| Treignac | |||||
La halle, inscrite à l'inventaire des monuments historiques. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Corrèze | ||||
| Arrondissement | Tulle | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Vézère-Monédières-Millesources (siège) |
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| Maire Mandat |
Alexia Legrain 2026 - 2032 |
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| Code postal | 19260 | ||||
| Code commune | 19269 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Treignacois, Treignacoise | ||||
| Population municipale |
1 256 hab. (2023 |
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| Densité | 34 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 32′ 15″ nord, 1° 47′ 46″ est | ||||
| Altitude | Min. 375 m Max. 765 m |
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| Superficie | 36,73 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Seilhac-Monédières | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Corrèze
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | mairietreignac.fr | ||||
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Treignac (Trainhac en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.
La commune de Treignac est labellisée Petite Cité de caractère,.
En , bien que le nom de la commune n'ait pas changé officiellement, les panneaux d'entrée et de sortie de la commune affichent « Treignac sur Vézère ».

Limitée à l'ouest par le rocher des Folles et à l'est par le saut de la Virolle, Treignac est une commune du Massif central située sur le plateau de Millevaches. D'influence atlantique, le climat y donne naissance à une végétation naturelle très verdoyante.
Les eaux de la Vézère sont retenues en amont du bourg par le barrage de Treignac, formant le lac des Bariousses. La commune est également arrosée par un affluent de la Vézère, le ruisseau d'Alembre, et le ruisseau de la Cassière, affluent de la Soudaine et sous-affluent de la Vézère, borde la commune à l'ouest sur un kilomètre et demi.
Le bourg est bâti entre 400 et 500 mètres d'altitude, au pied du massif des Monédières, dans les gorges de la Vézère, à l'intérieur du parc naturel régional de Millevaches en Limousin.

Treignac est limitrophe de six autres communes.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 336 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Uzerche à 22 km à vol d'oiseau, est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 097,9 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Treignac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.

Au milieu du XIXe siècle, le pont Finot (construit en 1824) et le pont Bargy (construit en 1840) permettent de désenclaver Treignac.
Le , la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique Seilhac - Treignac du PO-Corrèze est inaugurée. Cette ligne est supprimée en 1970.
Au XXe siècle, des nouvelles rues sont ouvertes.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (56,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (57,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,3 %), prairies (32,1 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), zones urbanisées (4 %), eaux continentales (1,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le territoire de la commune de Treignac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 2,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 040 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 66 sont en aléa moyen ou fort, soit 6 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM,.
Concernant les feux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée.
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1994 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et par des glissements de terrain en 1993 et 1994.
La commune est en outre située en aval du barrage de Monceaux la Virolle, un ouvrage de classe A situé en Corrèze et disposant d'une retenue de 20,5 millions de mètres cubes. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage.
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Treignac est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif.
Treignac est mentionné sous les formes latines Trainiaco (en 924) et Trainiaci (vers 1092), respectivement à l'ablatif et au génitif, puis en 1105 sous la forme occitane Trayniac. Selon Marcel Villoutreix, il s'agit d'un dérivé du nom de personne latin Traianius avec le suffixe gaulois -acus.
Lors du haut Moyen Âge, il y avait deux chefs-lieux sur le territoire actuel de la commune de Treignac : Manzannes et Treignac.
À Manzannes était établi un prieuré dédié à Notre Dame, rattaché au monastère de Ventadour (ordre de Cluny).
À Treignac, sur le point haut dénommé maintenant « Les églises », non loin de la fontaine Saint Méen qui fut le point de départ de cette implantation, les premières habitations furent construites autour des églises Saint-Martin, Saint-Léobon et Saint-Jean. L'église Saint Martin était rattachée au Monastère d'Uzerche.
Dans le Pouillé de 1315, les deux sites de Manzannes et Treignac sont encore cités, dans la liste de l'archiprêtré de La Porcherie, entre la paroisse de Soudaine et celle de Veix.

Sur la carte de Cassini, ces deux chefs-lieux sont encore repérés, et dénommés « Mansannes » et « St Martin de Treignac ». Treignac y est identifiée à part, comme une place forte.
Le château de Treignac est bâti vers l'an 1000 sur un énorme piton rocheux, presque inaccessible, dans une boucle de la Vézère dénommée la presqu'île. C'est alors que naquit la ville murée, dont il reste la porte Chabirande. Les remparts sont détruits au début du XIXe siècle. Treignac est ville libre à la suite de trois chartes : 1205, 1284 et 1438. La ville est gouvernée par quatre consuls.
Ayant subi plusieurs mises à sac au moment des guerres seigneuriales (notamment par Rodrigue de Villandrando en 1438, d'où une nouvelle charte) et des guerres de religion lors du XVIe siècle, la ville est reconstruite à partir de la Renaissance. Il ne reste avant tout aujourd'hui que des maisons des XVIIe siècle, XVIIIe et XIXe siècles.
Une église réformée était fondée à Treignac au XVIe siècle, où trois temples successifs ont été utilisés, le premier datant de 1572. Treignac est resté un « îlot de résistance » protestant : après la Révocation (1685), de petites assemblées du Désert y ont persisté jusqu'à la fin du XVIIe siècle.
À la Révolution, le château est entièrement détruit, non à cause de la Révolution mais avant tout à la suite de l'abandon par les seigneurs depuis longtemps.
Pour suivre un décret de la Convention, la commune change de nom pour Treignac-la-Montagne.
Le un convoi de GMR de la compagnie du Bourbonnais de retour d'expédition contre le Maquis est attaqué par la Résistance à proximité de Treignac. Aussitôt les GMR établissent un barrage routier. Peu de temps après une voiture occupée par quatre personnes se présente devant le barrage. Un GMR nommé Ollagnier, sur ordre du lieutenant Mathieu Tournebize responsable du barrage, tire sur elle deux rafales de fusil-mitrailleur tuant trois des quatre occupants.
La compagnie du Bourbonnais étant casernée à Vichy, c'est devant la cour de justice de l'Allier qu'après la Libération, le commandant de la compagnie, René Bastide, le lieutenant Tournebize et un certain Germain Pancot comparaissent pour ces faits le . La cour est composée, ironie de l'Histoire, de magistrats qui ont tous prêté serment à Pétain, même le procureur pourtant authentique résistant. Elle les condamne tous trois à la peine capitale. Le pourvoi de Bastide ayant été rejeté, il est fusillé le a 8 h 15 du matin au stand de tir du terrain de manœuvres de Bressolles en contrebas de la route Moulins-Saint-Pourçain.
Le procès du tireur, Joseph Ollagnier, n'intervient que le . C'est un ancien sous-officier de carrière qui, démobilisé, a adhéré à la Milice en dans la région de Castres où il a trouvé à s'embaucher comme ouvrier agricole. Moins de quatre mois plus tard, en octobre, il quitte la Milice et s'engage aux GMR bourbonnais. Avec ce groupe il participe à diverses opérations contre la Résistance dont celle de Treignac. Il soutient qu'il n'a tiré que sur ordre de Tournebize qui, toujours sous le coup de sa condamnation à mort, n'est pas là pour le contredire. Mais, depuis les évènements, la guerre avait pris fin et les passions commençaient à s'apaiser. Le tribunal ne lui infligea que trois ans de prison et l’indignité nationale à vie.
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15.

Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 1 256 habitants, en évolution de −7,71 % par rapport à 2017 (Corrèze : −0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
| À gauche | À droite | Lire |
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| Collegium | DOM | Deo Omnipotentis Maximo |
| Treignacense | 16+65 | ? |
| Patrum doctrinae | SVB AV | Sous l'Auguste |
| Christinae 1704 | PONPADVR | Pompadour |
La commune est membre de l'Association campanaire limousine. Elle dispose de cloches dans de nombreux bâtiments :
A l'extérieur du bourg :

| Blason | D'azur à trois étoiles d'or.
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| Détails | Selon d'Hozier, la ville porte : D'argent à trois bandes ondées de sable. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |