Famille du Breil de Pontbriand

Famille du Breil de Pontbriand
Image illustrative de l’article Famille du Breil de Pontbriand
Armes de la famille.
Blasonnement D'azur à un lion d'argent armé, lampassé, et couronné de gueules
Devise Parcere subjectis et debellare superbos
Branches de Landal
de Rays
de Chalonge
de Pontbriand
de La Caunelaye
de Marzan
Origine Bretagne
Demeures Château de la Motte-Olivet
Château des Vaults
Château de Clivoy
Château de Montréal
Charges Ambassadeur
Président au parlement de Bretagne
Sénateur
Maires
Conseiller général
Fonctions militaires Général
Fonctions ecclésiastiques Évêque de Québec
Preuves de noblesse
Réformation de la noblesse 1668 à Rennes
Autres Comte de Pontbriand (1650)

La famille du Breil de Pontbriand est une famille subsistante de la noblesse française, d'extraction chevaleresque, originaire de Bretagne. Sa filiation est suivie depuis 1399, et elle fut titrée comte en 1650.

Origines

Il a existé, dans les différentes parties de la Bretagne ainsi qu'en Anjou, plusieurs familles du Breil, dont certaines portaient des armoiries proches qui pourraient les laisser penser apparentées. Il est difficile de savoir auxquelles d'entre elles on doit éventuellement rattacher différents personnages de ce nom trouvés en Bretagne au cours du Moyen Âge.

Guillaume du Breil aurait été sénéchal de Bretagne en 1122. Rodolphe du Breil est cité avec ses fils dans des chartes de l'abbaye de La Vieuville du XIIe siècle. Mathieu du Breil, chevalier, est cité dans une charte de la même abbaye de 1177. Son fils, Guillaume du Breil, figure dans diverses chartes (de 1227 à 1235) de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois, en Plédéliac avec la qualification de sénéchal de Penthièvre. Il aurait été du nombre des officiers de Pierre de Dreux, duc de Bretagne, qui, en 1233, pénétrèrent par force dans la ville de Dol et y brulèrent les portes et les fenêtres du palais épiscopal. Plus tard, en 1249, il se croisa avec Pierre de Dreux en réparation de ses sévices[réf. nécessaire].

Histoire

La filiation de la famille du Breil est prouvée et suivie depuis Roland du Breil, seigneur de Chalonge, marié avant 1399 à Olive du Chastel. La famille du Breil fut maintenue noble en 1668 à Rennes.[réf. nécessaire]

Cette famille a formé de nombreuses branches : de Landal, de Rays, de Chalonge, de Pontbriand, de La Caunelaye, de Marzan.

La famille du Breil a fourni dans ses diverses branches des officiers généraux, des sénéchaux de Rennes, des présidents et des conseillers au Parlement de Bretagne, des chambellans et des pages des ducs de Bretagne, des gentilshommes ordinaires de la Chambre des Rois de France, quatorze chevaliers de Saint-Michel depuis 1562, un évêque de Québec, des conseillers d'États, des ambassadeurs, des députés, des sénateurs, des conseillers généraux, des maires, etc.

La famille du Breil de Pontbriand a été admise à l'ANF en 1938. Elle comptait 91 porteurs masculins vivants en 2007 selon Régis Valette.

Personnalités

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Branche de Chalonge

Branche de Rays

Port-Breton

Le plus célèbre personnage de la famille du Breil est Charles Bonaventure du Breil de Rays (1832-1893). Il est l'organisateur d'une grande expédition, connue sous le nom de Colonie libre de Nouvelle-France, destinée à coloniser la terre sauvage de Port-Breton en Océanie, se prétendant « Charles Ier, roi d'Océanie ». Environ 3 000 colons, alléchés par une habile publicité, y ont laissé leur fortune et pour beaucoup leur vie. Cette aventure a fait l'objet du roman d'Alphonse Daudet intitulé Port-Tarascon.

Branche des Ormeaux

Branche de Landal

Autres branches

Branche du Breil de Pontbriand

Toussaint du Breil de Pontbriand (1840), Saint-Lormel, manoir de la Ville-Robert.

Possessions

Ses seigneuries étaient les suivantes : Le Bois de La Roche, Binio, Chalonge, Rays (érigée en comté par lettres patentes de 1680), Villebonne, La Villemanouel, La Caunelaye, Landal, Pontbriand (érigée en châtellenie en 1598, puis en comté en 1650), Marzan, Les Ormeaux (érigée en baronnie en 1575), La Puselinais, Plumaugat, Ville-Julienne, Le Pinet, Gouillon, Saint-Buc[réf. nécessaire].

Armoiries

Blason de la famille du Breil de Pontbriand

Les armes de la famille se blasonnent ainsi Écartelé : aux 1 et 4, d'azur à un lion d'argent armé, lampassé, et couronné de gueules (qui est du Breil) ; aux 2 et 3, d'azur à un pont de trois arches d'argent maçonné de sable (qui est de Pontbriand)

Alliances

Les principales alliances de la famille du Breil de Pontbriand sont : de Guemedeuc, Bernard de Monterfil, de Saint-Gilles, du Plessis de Grenédan (1769), Picquet du Boisguy, de Bonchamps, de Seré, Guillotou de Kerever, de La Forest de Lesnouën (1835), de Roquefeuil (1864), Le Mintier de Léhélec (1899), de Poulpiquet du Halgouët (1905), Collin de La Bellière, de Moncuit de Boiscuillé, Chicoyneau de Lavalette du Coëtlosquet (1923), de Quatrebarbes (1946), de Blanquet de Rouville, de Noblet d'Anglure, de Chalvet de Rochemonteix, Bazin de Jessey (1973), de Goësbriand (1980), de Bauffremont (1998), de Marin de Montmarin, de Tarade de Corbeilles (2009), de Trogoff du Boisguézennec, d'Espalungue d'Arros.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ Chaix d'Est-Ange 1908, p. 5-6.
  2. ↑ Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, vol. 2
  3. ↑ Guy Le Borgne, Armorial de Bretagne, chez Pierre Garnier, Rennes, 1681, p.33 « Du Breil, Seigneurs de Raix Mallerie prez Dinan, C. Plesseix de raix et Plesseix-Balisson, Chalonge-Treveron, Ponbriand, La Gaudinaye & autres, d'azur au lion d'argent : cette famille a produit tant en France qu'en cette Province plusieurs grands et insignes personnages de valeur et de grand scavoir, ainsi qu'il conste par leur Généalogie amplement décrite en l'Histoire Généalogique du Père du Paz »
  4. ↑ Annuaire de l'ANF, Albédia, Aurillac, 2017, p.30.
  5. ↑ Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, éd. Robert Laffont, 2007, p.51.
  6. ↑ Henri Frotier de La Messelière, Filiations bretonnes, Prudhomme, Saint-Brieuc, 1912, tome I, p.384-402.
  7. ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  8. ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  9. 1 2 3 4 Chaix d'Est-Ange 1908, p. 5.
  10. ↑ Chaix d'Est-Ange 1908, p. 12.