| Président Académie du Morvan | |
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| Maire de Ménessaire | |
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| Vice-président (d) Parc naturel régional du Morvan | |
| Directeur Musée de la Résistance en Morvan |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Marcel René Vigreux |
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Professeur (- |
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| Directeur de thèse | |
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Marcel Vigreux, né le à Paris et mort le à Quetigny (Côte-d'Or), est un historien français, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Bourgogne.
D'une famille originaire du Morvan, Marcel Vigreux voit le jour à Paris où son père est fonctionnaire de police.
Des études au lycée Condorcet à Paris le mènent à l'école normale d'instituteurs d'Auteuil. Entreprenant, en tant que boursier, des études d'histoire à la Sorbonne, il suit le cursus universitaire jusqu'à l'agrégation qu'il obtient en 1960.
Il s'installe à Autun en 1962, où il est nommé professeur d'histoire au lycée Bonaparte. En 1967, il devient maire de Ménessaire, petit village au cœur du Morvan. La même année il est assistant d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne à Dijon. Membre de l'Académie du Morvan, créée en 1966, il en est archiviste dès l'année suivante, et il en devient le 6e président en 1998, à la suite du professeur Claude Rolley.
Ses connaissances du monde rural, dues à son attachement à ce milieu, et celles toutes professionnelles de sa formation à la monographie, à la méticulosité et à l'ethnographie rurale, aux méthodes d'investigations, font de lui un historien du monde rural reconnu par ses pairs.[réf. nécessaire]
Préparant sa thèse de troisième cycle, il collationne toutes les informations possibles sur la vie du monde rural dans sa région. Cette thèse, qu'il soutient sous la direction de André Armengaud, est publiée sous le titre La Société d'agriculture d'Autun au XIXe siècle par l'académie du Morvan en 1974. Responsable de l'édition de documents au sein de cette institution dès cette date, il jouera ainsi un rôle primordial pour la recherche, la diffusion des travaux historiques de la région morvandelle, permettant de perpétuer la mémoire de ce patrimoine culturel.
Il crée, en 1976, le Centre d'études et de recherches sur l'Occupation et la Résistance en Morvan (CERORM) avec Jean-René Suratteau, qui est élargi à la région Bourgogne en devenant le CERORB. Il permet ainsi de garder la mémoire de cette époque, en collectant les témoignages de nombreux maquisards et des personnes ayant vécu cette période. Président de l'Association pour la recherche sur l'Occupation et la Résistance en Morvan, il a œuvré à la fondation du musée de la Résistance en Morvan, ouvert à Saint-Brisson dans la Maison du parc naturel régional du Morvan. Créé à la suite d'une exposition et inauguré le par François Mitterrand, alors président de la République, et de nombreux anciens maquisards et chefs de maquis.
Il commence la préparation de sa thèse de doctorat d'État Paysans et notables du Morvan au XIXe siècle, sous la direction de Louis Girard et la soutiendra sous la direction de Maurice Agulhon en 1986. Il est docteur ès lettres et sciences humaines en juin 1985. Vice-président du parc naturel régional du Morvan en 1994, il en fut également le directeur des études et recherches scientifiques et le président du Conseil scientifique du Parc. Il est l'instigateur des maisons à thèmes de l'écomusée du Morvan qui commenceront par l'ouverture de la Maison du seigle sur sa commune en 1989, suivi de la Maison des Galvachers en 1994, à Anost, de la Maison Vauban à Saint-Léger-Vauban en 1996, de la Maison de l'élevage et du Charolais, à Moulins-Engilbert en 1999 et de la Maison des Hommes et des paysages (ou Maison centre de l'écomusée) en 2000, à Saint-Brisson.
En 1993, il prend sa retraite, mais reste actif. Selon Pierre Lévêque : « enseignant de grande valeur, précis, clair, d'une autorité naturelle, qui caractérisaient, ses commentaires de documents et ses cours ».
Il meurt le .
Il est le père de l'historien Jean Vigreux.