| Mazoires | |||||
L'église Saint-Saturnin-Sainte-Florine. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Puy-de-Dôme | ||||
| Arrondissement | Issoire | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire | ||||
| Maire Mandat |
Frédéric Chabrillat 2026-2032 |
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| Code postal | 63420 | ||||
| Code commune | 63220 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
97 hab. (2023 |
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| Densité | 2,3 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 23′ 44″ nord, 3° 02′ 40″ est | ||||
| Altitude | Min. 640 m Max. 1 291 m |
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| Superficie | 42,19 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Brassac-les-Mines | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| modifier |
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Mazoires est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Mazoires se situe au cœur du massif du Cézallier et du parc naturel régional des volcans d'Auvergne.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 125 mm, avec 10,5 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Anzat-le-Luguet à 7 km à vol d'oiseau, est de 7,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 207,2 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 33,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,4 °C, atteinte le .
Au , Mazoires est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (84,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (55,8 %), forêts (35,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,9 %), prairies (1,2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,6 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

D'après Albert Dauzat et Charles Rostaing, ce toponyme provient du latin maceria: mur de clôture en pierres sèches.
En occitan auvergnat, la commune porte le nom de Masoira.
L'origine est la même que pour les divers Mézières.
Depuis au moins le XVe siècle et jusqu'à 1789, la cure était à la dénomination du prieur de Lavoûte-sur-Loire en 1789. À plusieurs reprises les habitants de Mazoires refusèrent de payer les dîmes à ce prieuré. Un document des archives de l'église de Brioude relate le premier contentieux de ce genre entre les deux parties en 1418. Cette année-là, le contentieux porte sur les dîmes à grain et à laine. La sanction fut immédiate : ils furent tous excommuniés par les moines de l'official de Saint-Flour mais ils choisirent Béraud Dauphin comme médiateur, celui-ci favorisa les habitants en les exonérant d'arrérage à condition qu'ils payent les dîmes. Malgré tout, ce refus de payer ces taxes se répéta plusieurs fois au cours des siècles à Mazoires. En 1760, Louis-François de Bourbon-Conti, grâce à son titre de duc de Mercœur, possédait le fief de Mazoires.

Comme dans toute hagiographie, les versions divergent mais toutes décrivent l'histoire d'un jeune bergère pieuse et vierge, originaire de Mazoires - peut-être du hameau de Strigoux (Strougoux), - vivant au IVe ou du VIe siècle (plus précisément sous Dioclétien selon Piganiol de La Force). Fille des montagnes, elle gardait les moutons, quand des agresseurs (seigneur local, Alamans ou Hongrois) voulurent l'emporter. Seule et sans défense, elle s'enfuit mais elle se trouva soudain au bord d'une imposante falaise bordant la Couze d'Ardes. Plutôt la mort que la souillure ! Elle pria Dieu et sauta du rocher pour échapper à son/ses poursuivant(s). D'un bond elle franchit la Couze et parvint miraculeusement sur l'autre rive. Finalement rejointe, elle fut décapitée. Selon une version proche, elle fut laissée en vie à la suite de ce miracle et vécut plusieurs années en Auvergne professant la foi entre Mazoires et la villa de Severac mais ses prêches déplaisant aux nombreux païens locaux, elle aurait été décapitée,. Le culte de sainte Florine était associé à celui de sainte Flamine (fêtée le lendemain) dans l'église des Récollets de Montferrand. L'église de Mazoires possède en son sein les reliques de la sainte dans une châsse en bois doré.
Mazoires a appartenu, jusqu'en 2016, à la communauté de communes Ardes Communauté. Celle-ci a fusionné avec sept autres communautés de communes autour d'Issoire pour constituer, depuis le , la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 97 habitants, en évolution de −1,02 % par rapport à 2017 (Puy-de-Dôme : +1,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
| Blason | Tiercé en pairle renversé : au 1er de sinople à sainte Florine de carnation, chevelée de sable, vêtue d'or et tenant dans sa main senestre une quenouille (ou houlette) du même, au 2e d'azur à une tour d'argent maçonnée de sable, au 3e d'or à un gonfanon de gueules frangé et bouclé de sinople. |
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| Détails | Sainte Florine, bergère du Cézallier, est enterrée et vénérée à Mazoires. La tour représente le château de Vèze et le gonfanon est pour l'Auvergne. Adopté le . |