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Maurice Wagemans, né à Bruxelles le et mort à Bredene le , est un peintre belge.
Maurice Léon Gustave Wagemans, né rue de Spa no 25 à Bruxelles le , est le fils de Léon Charles Gustave Wagemans (1848), loueur de voitures, et de Louise Jeanne Mertens (1848). Le , il épouse Hélène Thobois, dont la sœur Sophie Thobois, est la femme du peintre Albert Claes-Thobois.



Formé de 1890 à 1895 à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles par Jean-François Portaels et Joseph Stallaert, Maurice Wagemans se forme à Paris, puis rejoint en 1897 le groupe Le Sillon, mouvement artistique belge d'arts visuels, fondé quatre ans auparavant à Bruxelles. Au Salon de Gand de 1902, l'état belge acquiert son Vieux Rador qui connaît également le succès l'année suivante au Salon des indépendants à Paris.
Lors de la Première Guerre mondiale, Maurice Wagemans expose en Grande-Bretagne. Il est incorporé en 1916 à la Section artistique de l'armée belge en campagne et peint dans un atelier à Nieuport, qu'il partage avec Alfred Bastien, Léon Huygens et André Lynen.
Le , souffrant d'une pathologie cardiaque depuis un an, Maurice Wagemans, qui espérait se rétablir à la Mer du Nord, meurt à Bredene. De nombreux artistes assistent à ses funérailles, tels James Ensor et Auguste Oleffe. Les honneurs militaires lui sont rendus. Il est inhumé au cimetière d'Ostende,.
Membre du cercle Le Sillon, il se fait connaître en exposant en 1899 un autoportrait, un paysage et un nu Sa personnalité s'est longtemps conformée à l'orientation collective de ce cercle. Il a commencé à peindre « au jus », par « faire brun », en une truculence artificielle et voulue. Ses premières toiles sont des morceaux solidement bâtis, dont ne se dégage aucune émotion. Ses premières œuvres témoigne surtout d'une grande dextérité de facture et de dons coloristes prometteurs. Ensuite, il éclaircit sa palette et s'adonne surtout aux marines et aux natures mortes. Il se crée une note personnelle, claire, fraîche et chantante dans sa robustesse un peu sommaire, mais pittoresque. Insensiblement, il se dépouille de ses préoccupations de virtuosité et se purifie en représentant l'espace des larges horizons. Sa brosse devient plus souple, sa palette plus transparente. C'est l'atmosphère du large maritime qui opère cette métamorphose, tout en conservant à l'artiste sa nervosité et son harmonie. Il s'est aristocratisé et a abandonné ses tonalités bitumeuses et ses touches opaques en évoluant de manière remarquable. Ses portraits gagnent en distinction. Il peint des paysages maritimes en installant son chevalet sur la plage et conquiert la finesse. Les bleus de ses ciels ont des délicatesses solides, à la Jacob Maris, sans en avoir le perlé. Il y règne un calme et une grande placidité à la Constable.