| Nom de naissance | Mario Matteo Adorf |
|---|---|
| Naissance |
Zurich (Suisse) |
| Nationalité | Allemande |
| Décès |
(à 95 ans) Paris 8e (France) |
| Profession | acteur, chanteur, écrivain |
| Films notables |
La Nuit quand le diable venait L'Honneur perdu de Katharina Blum Le Tambour |
| Séries notables | La Caverne de la rose d'or |
Mario Adorf est un acteur allemand né le à Zurich (Suisse) et mort le à Paris (France).
Distingué par de nombreux prix, il a été l’un des acteurs de langue allemande et italienne les plus marquants sur scène, à l’écran et à la télévision à partir des années 1960.
Mario Adorf est le fils naturel d'Alice Adorf, assistante radiologue allemande, et de Matteo Menniti, un chirurgien italien marié qu'il ne verra qu'une fois dans sa vie. Il grandit auprès de sa mère en Allemagne à Mayen, près de Coblence, dans la région montagneuse de l’Eifel. Il fréquente le jardin d’enfants des sœurs de Borromeo et l’école communale. Après son baccalauréat, il étudie la philosophie et les sciences du théâtre à l'université Johannes-Gutenberg de Mayence. Il fait partie un temps d’un club de boxe et est membre d’une troupe théâtrale d’étudiants.
En 1953, il part continuer ses études à Zurich et travaille peu de temps comme figurant et assistant-metteur en scène au théâtre Schauspielhaus. Il poursuit sa formation d’acteur à l'école Otto Falckenberg de Munich jusqu'en 1954 et obtient dès sa sortie ses premiers rôles au théâtre Kammerspiele où il se produit jusqu'en 1962.
Après avoir fait ses débuts à l'écran dans la trologie 08/15 de Paul May, Mario Adorf est découvert par un public plus large en 1957 pour son interprétation de Bruno Lüdke, un meurtrier misogyne et psychopathe, dans le film de La Nuit quand le diable venait (Nachts, wenn der Teufel kam) de Robert Siodmak, rôle qui lui vaut le Deutscher Filmpreis du meilleur jeune acteur. Par la suite, il est confiné pendant de nombreuses années dans le rôle de « méchant ».
Dans La Révolte des Indiens Apaches (1963), second opus de la série de films Winnetou d’après le roman de Karl May, il tient le rôle de Santer, l’ennemi du chef indien dont il tue la sœur Ntcho-Tchi. Dans Ces messieurs aux gilets blancs (Die Herren mit der weißen Weste), il joue le bandit Bruno « Dandy » Stiegler.

Marqué par sa culture italienne, il incarne Benito Mussolini dans L'Affaire Matteotti (Il delitto Matteotti) de Florestano Vancini en 1973.
Il connaît aussi un succès international au cinéma. Son répertoire s’étend des rôles de petits malfrats et de brutes à ceux de chefs mafieux et de membres honorables de la haute société. En 1975 dans L'Honneur perdu de Katharina Blum (Die verlorene Ehre der Katharina Blum) de Volker Schlöndorff et Margarethe von Trotta, d’après le roman de Heinrich Böll, il incarne le commissaire Beizmenne. Dans Le Tambour (1979), toujours de Volker Schlöndorff, d’après le roman de Günter Grass, il joue le rôle du père Mazerath qui meurt étouffé en avalant de travers son insigne du parti nazi dans une cave pendant un bombardement.
Il apparaît parallèlement dans de nombreuses productions pour la télévision, en particulier dans celles du metteur en scène Dieter Wedel (en) et prête sa voix à plusieurs films et séries.
Vers le milieu des années 1980, son image change : il devint l’archétype idéal des patriarches en tout genre, en particulier les chevaliers d’industrie comme dans la série télévisée Der große Bellheim en 1993.
Au cours des ses dernières années, il écrit des livres et se produit comme chanteur.
En 2007, il est membre du jury du festival international cinématographique de Berlin présidé par le réalisateur américain Paul Schrader. Il reste également fidèle à la ville de Mayen, où il a passé son enfance, en devenant président du festival Burgfestspiele.
En 2016, il tient le rôle du professeur Schubert, père du personnage fantasque égocentrique Olaf Schubert, dans la comédie Schubert in Love de Lars Büchel. Il fait sa dernière apparition à l'écran en 2023 dans Real Fight d'Ahmet Tas.
Mario Adorf meurt le dans son appartement du 8e arrondissement de Paris, à l'âge de 95 ans.
En 1962, Mario Adorf épouse l'actrice Lis Verhoeven (en), fille du réalisateur allemand Paul Verhoeven, avec qui il a une fille, Stella Maria, née en 1963 et qui deviendra également actrice, avant de divorcer en 1964. En 1968, il rencontre Monique Faye, ancienne mannequin française et amie proche de Brigitte Bardot, lors d'un tournage en Espagne. Ils se marient en 1985, après plus de quinze ans de vie commune.