qu'un avec un élément d'une beauté transcendantale (p. 180), paysages, canoë, grotte, amours), et quelques traumatismes (accidents, violences...), chez Allen, Luke, Maggie, et les autres.
Les lecteurs francophones apprécient ce roman noir, le bain révélateur dans la rivière de la discorde : l’éventail des réflexions intimes, les tensions sociales, les progrès psychologiques avant et après l’arbitrage de la justice, et surtout cette rivière à la fois immuable et imprévisible, presque mythologique, , , , .
"Le chant de la Tamassee" s'inspire directement de la mort d'une adolescente de 17 ans sur la Chattooga river en 1999.