| Mirebeau | |||||
Vue générale de Mirebeau depuis la route de Lencloître en direction de Châtellerault. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Vienne | ||||
| Arrondissement | Poitiers | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Haut-Poitou | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Paul Roulet 2026-2032 |
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| Code postal | 86110 | ||||
| Code commune | 86160 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Mirebalais | ||||
| Population municipale |
2 143 hab. (2023 |
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| Densité | 155 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 47′ 09″ nord, 0° 10′ 57″ est | ||||
| Altitude | Min. 89 m Max. 158 m |
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| Superficie | 13,84 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Mirebeau (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Migné-Auxances | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Vienne
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | www.mirebeau.fr | ||||
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Mirebeau est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.
Son dicton est « il en passe plus qu'il n'en reste ». car il se tenait dans ce bourg du Poitou surnommé « pays des ânes », un important marché aux ânes. Ses habitants sont appelés les Mirebalais.

Mirebeau est bâtie sur une épaisse couche de tuffeau turonienne du crétacé supérieur culminant à 152 mètres d'altitude, dominant la campagne environnante, et marquant la limite nord-ouest du Haut-Poitou.
La commune est située à 30 km entre Loudun, ville la plus proche au nord, et Poitiers, au sud, par la route départementale D 347 reliant la préfecture de la Vienne à Saumur et Angers en Maine-et-Loire, à 30 km à l'ouest de Châtellerault par la D 725 menant cette dernière à Bressuire dans les Deux-Sèvres.
Capitale du Pays Mirebalais, pays traditionnel, le bourg de Mirebeau est donc situé à la croisée de trois anciennes provinces : l'Anjou, la Touraine et le Poitou.
Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 706 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Neuville-de-Poitou à 12,09 km à vol d'oiseau, est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 704,6 mm,. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
La commune est située au croisement de deux axes routiers fréquentés : la RD 725 reliant Bressuire à Châtellerault et la RN 147 reliant Angers à Limoges par Saumur et Poitiers, à moins de 30 km au nord de Poitiers.
Au , Mirebeau est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Mirebeau, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. La commune est en outre hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,9 %), zones agricoles hétérogènes (25 %), zones urbanisées (14,5 %), forêts (1,6 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le territoire de la commune de Mirebeau est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 57,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort,.
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1995, 1999, 2010 et 2014, par la sécheresse en 1989, 2003, 2005 et 2017, par des mouvements de terrain en 1999 et 2010 et par des glissements de terrain en 1995.
Le nom de la ville découle du latin Mirabellum qui désigne un lieu d'où l'horizon est bien visible.
Contrairement au découpage actuel, où la région Nouvelle-Aquitaine présente au nord du département de la Vienne une excroissance pour englober Loudun, au Moyen Âge et jusqu'à la Révolution française, c'est le Saumurois et l'Anjou qui s'enfoncent dans le Poitou actuel englobant Loudun jusqu'à Mirebeau au sud.
Aux IXe et Xe siècles, la cité de Mirebeau, protégée par une enceinte et qui semble être presque exclusivement centrée sur ses deux premières églises, Notre-Dame et Saint-Hilaire, relève du comte de Poitou.
À la suite d'un conflit entre les comtes d'Anjou et de Poitou à la fin du Xe siècle, Geoffroy Grisegonelle, reçoit en fief Loudun et Mirebeau. Son fils, Foulques Nerra (v. 965/970-1040) y construit, au nord, un château (castellum) sur motte, nommée « Cuve d'Anjou » du fait de ses hauts murs, autour de l'an mil. Selon un diplôme du roi des Francs Robert II daté de 1002-1006, le château de Mirebeau aurait été construit par Foulques Nerra, ce qui nous donne une date probable de construction entre 987 à partir de laquelle il accède au titre comtal et 1006. Il en confie ensuite la garde à l'un de ses fidèles, Guillaume connu entre 1017 et 1044. La motte qui est bâtie sur un point élevé, en-dehors de la cité de Mirebeau, à mi-chemin entre Loudun (cité angevine) et Poitiers (cité poitevine) fait partie d'un réseau de fortifications édifiées par Foulques Nerra afin d'asseoir son autorité.
Son fils, Geoffroy II d'Anjou, après sa victoire à la bataille de Moncontour en 1033, retient prisonnier pendant cinq ans Guillaume VI, duc d’Aquitaine et comte du Poitou. C’est à partir de cette date que Mirebeau, comme seigneurie, appartient au comté d’Anjou jusqu’en 1790.
En 1130, la forteresse de Mirebeau tenue par le baron du lieu, Thibaud de Blason, à la tête d'un mouvement de révolte, est assiégée et prise par le comte d'Anjou, Geoffroy le Bel. Le château est encore isolé de la ville. Après la mort de ce dernier, ses deux fils, Henri devenu roi d'Angleterre et Geoffroy entrent en conflit, et en 1156, Henri II défie son frère et s'empare de Mirebeau. En 1190, Richard Cœur de Lion, fils d'Henri II attribue le château et la ville à sa mère, Aliénor d’Aquitaine. C'est à cette époque que l'enceinte de la ville est étendue vers le nord englobant la motte.
À la mi-, la reine Aliénor d’Aquitaine, restée fidèle à son fils Jean sans Terre, est assiégée par l’armée du roi de France commandée par son petit-fils, le duc de Bretagne, Arthur Ier de Bretagne. Il prend la ville, et s'apprête à donner l’assaut au château où s’est réfugiée Aliénor lorsqu’elle est sauvée par l’arrivée de son fils Jean sans Terre, le . Jean, prenant à revers les troupes d'Arthur, les anéantit et capture son neveu Arthur qu'il tuera dans sa prison en (une des versions de la mort d'Arthur) et Hugues de Lusignan. En 1205-1206, la place tombe sous l'autorité de Philippe Auguste, et en 1230, Mirebeau est à nouveau assiégé, mais sans succès, cette fois par Henri III, roi d'Angleterre.
Au XIVe siècle, Mirebeau est érigée en baronnie relevant, avec Moncontour, de la sénéchaussée d'Angers. La baronnie de Mirebeau comportait 114 fiefs.
Le couvent des franciscaines est fondé en 1411, puis réorganisé en 1616.
En 1429, durant son trajet pour Orléans, pour mettre fin au siège, Jeanne d'arc passera une nuit à l'auberge de Mirebeau, aujourd'hui toujours visible, place de la Poterie.

En 1453, le duc d'Anjou et baron de Mirebeau, René de France ordonne « une importante campagne de travaux portant sur les remparts et sur le château : il fit refaire « pont et portes », « remectre en point » salles et chambres, construire « deux chapelles » et souhaita que le château fut « tout couvert d'ardoise toutes neuves et la charpenterie aussi touste neuve » ».
Le château est reconstruit pour Jean de Moulins de Rochefort — secrétaire du roi Louis XI, échevin et maire de Poitiers — avec l'accord du duc d'Anjou du .
Au début du XVIe siècle, le château de Mirebeau se présente ainsi : « Dans le haut de la ville, et séparée d'elle par des douves profondes, s'élevait la grosse tour du donjon, renforcée elle-même par d'autres plus petites, au centre d'une cour basse, entourée de doubles fossés, tours, barbacanes, créneaux, et autres fortifications en usage dans les châteaux de cette époque ».
En 1551 furent créés les présidiaux. La baronnie de Mirebeau, qui possède une justice seigneuriale, formait une enclave relevant toujours de la sénéchaussée d’Angers, transformée en présidial d'Angers en 1551.
Durant la seconde moitié du XVIe siècle, les guerres de Religion font passer plusieurs fois Mirebeau aux mains des catholiques et des protestants.
Lorsque fut créée la sénéchaussée de Saumur en 1572, le Mirebalais en fit partie, mais Mirebeau continua à être sous le présidial d’Angers.
Le , la baronnie de Mirebeau est acquise par le cardinal de Richelieu et unie en 1631 au duché-pairie de Richelieu, dont le tribunal ducal relevait à la fois du Parlement de Paris et de la sénéchaussée de Saumur. La ville tombe alors en déclin au profit de la ville nouvellement créée par Richelieu à proximité. En 1636, il ordonne la destruction de la Cuve d'Anjou. Les fossés doivent être progressivement comblés et les murs démantelés pour contribuer à la construction de Richelieu.
En 1789, lors de la Révolution française, l'Assemblée constituante ordonne la création de départements. Les cités de Mirebeau et de Moncontour sont rattachées au département de la Vienne. Les habitants de Mirebeau accueillent favorablement les avancées de la Révolution française. Ils plantent un arbre de la liberté, symbole de la Révolution, qui devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme le serment de haine à la royauté.
Le château est transformé en prison pour hommes pendant la Révolution, puis devient une ferme.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un camp de prisonniers de l’armée d'Afrique est établi par les Allemands à Mirebeau : ils sont affectés aux travaux agricoles dans le canton. Progressivement, ils sont renvoyés en Afrique par l’occupant ; un certain nombre d’entre eux ont disparu.
La communauté de communes du Mirebalais associe les communes de : Amberre, Champigny-le-Sec, Cherves, Chouppes, Coussay, Cuhon, Maisonneuve, Massognes, Mirebeau, Thurageau, Varennes et Vouzailles.
La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.
Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.
La ville est jumelée avec :
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 2 143 habitants, en évolution de −3,38 % par rapport à 2017 (Vienne : +0,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La densité de population de la commune est de 164 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE - 2008).
Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 9 exploitations agricoles en 2010 contre 31 en 2000.
Les surfaces agricoles utilisées ont chuté et sont passées de 1 333 hectares en 2000 à 860 hectares en 2010. 64 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement) et 18 % pour les oléagineux (colza et tournesol).
En 2000, 52 hectares (45 en 2010) étaient consacrés à la vigne pour la production des vins AOC Haut-Poitou.
L'élevage de volaille a disparu au cours de cette décennie (145 têtes réparties sur treize fermes).
Les Floralies mirebalaises : chaque année, le dernier week-end d'avril, sous le marché couvert et à l'extérieur, est organisé un important marché de plantes, de fleurs, et d'artisanat.
La fête de l'Âne : elle avait lieu chaque année, l'avant-dernier samedi du mois d'août sur la place du Mail à Mirebeau. Cette fête rassemblait plus d'une centaine d'ânes. Un concours régional était organisé le matin tandis que l'après-midi était consacré aux baudets et aux animations. La fête de l'Âne n'est plus au calendrier des manifestations de Mirebeau depuis 2008.
Un marché se tient toutes les semaines, le mercredi matin, place de la République (50 exposants) et le samedi matin, toujours place de la République (50 exposants).
La carrière souterraine de la Boule d’Or est située à quelques kilomètres à l’est de Mirebeau. C’est une ancienne carrière de tuffeau (ou craie dure du Turonien) qui a été creusée dans le calcaire dont l’exploitation a été abandonnée depuis plusieurs décennies. Cette cavité, instable et dangereuse, est, de nos jours, un site important dans le département de la Vienne pour l’hibernation des chiroptères dont sept espèces ont été recensées au cours de la première décennie du XXIe siècle. Deux espèces présentent des effectifs significatifs : le Grand rhinolophe (200 individus) et la Barbastelle (10 individus). Ces deux espèces sont accompagnées du Grand Murin, du Murin à moustaches, du Murin à oreilles échancrées, du Murin de Daubenton et du Petit rhinolophe.
| Blasonnement :
Écartelée de gueules au pal d'argent et d'argent à la fasce de gueules. |