| Mauvages | |
Vue du village depuis une colline le surplombant. | |
Héraldique |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Meuse |
| Arrondissement | Commercy |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Portes de Meuse |
| Maire Mandat |
Pierre-Alexandre Dabit 2020-2026 |
| Code postal | 55190 |
| Code commune | 55327 |
| Démographie | |
| Gentilé | Malvagiens |
| Population municipale |
236 hab. (2023 |
| Densité | 11 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 35′ 40″ nord, 5° 33′ 16″ est |
| Altitude | 339 m Min. 275 m Max. 402 m |
| Superficie | 21,11 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Ligny-en-Barrois |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Mauvages est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est. Elle doit sa notoriété principalement à sa fontaine-lavoir de style néo-égyptien et au tunnel de Mauvages sur le canal de la Marne au Rhin, le second plus long tunnel fluvial de France, qui relie la localité à Demange-aux-Eaux.
Mauvages est située dans le sud du département de la Meuse, à 76 km de la sous-préfecture Verdun, 22 km du chef-lieu d'arrondissement Commercy et 12 km au nord du chef-lieu de canton Gondrecourt-le-Château. La ville importante la plus proche est Nancy, située à 59 km à l'est dans le département voisin de Meurthe-et-Moselle.
La localité se trouve dans la vallée de la Méholle, sur le bief de partage entre le bassin de la Meuse et celui de la Seine. Ses environs sont vallonnés et boisés. Elle s'étend sur 2 000 hectares dont 500 hectares de forêt communale soumise à l'Office national des forêts. La commune est à seulement 18 km du parc naturel régional de Lorraine. Située à 295 mètres d'altitude, la rivière le Vidus est le principal cours d'eau qui la traverse.
La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants de la Meuse et de la Seine au sein respectivement du bassin Rhin-Meuse et du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le canal de la Marne au Rhin, le ruisseau la Meholle, le ruisseau du Large Pre, le ruisseau de Loyotte et la rigole d'Alimentation,.
Le canal de la Marne au Rhin, long de 293 km et 178 écluses à l'origine, relie la Marne (à Vitry-le-François) au Rhin (à Strasbourg). Par le canal latéral de la Marne, il est connecté au réseau navigable de la Seine vers l'Île-de-France et la Normandie.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 001 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 9,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Erneville-aux-Bois à 20 km à vol d'oiseau, est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 021,5 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −24,2 °C, atteinte le .
Au , Mauvages est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,6 %), forêts (35,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,7 %), prairies (5,4 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %), zones urbanisées (1,3 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Malvagia (1011) ; Malvage (1166) ; Mauvaige (1257) ; Mauvage (1264) ; Maulvagiæ, Malvagiæ (1402) ; Mauvaiges (1495-96)
Viendrait de malva, la mauve, une plante qui y abondait autrefois[réf. nécessaire].
Au VIIIe siècle, – en 762 ou 766 – Pépin le Bref donne la terre de Mauvages à l'abbaye de Gorze.
Michel de Montaigne passe une nuit à Mauvages en 1580, lors de son voyage vers l'Italie. Il doit s'arrêter dans ce « petit village » « à cause de la colique », avant de reprendre la route de Vaucouleurs et Domrémy-sur-Meuse.
Le village est dévasté par les Suédois au cours de la guerre de Trente Ans.
Au XVIIe siècle, Antoinette de Vigneulles, épouse de Jean-Louis de Monteval, est dame de Mauvages. Leur fils Charles-Gabriel épouse Claude-Eléonore de Vassinhac-Imécourt. Il meurt en 1744 et sa veuve est dame de Mauvages jusqu'à sa mort, en 1780. La seigneurie passe alors par héritage à Alexandre du Boulet, marquis de Maranvielle, mari de Scholastique de Monteval, fille de Charles-Gabriel et Claude-Eléonore.
À partir de , un camp des troupes américaines de l'American Expeditionary Force (AEF) abritant l'état-major d'un régiment du génie et le poste de commandement d'une brigade d'artillerie est implanté dans la commune, ainsi qu'un hôpital pour les blessés légers et une antenne de Young Men's Christian Association (YMCA). La ligne ferroviaire qui passe à proximité joue un rôle important dans le ravitaillement et l'approvisionnement du front.
Les troupes américaines s'entraînent au tir au canon et obusier ainsi qu'au lancer de grenades dans les environs du village. Elles sont instruites par une compagnie du 52e bataillon de chasseurs alpins de la 47e division française.
La commune connaît l'occupation dès le et ce malgré la résistance du 332e régiment d'infanterie entre Mauvages et Rosières-en-Blois du 16 au pour couvrir le canal de la Marne au Rhin.
Libérée le , la commune retrouve le calme du monde rural. Une stèle commémorative de la Seconde Guerre mondiale est érigée à la sortie du village en direction de Rosières-en-Blois : 8 noms de soldats français y sont inscrits.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 236 habitants, en évolution de −8,88 % par rapport à 2017 (Meuse : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
On remarque un pic de la population de Mauvages au recensement de 1846 avec 1 024 personnes, en pleine période du chantier du Tunnel de Mauvages (1841-1846).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 44,5 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (41,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 19,1 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 121 hommes pour 115 femmes, soit un taux de 48,73 % de femmes, inférieur au taux départemental (50,31 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Le village dispose d'un unique commerce qui est une boulangerie faisant épicerie, fruits et légumes, dépôt de gaz, etc. Les activités principales de la commune restent l'agriculture et le commerce de bestiaux qui exploitent la moitié du territoire. L'autre moitié est réservée à la sylviculture. On y trouve aussi de l'artisanat dans le meuble et la mécanique.

La plus célèbre est la fontaine-lavoir du Déo. De plan demi-circulaire, c'est une réalisation de l'architecte barisien Théodore Oudet, en 1831. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1988. En parallèle une autre vague ayant touché le pays, celle de l'égyptomanie, stimulée à la fois par la campagne de Bonaparte en Égypte et les travaux de Champollion, architectes et ingénieurs y puisent volontiers leur inspiration. À Mauvages, Oudet se serait inspiré de deux édifices parisiens pour créer la fontaine du Déo.
| Blason | D'or à deux tours de gueules soutenues par une trangle d'azur abaissée, au caducée de pourpre brochant sur le tout. |
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| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |