| Meymac | |||||
Panorama vu du sud | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Corrèze | ||||
| Arrondissement | Ussel | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Haute-Corrèze Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Philippe Brugère 2026-2032 |
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| Code postal | 19250 | ||||
| Code commune | 19136 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Meymacois, Meymacoise | ||||
| Population municipale |
2 389 hab. (2023 |
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| Densité | 27 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 32′ 12″ nord, 2° 08′ 52″ est | ||||
| Altitude | Min. 593 m Max. 977 m |
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| Superficie | 87,15 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Ussel (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Plateau de Millevaches (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Corrèze
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | www.meymac.fr | ||||
| modifier |
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Meymac (prononcé /me.mak/ en français, /mɛj'ma/ en occitan limousin) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.
Ville-porte d'accès du parc naturel régional de Millevaches, c'est une cité touristique classée parmi les 100 « Plus Beaux Détours de France ».
Sur le territoire de la commune se trouve le point culminant du département comme du Limousin, le mont Bessou (977 mètres).
Les habitants de Meymac sont appelés les « Meymacois » et les « Meymacoises ».

La commune de Meymac se trouve sur les contreforts sud du plateau de Millevaches, à une altitude de 656 m environ. Elle est d'une très grande superficie : 87,15 km2, ce qui en fait la commune la plus grande du département de la Corrèze. (Paris a une superficie de 105,40 km2).
Trois cours d'eau traversent la commune, la Vézère, la Luzège et la Triouzoune. Ils sont symbolisés sur le blason de la ville. Meymac compte également de nombreux ruisseaux : ruisseau des Maisons, le Cheny (ou ruisseau des Farges), le Chassagnoux, le ruisseau du Rebellier, la Come, le Cloup, le Merlançon, le Noir, le Riou Tras, la Jarrige, le ruisseau des Aiguettes, la Bessade, la Vialle, la Nauche, le ruisseau des Recours…
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 272 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ussel à 13 km à vol d'oiseau, est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 156,1 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −27 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
C'est en 1883 que la ligne Limoges-Meymac arrive à Meymac. La gare de Meymac se trouve sur une des principales lignes transversales : la ligne Lyon-Bordeaux, qui comporte à Meymac un embranchement vers Limoges. La desserte par express entre Bordeaux et Clermont-Ferrand porte le nom de Ventadour.
La gare et son embranchement fut un nœud ferroviaire notable à l'époque du PO et du PLM. Elle reste aujourd'hui une gare importante du TER Limousin. Meymac comporte également une halte au nord-ouest du bourg, Gare de Jassonneix, sur la ligne vers Limoges.
La RD 979 (anciennement RN 679) qui relie Limoges à Bort-les-Orgues traverse la commune.
Accès par l'autoroute A89 par la sortie
23 Ussel-Ouest située sur la commune de Saint-Angel à 8 km au sud.
Au , Meymac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ussel, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 38 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,7 %), prairies (21 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,1 %), zones urbanisées (3,2 %), terres arables (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Le territoire de la commune de Meymac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à deux risques particuliers : le risque minier et le risque de radon. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 19,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 406 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 350 sont en aléa moyen ou fort, soit 25 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM,.
Concernant les feux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée.
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence.
La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation de mines.
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Meymac est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif.
Selon le cartulaire de l'abbaye Saint-Pierre d'Uzerche, un ermite nommé « Mammacus » s'y serait établi et l'évêque Rorice II de Limoges aurait consacré en 546 la chapelle que le premier avait fondée. Mais pour les toponymistes, l'origine du nom de Meymac vient de Maximus, nom d'un personnage romain et du suffixe gallo-romain -acum. Les formes anciennes du toponyme sont Maismac en 1085 puis en 1120, Maimac en 1170-1171, de Meymaco vers 1315.

En 1085, Archambaud III, vicomte de Comborn, fonde un monastère qui est érigé en abbaye en 1147. Au début du XIIe siècle des reliques de saint Léger y sont reçues comme don. L’abbaye voit alors affluer de nombreux pèlerins. En 1265, Eble VII de Ventadour octroie aux habitants une charte de franchises. Meymac devient une ville protégée par des remparts.
En 1379, la cité est pillée par Geoffroy Tête-Noire et sa bande de routiers. En 1487 l'abbé de Meymac est parrain de Blanche de Gimel (avril 1487 v.s.).
En 1633, la peste décime la population, la ville ne retrouvera plus jamais son prestige passé. En prévision des états généraux de 1789, Martin Thomas — curé de Meymac — est élu député du clergé. En 1846, les communes de Saint-Germain-le-Lièvre et de Meymac fusionnent.
Au xixe siècle, des négociants de Meymac entreprennent la vente de vin au nord de la France, en Belgique et en Suisse, et ils impriment la mention « Meymac-près-Bordeaux » sur leurs factures et leurs prospectus publicitaires, certains louant à Bordeaux un petit local leur servant d'adresse commerciale.
Le , afin de couper la voie, les résistants francs-tireurs et partisans (FTP) font sauter au viaduc des Farges un train transportant des armes et du matériel de l'armée allemande en provenance de Limoges. Il n'y eut aucune victime.
Le mercredi , plusieurs dizaines de personnes raflées la veille sont embarquées en gare de Meymac et envoyées, via Limoges et Drancy, vers les camps d'extermination. Ces personnes — adultes et enfants — étaient juives ou considérées comme juives selon les lois du régime de Vichy. Elles habitaient depuis quelques années ou quelques mois à Meymac, à Maussac ou à Égletons. Deux plaques commémoratives ont été apposées à la gare de Meymac en 2003 et 2015.
De à , la brigade Jesser est déployée dans la région pour répondre aux actions des maquis du Limousin en haute Corrèze. Le , 47 soldats allemands et une femme française proche de la Gestapo sont abattus par les francs-tireurs et partisans (FTP) de Meymac. Ils ont été faits prisonniers lors de la bataille de Tulle les et ,. Bien que les résistants responsables de cet acte aient à l'origine décidé de ne jamais en parler, le dernier d'entre eux, Edmond Réveil, finit par révéler en 2023 l'existence de ce charnier — qui avait toutefois déjà été fouillé en 1969.


Philippe Brugère (apparenté PS) est le maire de Meymac à la suite des élections municipales de 2014, il succède à Serge Vialle (apparenté UMP).
Il est réélu en 2020 à la suite des élections municipales.
Meymac appartient à la communauté de communes Haute-Corrèze Communauté.
Meymac fait partie du canton du Plateau de Millevaches créé en 2014.
Meymac appartient à la première circonscription de la Corrèze, dont le député est François Hollande depuis le ; Philippe Brugère est son suppléant.
Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune.
Depuis 2017, le Pavillon bleu flotte sur la plage du lac de Sèchemailles.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 2 389 habitants, en évolution de +0,97 % par rapport à 2017 (Corrèze : −0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune possède :




La commune de Meymac comporte de vastes étendues plus ou moins sauvages. De nombreuses zones sont protégées. On y trouve de nombreuses tourbières, quelques landes (puy de la Feuillade notamment), des hêtraies à houx, des ripysylves, des chênaies, des plantations de résineux (douglas, épicéas, sapins).
Le GR 440 traverse Meymac, et de nombreux autres circuits de promenade ont été créés.
| Blason | D'azur à trois pals ondés d'argent. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
L'idée en revient à Jean Gaye-Bordas, né au hameau de Laval, commune de Davignac, en 1826,,. Vendeur ambulant, alors qu'il est à Bordeaux, il remarque un jour qu’un greffier de Pauillac envoie du vin à un de ses frères à Lille.
Il voit alors l’opportunité de vendre du vin de Bordeaux sous l’étiquette « Meymac-près-Bordeaux » au cours de sa prospection commerciale au domicile des clients potentiels,. Il prend les commandes, et revenu en Corrèze, fait expédier la marchandise puis attend le voyage suivant pour encaisser la livraison.
À sa suite, de nombreux négociants-voyageurs de haute Corrèze partent à leur tour vendre du vin dans le nord de la France et en Belgique, donnant « Meymac-près-Bordeaux » comme adresse postale à leurs clients,. Ayant réussi à fidéliser une importante clientèle, certains achètent des propriétés viticoles dans le Bordelais et apportent à Meymac une prospérité nouvelle. Ceux qui ont fait fortune font construire dans le bourg et aux alentours des maisons de ville, souvent entourées de parcs, appelées aujourd'hui « maisons de marchands de vin », voire « château ».
L'économie meymacoise est fortement liée au secteur bois et bois-énergie. L'école forestière de Meymac, créée en 1957, est réputée dans toute la France. La zone d'activités de Maubech promeut l'implantation d'entreprises liées à la transformation du bois (scierie, fabrique de poteaux téléphoniques).
En 1990, le groupe américain Bristol-Myers Squibb (BMS), un des leaders de l'industrie pharmaceutique implante un site de production à Meymac. L'usine est spécialisée dans la fabrication et le conditionnement de médicaments destinés à la prévention et au traitement du VIH et du sida ; y sont aussi fabriqués des médicaments pour traiter les maladies cardio-vasculaires, la douleur ou la dépression.
Après plusieurs mois d'incertitude, le , la fermeture du site, qui emploie 160 salariés, et le transfert d'une partie de ses activités sur le site UPSA d'Agen est confirmé pour 2010.
Le , la reprise du site par les laboratoires algériens Salem est officialisée et, le , l'usine ferme officiellement ses portes, sans que le projet de reprise par Salem soit finalisé, après avoir été modifié plusieurs fois. Ce n'est que le que l'accord de cession (pour 1 € symbolique) est signé entre les deux groupes pharmaceutiques. Le projet présenté par Salem consiste en un redémarrage de l'usine avec une vingtaine de salariés (remise en état des installations), le retour de la production n'étant pas envisagé avant le premier semestre 2011. En , l'usine démarre ses activités de sous-traitance. Mais le , l'établissement est placé en liquidation judiciaire et vingt-sept salariés sont licenciés.
Le suivant, le site est repris par le groupe pakistanais Martin Dow (en) qui relance l'activité dans le domaine de la sous-traitance et la production de génériques. À l'occasion du changement de propriétaire, l'usine est visitée en par le président de la République François Hollande,. La direction espère, d'ici 2020, faire remonter l'effectif à une centaine de personnes,.
« À côté de ce monument [l'église] dont les lignes sobres sont d'une réelle beauté, un bourgeois a édifié une maison peinte en tons de briques, y a flanqué deux tourelles en poivrières, a fait creuser des niches dans lesquelles sont des statues de plâtre. Cette bâtisse est fort admirée. »
— Ardouin-Dumazet, Voyage en France 28e série, Limousin, Berger-Levrault & Cie, éditeurs, Paris-Nancy, 1903