Supporters de l'Olympique lyonnais

Tifo pour la célébration des 15 ans du groupe de supporters « Lyon 1950 » au Groupama Stadium.

Les supporters de l'Olympique lyonnais encouragent et soutiennent le club de football français de l'Olympique lyonnais, son équipe première masculine et son équipe première féminine.

Depuis 2016, ils soutiennent l'OL à domicile principalement au Groupama Stadium, mais aussi au Groupama OL Training Center où se déroulent la plupart des matches de l'équipe féminine ainsi que de l'équipe réserve masculine.

Au Groupama Stadium (depuis 2016)

Virage Nord

Tifo anniversaire "35 ans" Bad Gones - Kop Virage Nord et drapeau Lyon 1950, le 13 novembre 2022.

En 2023, les Bad Gones sont rejoints par un groupe reprenant le nom de la tribune, le Bloc 405 Ferveur Nord, pour animer le troisième anneau du Groupama stadium, notamment en reprenant les chants des Bad Gones. Fort de l'ambiance impulsée par les Bad Gones, le Bloc 405 comptera jusqu'à 250 abonnés actifs.

Virage Sud

Le groupe ultra Virage Sud Lyon 1950 occupe les blocs inférieurs et une partie des blocs intermédiaires du virage sud, comptant 2130 membres. De plus en plus nombreux, les Lyon 1950 s'illustrent tout particulièrement en déplacement, avec des nombreux show pyrotechniques. Le groupe a fêté sa quinzième année d'existence avec la devise "Passion et addiction" lors de la saison 2024/2025.

Les Handi Sup OL, qui regroupent des supporters en situation de handicap, sont placés près du virage nord aux emplacements aménagés pour les fauteuils roulants entre les anneaux inférieur et intermédiaire.

Tribunes actives

L'Olympique Lyonnais totalisait un nombre de supporters abonnés actifs, à tendance ultra (comme les Bad Gones 1987, Lyon 1950, South Side Lyon ou Bloc 405) ou membres de groupes de supporter classiques (Rouge et Bleu, Hex@gones, Générations OL, O'elle Club, Handi sup'OL ou encore Brigade Lyon) de 26 500 personnes en 2024.

Faits divers et polémiques

En , les Bad Gones sont de nouveau épinglés pour leurs accointances avec l'extrême droite en raison d'un don de 2000€ du groupe à une association proche d'Éric Zemmour.

En , en marge de la victoire de l'Olympique lyonnais contre le FC Nantes, des affrontements entre supporters des Bad Gones et du nouveau groupe inclusif des Six-Neuf Pirates (SNP) éclatent au stade Groupama, faisant plusieurs blessés. Un membre des SNP est légèrement blessé à la cuisse par un coup de couteau,. Neuf jours après les affrontements, le club annonce des interdictions de stade de 3 à 18 mois pour 19 supporters impliqués, issus des groupes Six-Neuf Pirates, Bad Gones et Lyon 1950. L'OL dépose également 16 plaintes pour diverses infractions, incluant l'introduction d'armes et la violence volontaire en réunion

Ce conflit s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre groupes de supporters de l'OL, marquées par des divergences idéologiques, notamment en matière de racisme et d'orientation politique. Certains supporters, en particulier ceux issus des SNP, rapportent des comportements hostiles et racistes de la part de groupes d'extrême droite dans les tribunes, tandis que des incidents violents et intimidations propres à l'ultra gauche anti-faciste[réf. nécessaire] visent ceux qui dénoncent ces pratiques. Le club condamne les violences et met en place une plateforme pour signaler les comportements problématiques, tout en encourageant les dépôts de plainte pour identifier les auteurs et limiter la prolifération des comportements extrémistes dans son stade.

Au Stade de Gerland (jusqu'à 2015)

Le stade Gerland.

  • Tribune Jean-Jaurès.
  • Tribune Jean-Bouin.
  • Virage nord.
  • Virage sud.
Les différentes tribunes de Gerland.
Tribune des Bad Gones en 2012.

Virage nord : les Bad Gones

Le premier groupe de supporters créé est celui des Bad Gones en 1987. Originellement, le groupe se situe tribune Jean-Bouin (où il est appelé « KGB » pour Kop Gens Bouin) avant de s'installer au virage nord en 2001-2002. Les Bad Gones entretiennent une certaine proximité avec l'extrême droite. Ainsi une des premières écharpes du groupe incluait la formule « Notre honneur s'appelle fidélité » qui est une référence explicite à

« Meine Ehre heißt Treue », devise des SS.

Il semble toutefois que cette orientation politique soit à présent partagé avec le virage sud même si certaines dérives violentes peuvent encore subvenir : en attestent les échauffourées ayant opposé les Bad Gones aux South Winners marseillais, au printemps 2013, incidents qui auraient pu causer la suspension du groupe.

En 2015, anticipant le passage prochain dans le nouveau stade de Lyon, le groupe double ses membres passant de 3 000 à 6 000 membres.

Virage sud

« Lugdunum’s 93 » fondé en 1993 passe du virage nord au virage sud en 1999. En 2001, « Nucleo Ultras », groupe issu des Bad Gones, passe également du nord au sud. En 2007, les deux groupes (« Nucleo Ultras » et « Lugdunum’s 93 ») fusionnent pour former le groupe « Cosa Nostra Lyon » (CNL). Le groupe compte rapidement 500 membres mais n'est pas reconnu officiellement par le club avec lequel il entretient, en particulier avec Jean-Michel Aulas, des relations difficiles. Un certain nombre de débordements conduisent à la dissolution du groupe en parmi sept autres groupes,, par le ministre Brice Hortefeux. À l'été 2010, le groupe « Lyon 1950 » installé virage sud, est reconnu par le club. Depuis, le virage sud véhicule toujours la réputation d'être l'origine réelle ou supposée d'un certain nombre d'actes racistes et d'incidents violents. Cette réputation est confortée par la « guerre ouverte » qui oppose cette tribune au groupe stéphanois des Magic Fans. Cette opposition récurrente et le désordre qu'elle engendre a conduit l'autorité préfectorale à interdire aux supporters lyonnais de se déplacer à Saint-Étienne pour assister au derby du . Le conseil d'État a d'ailleurs partiellement entériné cet arrêté préfectoral en soulignant que « des incidents d’une gravité croissante ont opposé, dans le courant de l’année 2013, des personnes se prévalant de la qualité de supporter des équipes de l’OL et de l’AS Saint-Étienne [...] assorti d’actes de grande violence entre certains groupes de supporters « ultra » des deux clubs établissait le risque d’incidents graves lors de la rencontre. »

En , le rapport de l'observatoire des comportements dans les stades relayé par Le Parisien-Aujourd'hui en France pointe particulièrement les supporters de l'OL pour « un nombre d’insultes, de gestes caractérisés incitant à la haine raciale d’actes de violence physique et d’utilisation d’engins pyrotechniques ». Surtout, la tribune semble, contrairement à toutes les autres à Lyon et en France, être animée d’initiatives spontanées émanant de groupuscules et échappant à toute coordination supérieure :

« Le virage sud présente cette particularité quasi unique en France : pas de leader, pas de positionnement commun sur tous les sujets. »

La réalité du virage sud est donc, outre la présence de « Lyon 1950 », qui en annonce représenter 250 supporters, l’agglomérat d'indépendants et de petits groupes autonomes (appelés parfois firms) comme Mezza Lyon, groupe d'une quinzaine de membres proche de la mouvance identitaire.

Tribunes Jean-Bouin et Jean-Jaurès et autres groupes

Le groupe « Rouges et Bleus » qui annonce une centaine de membres est localisé à Jean-Bouin. Le groupe « Hex@gones » créé en 2000 et situé en virage sud inférieur est particulièrement investi dans le suivi de l'équipe dans ses matches à l'extérieur.

Comme certains autres clubs, l'OL a des groupes à travers la France, notamment « Gones 58 » dans la Nièvre, « Gones 26 » en Drôme, « Septimagones » en Languedoc-Roussillon, « Loups Marchois » en Creuse, "Gones en Nord" dans les Hauts-de-France,« Le Capit'OL » en Île-de-France et « Dauphigones » dans l'Isère.

Autres aspects

Accident mortel

En , deux supporters lyonnais sont morts dans un accident de mini-bus et sept autres sont blessés. L'accident s'est produit à hauteur de Limoges, alors que les supporters se rendaient au stade de la Beaujoire, pour le match de la 32e journée de Ligue 1 entre FC Nantes et Olympique lyonnais.

Notes et références

Notes

  1. ↑ Un gone est un gamin dans le parler lyonnais.
  2. ↑ Cinq groupes dissous sont parisiens et le sixième est niçois. [Décret du 28 avril 2010 portant dissolution d'une association].

Références

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Annexes

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Bibliographie

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Filmographie

Articles connexes

Liens externes