Lucien Louis Daniel

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Lucien Louis Daniel
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
ErquyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Enfant
Jean-Lucien Daniel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Maître
Distinction
Abréviation en botanique
L.L.DanielVoir et modifier les données sur Wikidata

Lucien Louis Daniel, né le à La Dorée (Mayenne) et mort le , est un botaniste français qui a consacré ses recherches à l'étude de la greffe chez les végétaux, spécialiste des Chimères végétales, ou encore hybrides de greffe. Il est reconnu avec Ivan Mitchourine comme fondateur de la science des moyens de transformation dirigée des végétaux. Ses principaux ouvrages sont sur la pomologie, la question phylloxérique, le greffage et la crise viticole et les mystères de l'hérédité symbiotique. Il développa ses études des notions que l'on retrouve chez Ivan Mitchourine et Luther Burbank.

Même si la transmission héréditaire par le greffage reste erronée, les travaux de Daniel ont contribué l'agronomie moderne. Pour plusieurs scientifiques, une partie des conclusions des travaux de Daniel sont à réviser, sinon à les prendre que comme des éléments de contexte historique. Ses conclusions et ses théories sur la greffe ont été combattues par les spécialistes de ces questions. Dans le grand public, sa grande popularité lui vint de ses importants travaux sur la vigne et surtout de ses essais concluants d'acclimatation de certains cépages au nord de la Loire et principalement en Bretagne.

Biographie

Origine

Né à La Bigottière, en La Dorée, le , il est issu d'une famille d'agriculteurs. Il a deux frères Romain et Didier.

Son père, Romain Daniel, est propriétaire à la Bigottière, commune de La Dorée, est marié à Anna Guilloux. Producteur de cidre, il établissait lui-même ses pépinières en sélectionnant les meilleures variétés de la région. Il est aussi l'auteur d'un procédé original de bouturage du Pommier.

Études

Son père rêvait de faire de son fils un clerc de notaire. Lucien refuse ceci; et après une explication franche avec son père, rejoint l'école de Lassay pour préparer son brevet élémentaire.

Après la guerre franco-allemande de 1870, Lucien Daniel participe sous la direction de son père, pendant cinq ans, aux travaux agricoles du domaine familial.

Professeur

En 1876, il devient élève de l'École normale primaire de Laval. Il y reçoit ses premières leçons d'horticulture et d'arboriculture par Gustave Rivière.

Premier de sa promotion en 1879, il sort comme instituteur mais tout en préparant le brevet supérieur. Après un bref séjour à l'École Primaire Supérieure d'Ernée, de à , il est nommé sur la proposition de ses chefs, répétiteur au lycée de Laval, où il restera jusqu'en .

Il a entre-temps, passé son baccalauréat ès-sciences. Il est nommé en 1881 professeur de sciences physiques et naturelles au collège de Château-Gontier, où il reste jusqu'en 1895. Il se marie en 1883 avec Marie Louise Robin, et en 1887, son fils Jean-Lucien naît. En parallèle à ses activités professorales, il va suivre chaque jeudi les cours de la Faculté des sciences de Rennes.

En , il est reçu licencié ès-sciences.

Docteur

Il prépare ensuite son doctorat au Laboratoire de botanique de Faculté des sciences de Paris, sous la direction de Gaston Bonnier, dont il est un des premiers élèves. Ses premières découvertes semblent être liées en 1889 à la découverte de la présence et du rôle de l'inuline dans les capitules de certains Asteraceae.

Il soutient sa thèse en  : Recherches anatomiques et physiologiques sur les bractées de l'involucre des composées.

Pomologie

C'est également à cette époque que développant l'enseignement reçu de Gustave Rivière, il se livre à d'importantes recherches sur la Pomologie et la fabrication des Cidres puis sur la Greffe et le choix des greffons dans les arbres fruitiers sur la Cheimatobie et la greffe du pommier, sur le Noircissement du cidre.

À cette époque, la France est encore touchée par la crise phylloxérique qui ravage le vignoble, et la culture des pommiers et la production de cidre connait un renouveau. En 1890, le conseil général de la Mayenne et la municipalité de Château-Gontier mettent à sa disposition non seulement une partie du champ d'expériences réservé au professeur d'Agriculture, mais aussi des subventions. Avec, il établit, dès la fin de 1892, dans une ferme qui lui appartenait un petit verger d'études, à Loigné. Daniel recommande alors l'utilisation d'arbres non greffés, en raison de leur longévité. C'est aussi à cette époque, entre 1892 et 1894, qu'il effectue ses premiers essais sur les Cidres en collaboration avec Léon Marie Dufour, directeur-adjoint du Laboratoire de Biologie végétale de Fontainebleau avec des méthodes novatrices, qui ne peuvent être poussées jusqu'à des conclusions définitives.

La Greffe

À partir de l'automne 1890 ses travaux portent aussi essentiellement sur la greffe et ses applications, à la suite de l'étude effectuée dans sa thèse. Il a travaillé sur de nombreux types de végétaux, plantes potagères, ornementales, à parfum, sauvages, arbres fruitiers, vigne, topinambours...

En 1891, il publie aux Comptes-rendus de l'Académie des sciences, un premier travail sur ce sujet et pendant près de cinquante années la plupart de ses travaux vont être consacrés à cette question de la greffe. En 1892, il aborde expérimentalement l'étude des greffes herbacées et dès 1894, il annonce la création de variétés nouvelles par la greffe, contrairement à l'opinion jusqu'alors classique du maintien par le greffage des caractères chez les plantes greffées ou leur descendance.

Il affirme la réalité des hybrides de greffe en 1894, dans une communication aux comptes-rendus de l'Académie des sciences. Ce fut aussi le début de son obsession des variations provoquées par la greffe, car après avoir annoncé l'apparition de variétés nouvelles par la greffe, il allait plus tard signaler la découverte d'espèces nouvelles provoquées par le greffage, et s'obstiner de plus en plus à croire que ces prétendues espèces sont de vraies espèces héréditaires. À partir de ce moment, il publie une suite ininterrompue de mémoires et de notes où il a accumulé une grande masse de faits observés avec bonne foi sur des plantes qu'il a greffées à l'infini, déployant pour cela une très grande habileté.

En 1894 et 1895, il avait démontré l'influence du sujet sur la postérité du greffon et obtenu par semis des graines d'un chou rave greffé sur chou cabus une race de moëllier de printemps, résistant au froid, qui supporte bien les hivers, alors que le moellier ordinaire gèle souvent.

Dans le même ordre d'idées, il produisit (1898-1899) des races nouvelles de haricots dont les unes étaient vivaces et les autres remontantes.

Il améliore la Carotte sauvage par sa greffe sur Carotte cultivée et par le semis de ses graines. En 1902, il publie en collaboration avec Victor Thomas, une note sur l'utilisation des minéraux par les plantes greffées, et il montre comment, par accoutumance progressive, on peut associer des espèces dont les appétences sont normalement opposées. De même, il redonne une vitalité nouvelle à une branche sénile de Scopolia par sa greffe sur Tomate jeune et elle fournit de nouvelles fleurs en devenant remontante.

Plus tard, il constate l'influence du greffage sur la production des monstruosités (1906); en 1914, il met au point la question de l'hybridation asexuelle et publia une Classification rationnelle des symbioses.

Il cite ainsi les cas du navet greffé sur le chou et dont les graines ont donné des navets à tubercules de taille plus réduite que les témoins et à goût de chou.

Il serait pourtant injuste de denier à ses travaux sur la greffe toute valeur. Si on ne peut en accepter les conclusions, on prendra longtemps grand intérêt à les consulter. Son principal travail d'ensemble : Études sur la greffe (1927-1930) représente certainement ce qu'on a publié de plus complet sur ce sujet au début du XXe siècle.

Dans ses dernières publications et notamment dans son ouvrage : Études sur la greffe (1930), il semble avoir été moins absolu qu'il ne l'avait été autrefois (dans la période 1892-1912), relativement aux variations que provoque la greffe.

Mycologie, botanique et biologie végétale en Mayenne

En quatre années, Lucien Daniel recueille un nombre suffisant de documents sur la mycologie de la Mayenne pour publier en 1892 une importante liste de Champignons basidiomycètes. Puis en quatre suppléments, parus entre les années 1892-96, il ajouta encore une centaine d'espèces. Il s'intéressa aussi aux Ascomycètes et aux Champignons inférieurs, et il en donna des localités pour près de 150 espèces.

Lucien Daniel, en complément de ce qui avait été déterminé par Sosthène Duclaux et Charles Chedeau, y fait de nouvelles et intéressantes découvertes. C'est dans Le Monde des Plantes, la revue d'Hector Léveillé qui s'ouvrait tout particulièrement aux botanistes de la Mayenne, qu'il signala, en plusieurs notes un nombre important de plantes peu communes, rares ou même nouvelles pour le département.

En biologie végétale, il a donné plusieurs travaux qui ne laissent pas d'être originaux ou intéressants. C'est ainsi que l'influence du drainage et de la chaux sur la végétation spontanée du département lui permet de constater d'importantes modifications dans la constitution du tapis végétal.

Université de Rennes

En 1895, il est nommé professeur de sciences naturelles au lycée de Rennes. Il se fait remarquer par ses chefs hiérarchiques; et il en est rapport avec le botaniste Louis Crié, professeur à la Faculté des sciences de Rennes.

En 1901, il est autorisé à faire à la Faculté des sciences de Rennes un cours libre de botanique appliquée à l'Horticulture.

À la suite de ces cours, une maîtrise de conférences de botanique appliquée est créée, sur l'initiative du doyen, Georges Lechartier, chimiste, et de Louis Joubin, alors professeur de zoologie à la Faculté. Elle est confiée à Lucien Daniel et deux ans plus tard, elle était transformée avec le concours de la ville de Rennes, en chaire magistrale chaire qu'il occupera jusqu'en 1927, date où lui sera confié l'honorariat.

Nombreux ont été ses élèves parmi lesquels plusieurs ont présenté des thèses remarquées de doctorat es sciences. Parmi eux des étudiants étrangers, roumains, russes, chinois, américains qu'attire l'enseignement original du maître.

Président du Comité de Bretagne des plantes médicinales, Lucien Daniel sut donner à la cueillette et à la culture des simples une active impulsion.

Botanique et Bretagne

En 1906, il fonda la Société bretonne de botanique et publia depuis cette date jusqu'en 1935 la Revue Bretonne de Botanique. Dans la presse et dans L'Ouest-Éclair, il fait œuvre de vulgarisation scientifique en publiant plusieurs articles.

C'est dans la Revue bretonne de botanique, ainsi que dans le Bulletin de la Société scientifique de l'Ouest, qu'ont été publiées de nombreuses notes et même des travaux de longue haleine, encore inachevés, telles que les Recherches sur la Flore d'Erquy et l'influence du climat marin sur la végétation (1916 a 1927). L'Introduction de cet ouvrage est dédié, par Lucien Daniel, à son fils Jean Daniel, mort pour la France, le .

Horticulture scientifique

Disciple de Mitchourine, il a rapporté, tout au long de sa carrière, une série de cas, pour lui positifs, de transmission héréditaire de variations liées au greffage, touchant soit des caractéristiques morphologiques, soit le comportement physiologique et la composition chimique.

Ses travaux ont porté sur diverses parties de la botanique ayant un intérêt pratique étude sur les champignons répartitions géographiques des plantes Indigènes de l'Ouest de la France et surtout ses recherches sur la greffe et des opérations d'horticulture.

C'est dans ce dernier domaine des Sciences appliquées qu'à peine avait-on abordé avant lui que Lucien Daniel obtient une notoriété , et qu'il demeure comme l'un des fondateurs de l'horticulture scientifique.

Ses études sur la variation par la greffe et l'hérédité des caractères acquis venaient à l'appui des conceptions de Jean-Baptiste de Lamarck et les résultats qu'il avait obtenus eurent un grand retentissement non seulement en France, mais à l'étranger. C'est donc en 1898 que Lucien Daniel formule sa théorie des capacités fonctionnelles, en même temps qu'il donnait un ensemble de faits concernant l'hérédité des caractères acquis par la greffe.

Dans les années 1900, il mène des recherches dans son jardin d'Erquy.

Vignoble

Greffe de la vigne ?

À l'époque, la reconstitution du vignoble par le greffage sur pieds américains était loin de donner les résultats espérées. De nombreux viticulteurs qui voyaient le salut dans l'hybridation de la vigne, organisèrent un Congrès international de l'hybridation de la vigne à Lyon du 15 au . Lucien Daniel, est nommé rapporteur de la question greffage.

Au cours de ce congrès, il présente une méthode originale de greffage dite méthode Winkler. Il soulève à cette occasion une émotion profonde dans le monde viticole en mettant en garde contre l'abâtardissement des vieux cépages, la diminution de qualité des vins de grand cru et l'abondance causée par la reconstitution qui devait conduire à la mévente. Le congrès est l'objet de violentes oppositions avec les « américanistes », pour lesquels le greffage de cépages français sur plants américains est la seule solution pour renouveler le vignoble après le phylloxéra, tels que Louis Ravaz et Pierre Viala.

Oppositions aux « américanistes »

Les événements lui ayant donné raison, en 1903, le ministre de l'Agriculture missionne Daniel pour étudier l'effet de la greffe sur le vignoble français. Daniel remplit consciencieusement, mettant le souci de la vérité scientifique au-dessus des intérêts particuliers. Le , il dépose au ministère de l'Agriculture, un rapport concluant que « le greffage fait varier la Vigne et son principal produit, le vin ». L'homme de science qui se heurte de gros intérêts est violemment combattu. Ses travaux doivent faire face à l'opposition des « américanistes », et aux intérêts économiques de la production de vin.

La culture du pommier et du cidre connaissait alors une renaissance, et certains reprochèrent et insinuèrent que Daniel était au service d'intérêts opposés à la reconstitution du vignoble. Les résultats obtenus par Daniel, et Charles Laurent[Lequel ?] sont présentées par Gaston Bonnier à l'Académie des sciences qui en souligne l'intérêt, mais la Note ne fut pas insérée dans les Comptes-rendus.

Climat explosif

Le climat dans lequel Daniel mène ses recherches sur l'influence de la greffe dans le vignoble français est explosif. 1907 est ainsi marquée par la Révolte des vignerons de 1907. Plusieurs personnalités défendent les thèses de Daniel : hybrideurs de vignes comme Jurie, Pierre Castel et François Baco et dans le domaine de l'Arboriculture fruitière, des praticiens comme Alfred Nomblot.

En 1906, Daniel fait planter deux ares de Baco 1 dans le jardin de son laboratoire. Il recommandait la culture de ce cépage en Bretagne.

Malgré le travail énorme accompli par Daniel, malgré la masse des faits qu'il avait rassemblés, et le nombre de publications, les Américanistes vont vaincre. Le congrès international d'Angers n'accorde pas la parole aux tenants de l'idée selon laquelle la greffe peut détériorer la vigne...

Daniel alla jusqu'à déclarer que la viticulture avait fait fausse route en greffant et que les plants greffés étaient moins résistants aux maladies cryptogamiques (Oïdium et Mildiou). Dans ces affirmations, il se heurta à l'opposition très vive de Pierre Viala, Gervais[Lequel ?], Georges Couderc et d'autres spécialistes de la vigne et aussi aux critiques de divers savants: Léon Guignard, Edouard Griffon, Henri Colin.

Blâme

Le , Daniel est relevé de sa mission probablement à la suite des polémiques dont s'était alors fait l'écho le Times de Londres.

Daniel y indique que : Malgré les incontestables progrès de la vinification, les vins de cru (ont) perdu par la greffe leurs caractères distinctifs. Ils ne sont plus comparables aux anciens : C'est là le fait brutal. La réaction à cet article est brutal en France par crainte de non-exportation. Des adversaires de Daniel lui prêtent des phrases qu'il n'avait pas écrites. Le ministre de l'Agriculture, lui enleva sa mission en lui adressant un blâme en .

Lucien Daniel n'en continua pas moins son combat avec des moyens réduits. Violemment combattu, parfois même avec mauvaise foi, il n'en consigne pas moins ses observations dans un ouvrage, intitulé : La question phylloxerique, le greffage et la crise viticole (3 fascicules : 1906-1908, 1909-1913, 1914-1919), qui eut un énorme retentissement.

Griffon

Edouard Griffon (1869-1912), refit à partir de 1905 sur des plantes herbacées, les expériences de greffage qu'avait faites précédemment Daniel. À la Quatrième conférence internationale de Génétique tenue à Paris en 1911 il met en cause Daniel, et fait connaître les résultats suivants. Les grands sélectionneurs, Georges Couderc et Erwin Baur, présents à la Conférence furent de l'avis d'Édouard Griffon, mais Lucien Daniel ne désarma pas.

À partir de cette époque, Daniel ne s'occupa plus de la Vigne, sinon pour recommander la culture en Bretagne et en Mayenne, de nouveaux cépages précoces résistants au froid, obtenus par François Baco, précisément dans des expériences de greffage. En 1919, Louis Daniel plante un petit vignoble en Baco à Bouillant, près de Vern-sur-Seiche,.

Plantes à parfum

En 1914, il est à nouveau chargé de mission par le ministre de l'Agriculture et accrédité par le ministre des Affaires Étrangères près de ses agents à l'étranger. Après la Première Guerre mondiale, il est chargé par l’Office National des matières végétales au ministère du Commerce, pour la droguerie, la distillerie, la pharmacie, et la parfumerie. Il s'agit pour Daniel d'une nouvelle orientation de ses activités, avec l'étude des plantes à parfum.

Il est ainsi chargé d'une mission en Angleterre, voyage dont il put rapporter la vraie Menthe de Mitcham et la propager en France. Puis, en 1920, il est chargé avec Auguste Meunissier d'une mission concernant les plantes à parfum du midi de la France, dont la culture de la rose et du jasmin. Il travaille sur les « variations des parfums sous l'influence du greffage » (1923), puis s'intéresse aux greffes de Menthe (1926), d'Absinthe (1924) et notamment à la descendance de l'Absinthe greffée sur Chrysanthème (1927).

Topinambour

Parmi les travaux les plus marquants, il y a aussi ses recherches sur les topinambours. Il obtint après 27 ans de greffages successifs, notamment sur soleils, des graines de topinambours, fait qui ne s'était jamais produit en France depuis leur introduction. Ce résultat lui permit d'obtenir des variétés innombrables tant alimentaires qu'ornementales. Les tubercules ainsi produits ont un valeur comestible.

Dans les divers semis, il a pu sélectionner des variétés alimentaires à tubercules de goût excellent et de forme allongée lisse, faciles à laver. En 1932, 1933, 1934 et 1935, il a obtenu de véritables hybrides de greffe entre le Soleil annuel et le Topinambour qui, tout en conservant des rhizomes souterrains, portent des capitules à fleurs ornementales rappelant à la fois le Soleil et le Topinambour. À ces variétés a été donné le nom d'Helianthus tuberannuus; elles ont été distribuées a des établissements publics français et étrangers ainsi qu'à des amateurs.

Postérité

Médaille Veitch

Il prend sa retraite autour de 1926. Il est élu correspondant de l'Académie des sciences, le (section de botanique).

À diverses reprises, les ouvrages de Lucien Daniel sont honorés de souscriptions du ministère de l'Instruction publique et ils obtiennent des récompenses appréciées médaille d'or à l'effigie d'Olivier de Serres, à l'Académie d'agriculture; diplômes d'honneur à la Société des Agriculteurs de France: médailles d'or à la Société nationale d'horticulture de France.

L'Académie des sciences lui attribua le prix Philippeaux réservé jusqu'alors aux zoologistes et qui fut donné au botaniste sur le rapport de Léon Guignard. Il obtient par la Royal Horticultural Society la Médaille commémorative Veitch en 1904.

En 1923, il est fait chevalier de la Légion d'honneur, puis officier en . Le , ses collègues, ses amis et ses anciens élèves se réunirent à Rennes pour fêter son jubilé et lui remettre un livre jubilaire : Mélanges dédiés au Professeur Lucien Daniel, auquel avaient collaboré de nombreux botanistes.

En 1937, il confie à L. Winter la mission de présenter l'ensemble de son œuvre au Palais de la Découverte à Paris, lors de l'Exposition universelle de 1937.

Les travaux de Lucien Daniel ont eu au moins comme résultat de provoquer de nombreuses recherches sur des problèmes de très grande importance, concernant la Botanique Appliquée; il forma des élèves qui, comme François Baco, Émile Miège, Constantin T. Popesco, Pierre Seyot, Henry des Abbayes, Philippe Malzevin, etc., ont fait progresser la science qui lui était chère. Il a été l'un des rares Professeurs de l'enseignement supérieur français ayant consacré toute sa carrière à l'étude des problèmes de la science à la biologique appliquée.

Lucien Daniel est enterré à Erquy.

Fils

Son fils Jean Daniel est né le à Château-Gontier et mort le à Perthes-lès-Hurlus lors de la Bataille de Champagne pendant la Première Guerre mondiale.

Il prépare sous la direction de son père un travail d'écologie végétale. Mobilisé comme sous-lieutenant au 28e régiment d'artillerie, il fut tué devant l'ennemi. Il apparait sous son seul nom de famille dans la liste des tués du 28e régiment d'artillerie. Il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume. Quelques semaines auparavant, il avait déposé un mémoire pour l'obtention du doctorat ès-sciences naturelles à la Faculté des sciences de l'Université de Paris.

Préambule et page de garde du mémoire présenté pour la Thèse de Doctorat de Mr Jean Daniel

En préambule à son mémoire de thèse est attachée un document relatant les circonstances exceptionnelles de la soutenance:

FACULTÉ DES SCIENCES DE L’UNIVERSITÉ DE PARIS

Monsieur Jean Daniel, sous-lieutenant d’artillerie, est tombé au champ d'honneur, en Champagne, le , alors qu'il venait de donner le dernier bon à tirer de la thèse qu’il devait soutenir devant la Faculté́ des sciences de Paris, en vue d'obtenir le grade de Docteur ès-sciences naturelles. Monsieur Jean Daniel a été cité à l'ordre du jour du corps d'armée le .
Les Professeurs soussignés, Membres du Jury, désignés pour cette soutenance, se sont réunis le pour examiner la thèse imprimée, dont le manuscrit avait été accepté par eux dans une première délibération suivie du permis d’imprimer donné par Monsieur le Vice-Recteur, en date du .
Le Président du Jury a donné de nouveau lecture de son rapport préliminaire, daté du , et a exposé en détail les résultats principaux acquis par Monsieur Jean Daniel. L’importance et le grand intérêt de ce travail ont été appréciés par tous les membres du jury.
Les soussignés ont été unanimes à reconnaître que cette thèse aurait mérité la plus haute mention que la Faculté puisse décerner.
En conséquence, les Membres du Jury déclarent que Monsieur Jean Daniel aurait été digne du grade de Docteur ès-sciences naturelles.
Paris,
Signé : E. HAUG.
HÉROUARD.
Le Président : Gaston BONNIER
Lu et approuvé :
Le Doyen,
APPELL.
Pour copie conforme :
Le Secrétaire,

D. TOMBECK

Un monument de Louis-Henri Nicot situé à La Dorée célèbre la mort de Jean Daniel.

Jean Daniel est l'auteur de :

Espèces

Il est l'auteur binomial d'une espèce de plante de la famille des Rosaceae: le Pirocydonia winkleri L.L.Daniel ex Bois. (Revue Horticole. Paris. 1914, n. s. xiv. 27).

Publications

Les articles de Lucien Daniel parus dans la Revue bretonne de botanique pure et appliquée (nos 1 à 8) sont consultables en ligne.

1888

1889

1890

1891

1892

1893

1894

1894).

1895

1896

1897

1898

1899

1900

1900).

1901

1902

1903

1904

1905

1906

1907

1908

1909

1910

1911

1912

1913

1914

1915

1916

1917

1918

1919

1920

1921

1922

1923

1924

1925

1926

1927

1928

1929

1931

1932

1935

1937

1940

Bibliographie

Compléments

Éponymie

Notes et références

  1. ↑ Réné Musset et Daniël Lucien, « Études sur la greffe », Annales de Bretagne, vol. 40, no 2,‎ , p. 364-365 (lire en ligne, consulté le ).
  2. ↑ Tous deux cultivateurs à Saint-Berthevin-la-Tannière.
  3. ↑ Il formait les jeunes arbres sans avoir recours au greffage en sélectionnant les plants qui semblaient devoir fournir les meilleurs résultats.
  4. ↑ Revue bretonne de botanique, 1911, T. VI, p. 199.
  5. ↑ Avec pour tout pécule cinq louis de vingt francs dans sa bourse.
  6. ↑ À vingt ans et après son service militaire, car son apprentissage agricole l'a mis en retard sur ses camarades.
  7. ↑ Il s'est aidé de l'aumônier, et en compagnie de son ami de toujours, Constant Houlbert, initié à la syntaxe latine
  8. ↑ Parmi les faits nouveaux observés, un des plus importants fut la découverte de l'inuline dans les involucres, les organes floraux et les réceptacles des capitules de certaines Tubuliflores et Radiees, quand cette substance manquait dans d'autres ou ne s'y trouvait qu'accidentellement. Localisée dans les parties incolores, elle ne pouvait coexister avec la chlorophylle. Abondante au moment du développement du capitule, elle disparaissait a la maturation du fruit. C'était une réserve de courte durée utilisée pour la reproduction sexuée, indépendante de la tuberculisation souterraine, mais pouvant coexister avec elle.
  9. ↑ Le cidre remplaçant le vin devenu rare.
  10. ↑ « Là, dit-il, quelque part (in litt.), je plantai de jeunes pommiers de semis, pris dans mon pays natal (La Dorée), élevés par moi suivant les principes de mon père, et dont j'avais pu déterminer, à l'avance, les qualités individuelles : vigueur, fertilité, qualité des fruits, etc. »
  11. ↑ Plus grande que celle des arbres greffés.
  12. ↑ Il se charge de la partie chimique.
  13. ↑ Le Cidre et le Poiré (1894, p. 173); Lucien Daniel explique « qu'il eut, à cette époque, jusqu'à soixante-dix variétés de cidres; quelques-uns furent conservés en barriques, les autres, en plus grand nombre, furent mis en bouteilles; mais, tous provenaient d'une seule variété de pommes, broyées isolément. » Au mélange des pommes, pratiqué en ce temps-là, généralement, il avait substitué, ainsi qu'on le fait pour les vins, le mélange des cidres; il pouvait, de cette façon, étudier avec beaucoup plus de facilité les proportions qui convenaient le mieux pour l'obtention d'un cidre de qualité déterminée.
  14. 1 2 Cl. Ch. Mathon, « Daniel, Mitchourine et Burbank », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 3, no 12,‎ , p. 792-808 (DOI 10.3406/jatba.1956.2350)
  15. ↑ Greffe des parties souterraines des plantes.
  16. ↑ Simples morphoses de peu d'importance dues à des variations de nutrition, non stables et encore moins héréditaires, ou parfois des variations de bourgeons que l'on peut observer aussi sur des végétaux non greffés.
  17. ↑ (Heliotrope et Myosotis palustris).
  18. ↑ Il admettait même qu'il existe des greffages neutres, c'est-à-dire, qui pendant une période suffisamment longue conservent les caractères utilitaires de certains végétaux qu'on multiplie par ce procédé, mais il prétendait toujours que « cette conservation n'est pas indéfinie, mais elle entraîne à la longue des dégénérescences, comme les autres procédés de multiplication asexuelle et l'action abusive de certains engrais ».
  19. ↑ Le nombre des espèces reconnues avant lui par quelques botanistes, parmi lesquels il convient de citer surtout Narcisse Henri François Desportes, Sosthène Duclaux, Louis Crié, Constant Houlbert était de 110; il porta ce chiffre à 423.
  20. ↑ On peut citer, entre une centaine d'autres : Reseda Phyteuma L., Physalis Alkekengi L., Potentilla supina L., Simethis bicolor Kunth., Orchis montana Schmidt, Melampyrum arvense L., etc., etc. Dans le voisinage de son pays natal de La Dorée, à l'extrême nord-ouest du département et confinant à la Bretagne, il fit connaître aussi de nouvelles localités de plantes intéressantes, comme Viola palustris L., Narthecium ossi/ragum Huds., Littorella lacustris L., etc.
  21. ↑ Au début du XIXe siècle, les cultivateurs se servaient encore exclusivement des engrais animaux et végétaux, et n'obtenaient la plupart du temps dans les terrains argileux, siliceux, imperméables, qui constituent la majeure partie du département, que de maigres récoltes. C'est dans l'arrondissement de Château-Gontier que les agriculteurs rompirent tout d'abord avec les anciennes coutumes, et rapidement le chaulage et le drainage se généralisèrent dans l'arrondissement de Laval. En 1891, date à laquelle Lucien Daniel écrivait, bien des terres dans l'arrondissement de Mayenne, n'avaient encore été ni chaulées ni drainées; les landes incultes étaient nombreuses; la flore restait très caractéristique des terrains siliceux.
  22. ↑ Cet ouvrage renferme de nombreuses observations sur la géographie botanique et sur des questions de physiologie végétale concernant la lutte pour la vie des espèces suivant les milieux naturels ou artificiels dans lesquels elles sont obligées de vivre.
  23. ↑ Ouvrage publié en 1898.
  24. ↑ Obtention d'hybride de greffes par décapitation du greffon au niveau du bourrelet.
  25. ↑ Faussement attribuée à Winkler qui ne l'utilisa qu'à partir de 1907.
  26. ↑ Sous la direction de Daniel, il effectue des études chimiques comparées sur les raisins et les vins provenant de Vignes greffées et non greffées
  27. ↑ Elle paraît dans la Revue générale de botanique ; son directeur (Gaston Bonnier) préoccupé de la vérité scientifique et non du mot d'ordre défendant de parler de la diminution de qualité des vins fournis par les Vignes greffées...
  28. ↑ (en) Harry W. Paul, Vine and Wine in Modern France, Cambridge University Press, coll. « Science », .
  29. ↑ Ce travail, illustré de nombreuses planches en couleur et en noir, fut qualifié par Ulysse Gayon, correspondant de l'Institut et élève de Louis Pasteur, de Mine de documents précieux pour la Viticulture. Lettre à Frantz Malvezin, éditeur, le 23 août 1915 « CHER MONSIEUR, « Je reçois les trois fascicules de l'important ouvrage que Daniel, mon collègue de la Faculté des sciences de Rennes, a consacré à la « Question phylloxérique » et dont vous avez bien voulu m'annoncer l'envoi; c'est une mine de documents précieux pour la viticulture. » On peut ne pas partager toutes les idées de l'auteur, mais tous, y compris ses contradicteurs, rendent un juste hommage à sa science et à sa conscience. » Je vous remercie, cher Monsieur, pour l'envoi de ce beau livre, et vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs. ».
  30. ↑ Le degré de vigueur influe sur le greffon et par suite sur les produits comme l'ont toujours admis les praticiens. C'est en ce sens que l'influence spécifique peut se faire sentir; elle n'a rien à voir avec l'hybridation asexuelle...De temps en temps on voit, même sans greffe, des variations dans la forme ou la coloration des fruits ; la saveur varie aussi légèrement d'une année à l'autre. Les variations de sucre et d'acidité sont plus ou moins marquées: suivant les variétés greffées, mais l'action du porte-greffe est généralement faible. « M. DANIEL a pensé que la Vigne française greffée sur Vigne américaine est influencée par celle-ci au point d'adultérer les caractères orphologiques et chimiques des raisins, par conséquent de détériorer les crus ; l'expérience démontre la fausseté d'une telle manière de voir... Jamais on n'a vu de raisins à goût rendu foxé par le sujet américain... Les Vignes greffées ne sont pas plus attaquées par le Mildiou et l'Oïdium que les Vignes non greffées... est exact que dans beaucoup de régions on a remplacé les cépages fins et à faible rendement en greffant des cépages inférieurs en qualité mais à plus forts rendements. De ce fait la qualité des vins a baissé, mais cela n'a rien à voir avec le greffage.
  31. ↑ « L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial » Accès libre, sur Gallica, (consulté le ).
  32. ↑ http://mediarec.dyndns.biz/vern.nsf/cd30e7d134aa721680256c3f00683ce3/$FILE/Num%C3%A9ro%201.pdf.
  33. ↑ Recherches menées dans son Jardin d'expérimentation de la Faculté des Lettres ou au jardin des Plantes.
  34. ↑ Ingénieur Horticole, ex-Directeur des Parcs et Promenades et du Jardin Botanique de la Ville de Rennes.
  35. ↑ Elle comprenait deux parties : 1° Au Palais de la Découverte, une partie documentaire permettait de comprendre l'exposé des théories, ses conséquences agricoles et horticoles, les résultats de la lutte pour la vie, l'hérédité des caractères acquis, l'obtention de nouveautés chez les végétaux autonomes ou greffés. Une salle entière avait été réservée pour y exposer les étapes de ses recherches poursuivies durant 47 années, soit depuis 1890. Ses principales publications y prenaient place, ainsi que près de 250 photographies, planches en couleurs et surtout une importante collection de parties de végétaux, présentés en sec, provenant de ses nombrables obtentions. 2° Au Jardin de la Biologie, une seconde partie dans laquelle figurait, en nature, des variétés de plantes nouvelles (symbiomorphoses et hybrides de greffe) obtenues par le Greffage Créateur. Le Jardin de la Biologie, attenant au Palais de la Découverte, avait été libéré de ses plantations décoratives pour faire place à l'Exposition des Végétaux Vivants en provenance des collections du Professeur Lucien Daniel. Les plantes avaient été mises, pour la circonstance, en bacs ou en pots et avaient été transportées par camion depuis Rennes, soit un parcours de 400 kilomètres.
  36. ↑ Historique des 28e et 228e régiments d'artillerie pendant la guerre 1914-1918, Imprimerie Berger-Levrault (Paris), 48 p.
  37. ↑ Influence des conditions de vie sur la structure secondaire des Dicotylédonies (thèse doctorat). Vol. in-8, 350 p., 120 fig et 56 pl., Rennes, décembre 1915.
  38. ↑ Deux femmes en sabots, vêtues d'une cape et la tête couverte, encadrent ce calvaire. Il est inscrit « Ce calvaire a été érigé par monsieur et madame Lucien Daniel en souvenir de leur fils Jean Daniel mort pour la France - 24 septembre 1915 ». L'une symbolise le chagrin suscité par la mort de l'enfant, l'autre représente l'espérance des parents dans l'avenir du monde. Au centre de la croix est gravé cet extrait du Vexilla Regis O Crux ave, spes unica.
  39. ↑ À Rennes, en 1902, le Frère Henri Golletais supprima les branches et une partie du tronc chez des Poiriers Williams qui avaient été greffés sur Cognassier quelque 50 ans auparavant. Sur ces arbres ainsi rabattus, étudiés par Lucien, des pousses anormales se développèrent, notamment sur le bourrelet de greffe où trois d'entre elles présentaient des caractères intermédiaires entre le Poirier et le Cognassier. Ces pousses reçurent le nom de Pirocydonia danieli.
  40. ↑ Thèses de la Faculté des sciences de Paris no 690.
  41. ↑ Ce mémoire, où sont résumées et complétées les cinq notes précédentes, contient des recherches originales sur les bractées de l'involucre des Composées, organes dont l'anatomie n'était pas alors connue. Leur structure présente assez de diversité pour que leurs caractères anatomiques puissent servir dans les questions litigieuses de classification. Pour la première fois est indiquée la présence de l'inuline dans les capitules de certaines Composées et les particularités de sa répartition dans les tissus dépourvus de chlorophylle; ces faits ont été contrôlés depuis et reconnus exacts par divers anatomistes. Ce sont des réserves de courte durée, utilisées rapidement pour la formation du fruit et de la graine qui, à maturité, n'en contient plus. L'auteur montre que le sclérenchyme est transparent pour l'assimilation ; et que dans les capitules, suivant les relations existant entre les parties chlorophylliennes et les régions incolores, la respiration peut l'emporter sur l'assimilation à la lumière et vice versa ou encore l'égaler.
  42. ↑ Recherches sur la répartition et la valeur relative des tannins contenus dans un certain nombre de plantes de cette famille.
  43. ↑ Ce sont les premiers débuts des publications de l'auteur sur l'influence de divers facteurs sur la répartition naturelle des végétaux indigènes dans l'Ouest de la France.
  44. ↑ Contribution à l'étude de faits de lutte de la plante contre les variations de milieu, faits venant à l'appui de ceux déjà signalés par Thilo Irmisch, Pierre Étienne Simon Duchartre, etc.
  45. ↑ C'est le premier travail de l'auteur sur la greffe. Il y montre que, contrairement aux idées reçues, l'on peut greffer avec succès diverses plantes sans faire coïncider leurs couches génératrices cambiales. Il indique un fait fondamental, c'est-à-dire que certaines substances, comme l'inuline, sont retenues au niveau du bourrelet quand on greffe une Composée ne fabriquant pas d'inuline sur une autre espèce qui en renferme. Cette rétention a été constatée seulement trois ans plus tard (1894) par Vöchting dans des greffes de Topinambour et de Grand Soleil (Helianthus tuberosus et Helianthus annuus).
  46. ↑ Plus de 300 espèces nouvelles pour ce département sont signalées dans ce Mémoire.
  47. ↑ Dans ces Notes, sont développées des considérations géographiques et des remarques sur les rapports des Champignons avec la nature du substratum. Ces observations sont les premières qui aient été publiées sur ce sujet, avant celles du Dr Émile Boudier et d'autres mycologues qui ne les ont pas connues sans doute puisqu'ils ne les ont pas citées.
  48. ↑ Extrait du Bulletin de la Société d'études scientifiques d'Angers.
  49. ↑ La première partie concernant Jean-Baptiste-Denis Bucquet a paru en entier. La seconde concernant Sosthène Duclaux et les auteurs du Catalogue de 1838 a paru en partie seulement à la suite de la nomination de Lucien Daniel à Rennes, nomination qui orienta ses recherches dans une autre direction.
  50. ↑ Dans ce travail sont décrites de nombreuses greffes herbacées nouvelles et leurs résultats, ainsi que leur explication physiologique.
  51. 1 2 3 Extrait du Monde des plantes.
  52. ↑ Dans cette note sont indiquées de nombreuses localités nouvelles de plantes rares ou nouvelles pour le département qui ont été utilisées par M. Léveillé pour sa Flore de la Mayenne. Dans la même Revue ont été publiées depuis quelques autres courtes Notes, parues à des intervalles plus ou moins éloignés, concernant le même sujet.
  53. ↑ Continuation des recherches décrites précédemment.
  54. ↑ Dans cette Note est pour la première fois mentionné l'abaissement fréquent des résistances et beaucoup plus rarement son exaltation chez les êtres greffés par rapport aux mêmes espèces non greffées, toutes conditions égales d'ailleurs. Principe fondamental en théorie et en pratique.
  55. ↑ Pour la première fois également est indiquée la possibilité d'obtenir des variétés nouvelles par une greffe contrairement à l'opinion jusqu'alors classique du maintien absolu par le greffage des caractères chez les plantes greffées ou leur descendance.
  56. ↑ Obtention systématique d'un Chou résistant au froid à la suite de la greffe d'une race non résistante sur une race résistante. Cette race, essayée par Georges Lechartier, doyen de la Faculté des Sciences de Rennes, et divers agriculteurs, a été reconnue comme très intéressante. Son origine a été contrôlée par une Commission nommée par le Comice agricole du canton de Château-Gontier, ayant pour secrétaire le professeur d'agriculture de l'arrondissement.
  57. ↑ Dans cette publication, qui comprend 6 belles phototypies, se trouvent décrits et figurés les premiers résultats établissant l'influence de la symbiose sur la descendance des plantes greffées, résultats déjà signalés de façon moins étendue dans des publications antérieures.
  58. ↑ Description de la première symbiomorphose dont l'auteur devait par la suite décrire et figurer de nombreux autres exemples. L'Aubergine longue violette greffée sur Tomate à fruits côtelés donna des fruits courts et côtelés comme ceux de la Tomate, mais de couleur violette comme ceux de l'Aubergine.
  59. ↑ Petit opuscule montrant l'importance du choix des greffons dans les arbres fruitiers quant aux résultats des greffes (formes érigées ou pleureuses); le même sujet est complété dans la Note suivante.
  60. ↑ Cet ouvrage comprend seulement les premières parties, jusqu'au XVIIIe siècle. Il a été achevé en 1925, dans les Études sur la greffe.
  61. ↑ Dans cette Note est indiquée l'action remarquable de l'acide citrique sur la guérison des cidres qui se tuent. Cet acide a été depuis employé avec avantage contre certaines maladies des vins.
  62. ↑ Extrait du Bulletin de la Société scientifique et médicale de l'Ouest, 3e trimestre 1896.
  63. ↑ Dans ce Mémoire qui comprend 104 pages, avec figures dans le texte et deux grandes planches d'anatomie, on trouve les premières bases de la théorie des capacités fonctionnelles, c'est-à-dire de l'explication scientifique des opérations de l'horticulture. Les diverses phases de la reprise à la suite du greffage y sont décrites ainsi que les variantes suivant les différentes sortes de greffes et la nature particulière des tissus chez les conjoints.
  64. ↑ Ces deux Notes figurent dans le Bulletin de la Société horticole d'Ille-et-Vilaine, dont l'auteur fut pendant trois ans secrétaire général et rédigea le Bulletin pendant cette période.
  65. ↑ Ce supplément est le dernier publié. On trouvera, çà et là, dans diverses publications de géographie botanique de l'auteur, quelques autres données sur la flore phanérogamique et cryptogamique de la Mayenne, flore qu'il a dû négliger depuis, ayant définitivement quitté ce département et ne pouvant y retourner qu'accidentellement.
  66. ↑ Un des plus importants travaux de l'auteur sur les conséquences du greffage et où se trouve exposée la théorie du greffage basée sur l'existence des déséquilibres de nutrition troublant l'harmonie des capacités fonctionnelles des associés, avec toute une série de symbiomorphoses, etc.
  67. ↑ C'est la première étude scientifique de cette question, discutée depuis la plus haute Antiquité et sur laquelle on n'avait pu s'entendre.
  68. ↑ Ouvrage honoré d'une médaille d'or à l'effigie d'Olivier de Serres à la Société nationale d'Agriculture et d'un diplôme d'honneur à la Société des Agriculteurs de France. Dans ce Mémoire, l'auteur, se basant sur les faits observés par lui chez les plantes herbacées greffées, conclut que c'est au greffage que l'on doit attribuer les différences de qualité des raisins et des vins, les changements de résistance et les divers cas de transmissions de caractères observées chez les Vignes greffées et les mêmes variétés cultivées franches de pied. Cet ouvrage eut un gros retentissement dans le monde viticole.
  69. ↑ Dans cette Note est indiquée la méthode de décapitation du greffon pour provoquer la formation d'hybrides de greffe, méthode que devaient plus tard appliquer Heuer[Lequel ?] et Hans Winkler en sectionnant les greffes au niveau même du bourrelet.
  70. ↑ Dans ce volumineux Mémoire, l'auteur examine toutes les conséquences des diverses opérations horticoles et montre comment l'on peut arriver à donner à une plante autonome une forme et une structure déterminées, mettre les arbres à fruit ou leur redonner la vigueur. Il étudie ensuite au même point de vue les plantes greffées et leur variation suivant les facteurs considérés. C'est la première fois que l'horticulture est expliquée de façon rationnelle et que l'action des blessures productrice de monstruosités est indiquée comme la résultante d'une sur-alimentation des bourgeons et rameaux réparateurs. Ce livre a valu à son auteur d'être considéré comme le fondateur de l'Horticulture scientifique. Il fut honoré d'une souscription du ministère de l'Instruction publique. Par une exception flatteuse, le prix de Physiologie Philippeaux, jusqu'alors réservé aux zoologistes, fut attribué à cet ouvrage par l'Académie des sciences sur le rapport de Léon Guignard; en même temps, la Royal Horticultural Society décernait à son auteur la Médaille commémorative Veitch, pour services éminents rendus à l'Horticulture.
  71. ↑ C'est le complément de la « Théorie des Capacités fonctionnelles ».
  72. ↑ C'est le premier travail donnant des comparaisons sur l'absorption chez la plante normale et la même espèce greffée.
  73. ↑ Dans ce travail, l'auteur montre que, en essayant de défendre les Vignes par leur greffage sur pieds américains vigoureux résistants au Phylloxéra, les viticulteurs les avaient livrées aux maladies cryptogamiques. C'était, dit-il, tomber de Charybde en Scylla.
  74. ↑ Le greffage sur plante jeune a redonné à des parties séniles une nouvelle vitalité.
  75. ↑ Dans ce Mémoire se trouvent la description du Pirocydonia Danieli et une étude anatomique des feuilles de cet hybride de greffe intermédiaire entre ses deux générateurs.
  76. ↑ Compte rendu des observations faites au cours de la première année de la mission à lui confiée par le Ministre de l'Agriculture à l'effet d'étudier les résultats du greffage dans le vignoble français. Ce rapport a été également publié dans la Revue de Viticulture de 1904.
  77. ↑ Cette Note avait été présentée à l'Académie des sciences. Sur les instances de personnalités dont elle contredisait les théories intéressées, elle fut refusée ! Gaston Bonnier qui la présentait, la publia aussitôt dans sa Revue.
  78. ↑ Cette conférence, faite à la Société régionale de Viticulture de Lyon, a paru aussi dans « La Vigne américaine », numéro de juin 1905).
  79. ↑ Conférence faite à l'Association horticole lyonnaise.
  80. ↑ Ouvrage honoré d'une souscription du Ministère de l'Instruction publique. Cet ouvrage, fruit d'un travail considérable, est peut-être le plus important de tous ceux qui ont été publiés par l'Auteur. Il a suscité de multiples colères; il a fait l'effet d'une pierre dans la mare aux grenouilles, suivant l'expression d'un Inspecteur général de la Viticulture; les faits et les conclusions qu'il contient, ont été vivement attaqués par ceux dont ils gênaient les intérêts.
  81. ↑ Cet article est paru dans le premier numéro de la Revue bretonne de Botanique pure et appliquée que venait de créer l'auteur en même temps qu'il fondait la Société bretonne de botanique.
  82. ↑ Cet ouvrage est resté inachevé. Il contient de nombreuses observations et figures inédites ; il démontre que la plupart des monstruosités sont causées par les déséquilibres de nutrition dus à l'action des blessures importantes d'organes.
  83. ↑ Cette Note suscita dans le monde viticole une grosse émotion.
  84. ↑ Consultables sur Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6353473h.r=Le+greffage.langFR https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6353474x.r=Le+greffage.langFR.
  85. ↑ Résultats des premiers essais du rétablissement de la culture de la Vigne en Bretagne à l'aide des producteurs directs franco-américains, tant pour les raisins de table que pour ceux de cuve.
  86. ↑ Ce Mémoire a été tiré à part sous le titre Nouvelles recherches sur les greffes herbacées, un volume in-8°, 100 pages, 8 figures dans le texte et 54 planches la plupart en similigravures d'après photographies, Rennes, 1913).
  87. ↑ Important travail.
  88. ↑ Brochure éditée par le Comité breton des plantes médicinales et des plantes à essence, sous le patronage du Comité interministériel et de l'office national des matières premières végétales pour la droguerie, la pharmacie et la parfumerie
  89. ↑ Cet ouvrage, dont le premier volume est paru dans la Revue bretonne de Botanique (1925-1926 et 1927) formera trois volumes, abondamment illustrés de figures originales la plupart dessinées d'après nature et les préparations anatomiques de l'Auteur. Il a été honoré d'une souscription du Ministère de l'Instruction publique.
  90. ↑ Le même travail, sans les planches, a paru dans le Bulletin de Mayenne-Sciences, Laval, 1926).
  91. ↑ Première page consultable : http://bibdigital.rjb.csic.es/Imagenes/P0044_S10_19/P0044_S10_19_168.pdf.

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