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Meta van Beek, née à Amsterdam le et morte à Deventer le est une féministe néerlandaise et la première médiatrice aux Pays-Bas. Tout au long de sa vie, elle œuvre pour les droits des travailleuses.
C'est sur une initiative de Meta van Beek que les Pays-Bas ont cessé d'appeler Juffrouw (mademoiselle) les femmes célibataires pour utilise Mevrouw (madame).
Meta Martina Van Beek est née à Amsterdam le ,. Elle a une sœur et trois frères. Elle rapporte que, lorsqu'elle a 11 ans, sa mère quitte le foyer, laissant les cinq enfants aux soins d'un père peu affectueux. Elle fréquente l'enseignement primaire approfondi (Meer Uitgebreid Lager Onderwijs (nl)) puis une école d'économie domestique et devient infirmière. Elle travaille à l’Hôpital universitaire de Groninge (en) et à l'hôpital Wilhelmina Gasthuis (nl) d'Amsterdam, puis comme infirmière de district à Amsterdam où elle combat la tuberculose dans les quartiers populaires Jordaan et Kinkerbuurt.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est infirmière à Groningue auprès de prisonniers de guerre allemands. Elle travaille également comme infirmière en Suisse pendant quelques années.
Elle se spéciale ensuite en droit du travail et, notamment, en gestion du personnel, en suivant des cours à l'Académie sociale (nl).
Elle travaille comme assistante sociale d'entreprise à l'inspection du travail de la ville de La Haye lorsqu'elle est approchée en 1973 par le mouvement féministe Dolle Mina pour le nouveau poste de médiatrice de la Fondation De Ombudsvrouw. Elle commence dans ces fonctions le , en tant que référente pour les travailleuses, avec une équipe de quatorze bénévoles. Elle même exerce bénévolement, tout en continuant à travailler à temps plein. Initialement, son mandat devait durer un an, mais il a rapidement été prolongé,.
En 1977, elle quitte son poste de médiatrice dans lequel Annelies van Overbeek lui succède.
Lors des élections législatives de 1977, Meta Van Beek est élue sur la liste du parti D'66. Cependant, elle ne siège pas à la Chambre des représentants car son employeur, la ville de La Haye, ne veut pas lui garantir de retrouver son poste. Son siège est occupé par Elida Wessel-Tuinstra.
Après une rupture amoureuse, elle quitte La Haye et part travailler pour l'inspection du travail à Deventer au milieu des années 1980. Elle y reste même après sa retraite.
Meta Van Beek est active au sein de la section de Deventer de l'Alliance française, qui la nomme membre honoraire en 2011,.
Meta Van Beek s'engage durant toute sa vie dans la défense des droits des femmes et particulièrement des travailleuses. À la fin de sa vie, elle déplore encore les inégalités entre les hommes et les femmes sur le marché du travail qui subsistent.
Dans les années 1970, elle intervient auprès du ministère des Affaires sociales pour faire adopter le terme « madame » au lieu de « mademoiselle » pour désigner les femmes célibataires. Ce changement est rapidement mise en œuvre dans l'ensemble des ministères et dans de nombreuses entreprises,.
Meta Van Beek est membre des Soroptimistes. Dans ce cadre, elle établit un « Plan pour les femmes travailleuses », qui comprend la création d'une fonction de médiatrice.
Même après la fin de son activité professionnelle, elle continue de se préoccuper des questions sociales, notamment le système de santé qui doit faire face aux forces du marché. « Le système de santé se déshumanise, les personnes âgées dépérissent et les soignants sont exploités. Le système de santé est en train de se vider de sa substance. ». En 2017, alors qu'elle a déjà 97 ans, elle intervient auprès du gouvernement à ce sujet et reçoit une réponse personnelle du vice-Premier ministre et ministre de la Santé, du Bien-être et des Sports, Hugo de Jonge,.
Vers la fin de sa vie, Meta Van Beek, devenue malvoyante, s'engage dans le soutien aux personnes aveugles et malvoyantes en collaboration avec la fondation SOOS KiekUut.
Meta Van Beek meurt à Deventer le , à l'âge de 101 ans.
Ses archives sont conservées par Atria, kennisinstituut voor emancipatie en vrouwengeschiedenis.