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(à 84 ans) Erquy |
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Jean-Lucien Daniel (d) |
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| Abréviation en botanique |
L.L.Daniel |
Lucien Louis Daniel, né le à La Dorée (Mayenne) et mort le , est un botaniste français qui a consacré ses recherches à l'étude de la greffe chez les végétaux, spécialiste des Chimères végétales, ou encore hybrides de greffe. Il est reconnu avec Ivan Mitchourine comme fondateur de la science des moyens de transformation dirigée des végétaux. Ses principaux ouvrages sont sur la pomologie, la question phylloxérique, le greffage et la crise viticole et les mystères de l'hérédité symbiotique. Il développa ses études des notions que l'on retrouve chez Ivan Mitchourine et Luther Burbank.
Même si la transmission héréditaire par le greffage reste erronée, les travaux de Daniel ont contribué l'agronomie moderne. Pour plusieurs scientifiques, une partie des conclusions des travaux de Daniel sont à réviser, sinon à les prendre que comme des éléments de contexte historique. Ses conclusions et ses théories sur la greffe ont été combattues par les spécialistes de ces questions. Dans le grand public, sa grande popularité lui vint de ses importants travaux sur la vigne et surtout de ses essais concluants d'acclimatation de certains cépages au nord de la Loire et principalement en Bretagne.
Né à La Bigottière, en La Dorée, le , il est issu d'une famille d'agriculteurs. Il a deux frères Romain et Didier.
Son père, Romain Daniel, est propriétaire à la Bigottière, commune de La Dorée, est marié à Anna Guilloux. Producteur de cidre, il établissait lui-même ses pépinières en sélectionnant les meilleures variétés de la région. Il est aussi l'auteur d'un procédé original de bouturage du Pommier.
Son père rêvait de faire de son fils un clerc de notaire. Lucien refuse ceci; et après une explication franche avec son père, rejoint l'école de Lassay pour préparer son brevet élémentaire.
Après la guerre franco-allemande de 1870, Lucien Daniel participe sous la direction de son père, pendant cinq ans, aux travaux agricoles du domaine familial.
En 1876, il devient élève de l'École normale primaire de Laval. Il y reçoit ses premières leçons d'horticulture et d'arboriculture par Gustave Rivière.
Premier de sa promotion en 1879, il sort comme instituteur mais tout en préparant le brevet supérieur. Après un bref séjour à l'École Primaire Supérieure d'Ernée, de à , il est nommé sur la proposition de ses chefs, répétiteur au lycée de Laval, où il restera jusqu'en .
Il a entre-temps, passé son baccalauréat ès-sciences. Il est nommé en 1881 professeur de sciences physiques et naturelles au collège de Château-Gontier, où il reste jusqu'en 1895. Il se marie en 1883 avec Marie Louise Robin, et en 1887, son fils Jean-Lucien naît. En parallèle à ses activités professorales, il va suivre chaque jeudi les cours de la Faculté des sciences de Rennes.
En , il est reçu licencié ès-sciences.
Il prépare ensuite son doctorat au Laboratoire de botanique de Faculté des sciences de Paris, sous la direction de Gaston Bonnier, dont il est un des premiers élèves. Ses premières découvertes semblent être liées en 1889 à la découverte de la présence et du rôle de l'inuline dans les capitules de certains Asteraceae.
Il soutient sa thèse en : Recherches anatomiques et physiologiques sur les bractées de l'involucre des composées.
C'est également à cette époque que développant l'enseignement reçu de Gustave Rivière, il se livre à d'importantes recherches sur la Pomologie et la fabrication des Cidres puis sur la Greffe et le choix des greffons dans les arbres fruitiers sur la Cheimatobie et la greffe du pommier, sur le Noircissement du cidre.
À cette époque, la France est encore touchée par la crise phylloxérique qui ravage le vignoble, et la culture des pommiers et la production de cidre connait un renouveau. En 1890, le conseil général de la Mayenne et la municipalité de Château-Gontier mettent à sa disposition non seulement une partie du champ d'expériences réservé au professeur d'Agriculture, mais aussi des subventions. Avec, il établit, dès la fin de 1892, dans une ferme qui lui appartenait un petit verger d'études, à Loigné. Daniel recommande alors l'utilisation d'arbres non greffés, en raison de leur longévité. C'est aussi à cette époque, entre 1892 et 1894, qu'il effectue ses premiers essais sur les Cidres en collaboration avec Léon Marie Dufour, directeur-adjoint du Laboratoire de Biologie végétale de Fontainebleau avec des méthodes novatrices, qui ne peuvent être poussées jusqu'à des conclusions définitives.
À partir de l'automne 1890 ses travaux portent aussi essentiellement sur la greffe et ses applications, à la suite de l'étude effectuée dans sa thèse. Il a travaillé sur de nombreux types de végétaux, plantes potagères, ornementales, à parfum, sauvages, arbres fruitiers, vigne, topinambours...
En 1891, il publie aux Comptes-rendus de l'Académie des sciences, un premier travail sur ce sujet et pendant près de cinquante années la plupart de ses travaux vont être consacrés à cette question de la greffe. En 1892, il aborde expérimentalement l'étude des greffes herbacées et dès 1894, il annonce la création de variétés nouvelles par la greffe, contrairement à l'opinion jusqu'alors classique du maintien par le greffage des caractères chez les plantes greffées ou leur descendance.
Il affirme la réalité des hybrides de greffe en 1894, dans une communication aux comptes-rendus de l'Académie des sciences. Ce fut aussi le début de son obsession des variations provoquées par la greffe, car après avoir annoncé l'apparition de variétés nouvelles par la greffe, il allait plus tard signaler la découverte d'espèces nouvelles provoquées par le greffage, et s'obstiner de plus en plus à croire que ces prétendues espèces sont de vraies espèces héréditaires. À partir de ce moment, il publie une suite ininterrompue de mémoires et de notes où il a accumulé une grande masse de faits observés avec bonne foi sur des plantes qu'il a greffées à l'infini, déployant pour cela une très grande habileté.
En 1894 et 1895, il avait démontré l'influence du sujet sur la postérité du greffon et obtenu par semis des graines d'un chou rave greffé sur chou cabus une race de moëllier de printemps, résistant au froid, qui supporte bien les hivers, alors que le moellier ordinaire gèle souvent.
Dans le même ordre d'idées, il produisit (1898-1899) des races nouvelles de haricots dont les unes étaient vivaces et les autres remontantes.
Il améliore la Carotte sauvage par sa greffe sur Carotte cultivée et par le semis de ses graines. En 1902, il publie en collaboration avec Victor Thomas, une note sur l'utilisation des minéraux par les plantes greffées, et il montre comment, par accoutumance progressive, on peut associer des espèces dont les appétences sont normalement opposées. De même, il redonne une vitalité nouvelle à une branche sénile de Scopolia par sa greffe sur Tomate jeune et elle fournit de nouvelles fleurs en devenant remontante.
Plus tard, il constate l'influence du greffage sur la production des monstruosités (1906); en 1914, il met au point la question de l'hybridation asexuelle et publia une Classification rationnelle des symbioses.
Il cite ainsi les cas du navet greffé sur le chou et dont les graines ont donné des navets à tubercules de taille plus réduite que les témoins et à goût de chou.
Il serait pourtant injuste de denier à ses travaux sur la greffe toute valeur. Si on ne peut en accepter les conclusions, on prendra longtemps grand intérêt à les consulter. Son principal travail d'ensemble : Études sur la greffe (1927-1930) représente certainement ce qu'on a publié de plus complet sur ce sujet au début du XXe siècle.
Dans ses dernières publications et notamment dans son ouvrage : Études sur la greffe (1930), il semble avoir été moins absolu qu'il ne l'avait été autrefois (dans la période 1892-1912), relativement aux variations que provoque la greffe.
En quatre années, Lucien Daniel recueille un nombre suffisant de documents sur la mycologie de la Mayenne pour publier en 1892 une importante liste de Champignons basidiomycètes. Puis en quatre suppléments, parus entre les années 1892-96, il ajouta encore une centaine d'espèces. Il s'intéressa aussi aux Ascomycètes et aux Champignons inférieurs, et il en donna des localités pour près de 150 espèces.
Lucien Daniel, en complément de ce qui avait été déterminé par Sosthène Duclaux et Charles Chedeau, y fait de nouvelles et intéressantes découvertes. C'est dans Le Monde des Plantes, la revue d'Hector Léveillé qui s'ouvrait tout particulièrement aux botanistes de la Mayenne, qu'il signala, en plusieurs notes un nombre important de plantes peu communes, rares ou même nouvelles pour le département.
En biologie végétale, il a donné plusieurs travaux qui ne laissent pas d'être originaux ou intéressants. C'est ainsi que l'influence du drainage et de la chaux sur la végétation spontanée du département lui permet de constater d'importantes modifications dans la constitution du tapis végétal.
En 1895, il est nommé professeur de sciences naturelles au lycée de Rennes. Il se fait remarquer par ses chefs hiérarchiques; et il en est rapport avec le botaniste Louis Crié, professeur à la Faculté des sciences de Rennes.
En 1901, il est autorisé à faire à la Faculté des sciences de Rennes un cours libre de botanique appliquée à l'Horticulture.
À la suite de ces cours, une maîtrise de conférences de botanique appliquée est créée, sur l'initiative du doyen, Georges Lechartier, chimiste, et de Louis Joubin, alors professeur de zoologie à la Faculté. Elle est confiée à Lucien Daniel et deux ans plus tard, elle était transformée avec le concours de la ville de Rennes, en chaire magistrale chaire qu'il occupera jusqu'en 1927, date où lui sera confié l'honorariat.
Nombreux ont été ses élèves parmi lesquels plusieurs ont présenté des thèses remarquées de doctorat es sciences. Parmi eux des étudiants étrangers, roumains, russes, chinois, américains qu'attire l'enseignement original du maître.
Président du Comité de Bretagne des plantes médicinales, Lucien Daniel sut donner à la cueillette et à la culture des simples une active impulsion.
En 1906, il fonda la Société bretonne de botanique et publia depuis cette date jusqu'en 1935 la Revue Bretonne de Botanique. Dans la presse et dans L'Ouest-Éclair, il fait œuvre de vulgarisation scientifique en publiant plusieurs articles.
C'est dans la Revue bretonne de botanique, ainsi que dans le Bulletin de la Société scientifique de l'Ouest, qu'ont été publiées de nombreuses notes et même des travaux de longue haleine, encore inachevés, telles que les Recherches sur la Flore d'Erquy et l'influence du climat marin sur la végétation (1916 a 1927). L'Introduction de cet ouvrage est dédié, par Lucien Daniel, à son fils Jean Daniel, mort pour la France, le .
Disciple de Mitchourine, il a rapporté, tout au long de sa carrière, une série de cas, pour lui positifs, de transmission héréditaire de variations liées au greffage, touchant soit des caractéristiques morphologiques, soit le comportement physiologique et la composition chimique.
Ses travaux ont porté sur diverses parties de la botanique ayant un intérêt pratique étude sur les champignons répartitions géographiques des plantes Indigènes de l'Ouest de la France et surtout ses recherches sur la greffe et des opérations d'horticulture.
C'est dans ce dernier domaine des Sciences appliquées qu'à peine avait-on abordé avant lui que Lucien Daniel obtient une notoriété , et qu'il demeure comme l'un des fondateurs de l'horticulture scientifique.
Ses études sur la variation par la greffe et l'hérédité des caractères acquis venaient à l'appui des conceptions de Jean-Baptiste de Lamarck et les résultats qu'il avait obtenus eurent un grand retentissement non seulement en France, mais à l'étranger. C'est donc en 1898 que Lucien Daniel formule sa théorie des capacités fonctionnelles, en même temps qu'il donnait un ensemble de faits concernant l'hérédité des caractères acquis par la greffe.
Dans les années 1900, il mène des recherches dans son jardin d'Erquy.
À l'époque, la reconstitution du vignoble par le greffage sur pieds américains était loin de donner les résultats espérées. De nombreux viticulteurs qui voyaient le salut dans l'hybridation de la vigne, organisèrent un Congrès international de l'hybridation de la vigne à Lyon du 15 au . Lucien Daniel, est nommé rapporteur de la question greffage.
Au cours de ce congrès, il présente une méthode originale de greffage dite méthode Winkler. Il soulève à cette occasion une émotion profonde dans le monde viticole en mettant en garde contre l'abâtardissement des vieux cépages, la diminution de qualité des vins de grand cru et l'abondance causée par la reconstitution qui devait conduire à la mévente. Le congrès est l'objet de violentes oppositions avec les « américanistes », pour lesquels le greffage de cépages français sur plants américains est la seule solution pour renouveler le vignoble après le phylloxéra, tels que Louis Ravaz et Pierre Viala.
Les événements lui ayant donné raison, en 1903, le ministre de l'Agriculture missionne Daniel pour étudier l'effet de la greffe sur le vignoble français. Daniel remplit consciencieusement, mettant le souci de la vérité scientifique au-dessus des intérêts particuliers. Le , il dépose au ministère de l'Agriculture, un rapport concluant que « le greffage fait varier la Vigne et son principal produit, le vin ». L'homme de science qui se heurte de gros intérêts est violemment combattu. Ses travaux doivent faire face à l'opposition des « américanistes », et aux intérêts économiques de la production de vin.
La culture du pommier et du cidre connaissait alors une renaissance, et certains reprochèrent et insinuèrent que Daniel était au service d'intérêts opposés à la reconstitution du vignoble. Les résultats obtenus par Daniel, et Charles Laurent[Lequel ?] sont présentées par Gaston Bonnier à l'Académie des sciences qui en souligne l'intérêt, mais la Note ne fut pas insérée dans les Comptes-rendus.
Le climat dans lequel Daniel mène ses recherches sur l'influence de la greffe dans le vignoble français est explosif. 1907 est ainsi marquée par la Révolte des vignerons de 1907. Plusieurs personnalités défendent les thèses de Daniel : hybrideurs de vignes comme Jurie, Pierre Castel et François Baco et dans le domaine de l'Arboriculture fruitière, des praticiens comme Alfred Nomblot.
En 1906, Daniel fait planter deux ares de Baco 1 dans le jardin de son laboratoire. Il recommandait la culture de ce cépage en Bretagne.
Malgré le travail énorme accompli par Daniel, malgré la masse des faits qu'il avait rassemblés, et le nombre de publications, les Américanistes vont vaincre. Le congrès international d'Angers n'accorde pas la parole aux tenants de l'idée selon laquelle la greffe peut détériorer la vigne...
Daniel alla jusqu'à déclarer que la viticulture avait fait fausse route en greffant et que les plants greffés étaient moins résistants aux maladies cryptogamiques (Oïdium et Mildiou). Dans ces affirmations, il se heurta à l'opposition très vive de Pierre Viala, Gervais[Lequel ?], Georges Couderc et d'autres spécialistes de la vigne et aussi aux critiques de divers savants: Léon Guignard, Edouard Griffon, Henri Colin.
Le , Daniel est relevé de sa mission probablement à la suite des polémiques dont s'était alors fait l'écho le Times de Londres.
Daniel y indique que : Malgré les incontestables progrès de la vinification, les vins de cru (ont) perdu par la greffe leurs caractères distinctifs. Ils ne sont plus comparables aux anciens : C'est là le fait brutal. La réaction à cet article est brutal en France par crainte de non-exportation. Des adversaires de Daniel lui prêtent des phrases qu'il n'avait pas écrites. Le ministre de l'Agriculture, lui enleva sa mission en lui adressant un blâme en .
Lucien Daniel n'en continua pas moins son combat avec des moyens réduits. Violemment combattu, parfois même avec mauvaise foi, il n'en consigne pas moins ses observations dans un ouvrage, intitulé : La question phylloxerique, le greffage et la crise viticole (3 fascicules : 1906-1908, 1909-1913, 1914-1919), qui eut un énorme retentissement.
Edouard Griffon (1869-1912), refit à partir de 1905 sur des plantes herbacées, les expériences de greffage qu'avait faites précédemment Daniel. À la Quatrième conférence internationale de Génétique tenue à Paris en 1911 il met en cause Daniel, et fait connaître les résultats suivants. Les grands sélectionneurs, Georges Couderc et Erwin Baur, présents à la Conférence furent de l'avis d'Édouard Griffon, mais Lucien Daniel ne désarma pas.
À partir de cette époque, Daniel ne s'occupa plus de la Vigne, sinon pour recommander la culture en Bretagne et en Mayenne, de nouveaux cépages précoces résistants au froid, obtenus par François Baco, précisément dans des expériences de greffage. En 1919, Louis Daniel plante un petit vignoble en Baco à Bouillant, près de Vern-sur-Seiche,.
En 1914, il est à nouveau chargé de mission par le ministre de l'Agriculture et accrédité par le ministre des Affaires Étrangères près de ses agents à l'étranger. Après la Première Guerre mondiale, il est chargé par l’Office National des matières végétales au ministère du Commerce, pour la droguerie, la distillerie, la pharmacie, et la parfumerie. Il s'agit pour Daniel d'une nouvelle orientation de ses activités, avec l'étude des plantes à parfum.
Il est ainsi chargé d'une mission en Angleterre, voyage dont il put rapporter la vraie Menthe de Mitcham et la propager en France. Puis, en 1920, il est chargé avec Auguste Meunissier d'une mission concernant les plantes à parfum du midi de la France, dont la culture de la rose et du jasmin. Il travaille sur les « variations des parfums sous l'influence du greffage » (1923), puis s'intéresse aux greffes de Menthe (1926), d'Absinthe (1924) et notamment à la descendance de l'Absinthe greffée sur Chrysanthème (1927).
Parmi les travaux les plus marquants, il y a aussi ses recherches sur les topinambours. Il obtint après 27 ans de greffages successifs, notamment sur soleils, des graines de topinambours, fait qui ne s'était jamais produit en France depuis leur introduction. Ce résultat lui permit d'obtenir des variétés innombrables tant alimentaires qu'ornementales. Les tubercules ainsi produits ont un valeur comestible.
Dans les divers semis, il a pu sélectionner des variétés alimentaires à tubercules de goût excellent et de forme allongée lisse, faciles à laver. En 1932, 1933, 1934 et 1935, il a obtenu de véritables hybrides de greffe entre le Soleil annuel et le Topinambour qui, tout en conservant des rhizomes souterrains, portent des capitules à fleurs ornementales rappelant à la fois le Soleil et le Topinambour. À ces variétés a été donné le nom d'Helianthus tuberannuus; elles ont été distribuées a des établissements publics français et étrangers ainsi qu'à des amateurs.

Il prend sa retraite autour de 1926. Il est élu correspondant de l'Académie des sciences, le (section de botanique).
À diverses reprises, les ouvrages de Lucien Daniel sont honorés de souscriptions du ministère de l'Instruction publique et ils obtiennent des récompenses appréciées médaille d'or à l'effigie d'Olivier de Serres, à l'Académie d'agriculture; diplômes d'honneur à la Société des Agriculteurs de France: médailles d'or à la Société nationale d'horticulture de France.
L'Académie des sciences lui attribua le prix Philippeaux réservé jusqu'alors aux zoologistes et qui fut donné au botaniste sur le rapport de Léon Guignard. Il obtient par la Royal Horticultural Society la Médaille commémorative Veitch en 1904.
En 1923, il est fait chevalier de la Légion d'honneur, puis officier en . Le , ses collègues, ses amis et ses anciens élèves se réunirent à Rennes pour fêter son jubilé et lui remettre un livre jubilaire : Mélanges dédiés au Professeur Lucien Daniel, auquel avaient collaboré de nombreux botanistes.
En 1937, il confie à L. Winter la mission de présenter l'ensemble de son œuvre au Palais de la Découverte à Paris, lors de l'Exposition universelle de 1937.
Les travaux de Lucien Daniel ont eu au moins comme résultat de provoquer de nombreuses recherches sur des problèmes de très grande importance, concernant la Botanique Appliquée; il forma des élèves qui, comme François Baco, Émile Miège, Constantin T. Popesco, Pierre Seyot, Henry des Abbayes, Philippe Malzevin, etc., ont fait progresser la science qui lui était chère. Il a été l'un des rares Professeurs de l'enseignement supérieur français ayant consacré toute sa carrière à l'étude des problèmes de la science à la biologique appliquée.
Lucien Daniel est enterré à Erquy.
Son fils Jean Daniel est né le à Château-Gontier et mort le à Perthes-lès-Hurlus lors de la Bataille de Champagne pendant la Première Guerre mondiale.
Il prépare sous la direction de son père un travail d'écologie végétale. Mobilisé comme sous-lieutenant au 28e régiment d'artillerie, il fut tué devant l'ennemi. Il apparait sous son seul nom de famille dans la liste des tués du 28e régiment d'artillerie. Il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume. Quelques semaines auparavant, il avait déposé un mémoire pour l'obtention du doctorat ès-sciences naturelles à la Faculté des sciences de l'Université de Paris.

En préambule à son mémoire de thèse est attachée un document relatant les circonstances exceptionnelles de la soutenance:
FACULTÉ DES SCIENCES DE L’UNIVERSITÉ DE PARIS
Monsieur Jean Daniel, sous-lieutenant d’artillerie, est tombé au champ d'honneur, en Champagne, le , alors qu'il venait de donner le dernier bon à tirer de la thèse qu’il devait soutenir devant la Faculté́ des sciences de Paris, en vue d'obtenir le grade de Docteur ès-sciences naturelles. Monsieur Jean Daniel a été cité à l'ordre du jour du corps d'armée le .
Les Professeurs soussignés, Membres du Jury, désignés pour cette soutenance, se sont réunis le pour examiner la thèse imprimée, dont le manuscrit avait été accepté par eux dans une première délibération suivie du permis d’imprimer donné par Monsieur le Vice-Recteur, en date du .
Le Président du Jury a donné de nouveau lecture de son rapport préliminaire, daté du , et a exposé en détail les résultats principaux acquis par Monsieur Jean Daniel. L’importance et le grand intérêt de ce travail ont été appréciés par tous les membres du jury.
Les soussignés ont été unanimes à reconnaître que cette thèse aurait mérité la plus haute mention que la Faculté puisse décerner.
En conséquence, les Membres du Jury déclarent que Monsieur Jean Daniel aurait été digne du grade de Docteur ès-sciences naturelles.
Paris,
Signé : E. HAUG.
HÉROUARD.
Le Président : Gaston BONNIER
Lu et approuvé :
Le Doyen,
APPELL.
Pour copie conforme :
Le Secrétaire,D. TOMBECK
Un monument de Louis-Henri Nicot situé à La Dorée célèbre la mort de Jean Daniel.
Jean Daniel est l'auteur de :
Il est l'auteur binomial d'une espèce de plante de la famille des Rosaceae: le Pirocydonia winkleri L.L.Daniel ex Bois. (Revue Horticole. Paris. 1914, n. s. xiv. 27).
Les articles de Lucien Daniel parus dans la Revue bretonne de botanique pure et appliquée (nos 1 à 8) sont consultables en ligne.
1894).
1900).
L.L.Daniel est l’abréviation botanique standard de Lucien Louis Daniel.
Consulter la liste des abréviations d'auteur en botanique ou la liste des plantes assignées à cet auteur par l'IPNI, la liste des champignons assignés par MycoBank, la liste des algues assignées par l'AlgaeBase et la liste des fossiles assignés à cet auteur par l'IFPNI.