Marcelle Choisnet

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Marcelle Choisnet
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marcelle Hélène ChoisnetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Marcelle Choisnet, puis Choisnet-Gohard après son mariage, née le à Versailles et morte à Chartres le , est une aviatrice française qui a battu de nombreux records nationaux ou mondiaux en vol à voile.

Biographie

Marcelle nait le Versailles dans une famille modeste. Ses parents lui donne le prénom de Marcelle en mémoire de son frère ainé mort à 5 ans l'année précédente. Son père travaille aux chemins de fer comme chef de train avant de tomber malade et de se trouver paralysé. Sa mère fait des ménages.

Le , en rentrant de l'école elle est renversée par un camion sous lequel elle passe. Elle évite l’écrasement par les roues mais elle est gravement blessée par le crochet de l'attelage. Elle se retrouve à l’hôpital avec une mauvaise fracture ouverte du fémur droit et une large plaie à la tête avec décollement du cuir chevelu et de l'oreille gauche.

Elle subit la première de trois opérations le . Son père meurt une semaine plus tard. Elle ne rentre chez elle que plus d'un an plus tard avec une large cicatrice au crane, heureusement cachée par sa chevelure et une jambe droite plus courte d'un centimètre et demi. Elle doit s'astreindre à une longue rééducation.

Après le Certificat d'études elle entame un apprentissage de couturière place de la Madeleine à Paris. Le samedi elle va souvent se promener au terrain d'aviation de Guyancourt ou à celui de Toussus-le-Noble. En aout 1931 un oncle lui offre le baptême de l'air qui l'enthousiasme. Devenue couturière indépendante elle économise sur tout pour financer ses leçons de pilotage. Elle obtient son brevet du premier degré en et, six mois plus tard, le second degré. Son budget aviation est toujours trop faible et, pour voler davantage, elle s'inscrit à la Ligue aéronautique de France pour devenir infirmière de l'air. La secrétaire générale de la ligue qui prend son inscription se nomme Edmée Jarlaud, vélivole déjà célèbre, qui, plus tard, l'aiguillera vers le vol à voile.

Débuts en planeur

En 1938 elle s'inscrit au club de vol à voile de Moisselles et obtient ses brevets A (un vol en ligne droite de plus de trente seconde) et B (un vol de plus d'une minute avec deux virages en S). Elle change de club et rejoint le très actif Club Aéronautique Universitaire à Beynes (Yvelines). Elle y obtient son Brevet C (un vol d'au moins cinq minutes au-dessus d'un point bas après la mise en altitude) et devient moniteur stagiaire en 1939. Elle obtient parallèlement les permis de conduire automobile, poids lourds et transports en commun. Au déclenchement de la guerre elle se présente comme chauffeur volontaire et se retrouve à déplacer des archives dans Paris avant de rejoindre le service géographique de l'armée qui la charge d'évacuer du matériel vers le sud. Elle finit à Royat où elle reste quelque temps avant de rejoindre Paris où elle pense reprendre son métier de couturière. Devant la difficulté d'exercer dans une ville ou le moindre coupon de tissu est introuvable elle se fait engager dans un atelier du 15e arrondissement comme monteuse-soudeuse. Elle sera aussi employée à construire des maquettes chez un constructeur aéronautique et comme chauffeur à la Croix-Rouge.

Biographie

À la Libération le service des sports aériens du Ministère de l'Air, pour relancer l’aviation légère et le vol à voile, recherche des candidats moniteurs. Elle pose sa candidature qui finit par être acceptée "bien qu'elle soit une femme".

La formation de moniteur est alors erratique. Au centre de Beynes ou elle est affectée d'abord la pénurie de matériel est totale. Les planeurs qui n'ont pas été détruits par les occupants sont totalement obsolètes. Un transfert à Castelnaudary n'apporte pas beaucoup de progrès et les futurs moniteurs sont occupés à construire et faire voler des modèles réduits. Enfin, les stagiaires sont envoyés au centre de La Montagne noire ou les conditions et le matériel sont meilleurs. Elle y réussit le gain d'altitude de mille mètres, le vol de plus de cinq heures et celui de distance de plus de cinquante kilomètres qui lui valent le troisième brevet D obtenu en France par une femme après Mmes Jarlaud et Legros. Avant la fin du stage elle réalise un vol de huit heures cinquante cinq minutes qui est le record de France féminin. Elle obtient sa qualification d'instructeur et la possibilité de faire un dernier vol sur Avia 40P le . Ce vol lui permet d'améliorer son record avec douze heures vingt minutes,.

Elle est nommée au centre interclub de Beynes qui vient de redémarrer grâce à des planeurs majoritairement récupérés en Allemagne jusqu'à sa fermeture. Elle devient ensuite chef-pilote du centre de Chavenay. Le , elle est décorée de le Médaille de l'Aéronautique nouvellement créée.

Le à Saint-Auban elle réalise un gain d'altitude de 3600 mètres qui, s'il ne peut pas être homologué comme record du monde à cause d'un barographe non scellé, complète les épreuves de son brevet E, le premier au monde obtenu par une femme.

Entre le 8 et le 21 aout 1948 elle participe au premier concours international organisé en France à Beynes. Entre son Arsenal Air 100 surclassé dans le petit temps par les antiques Weihe allemands et le format concours qui ne lui correspond pas, elle ne se classe que 16ème.

Le elle épouse Jules Gohard, officier de l'Armée de l'air.

En lui est décernée la Médaille Lilienthal et en la Légion d’Honneur.

Le (ou le 8 selon les sources) elle obtient son brevet F qui est le douzième mondial et le premier obtenu par une femme.

Le elle part de Beynes et se pose 545 km plus loin à Pierrelatte sur un SZD-9 Bocian ce qui aurait été le nouveau record de France si Francine Abadie n'avait pas réalisé 562 km le même jour sur Breguet 901S.

Elle meurt le à Chartres (Eure-et-Loir) dans un accident de planeur.

Records

Distinctions

Notes et références

  1. ↑ Fiche biographique
  2. ↑ La plupart des sources le font travailler à la SNCF qui ne sera pourtant créée que quinze ans après sa mort
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Paluel-Marmont, Princesses de l'air, Paris, Bibliothèque Rouge et Or, , 192 p., p. 98-132
  4. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 97
  5. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 99
  6. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 270
  7. 1 2 3 4 5 Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 103
  8. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 107
  9. 1 2 3 Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 113
  10. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 130
  11. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 148
  12. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 208
  13. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 106
  14. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 108
  15. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 111
  16. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 122
  17. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 123
  18. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 124
  19. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 125
  20. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 131
  21. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 135
  22. ↑ Reginald et Anne Jouhaud, Histoire du vol à voile français, Toulouse, Cépaduès, , 336 p. (ISBN 2-85428-274-4 et 978-2-85428-274-0, OCLC 37967179, lire en ligne), p. 141

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes