Maison Gabrielli

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Ne doit pas être confondu avec famille Gabrieli.

Maison Gabrielli
Image illustrative de l’article Maison Gabrielli
Armes de la famille.
Blasonnement Palé d'or et de gueules à trois fasces d'argent brochant sur le tout.[réf. nécessaire]
Devise HINC VIRTUS ET HONOR[réf. nécessaire]
Fondation 920
Origine GUBBIO
Pays États pontificaux, république de Venise, royaume des Deux-Siciles, royaume d'Italie, Italie et Comtat Venaissin

La famille Gabrielli (plus connus sous le nom de Gabrielli de Gubbio) est une famille féodale noble italienne, originaire de la ville de Gubbio, en Ombrie.

Histoire

Les premiers documents historiques mentionnant cette famille apparaissent au Xe siècle, quand Cante se fait attribuer par son oncle, le pape Étienne VII, quelques fiefs en Italie centrale, et particulièrement le fief de Luceoli, qui est rebaptisé Cantiano (c'est-à-dire appartenant à Cante) du nom de celui-ci.[réf. nécessaire]

Mello da Gubbio - Vierge à l’Enfant « Maestà dei Consoli » Présentation de Giovanni Gabrielli, par quatre saints, fresque commandée vers 1350, par Giovanni Gabrielli, lors de sa prise de pouvoir en 1350 - Chapelle palatine, Palazzo dei consoli, Gubbio.

Du tronc principal de cette maison, resté eugubin jusqu'à l'extinction de ses branches aînées au XVIIIe siècle, s'est détachée une branche établie dans le Comtat-Venaissin à la fin du XVIe siècle, aujourd'hui française, celle des comtes de Baccaresca et de Coraduccio.

Au cours des siècles de nombreuses autres branches se sont détachées, dont plusieurs sont encore représentées de nos jours en Italie :

Une branche s'établit dans le royaume des Deux-Siciles durant le XIIe siècle. Elle porte le titre de comte Gabrielli et de baron de Quercita.

Une branche s'établit à Padoue, puis à Venise, avant 1150, où elle intègre le patriciat, et fut agrégée au Grand Conseil en 1297. Elle est souvent connue avec les noms de Gabrieli, Gabriel ou Cabriel, variantes résultant de la linguistique propre à la région vénitienne. Cette branche s'est éteinte en 1805, par le décès d'Angelo-Maria di Melchiore Gabrielli, comte de San Polo di Piave et de San Giorgio dans le Travisiano et comte d’Aviano dans le Frioul, 1732-†1805, dernier descendant de cette famille.

Une branche s'établit à Fano, les Gabrielli di Montevecchio. Elle porte les titres de comte de Montevecchio depuis le XIIe siècle, de comte de Mirabello et Monteporzio, de duc Ferentillo (1804), et de prince d'Umbriano del Precetto (1804). Cette lignée continue actuellement dans la famille des comtes de Montevecchio Martinozzi Benedetti, duc de Ferentillo. Une autre branche établie à Fano depuis le XVe siècle, les Gabrielli de Fano, d'où se détachèrent les Gabrielli-Wiseman, liés au cardinal Nicholas Wiseman.

Une branche s'établit en 1410 à Scapezzano, puis vers 1494 à Senigallia. Cette branche s'est éteinte au milieu du XVIIIe siècle.

Une autre famille originaire de Venise, s’installa à Rome dans le quartier de la Regola. Le premier représentant connu est un certain Pietro, mort en 1360. Leur condition sociale, plutôt aisée, devait être le fruit d’une activité marchande entreprise dans la ville lagunaire, peut-être avec le monde oriental, comme semblent confirmer les armes de cette famille (d’azur à trois besants d’argent croisés de rouge, un croissant d'argent en abime, à la bordure endentée d'argent et de gueules), et poursuivi ensuite à Rome. Installés depuis la fin du XVIIe siècle dans l'ancien palais du cardinal Giordano Orsini sur le Monte Giordano, la branche cadete acheta à fin XVIIIe siècle le fief de Prossedi et furent élevés au rang princier en 1762, sous l’égide du Cardinal Giulio Gabrielli, titrés princes de Prossedi, de Roccasecca et de Pisterzo. Les deux derniers membres de cette branche épousent deux princesses de la famille Bonaparte. Cette branche s’est éteinte dans la lignée masculine en 1911. Au XVIIIe siècle, la branche ainée releva le nom et les titres des comtes de Carpegna. Cette lignée continue actuellement dans la famille des princes di Carpegna-Falconieri-Gabrielli.

Toutes les branches portent le titre de Patrizio di Gubbio (patricien de Gubbio).[réf. nécessaire]

Cette famille est mentionnée par Stendhal dans ses Chroniques italiennes (1837-1839) et par Alexandre Dumas père dans ses Crimes célèbres (1839-1841), car Charles Gabrielli avait épousé la sœur de la célèbre Béatrix Cenci.[réf. nécessaire]

Personnalités

La famille s'est développée dans la puissance et plusieurs de ses membres furent remarqués :

Notes et références

  1. ↑ René Borricand, Nobiliaire de Provence : armorial général de la Provence, du Comtat Venaissin, de la Principauté d'Orange, , 1739 p., p. 499
  2. ↑ Casimiro Freschot – La Nobilita Veneta o Sia Tutte le Famiglie Patrizie con le figure de suui scudi et arme – 1707
  3. ↑ Laura Montevecchio Almerici - Familia Montevecchio : compendio genealogico, cenni biografici e note, Roma 1909
  4. ↑ Pio Pecchiai, Famiglie romane estinte. I Gabrielli principi di Prossedi, in "Archivi d'Italia e rassegna internazionale degli archivi", Rome, Instituto di Studi Romani,
  5. 1 2 (it) Giustiniano -Degli Azzi Vitelleschi, « Gabrielli in "Enciclopedia Italiana" », sur Treccani, (consulté le ).
  6. ↑ Sandbreuil, « Jean-Baptiste de Gabrielli de Gubbio », sur BNF
  7. ↑ Cour d'Appel de Bordeaux, Installation Monsieur de gabrielli, Bordeaux,
  8. ↑ « Jean-Baptiste de Gabrielli de Gubbio », sur Bibliothèque Municipale de Dijon
  9. ↑ « Jean de Gabrielli de Gubbio », sur Le Figaro,
  10. ↑ François Desnoyers, « S’émanciper à deux » : quand le travail met le couple au défi », sur Le Monde,

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes