| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Marie Émilie Félicia Godé |
| Autres noms |
Marie Émilie Félicia Saliou |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Famille |
Jules Hertschap (beau-père) |
| Maîtres | |
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| Genres artistiques |
Nu, paysage, peinture de fleurs (d), nature morte, illustration |
Lily Rossignol, née à Paris (8e arr.) le et morte le à Neuilly-sur-Seine, est une artiste peintre et une illustratrice française.
Marie Émilie Félicia Godé naît à Paris en de Mélanie Gabrielle Jeanne Godé (1864-1937) et de père non dénommé, puis est reconnue et légitimée en juillet lors du mariage de sa mère avec Yves Marie Saliou (1854-1883), percepteur, qui décède quelques semaines plus tard. Sa mère épouse en secondes noces en 1889 le peintre Jules Hertschap,, et Achille Cesbron et Franck Lindley sont témoins. Marie Émilie, qui a deux demi-frères (nés en 1890 et 1895), épouse en 1907 à Paris Marcel Jean Louis Rossignol, ingénieur, entrepreneur. En 1908, à la naissance de leur fils, ils habitent 151 rue Legendre, et elle est dite sans profession. Elle réside ensuite 42 puis 48 rue Michel-Ange, puis à Neuilly-sur-Seine.
Élève de Mathilde Delattre et Madeleine Caudel,, puis d'André Favory, Lily Rossignol est une peintre de paysages, de fleurs, de natures mortes et de nus,. Elle expose de 1930 à 1957. Également graveuse, elle réalise des illustrations d'ouvrages,,.
Elle expose aux Indépendants en 1930, et présente en 1931 à l'association féminine Lyceum Club de France, sous le patronage de la duchesse d'Uzès, une exposition particulière d'une trentaine d'œuvres, Paysages et fleurs,, dont Pierre Mortier rédige l'introduction du catalogue. Elle expose à l'Union des femmes peintres et sculpteurs de 1930 à 1932, où elle est remarquée, puis de 1947 à 1957, et va évoluer dans des salons plus modernistes et de nombreuses galeries, et au sein de collectifs de femmes artistes.

Elle expose ainsi au Salon des Tuileries, au Salon d'Automne, et participe au groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM), de la deuxième à la dernière exposition de cette société, de 1932 à 1938. Elle participe également au Groupe Moderne. Elle participe au Salon des échanges de 1935 au Parc des expositions avec Tulipes jaunes, en 1936 avec Bouquets et en 1938 (rue Saint-Honoré). En 1935 son exposition particulière avec Myr Dière à la galerie Barreiro est remarquée par la critique : « Lily Rossignol […] nous fait adorer des gerbes de lilas, des tulipes aux tons chauds, des roses suaves et des liserons fils, puis, ensuite, elle nous emmène à travers des paysages […] que son pinceau a traduits d’une façon limpide et sentimentale. […] D’elle encore sont ces exquis dessins à l’encre de Chine, ces gouaches du Midi, ces natures mortes dans un cloître, qui frappent l’œil et touchent l’âme… ». En 1936, elle est à « La Normandie vue par les artistes » à La maison des intellectuels, avec Les petites maisons normandes. Au Cercle Vauvenargues à Aix-en-Provence en 1937, elle expose avec Marie Laurencin, Chériane, Hélène Marre, etc. ; elle présente également en 1937 une exposition avec Hélène Marre, au studio Da Silva à Marseille, où elle expose à nouveau en 1939. En 1949, elle expose des fleurs à la librairie de Chaillot, et elle est au Salon de l'Art Libre en 1950 (ananas et gui dans un vase de métal).
Elle participe à des manifestations féminines, coorganisant en 1934 avec Myr Dière l'exposition de l'association d'entraide féminine « Mon Club » au cercle artistique féminin au 8 rue de la Paix,, où l'on retrouve Chériane, Hermine David, Geneviève Gallibert, Zina Gauthier, Andrée Joubert, Hélène Marre, Vera Rockline, Marie-Anne Camax-Zoegger, etc.. Viviane Tee expose son buste aux Tuileries en 1934. Lily Rossignol organise en 1935 à La Coupole, avec Myr Dière et Tosca Favori, le dîner de fête pour la Légion d'honneur de l'artiste Stéphanie Guerzoni. En 1935, avec Myr Dière, elle est coprésidente, au Cercle international féminin de Madame Cyril-Berger, d'un concours de la plus belle silhouette et du plus beau profil féminins.
Veuve en 1951, elle devient administratrice de la société d'exploitation de carrières de son mari.
En 1954, elle illustre de douze eaux-fortes le livre Clochers de France qu'elle publie chez Maurice Darantiere.
Elle meurt à l'âge de 74 ans à Neuilly-sur-Seine.
Lily Rossignol expose tardivement, mais, d'abord formée par des maîtres classiques, fait évoluer son œuvre vers la modernité, et est fréquemment remarquée par la critique, qui y note ses influences diverses (« Lily Rossignol, en qui semblent lutter des influences très diverses. Tantôt un peu conventionnelle, tantôt un peu molle, cette œuvre reste néanmoins sympathique par la recherche sincère dont elle témoigne. »), son art de coloriste (« Lily Rossignol, ou la tendresse coloriste ordonnée »). On relève sa sensibilité exceptionnelle, la fragilité et le velouté de ses fleurs, et le modernisme de ses paysages et de ses natures mortes. « Tout cela est enlevé avec la fougue la plus réjouissante. La peinture de Lily Rossignol est une sorte de transcription poétique de rêves de l'esprit et d'observations de la réalité. Lily Rossignol possède non seulement la grâce des formes, mais aussi une excellente technique qui s’appuie sur une observation très fine. Elle est moderne par tendance et par volonté. Et c’est précisément ce qui donne à ses natures mortes — à ses exquis paysages aussi — cette saveur jeune et fraîche qui leur fait une place à part dans la peinture actuelle ».