| Massiges | |
La Vierge aux abeilles de Massiges. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Marne |
| Arrondissement | Châlons-en-Champagne |
| Intercommunalité | CC de l'Argonne Champenoise |
| Maire Mandat |
Valérie Dugois 2026-2032 |
| Code postal | 51800 |
| Code commune | 51355 |
| Démographie | |
| Gentilé | Massigiens, Massigiennes |
| Population municipale |
43 hab. (2023 |
| Densité | 5,3 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 11′ 16″ nord, 4° 45′ 03″ est |
| Altitude | Min. 124 m Max. 198 m |
| Superficie | 8,19 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Argonne Suippe et Vesle |
| Législatives | Quatrième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Massiges est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.
La commune se trouve dans la zone d'emploi de Châlons-en-Champagne et dans le bassin de vie de Sainte-Menehould.
Les communes limitrophes sont Cernay-en-Dormois, Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus, Ville-sur-Tourbe et Virginy.

La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par la Tourbe, le ruisseau de Saint-Gilles, le ruisseau de l'Étang, le ruisseau du Marson et divers bras de la Tourbe,.
La Tourbe, d'une longueur de 21 km, prend sa source dans la commune de Somme-Tourbe et se jette dans divers bras de la Tourbe à Servon-Melzicourt, après avoir traversé dix communes.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C). Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 841 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montcheutin à 13 km à vol d'oiseau, est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 721,9 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Massiges est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (69,6 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,7 %), forêts (20,2 %), zones agricoles hétérogènes (16,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,5 %), prairies (0,8 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
En 2023, le nombre total de logements dans la commune était de 21, alors qu'il était de 22 en 2017 et de 27 en 2012.
Parmi ces logements, 70 % étaient des résidences principales, 10 % des résidences secondaires et 20 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Massiges en 2023 en comparaison avec celle de la Marne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (10 %) supérieure à celle du département (3,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Massiges | Marne | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 70 | 87,3 | 82,4 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 10 | 3,6 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 20 | 9,1 | 7,8 |
Le nom de la localité est attesté sous les formes Masceium ? (commencement du XIe siècle) ; Mathigium (1154) ; Massigiæ (1303-1312) ; Masigiæ (1346) ; Maciges (1363) ; Massiges (1391) ; Massiges (1391) ; Massigez (1396) ; Massige (XVIIIe siècle).
Forteresse naturelle dominant la vallée de l'Aisne, cette colline située au nord du village doit son nom aux courbes de niveau qui dessinent sur le terrain et sur les cartes une main gauche. Les doigts en sont séparés par de profondes échancrures, que les combattants les voyant du fond de leur tranchée, ont appelé ravins.
La Main de Massiges marque la limite est du front de Champagne à la jonction du front de l'Argonne. Les Allemands se sont dès leur repli début , retranchés sur cette hauteur naturelle dont chaque doigt forme un bastion de cette forteresse naturelle. C'est sur cet obstacle que butent dès le , les troupes du Corps d'Armée colonial de la 4e Armée française, qui participaient à la contre-offensive succédant à la première bataille de la Marne.

Elle fait l'objet d'attaques incessantes, surtout au cours des années 1914 et 1915, mais malgré la bravoure des Marsouins, elle n'a jamais été totalement investie. Son point culminant le Mont Têtu, que les Allemands appellent Kanonenberg, est truffé de formidables défenses, sans cesse renforcées. Il n'est définitivement pris que lors de la contre-offensive victorieuse de 1918. On peut voir sur le terrain la forme très particulière de cette colline et sur les parties non remises en culture, les traces qu'ont laissé sur le sol les combats qui s'y déroulèrent pour la conquérir ou pour la défendre. De nombreux corps des disparus des deux camps y reposent pour toujours.
François Flameng, peintre officiel de l'armée, a immortalisé ces cruels événements dans des croquis et dessins qui furent publiés dans la revue L'Illustration.
Depuis 2008, l'association « La main de Massiges » s'est constituée pour relater les combats meurtriers de cette triste période. Outre le devoir de mémoire, l'association a érigé un monument commémoratif et a reconstitué des tranchées dans leur état d'origine.
La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le .
La commune, antérieurement membre de l'arrondissement de Sainte-Menehould est intégrée par décret du dans l'arrondissement de Châlons-en-Champagne.
Elle se trouve dans le département de la Marne et dans la région Grand Est, qui sont à la fois des circonscriptions administratives de l'État et des collectivités territoriales.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis la réforme de 2014 du canton d'Argonne Suippe et Vesle.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de la Marne.
La commune était membre de la communauté de communes du canton de Ville-sur-Tourbe, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2011 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes de l'Argonne Champenoise dont est désormais membre la commune.
En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du , cette communauté de communes de l'Argonne Champenoise est issue de la fusion, au , de :
Les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont ont également rejoint l'Argonne Champenoise à sa création.
Jusqu'aux élections municipales de 2020, le conseil municipal de Lunac, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage.
Depuis la réforme opérée par la loi du , son conseil municipal est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes
Compte tenu de la population communale, inférieure à 100 habitants, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 et de 2026, est de 7.
Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 43 habitants, en évolution de −12,24 % par rapport à 2017 (Marne : −1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).