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| Nom de naissance |
Philippe Bernard Xavier Marie Borrell |
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École normale supérieure (à partir de ) |
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Philippe Borrell, né le à Bordeaux et mort pour la France à Massiges dans le département de la Marne le , est un philosophe français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France.
Philippe Bernard Xavier Marie Borrell, né le à Bordeaux est le fils de Bernard Borrell (né en 1853 à Tortosa en Espagne), employé de commerce et de Marie Marguerite Elisabeth Tabart (née en 1860).
Il est élève au lycée de Bordeaux de 1897 à 1906,,,, en même temps que François Mauriac et poursuit à Paris au lycée Henri-IV pour préparer les concours des grandes écoles. où il fait la connaissance du philosophe Alain dont il est l'élève. Celui-ci se rappelle d'un normalien « rouge de santé, travailleur comme un bœuf » qui préparait un diplôme de mathématiques supérieures à la Sorbonne avant le début la Première Guerre mondiale. Lettres sur la philosophie première, texte d'Alain daté de 1911 est écrit pour le jeune philosophe Philippe Borrell.
Dès 12 ans, il adhère à Bordeaux au mouvement du Sillon de Marc Sangnier et y croise François Mauriac. Dans ce cadre, il fait partie des orateurs du IXe congrès national du Sillon qui se tient à Rouen en et collabore à sa revue avec d'autres élèves de l'École normale supérieure, comme Armand Cuvillier et Charles Flachaire. Il écrit aussi pour La Nouvelle revue française, La Revue de philosophie et La Lecture française.
André Piot qui rédige le texte de l'Anthologie des écrivains morts à la guerre dépeint ses traits de caractère : « puissance d'émotion et besoin d'affection, fougue du caractère, profond sentiment religieux » et écrit que Philippe Borrell est « passionné d'études sociales et s'intéresse surtout aux questions pratiques, à l'organisation équitable du travail, à la vie économique ».
En 1908, il est admis à l'École normale supérieure, dans la section lettres et obtient l’agrégation de philosophie en 1913 après un passage à l’École hautes études de sciences sociales,. À l'automne 1914, la Fondation Thiers lui propose de l'accueillir pour poursuivre ses travaux à la sortie du régiment.
Après son admission à l'École normale supérieure, il doit s'engager dans l'armée pour une durée de cinq ans et accomplir une première année de service immédiatement. Il signe son engagement à Bordeaux le et commence son service militaire au 57e régiment d'infanterie et nommé caporal en .
En , après ses études, il est incorporé pour sa deuxième année de service militaire au 128e régiment d'infanterie. Mobilisé à la 6e compagnie dès le début de la Première Guerre mondiale, il est blessé pendant la bataille de la Marne à Maurupt le par éclat d'obus à la main droite. Il est cité à l'ordre du régiment et promu lieutenant de l'armée active en : « le lieutenant-colonel félicite particulièrement le lieutenant Borrell et leurs hommes qui nuit et jour sans un moment de répit à la Caponnière se sont dépensés pour entraver la progression de l'ennemi et ait eu à souffrir des effets meurtriers des bombes ».
En , il passe au 146e régiment d'infanterie où il est nommé capitaine de la 7e compagnie du 2e bataillon.
Frappé d'une balle au front le lors de l'offensive de Champagne à Beauséjour, il est porté disparu à Massiges et son corps n'est pas retrouvé,.
Il et décoré chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume avec cette citation : « Excellent officier, très belle attitude au feu. Tué à l'ennemi, le , Maisons-de-Champagne, en entrainant ses hommes à l'assaut. Croix de guerre avec palme ».