Il peut tirer 550 cartouches de calibre.303 British (7,7 mm) à la minute, il pèse 12,7 kg (c'est la moitié du poids des mitrailleuses courantes de l'époque, comme la Vickers Mk I), et peut être porté par un seul soldat. Il est également bon marché (environ six fois moins cher que la Vickers Mk I). Composé de seulement 62 pièces, il est produit six fois plus rapidement que la Vickers. Sa légèreté vaut au fusil-mitrailleur Lewis un franc succès comme arme embarquée sur les avions car l'effet refroidissant de l'air à haute vitesse autour du canon permettait de se passer du radiateur et du système de refroidissement (ce qui le rendait encore plus léger).
Versions pour l'infanterie
Lewis Mk I: version pour l'infanterie. Crosse d'épaulement. Système de refroidissement imposant;
Lewis M1917: version pour les GI du Mk I en .30-06 US;
Lewis M1920: version néerlandaise fabriquée à Hembrug-Zaandam dans les années 1920 en 7,92 mm hollandais;
Mitrailleuse légère Type 89: Version japonaise (sous licence anglaise de la Mk I en 7,7 mm fabriquée pour l'Armée de terre.
Versions pour l'aviation
Lewis MK 3
Photo d'un fusil mitrailleur Lewis Mark III prévu pour armer les avions de chasse.
L'as français Georges Guynemer dans son Morane-Saulnier Parasol, montrant à la foule parisienne comment il abattit à l'aide d'une Lewis d'aviation Mark I Aircraft dotée d'une crosse de type Mark I) sa première victime le 19 juillet 1915.L'as anglais Albert Ball dans le cockpit de son S.E.5a. Son chasseur est armé d'une Lewis Mark II fixé sur l'aile supérieure.
Mark I Aircraft: Lewis Mark I d'infanterie modifié en Lewis Mark II mais conservant sa crosse et sa poignée pistolet.
Lewis MK II: conçue par la firme privée BSA adoptée en 1915 par le Royal Flying Corps, elle se caractérise par:
la suppression de la crosse et son remplacement par une poignée arrière,
le canon est terminé par un frein de bouche à aube,
le radiateur a été éliminé car il se révélait encombrant. Certaines armes ont été équipées d'un garde-main ajouré en bois ou d'un tube perforé autour du cylindre à gaz,
un chargeur de capacité plus importante était souvent utilisé,
les organes de visée sont réduit à un guidon surélevé et à un simple cran de mire fixe.
Lewis M1915 ou Lewis-Darne: version française fabriquée à environ 6 800 exemplaires en calibre .303. En service de 1916 à 1940, malgré l'adoption des mitrailleuses Darne 1933 (Aéronavale) et MAC 1934 (Armée de l'Air, cartouches fabriquées par les Ateliers de Construction de Puteaux (APX) en 1916 puis en 1931, Ateliers de Construction de Valence (A-VE) et Ateliers de Construction de Vincennes (A-VIS),
Empire allemand (1914-18): les Allemands ont capturé plus de 10 000 mitrailleuses Lewis pendant la Première Guerre mondiale. Celles-ci ont été converties pour tirer le 8 mm Mauser dans une usine belge réquisitionnée par l'occupant.
Reich allemand (1939-45): suite à sa campagne de l'Ouest de mai-juin 1940, la Wehrmacht a capturé un nombre important de mitrailleuses Lewis britanniques et néerlandaises en 1940 et les a mises en service avec les troupes de deuxième ligne sous les noms de lMG 137(e) et lMG 100(h).
Dans le film Le Soleil blanc du désert (Vladimir Motyl, Russie, 1970), Anatoli Kouznetsov, soldat de l'Armée rouge, utilise une Lewis lors de son combat contre des rebelles musulmans du mouvement Basmachi, à l'est de la Mer Caspienne.
Dans le film Légionnaire (Peter McDonald, États-Unis, 1999), très inspiré du précédent, la section du légionnaire Jean-Claude Van Damme l'utilise également dans une situation analogue.
Dans le film Britannic (Brian Trenchard-Smith, États-Unis/Royaume-Uni, 2000), le capitaine l'utilise afin de détruire une torpille lancée contre son navire.
Dans le film Porco Rosso, l'un des pirates de l'air se sert d'une Lewis Mark I afin d'essayer de tuer Marco Pagot. Le pirate est également présent sur la couverture du DVD du film.
Télévision
Peaky blinders, Saison 1 (épisode 6), saison 4 épisode 5.
Martin J. Dougherty, Armes à feu: encyclopédie visuelle, Elcy éditions, 304p. (ISBN9782753205215), p.243.
Gary Sheffield, La première Guerre mondiale en 100 objets: Ces objets qui ont écrit l'histoire de la grande guerre, Paris, Elcy éditions, 2013, 256 p. (ISBN978 2 753 20832 2), p.172-173
Bibliographie en langue anglaise
(en) War Office (1929 (1999 reprint)). Textbook of Small Arms 1929. London (UK), Dural (NSW): H.M.S.O/Rick Landers.
(EN) Ian V. Hogg, The Complete Illustrated Encyclopedia of the World's Firearms, A&W Publishers, 1978, (ISBN978-0-89479-031-7).
(EN) Ian Skennerton, Small Arms Identification Series No. 14:.303 Lewis Machine Gun, Gold Coast QLD (Australia), Arms & Militaria Press, 2001, (ISBN0-949749-42-7).
(EN) Roger Ford, The World's Great Machine Guns from 1860 to the Present Day, London (UK), Amber Books, 2005, (ISBN1-84509-161-2).
(EN) John Glandfield, The Devil's Chariots - The birth and secret battles of the first tanks, Stroud (UK), Sutton Publishing, 2001, (ISBN0-7509-4152-9).
(EN) Batchelor, John & Hogg, Ian V., The Machine-Gun (Purnell's History of the World Wars Special), London (UK), Phoebus Publishing, 1976.
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(EN) Ian Skennerton, British Small Arms of World War 2, Margate QLD (Australia), Ian Skennerton, 1988, (ISBN0-949749-09-5).
↑Gary Sheffield, La première Guerre mondiale en 100 objets: Ces objets qui ont écrit l'histoire de la grande guerre, Paris, Elcy éditions, , 256p. (ISBN978 2 753 20832 2), p.172-173