| Matongo | ||
Banga, dans la commune de Matongo. | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Province | Butanyerera | |
| Administrateur communal Mandat |
Janvière Kanyana 2025-2030 |
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| Démographie | ||
| Population | 264 736 hab. (2024) | |
| Densité | 559 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 3° 05′ 22″ sud, 29° 36′ 43″ est | |
| Superficie | 473,694 km2 | |
| Régions naturelles | Région naturelle de Mugamba Région naturelle de Buyenzi |
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| Localisation | ||
| Géolocalisation sur la carte : Burundi
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| modifier |
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Matongo est une commune burundaise située dans la province de Butanyerera, au nord-ouest du Burundi. Constituant le deuxième niveau de subdivisions administrative du pays, la commune est divisée en 11 zones et 89 collines.
La commune de Matongo est créée à la suite de la réforme administrative de 2023. Son territoire résulte de la fusion des anciennes communes de Matongo, Gatara et Butaganzwa, ainsi que de plusieurs autres territoires.
Traversée par deux régions naturelles, la commune présente des caractéristiques climatiques et des reliefs variés. D'une superficie de 473,694 km2, son économie repose principalement sur l'agriculture, tandis que son développement est freiné par de nombreuses contraintes structurelles. L'administration communale est dirigée depuis 2025 par Janvière Kanyana.
En 2024, la commune comptait 264 736 habitants.
L'une des premières mentions documentées de la commune de Matongo apparaît dans une enquête démographique publiée en 1971, réalisée par le département des statistiques, rattaché au Ministère du Plan du Burundi, avec l'appui de la Société d'Études pour le Développement Économique et Social (SEDES). Le rapport mentionne l'existence de la commune de Matongo, alors située dans l'arrondissement de Kayanza de l'ancienne Province de Ngozi.
Au cours de son histoire, la commune connaît de nombreuses modifications territoriales. En 1972, elle ne comptait qu'une seule zone administrative, dénommée Buriza. En 1979, elle était composée de 34 collines. En 1990, elle couvrait une superficie de 167,80 km2 . En 2018, elle comptait 4 zones et 35 collines. Enfin, le découpage administratif de 2023 a redéfini les limites communales de Matongo, désormais organisée en 11 zones et 89 collines, pour une superficie totale de 473,694 km2 ,.
Les communes voisines sont : au nord, Kayanza ; au nord-est, Ngozi ; à l'est et au sud-est, Muhanga ; au sud, dans la province de Gitega, Muramvya ; au sud-ouest, dans la province de Bujumbura, Isare ; et à l'ouest, dans la province de Bujumbura, Mpanda et Bubanza.
| Kayanza | Ngozi | |||
| Mpanda
Bubanza |
N | Muhanga | ||
| O Matongo E | ||||
| S | ||||
| Isare | Muramvya | Muhanga |
La commune de Matongo est constituée de deux régions naturelles que sont le Mugamba et le Buyenzi,.
La région de Mugamba, qui couvrait les deux tiers de la surface de la commune avant la réforme territoriale de 2023, a la particularité d'être une zone de partage des eaux des bassins hydrographiques du Nil et du Congo, et est également connue sous le nom de Crête Congo-Nil. Elle se caractérise par une altitude comprise entre 1 900 et 2 500 m par rapport au niveau de la mer, un climat frais de montagne, une température moyenne comprise entre 16,8 et 18,60 °C et des précipitations moyennes annuelles de l'ordre de 1 216,6 et 1 637,3 mm, selon les données de la station météorologique de la commune voisine,.
La région de Buyenzi, qui occupait alors le tiers restant, se caractérise quant à elle par une altitude comprise entre 1 500 et 1 900 m, un climat tropical humide, une température moyenne plus élevée comprise entre 17 et 20 °C et des précipitations moyennes annuelles de l'ordre de 1 200 à 1 500 mm.
La saison des pluies s'étend d'octobre à mai tandis que la saison sèche s'étend de juin à septembre.
La partie du Mugamba présente un relief caractérisé par des crêtes montagneuses aux pentes raides, avec des dénivelés souvent supérieurs à 50%. La partie du Buyenzi se caractérise, quant à elle, par des pentes relativement faibles.
Le réseau hydrographique de la commune, avant la réforme territoriale de 2023, était dense et les principales rivières présentes sur le territoire étaient alors la Ruvubu, la Nkokoma, la Rutobo, la Nyawisesera et la Nampemba,.
Les sols de Matongo font partie de la classe des ferrisols, c'est-à-dire que les sols sont riches en oxydes de fer, dont la qualité a été améliorée en raison des activités humaines, notamment l'agriculture. Ils sont productifs et favorables aux activités agricoles. Du fait de la présence de deux régions naturelles différentes, la commune présente plusieurs types de cultures différentes. Pour la région du Mugamba, les cultures adaptées sont principalement le thé, le maïs et le blé, tandis que pour la région du Buyenzi, les cultures adaptées sont principalement le haricot, le bananier et le caféier. Les sols de la partie communale du Mugamba sont particulièrement victimes de l'érosion en raison des pentes à fort dénivelé, diminuant ainsi les rendements agricoles,.
Avant la réforme territoriale de 2023, l'environnement naturel de la commune était essentiellement marqué par la forêt tropicale de la Kibira qui s'étendait sur 3 200 ha, constituée d'essences telles que Prunus africana, Arundinaria alpina et Myrianthus holstii, et par les boisements artificiels constitués d'eucalyptus et de grevellia,.
L'importante croissance démographique que connaît la commune a des conséquences néfastes tant sur la faune que sur la flore, provoquant l'extinction ou la menace d'extinction de certaines espèces. Concernant la forêt de la Kibira, l'impact humain, qui se caractérise principalement par l'exploitation de bois sans le respect des réglementations, a pour conséquences d'engendrer des modifications climatiques négatives contre la population.
Depuis la promulgation de la loi de 2023 délimitant les subdivisions administratives du Burundi, l'actuelle commune de Matongo comprend les anciennes communes de Matongo, Gatara et Butaganzwa, la zone de Busangana de l'ancienne commune Bukeye et les collines de Busekera, Kigereka et Shumba, pour une surface totale de 473,694 km2 ,.
La commune de Matongo fait partie de la nouvelle province de Butanyerera. Elle est subdivisée en 11 zones administratives qui, au Burundi, correspondent au troisième niveau de division administrative. Ces zones sont elles-mêmes subdivisées en 89 collines, qui constituent le quatrième niveau de division administrative du pays. Le chef-lieu de la commune est la ville homonyme de Matongo.
| Zone | Ruganza | Ngoro | Banga | Mbirizi | Gatara | Butaganzwa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Collines de la zone |
(11 collines)
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(10 collines)
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(9 collines)
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(9 collines)
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(8 collines)
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(8 collines)
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| Zone | Kabuye | Busangana | Burarana | Nyabibuye | Ninga | |
| Collines de la zone |
(8 collines)
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(8 collines)
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(7 collines)
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(6 collines)
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(5 collines)
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L'administration de la commune s'organise de la façon suivante. Le conseil municipal est composé d'au moins 25 membres, élus au suffrage universel direct pour une durée de 5 ans. Les conseillers municipaux élisent un administrateur communal qui est à la tête de la commune pour une durée de 5 ans. Depuis le 5 novembre 2025, la titulaire du poste d'administrateur communal est Janvière Kanyana.
La commune présente de petits délits tels que des vols à domicile ou dans les champs, des cas d'accidents de la route et d'ivresse au volant mais aussi des crimes comme des infractions liées aux coups et blessures. Quant à la justice, l'ancienne commune comptait, en 2018, 2 tribunaux de résidence dont l'activité consiste principalement à résoudre des affaires civiles, pour un taux de traitement d'audience estimé à 94 %, tels que des conflits fonciers, nombreux au sein de la commune.
Avant la réforme territoriale de 2023, l'agriculture était la principale activité économique de la commune et plus de 90 % de la population vivait de l'agriculture de subsistance, c'est-à-dire que les productions sont, dans un premier temps, consommées par l'agriculteur et sa famille. L'agriculture telle qu'elle est pratiquée pose de nombreux problèmes tant au niveau du développement qu'au niveau social. En effet, l'atomisation des terres, l'utilisation d'outils rudimentaires, le manque d'intrants, la présence de cultures sur des terres inadaptées, la mauvaise exploitation de certaines terres et le manque de diversité dans les semences se traduisent par de faibles rendements agricoles, freinant par conséquent le développement local,.
Plus particulièrement, l'atomisation des terres est également sujette à des conflits fonciers, en matière d'héritage par exemple. Par ailleurs, la province de la commune connaît un taux d'enfants par femmes de 4,9, et cette pression démographique contraint parfois les habitants à partir des zones rurales. Cette pression démographique pousse également certaines familles à cultiver la terre illégalement dans le parc national de Kibira, dégradant ainsi son écosystème,.
Malgré la présence de difficultés dans le secteur de l'agriculture, la culture de produits tels que les oignons, les poireaux, les poivrons, les tomates, les choux, les amarantes et les maracujas sont bien développés dans la commune.
Les productions agricoles qui ne servent pas les besoins de l'agriculteur et de sa famille peuvent être vendus sur le marché communal de Matongo, ou sur les marchés avoisinants des communes de Kayanza et de Bujumbura. Elles peuvent également être vendues le long de la route RN1, l'une des principales routes du pays, qui traverse la commune.
L'élevage, majoritairement pratiqué de manière traditionnelle, tend à se moderniser depuis quelques années, permettant le développement communal. Les habitants de la commune ont de plus en plus recours à des élevages en stabulation permanente dans des étables semi-modernes et à des intervenants extérieurs comme le PRODEFI qui distribue des races améliorées de bovins. Il est estimé que 74 % des ménages possèdent au moins un animal d'élevage, avec une moyenne par ménage de 1,5 tête. Le manque d'herbe, la principale nourriture du bétail, reste néanmoins un problème.
Dans la commune, le développement du marché artisanal reste limité, les produits artisanaux ne se font pas une place dans le marché ou ne sont pas vendus à un juste prix. Toutefois des initiatives sont présentes telles que la vannerie, la poterie, la maçonnerie, la couture, la briqueterie, la tuilerie, la menuiserie ou encore la réparation d'appareils électroniques,.
En 2018, le commerce était peu développé en raison de la présence d'un seul marché aménagé et d'une seule coopérative de commerçants dans la commune. Il existait cependant quelques institutions de microfinance et la part des habitants qui disposent d'un compte s'élève à 12 %.
En 2018, une seule unité de transformation fonctionnelle était présente dans la commune, à Bandaga, qui permet de transformer le maracuja. Face à des quantités élevées de fruits produits et au peu d'infrastructures, une deuxième unité de production a été érigée à la fin de la même année, mais n'est pas en service.
La commune de Matongo comprend des territoires aurifères, ainsi, plusieurs mines sont établies autour des rivières de Nyawisesera et de Nampemba, et dans la réserve naturelle de la Kibira. Des gisements de phosphates sont également présents dans les marais de Namvumvu.
En 2018, le tourisme était peu développé dans la commune, qui disposait tout de même d'un hôtel ayant une grande capacité d'accueil.
Avant la réforme territoriale de 2023, l'ancienne commune de Matongo comptait 8 écoles maternelles, 14 écoles fondamentales allant de la première à la sixième année, 22 écoles fondamentales allant de la première à la neuvième année et 7 écoles post-fondamentales. La commune a dénombré, au cours de l'année scolaire 2017-2018, 329 écoliers dont 187 filles en maternelle et 19 265 élèves dont 10 052 filles de la première à la neuvième année de l'enseignement fondamental.
De nombreux problèmes sont à déplorer dans le secteur de l'éducation. Les infrastructures scolaires sont délabrées et insuffisantes, de même pour le matériel où un manuel est présent pour 3 élèves. Le nombre d'élèves par classe s'élève à 70 et ces derniers se partagent à 4, un seul banc pupitre. La commune manque d'établissements scolaires et de salles de classes pour des formations techniques. Par ailleurs, beaucoup d'élèves préfèrent abandonner l'école afin de travailler, de se marier ou à la suite d'une grossesse, par exemple, sur la période 2017-2018, 11,6 % des élèves de la commune qui suivaient l'enseignement fondamental ont stoppé leurs études.
En 2018, l'ancienne commune disposait de 6 centres de santé dont un qui n'était pas fonctionnel. Ces centres de santé bénéficiaient d'un accès à l'eau potable ainsi que d'un accès, à l'exception d'un seul centre, à l'électricité. Ils ont pour missions de proposer à la population des consultations médicales, des vaccins, des services de maternité, des hébergements et un planning familial. Il n'y a cependant pas de pharmacies au sein de la commune.
Les centres de santé doivent faire face à plusieurs maladies telles que le VIH/SIDA, le paludisme, les maladies respiratoires, les maladies diarrhéiques, les verminoses et la conjonctivite. Concernant le paludisme, le taux de prévalence s'élève à 30,8 % entre 2013 et 2017, cependant, le nombre de cas a diminué ces dernières années.
Malgré tout, les centres de santés de la commune sont confrontés à de nombreuses contraintes les empêchant parfois d'assurer pleinement leurs missions. L'insuffisance de dispositifs médicaux et d'équipements de santé, les pénuries de médicaments, le mauvais état des infrastructures, le manque d'ambulances, le manque de salles de consultations et la difficile prise en charge des personnes atteintes du SIDA influent sur la qualité des soins proposés. Le mauvais état des routes et l'absence d'infrastructures pour les personnes handicapées rend difficile l'accès aux centres de santés. Par ailleurs, les tradipraticiens et les médicaments non contrôlés, proposés à la vente, peuvent nuire à la santé des habitants.
Les personnes vulnérables sont gratuitement dotées de cartes d'assurance maladie, d'autres habitants utilisent des mutuelles telles que des mutuelles de fonction publique accordés aux salariés, et les conducteurs de véhicules commencent à adhérer à des assurances. Ainsi, le secteur de la protection sociale qui permet notamment de meilleurs accès aux soins prend de l'ampleur dans la commune.
Le marché de l'emploi est très fermé et le problème ne cesse de s'accroître au fil du temps. Dans la commune, un nombre important de jeunes, diplômés ou non, ne parviennent pas à trouver un emploi. Les jeunes actifs commencent à délaisser le travail agricole, notamment en raison de ses nombreux défauts, afin d'adopter des métiers tels que couturier, maçon, menuisier, réparateur mécanique, soudeur ou chauffeur de taxi,.
En 2018, l'ancienne commune disposait de 20 réseaux d'adduction d'eau potable, pour un total de 77 km de long, auxquels étaient raccordés 81 bornes fontaines dont 65 fonctionnelles et de 389 sources aménagées dont 280 fonctionnelles. Néanmoins, seulement 28 % des infrastructures hydrauliques étaient bien entretenues et 80 % de l'eau desservie était potable. Le nombre de ménages raccordés au réseau hydraulique ne s'élevait qu'à 1,8 %. En matière d'assainissement, seulement 1 % des bars et des restaurants étaient équipés de latrines acceptables.
En 2018, les 4 zones qui composaient alors la commune étaient connectées au réseau électrique de la Régie de Production et de Distribution d’eau et d’électricité du Burundi (REGIDESO). Seulement 2,58 % des ménages disposaient d'un accès à l'électricité et 3 % disposaient d'une plaque solaire. Concernant les établissements publics, 11,9 % étaient raccordés à l'électricité et 19,04 % disposaient de plaques solaires. Les plaques solaires sont principalement utilisées dans les endroits de la commune qui ne sont pas raccordés au réseau électrique. Si 12 000 ménages utilisaient alors des fours fonctionnant à l'électricité, la majorité de la population se servait encore du bois comme énergie pour la cuisson d'aliments, d'ailleurs, environ 400 ha de boisement artificiel étaient prévus à l'exploitation sur le territoire communal.
Bien que les femmes soient plus impliquées que les hommes dans la vie quotidienne, elles sont nettement moins représentées dans les postes à responsabilité de la commune. Par exemple, en 2018, parmi les instances de prise de décision, il n'y a qu'au conseil communal que la parité est respectée, c'est-à-dire qu'il y a au moins 30 % de femmes parmi les conseillers communaux.
Les jeunes sportifs de la commune doivent faire face à plusieurs contraintes dans leur pratique d'activités sportives. Les infrastructures actuelles nécessitent des travaux d'entretiens et sont insuffisantes, de même pour le matériel et les équipements sportifs. L'encadrement et les associations sportives sont trop peu nombreuses et la commune n'héberge aucun club sportif.
La population de la commune de Matongo connaît une forte croissance démographique, passant de 48 503 habitants en 1979 à 264 736 habitants en 2024, s'expliquant dans un premier temps par un indice de fécondité élevé, de l'ordre de 4,9 enfants par femme dans la province de Kayanza en 2017, mais s'expliquant aussi, dans un second temps, par des restructurations administratives ayant eu pour effet de modifier la superficie territoriale de la commune.
| Année | 1979 | 1990 | 2008 | 2024 |
|---|---|---|---|---|
| Population totale | 48 503 | 53 252 | 70 747 | 264 736 |
| Population masculine | 23 332 | 33 484 | 121 150 | |
| Population féminine | 25 171 | 37 255 | 143 586 |
Le premier recensement qui inclue la commune de Matongo est effectué en 1979. Ainsi, il a été relevé que la population de la commune de Matongo compte, de jure, 48 503 habitants dont 23 332 personnes de sexe masculin et 25 171 personnes de sexe féminin, mais compte de facto 47 890 habitants dont 22 880 personnes de sexe masculin et 25 010 personnes de sexe féminin. Il est également relevé que parmi les 48 503 habitants, 48 335 sont nés au Burundi tandis que 168 sont nés à l'étranger. La commune comptait à l'époque 277 habitants/km2 .
En 1990, la commune comptabilisait 53 252 habitants pour une densité de 317,35 hab/km2 .
En 2008, la population de la commune est estimée à 70 747 habitants, dont 33 484 personnes de sexe masculin et 37 255 personnes de sexe féminin. Il est estimé que 62 % de la population a moins de 25 ans et 6,7 % est âgée de plus de 60 ans. À l'époque, la commune dénombrait 421 habitants/km2 .
En 2024, la commune comptait une population de 264 736 habitants, dont 121 150 personnes de sexe masculin et 143 586 personnes de sexe féminin. Parmi cette population, 7 668 vivaient en milieu urbain tandis que 257 068 vivait en milieu rural. La densité était de 557 habitants/km2 .
| Zones | Population par zone | Pourcentage par rapport
à la population de la commune |
|---|---|---|
| Busangana | 41 354 | 15.6% |
| Kabuye | 30 070 | 11.4% |
| Ruganza | 28 648 | 10.8% |
| Mbirizi | 27 874 | 10.5% |
| Ngoro | 26 400 | 10.0% |
| Nyabibuye | 20 728 | 7.8% |
| Gatara | 20 628 | 7.8% |
| Butaganzwa | 19 225 | 7.3% |
| Banga | 18 866 | 7.1% |
| Ninga | 18 257 | 6.9% |
| Burarana | 12 686 | 4.8% |
| Parc de la Kibira | 0 | 0.0% |
| Total | 264 736 | 100% |