Louis Dutertre

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Louis Dutertre
Biographie
Naissance
Décès
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AlgérieVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis Laurent Charles François Hippolyte DutertreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Formation
Activité
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Armes
Unités
Grade militaire
Conflits
Distinction

Louis Dutertre, de son nom complet Louis Laurent Charles François Hippolyte Dutertre, né le à Coulogne (Pas-de-Calais) et mort le près du marabout de Sidi-Brahim, en Algérie, est un officier français de la conquête de l'Algérie. Issu d'une lignée d'officiers, ancien élève de Saint-Cyr, il sert d'abord dans l'infanterie de ligne avant de rejoindre en 1840 les nouveaux bataillons de chasseurs à pied. Capitaine adjudant-major au 8e bataillon de chasseurs d'Orléans, chevalier de la Légion d'honneur en 1843, il se distingue l'année suivante à la bataille d'Isly.

Lors de la bataille de Sidi-Brahim, il est blessé et fait prisonnier par les troupes d'Abd el-Kader. Conduit devant le marabout où résistent les derniers chasseurs, avec l'ordre d'obtenir leur reddition sous peine d'être décapité, il les exhorte au contraire à se battre jusqu'à la mort, puis il est exécuté ; les circonstances exactes de sa mort sont discutées dès 1845. Comparé à cette époque au Romain Regulus, il est devenu l'une des figures de la tradition des chasseurs à pied : ses dernières paroles ont été gravées sur le monument de Sidi-Brahim d'Oran, et une statue le représente au sommet du monument du Souvenir français de Calais.

Biographie

Origines et formation

Louis Laurent Charles François Hippolyte Dutertre naît le , à neuf heures du matin, à Coulogne, alors dans le canton de Calais, dans la section de la Basse-Coulogne, en la maison de campagne de son grand-père maternel, Laurent Charles Leroy, ancien juge et membre du conseil municipal de Calais. Il est le fils de Jacques Hippolyte Dutertre, rentier et capitaine de la garde nationale de Calais, et de Louise Charlotte Lucie Célinie Leroy,. Son nom est écrit « Dutertre » dans les actes d'état civil, mais lui-même signe « Du Tertre », notamment au bas de son procès-verbal de réception dans la Légion d'honneur.

Il appartient à la famille du Tertre, qui a donné plusieurs officiers. Son arrière-grand-père, Ambroise François Louis Antoine du Tertre, seigneur de Campagne et auteur de la troisième branche de la famille, mousquetaire de la garde ordinaire du roi puis lieutenant-colonel d'infanterie, et son grand-père, Charles Ambroise Marie du Tertre, capitaine au régiment de Picardie, sont tous deux chevaliers de l'ordre de Saint-Louis,. Son père, ancien élève de l'école militaire, a fait la campagne de 1792 « à l'armée de Bourbon », puis est entré la même année au service de la Hollande, au régiment de Bintinck, avant de devenir lieutenant dans le troisième régiment de la brigade hollandaise ; il est lui aussi chevalier de Saint-Louis.

Selon le capitaine Pernot, il fait ses études au collège des Chevaliers de Saint-Louis à Senlis, devenu par la suite institution Saint-Vincent,. Il entre comme élève à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr le , dans la 7e promotion (1824-1826), qui ne porte pas de nom, et y est nommé caporal le . Il en sort sous-lieutenant au 32e régiment d'infanterie de ligne le .

Carrière militaire

Promu lieutenant le , il est nommé à ce grade au 20e léger, mais ne rejoint pas cette affectation et reste au 32e par une lettre ministérielle du . Le , il reçoit un coup de feu à la cuisse gauche à Paulx, près de Machecoul (Loire-Inférieure),. Il est promu capitaine le , toujours au 32e de ligne.

Le , il passe dans l'un des bataillons de chasseurs à pied créés cette année-là, le 8e, formé le au camp de Saint-Omer sous les ordres du chef de bataillon Uhrich. Le , il en devient capitaine adjudant-major, par permutation avec le capitaine de Géreaux. Selon Pernot, il dit à son père en lui faisant ses adieux : « Sois tranquille, j'avancerai ou je mourrai comme d'Assas ». Il embarque à Toulon sur le Caméléon le et débarque à Mostaganem le 14 du même mois, avec l'état-major du bataillon.

Il fait campagne en Algérie de 1841 à 1845,. Le , le bataillon prend part au combat de la Sikkak, sous les ordres du général Bedeau. Le , il prend le nom de 8e bataillon de chasseurs d'Orléans, comme les autres bataillons de chasseurs, à la suite de la mort du duc d'Orléans, survenue le 13 juillet. Dutertre, toujours capitaine adjudant-major, de première classe, est nommé chevalier de la Légion d'honneur pour prendre rang du  ; le , à l'heure de la parade, il est reçu dans l'ordre à Tlemcen, devant le bataillon rangé en bataille, par son chef de corps, le commandant Froment-Coste, délégué par le grand chancelier.

Il prend une part active à la bataille d'Isly, le . Dans son rapport au ministre de la Guerre, daté du bivouac de Coudiat Abd-er-Rhaman le , le maréchal Bugeaud le nomme, avec le capitaine Delmas et l'adjudant Fléchel, parmi les militaires du 8e bataillon qui se sont le plus fait remarquer dans les bataillons de tête de colonne,, et il est cité à l'ordre de l'armée.

Le , depuis Tlemcen, il raconte la bataille dans une longue lettre à son ancien chef, Uhrich, devenu lieutenant-colonel du 67e régiment d'infanterie ; conservée par la fille de ce dernier, cette lettre est publiée en 1906 dans le Carnet de la Sabretache. Le général Thoumas, citant l'historique du bataillon, le décrit comme un officier modeste et laborieux, aimé de ses camarades et de ses soldats, à l'allure peu martiale : très myope, il portait des lunettes. Moins d'un mois avant sa mort, il écrit à son père une dernière lettre, dont un fac-similé a été publié grâce à son neveu Anceaume.

Sidi-Brahim

Le , Dutertre fait partie de la colonne, forte d'une soixantaine de hussards et de quelque 350 chasseurs du 8e bataillon, avec laquelle le lieutenant-colonel Lucien de Montagnac quitte Djemmaa-Ghazaouet. Le au matin, Montagnac engage le combat avec les hussards et une partie des chasseurs au mamelon du Kerkour ; laissé à la garde du camp, le commandant Froment-Coste s'élance à leur secours avec la 2e compagnie,.

Lorsque Froment-Coste, entouré d'une soixantaine de chasseurs formés en carré, est tué, Dutertre prend le commandement du détachement et tombe presque aussitôt, grièvement blessé (de deux balles, au front et au ventre, selon le commandant E. Martin ; de trois coups de feu selon Pernot et l'armée de Terre). Ramassé par des Arabes, il est fait prisonnier et dépouillé,,,, en même temps que l'adjudant Thomas et le maréchal des logis Barbut. La compagnie de carabiniers du capitaine de Géreaux parvient, elle, à se retrancher dans la koubba du marabout de Sidi-Brahim,. Abd el-Kader, qui ne parvient pas à les réduire, se fait amener Dutertre, que ses blessures n'empêchent pas de marcher, et lui ordonne d'aller engager ses camarades à se rendre, sous peine d'avoir la tête coupée,.

Selon le récit du capitaine Paul Azan (1905), Dutertre, conduit par six Arabes, très pâle, vêtu de son seul pantalon, la chemise en lambeaux, s'arrête à cinquante ou cent mètres du mur, devant la face où se trouve le carabinier Tressy, l'un des futurs survivants. Il refuse d'abord de parler puis, contraint par ses gardiens, annonce aux carabiniers que le reste du bataillon est mort ou prisonnier et que l'émir les somme de se rendre, avant de les exhorter à résister jusqu'à la mort. À peine a-t-il parlé que ses gardiens tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant, le traînent dans un ravin et lui tranchent la tête ; un Kabyle vient montrer la tête aux défenseurs, qui l'abattent aussitôt,.

Ses paroles sont rapportées sous plusieurs formes. La plus ancienne version connue est celle que publie à Alger le journal L'Akhbar, reprise par la presse parisienne en octobre 1845 : « On me menace de me décapiter si je ne réussis pas à vous amener à mettre bas les armes, et moi, mes amis, je vous exhorte à ne pas vous rendre et à mourir tous jusqu'au dernier, s'il le faut »,. Cette version est encore reprise presque mot pour mot en 1886. Azan lui fait dire : « Camarades, le reste du bataillon est mort ou prisonnier, et Abd el Kader m'envoie vous demander de vous rendre. Mais je vous engage à résister à nos bourreaux, et à vous défendre jusqu'à la mort ».

L'historique du 8e bataillon retient : « Chasseurs, si vous ne vous rendez pas, on va me couper la tête. Faites-vous tuer jusqu'au dernier plutôt que de vous rendre », version que la tradition des chasseurs reprend avec une incise (« Moi je vous dis ») ; le monument d'Oran, une formule plus brève : « Camarades défendez-vous jusqu'à la mort ». Le récit du capitaine Pernot (1901) détaille enfin les conditions posées par l'émir — la vie sauve pour les défenseurs s'ils se rendent, leur extermination sinon, la tête de Dutertre en cas d'échec et l'engagement de revenir se constituer prisonnier, qu'il accepte — puis le montre faisant appeler Géreaux pour lui dire adieu avant de lancer son appel, et retournant « d'un pas tranquille », en « nouveau Régulus », vers l'émir, qui le fait exécuter.

Controverse sur les circonstances de sa mort

Les témoignages divergent dès 1845. Début octobre, la liste des officiers de la colonne publiée dans la presse le donne encore seulement comme « blessé, pris ». Le récit de son sacrifice, diffusé à la mi-octobre à partir de L'Akhbar, est formellement démenti quelques semaines plus tard par L'Écho d'Oran, qui y voit, comme dans certains faits prêtés au commandant Peyraguay, un « canard » emprunté aux Mille et Une Nuits, tout en saluant en Dutertre un officier intrépide.

Pernot conteste pour sa part que Dutertre ait été décapité sous les yeux des défenseurs : les carabiniers n'auraient pas laissé s'accomplir une telle scène sans tirer sur l'escorte ; il aurait été tué dans un ravin voisin, hors de vue du marabout, et aucun prisonnier ne l'aurait revu au camp. Il s'appuie sur une lettre du survivant Pègues, sur le rapport de Courby de Cognord publié au Moniteur de l'Armée du et sur une lettre du clairon Victor Michel, du 8e bataillon, adressée le au sous-lieutenant Dutertre, du 11e régiment d'infanterie, frère du capitaine : Michel y écrit que Dutertre leur a crié de ne pas se rendre, puis que l'émir l'a fait conduire au bord d'un ravin où il a disparu.

Postérité

Fête de la bataille de Sidi-Brahim, juillet 1917

L'anniversaire de Sidi-Brahim est devenu la fête d'arme des chasseurs à pied et des chasseurs alpins, célébrée chaque . La tradition des chasseurs met en parallèle l'attitude de Dutertre face à la menace de mort et celle du clairon Rolland, comme celle de Géreaux et du caporal Lavayssière face aux sommations : elle y voit la marque d'un même « esprit chasseur », partagé par les officiers et la troupe.

Dès octobre 1845, L'Akhbar le compare au général romain Regulus, qui revint se livrer à ses ennemis plutôt que de trahir sa parole ; la comparaison est reprise par plusieurs auteurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle,,,. En 1908 encore, lors d'un banquet d'union patriotique présidé par le commandant Émile Driant, son sacrifice est cité en exemple, et des officiers tombés récemment « non loin des champs de Sidi-Brahim » sont présentés comme « les Dutertre d'aujourd'hui ».

Représentations et projets

Dans son tableau Bataille d'Isly, 14 août 1844 (1844-1846), conservé au château de Versailles dans les salles d'Afrique, face à la Prise de la smalah d'Abd-el-Kader, Horace Vernet a représenté Dutertre, selon Martin, à la droite du commandant Froment-Coste, recevant de son chef des ordres qu'il va exécuter au pas gymnastique.

Peint après interrogation de témoins et exposé au Salon de 1846, le tableau montre le 8e bataillon, qui forme l'avant-garde, s'avançant au pas de course pour poursuivre l'ennemi. En 1846-1847, un projet de statue du capitaine Dutertre est envisagé, puis abandonné.

Monument d'Oran

Au pied de l'obélisque du monument de Sidi-Brahim, œuvre d'Jules Dalou inaugurée le sur la place d'armes d'Oran, une figure de la France tenant un drapeau grave de sa main droite les dernières paroles attribuées à Dutertre : « Camarades défendez-vous jusqu'à la mort ».

Après l'indépendance de l'Algérie, la statue de la France est attribuée en 1963 à Périssac, village natal du capitaine de Géreaux, et réemployée dans un nouveau monument conçu par l'architecte François Courrech, dont la première pierre est posée le et qui est inauguré le .

Monument de Calais

Monument de Calais, représentant le capitaine Dutertre

Le , le Souvenir français ouvre à Calais une souscription pour élever un monument aux enfants du canton morts au combat. Œuvre de deux artistes lillois, l'architecte Désiré Ghesquier et le sculpteur Édouard Maugendre-Villers, professeur à l'école des beaux-arts de Lille, ce monument de bronze et de marbre blanc haut de treize mètres est élevé boulevard Jacquard, devant le parc Saint-Pierre,. Annoncée d'abord pour le lundi de Pâques 1904, l'inauguration a lieu le , en présence des habitants de Calais et d'une délégation du 8e bataillon de chasseurs, à la tête de laquelle flotte le drapeau des chasseurs à pied,,.

Le piédestal porte les noms de soldats morts dans les guerres coloniales et en 1870-1871, deux bas-reliefs en bronze représentant Le Devoir et L'Humanité, et une allégorie de la Vaillance,. Il est surmonté d'un groupe intitulé Le capitaine Dutertre couronné par la Gloire : une figure ailée y couronne le capitaine, en uniforme de chasseur à pied, le bras en écharpe, au moment où il exhorte ses camarades à se défendre jusqu'à la mort,. Le haut du monument porte, comme celui d'Oran, l'inscription « Camarades défendez-vous jusqu'à la mort ». En avril 1904, la revue Le Chasseur à pied signale une plaquette, V'là le vitrier qui passe, dont les bénéfices sont reversés au monument.

Distinctions et honneurs

Décorations

Notes et références

  1. 1 2 « Registre d'état civil de Coulogne, acte de naissance n° 15 du 10 août 1807 », sur Archives départementales du Pas-de-Calais, cote 5 MIR 244/2, vue 441.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 « Dossier de Légion d'honneur de Louis Laurent Charles François Hippolyte Dutertre, cote LH/880/16 », sur base Léonore, Archives nationales : acte de naissance (extrait légalisé le 23 décembre 1840), état des services (Tlemcen, 1er octobre 1843), procès-verbaux d'individualité et de réception.
  3. 1 2 Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, « Du Tertre (troisième branche) », p. 435
  4. ↑ « Registres paroissiaux de Montreuil (paroisse Notre-Dame), baptême de Jacques Hippolyte du Tertre, 2 décembre 1772 », sur Archives départementales du Pas-de-Calais, cote 5 MIR 588/3, vue 954.
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 Arthur Pernot, Combat de Sidi-Brahim, 23, 24, 25 et 26 septembre 1845, Saint-Dié, A. Weick, (lire en ligne), p. 26-28
  6. ↑ « Capitaine Dutertre », sur Bataillon de Sidi-Brahim
  7. ↑ « Promotions éteintes », sur La Saint-Cyrienne
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 E. Martin, « La bataille de l'Isly (14 août 1844) racontée par un témoin de la journée », Carnet de la Sabretache, 2e série, vol. 5,‎ , p. 309-310 (lire en ligne)
  9. 1 2 3 4 Historique du 8e bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918 (lire en ligne)
  10. 1 2 3 Raoul Bonnery, Le Guetteur de Saint-Quentin et de l'Aisne, 12 février 1886, p. 4, lire en ligne sur RetroNews.
  11. ↑ « L'histoire du 1er BCP », sur Centre d'entraînement au combat – 1er bataillon de chasseurs à pied, Armée de terre
  12. ↑ « Rapport de M. le maréchal Bugeaud (bataille d'Isly, 17 août 1844) », sur military-photos.com
  13. 1 2 Général Thoumas, « Les officiers à lunettes », chronique militaire du Temps, reprise dans La Démocratie du Cher, 2 novembre 1889, p. 4, lire en ligne sur RetroNews.
  14. 1 2 3 4 5 6 7 « La Sidi-Brahim », sur Centre d'entraînement au combat – 1er bataillon de chasseurs à pied, Armée de terre,
  15. 1 2 Arthur Pernot, Combat de Sidi-Brahim, 23, 24, 25 et 26 septembre 1845, Saint-Dié, A. Weick, (lire en ligne)
  16. 1 2 Le Constitutionnel, 10 octobre 1845, p. 2, lire en ligne sur RetroNews.
  17. 1 2 Journal des débats politiques et littéraires, 17 octobre 1845, lire en ligne sur Gallica.
  18. 1 2 Le Siècle, 17 octobre 1845, p. 2, reproduisant L'Akhbar, lire en ligne sur RetroNews.
  19. 1 2 3 « Monument de Sidi-Brahim », sur À nos grands hommes, Musée d'Orsay
  20. ↑ Le Phare, 5 novembre 1845, p. 2, citant L'Écho d'Oran, lire en ligne sur RetroNews.
  21. ↑ « La bataille de Sidi-Brahim : la fête des chasseurs », sur Ministère des Armées
  22. ↑ La Croix de l'Aube, 19 mai 1908, p. 1, lire en ligne sur RetroNews.
  23. ↑ « Salles d'Afrique, de Crimée et d'Italie », sur Château de Versailles
  24. ↑ Jacques Frémeaux, « La bataille d'Isly », Revue historique des armées, no 166,‎ , p. 13-23 (lire en ligne)
  25. 1 2 3 4 « Monument du Souvenir français », sur Ville de Calais
  26. 1 2 « Nouveau monument du Souvenir français », Le Petit Journal, 9 janvier 1904, p. 2, lire en ligne sur RetroNews.
  27. 1 2 3 « Monument aux morts de 1870, ou Monument aux Enfants du Calaisis, ou Monument au capitaine Dutertre », sur À nos grands hommes, Musée d'Orsay
  28. 1 2 « Le monument nostalgie », sur Le Souvenir français,

Bibliographie

Articles connexes