| Dassault Mirage 2000 | ||
Un Mirage 2000C français en mission de défense aérienne durant la guerre du Kosovo en 1999. | ||
| Constructeur | ||
|---|---|---|
| Rôle | Avion de chasse et de pénétration basse altitude tout temps | |
| Statut | En service | |
| Premier vol | (2000 C) | |
| Mise en service | (2000 C), avril 1999 (2000-5) | |
| Nombre construits | 601 | |
| Équipage | ||
| 1 pilote (+ 1 navigateur officier système d'armes sur biplace) | ||
| Motorisation | ||
| Moteur | Snecma M53-P2 | |
| Nombre | 1 | |
| Type | Turboréacteur avec postcombustion 1 SNECMA M53-P2 de 9 700 kgp de poussées avec P.C. | |
| Poussée unitaire | 65 kN (98 kN avec postcombustion) | |
| Dimensions | ||
| Envergure | 9,13 m | |
| Longueur | 14,34 m | |
| Hauteur | 5,20 m | |
| Surface alaire | 41 m2 | |
| Masses | ||
| À vide | 7 600 kg | |
| Carburant | Interne : 3 200 kg Externe : 6 200 kg |
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| Avec armement | 13 800 kg | |
| Maximale | 16 500 kg Mirage 2 000-5 : 17 500 kg |
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| Performances | ||
| Vitesse maximale | 2 340 km/h (Mach 2,2 à 15 000 mètres Mach 1,2 à basse altitude) |
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| Plafond | 18 000 m | |
| Vitesse ascensionnelle | 18 000 m/min | |
| Rayon d'action | (avec réservoirs externes) 1 600 km | |
| Autonomie | 3 335 km avec réservoirs largables | |
| Charge alaire | 337 kg/m2 | |
| Rapport poussée/poids | (à vide) 1,288 | |
| Facteur de charge | +9 G / -3,2 G | |
| Armement | ||
| Interne | 2 canons DEFA 554 de 30 mm (sauf versions N, D et B) - 125 coups par arme. | |
| Externe | 6 300 kg de charges (7 000 kg pour le 2000-9), incluant des missiles air-air R550 Magic II (toutes versions), Super 530D (2000 C), MICA (IR ou EM) (2000-5F) ; des bombes freinées ou guidées par laser et des missiles air-sol Apache ou de croisière SCALP-EG (2000 D) et le missile nucléaire ASMPA (2000 N) | |
| Avionique | ||
| Commandes de vol électriques, centrale de navigation à inertie, radar RDY (2000-5/-5Mk2) et RDI (2000C/EG) avec capacité Look Down/Shoot Down, pilote automatique et contre-mesures électroniques intégrées | ||
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Le Mirage 2000 est un avion de chasse conçu par la société française Dassault Aviation, à la fin des années 1970. Bien que la formule à ailes delta fasse penser au Mirage III des années 1960 et que le Mirage 2000 soit de taille comparable, il s'agit en fait d'un avion entièrement nouveau. Il dispose d'une surface alaire plus importante, naturellement instable afin d'améliorer sa manœuvrabilité et il est équipé de commandes de vol électriques. Mis en service en 1984, le Mirage 2000 est principalement utilisé par l'Armée de l'air française qui en a reçu 315 exemplaires, tandis que 286 autres ont été exportés vers huit pays différents. La production du Mirage 2000 s’arrête en 2007 après 612 appareils produits.
En 1972, l'Armée de l'air française lance le programme Avion de combat futur (ACF) pour lequel elle demande un avion biréacteur doté de Snecma M53 et avec une aile fixe, destiné à des missions de supériorité aérienne. Tout en préparant une réponse à cet appel d'offres, le constructeur Dassault Aviation lance dès l'année suivante, sur fonds propres, l'étude d'un avion monoréacteur à ailes delta baptisé « Delta 2000 ». Le , le programme ACF est arrêté, pour des questions de coûts, et le gouvernement adopte à la place le projet du Delta 2000.

Quatre prototypes d'un avion de chasse monoplace (Mirage 2000C) sont commandés officiellement en 1976 :
Une version biplace (Mirage 2000B), destinée à l'entrainement tout en gardant toutes les capacités opérationnelles, est demandée en 1977. Pour installer le second poste de pilotage, les canons de calibre 30 mm et certains équipements électroniques sont supprimés, tandis que la capacité interne en carburant est légèrement réduite. Destiné à l'instructeur, le poste arrière lui permet de surveiller les actions de l'élève installé en place avant et de piloter l'appareil en cas de besoin. Certaines actions, par exemple la sélection des armements, ne sont possibles qu'en place avant. Dans le cas d'une utilisation opérationnelle, un seul pilote est installé en place avant et les équipements électroniques manquants sont installés dans le poste arrière, sans avoir à démonter le siège.
Le prototype Mirage 2000-B01 fait son premier vol le , et est transféré au CEV le . Il participe à de nombreux essais, notamment pour valider la formule biplace et l'emport du missile Air-sol moyenne portée (sigle ASMP) ; puis plus tard afin d'essayer les équipements destinés au Mirage 2000-5. L'avion est retiré du service en 1996.
En 1979, l'Armée de l'air française a commandé une version biplace destinée d'une part, à la pénétration tout-temps à basse altitude avec le missile nucléaire ASMP (alors en développement) et, d'autre part, aux missions d'attaque au sol et de bombardement classique, non nucléaire. Désignée « Mirage 2000N », cette version dispose d'un système de navigation et d'attaque (SNA) basé sur le radar Antilope V, doté d'un mode suivi de terrain (SDT) qui permet la détection du terrain dans le plan vertical à 12 km et le vol en mode automatique ou manuel à 200 pieds (60 m) d'altitude et 600 nœuds (1 110 km/h).
Au plan structurel, la voilure du Mirage 2000N est quasiment identique à celle des Mirage 2000C/2000B et le fuselage est directement dérivé de celui du Mirage 2000B avec des différences d'aménagement interne liées aux équipements spécifiques embarqués. Le poste de pilotage arrière est occupé par un navigateur officier systèmes d'armes (NOSA, équivalent du Warfare Systems Officer des pays anglophones), qui dispose des commandes lui permettant de piloter l'avion.
Le premier prototype Mirage 2000 N01 fait son vol inaugural le et effectue de nombreux essais pour valider les différences avec le Mirage 2000B, l'emport et le largage d'armements, ainsi que le SNA et le SDT. L'avion vole jusqu'en et a été utilisé par la suite pour les essais du Mirage 2000D (voir ci-dessous).
Le second prototype Mirage 2000 N02 fait son vol inaugural le : les souris d'entrée d'air sont désormais fixes (limitant la vitesse à Mach 1,5), tandis que les systèmes de CME et d'autoprotection sont améliorés. Destiné à valider les procédures spécifiques d'emploi du missile ASMP, l'avion vole jusqu'à fin et a été lui aussi utilisé par la suite pour les essais du Mirage 2000D (voir ci-dessous).
À la fin des années 1980, l'Armée de l'air française lance le développement d'une version capable de larguer des bombes guidées laser et des missiles air-sol par tous les temps, tout en conservant la capacité ASMP. Désignée « Mirage 2000D », cette version est dérivée du Mirage 2000N avec des systèmes de navigation, d'attaque et de suivi de terrain améliorés, des modifications de capteurs et d'antennes, un renforcement de la structure afin d'emporter des charges plus lourdes, et l'ajout d'un lance-leurres sur le dos. L'avion est également capable d'embarquer des nacelles de désignation laser.
Le premier prototype Mirage 2000 D01 (ex-Mirage 2000 N01 modifié) fait son vol inaugural le pour commencer la validation des nouveaux systèmes embarqués. Il est suivi une année plus tard par le second prototype Mirage 2000 D02 (ex-Mirage 2000 N02 modifié, premier vol le ).
L'expérience opérationnelle fait apparaître le besoin d'un plus grand emport en carburant et d'une plus grande capacité en mode air-air. À la suite d'un nouvel appel d'offres de la DGA, 37 Mirage 2000 C sont transformés en Mirage 2000-5. Cette nouvelle version intègre de nouvelles technologies et des fonctionnalités souvent dérivées de celles du Rafale, principalement le radar RDY multifonction capable de détecter 24 cibles simultanément et de suivre huit cibles dont quatre en mode prioritaire, avec une capacité de détection en mode air-air portée à 130 km contre 120 km pour le RDI (110 km pour le RDM), l'ajout de quatre points d'emport MICA qui permettent de tirer jusqu'à six missiles en mode « tire et oublie », sans avoir recours à la liaison de données. Le Mirage 2000-5 est optimisé pour les opérations d'interception à haute altitude et à des vitesses supersoniques (Mach 2,2 à 15 000 m), avec son moteur Snecma M53-P2, sa masse maximum au décollage est portée de 16,5 à 17,5 tonnes. Le Mirage 2000-5 possède un système interne et intégré de contremesures électroniques, comprenant un détecteur de menaces avec des lance-leurres électromagnétiques ou infrarouges.
Cette rénovation a aussi permis de récupérer les 37 radars RDI remplacés par le RDY et de remettre à niveau les 37 Mirage 2000C qui avaient été livrés avec le radar RDM.
Deux versions légèrement différentes, appelées « Mirage 2000-5 Mk.2 » et « Mirage 2000-9 », dotées de capacités multirôles (possibilité de configuration mixte air-air/air-surface), ont été dérivées du Mirage 2000-5 et commandées par la Grèce et les Émirats arabes unis (EAU) respectivement.
Le premier Mirage 2000C de série fait son vol inaugural le , équipé du réacteur M53-5 et d'un radar RDM. Les livraisons à l'Armée de l'air française commencent début 1983 et, en de cette même année, pilotes et mécaniciens de l'escadron de chasse 1/2 Cigognes commencent leur formation. Le , jour du cinquantième anniversaire de la création de l’Armée de l’air, huit Mirage 2000C et quatre Mirage 2000B effectuent leur transfert officiel vers leur base d'origine, la base aérienne 102 Dijon-Longvic. Les deux autres unités de la 2e escadre de chasse sont déclarées opérationnelles en (EC 3/2 Alsace) et (ECT 2/2 Côte d'Or).
Le premier Mirage 2000N de série fait son vol inaugural le , capable seulement de missions nucléaires ASMP limitées. Les livraisons à l'Armée de l'air française commencent début 1987 et, en de cette même année, pilotes et mécaniciens de l'escadron de chasse 1/4 Dauphiné commencent leur formation. Le , les premiers Mirage 2000N rejoignent leur base d'origine, la base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur. Les premiers escadrons sont déclarés opérationnels en (escadron de chasse 1/4 Dauphiné) et (escadron de chasse 2/4 La Fayette).
Le premier Mirage 2000D de série fait son vol inaugural le et l'escadron de chasse 1/3 Navarre est déclaré opérationnel fin 1993, suivi par l'escadron de chasse 3/3 Ardennes mi-1994.

À l'origine développé pour être un avion d'interception et de supériorité aérienne, le Mirage 2000 a été ensuite commercialisé en différentes versions :
Version biplace d'entraînement.
Le premier Mirage 2000B de série (n° 501) a été livré au CEV en , où il a été utilisé pendant 40 ans pour des essais de systèmes embarqués destinés au Mirage 2000C puis au Rafale. Il était équipé d'un réservoir ventral de Mirage III modifié pour emporter non plus du carburant mais des équipements de mesure, et a reçu un réacteur M53-P2 en 2009. Cet avion a fait son dernier vol le .
En France, les 7 derniers Mirage 2000B S5 encore en service sont stationnés sur la base aérienne de Nancy-Ochey depuis l'été 2022.
Version monoplace utilisée pour la défense aérienne et entrée en service en à l'escadron de chasse 1/2 Cigognes de la base aérienne 102 Dijon-Longvic. Appareils RDI S5 encore en service pouvant, depuis 2016, embarquer quatre bombes. Ils sont stationnés sur la base aérienne d'Orange-Caritat. L'escadron de chasse 2/5 Île-de-France exploite les 12 derniers Mirage 2000C qui sont retirés du service le . Quatre appareils effectuent le dernier défilé du Mirage 2000C le :
Version monoplace d'abord uniquement destinée à l'exportation, l'Armée de l'air prend ensuite la décision de porter un certain nombre de ses Mirage 2000C à la norme 2000-5, et rentre ainsi dans le « club des Fox 3 ». Il dispose d'une avionique profondément rénovée, avec notamment un radar RDY (Radar Doppler Y), d'un viseur tête haute Thomson-CSF VEH-320, de commandes mains sur manche et manette (en anglais : hands on throttle and stick ou HOTAS) et de contre-mesures intégrées ICMS Mk.II. Les Super 530D sont remplacés par 4 MICA EM (missile d'interception et de combat aérien), plus petits et plus modernes, adaptés à l'utilisation en défense aérienne.
Version totalement polyvalente avec radar RDY-2 (15 % de portée supplémentaire comparée au RDY), EMTI (Ensemble Modulaire de Traitement de l'Information), nacelle de désignation laser, vendue aux Émirats arabes unis. Cette version est capable de missions air-air avec des capacités proches des 2000-5, air-sol avec des missiles Black Shaheen (version du SCALP-EG spécifique aux EAU) et air-surface avec missiles Exocet, le tout avec ravitaillement en vol. L’avion est aussi doté du mode de visualisation des cibles mobiles pour le suivi de véhicules au sol, et un mode air-mer.
La France livre aux EAU soixante-deux Mirage 2000-9 entre 1998 et 2009. Un projet de modernisation des appareils, par Dassault Aviation et Thales, est annoncé en 2017,,. Le contrat de modernisation est finalement signé en .
Des Mirage 2000-9 sont utilisés par les EAU pendant la guerre du Yémen,,.
Version spécialisée dans la frappe nucléaire en service de 1988 à 2018, emportant le missile Air-sol moyenne portée amélioré (ASMP-A) pour le 2000 NK3 (les 2000 NK1 et NK2 emportaient l'ASMP d'origine), désormais remplacée par le Rafale dans ce rôle. Les 2000 NK2 et NK3 pouvaient emporter de l'armement conventionnel comme des bombes ou des lance-roquettes (les 2000 NK1 ne transportaient que des bombes nucléaires à l'origine avec un missile ASMP). Tous les 2000 N pouvaient emporter deux missiles Magic d'autodéfense, ils n'avaient pas de canons de 30 mm (comme tous les 2000 biplaces).

Version biplace air-sol d'assaut conventionnel tout temps spécifique à la France.
Appareils réservés à l'exportation, avec possibilités de modifications de l'avionique suivant les clients, toujours autour du radar RDM.
L'appareil hérite des souris mobiles, déjà présentes sur le Mirage III. Elles permettent de modifier le profil des entrées d'air du réacteur (réglables sur toutes les versions sauf D et N où elles sont fixes) .
Les autres caractéristiques sont les suivantes :
Les engagements des Mirage 2000 pour la France sont les suivants :

La production de Mirage 2000 a été arrêtée en 2007 : 7 prototypes, 4 appareils de présérie et 601 de série — soit 612 machines au total — sont sorties des usines Dassault Aviation. Les dernières ont été livrées à la Grèce le .


315 exemplaires (131 en ligne le ) :
Plusieurs Mirage 2000 B et 3 Mirage 2000 N servent en sus en 2018 à la DGA Essais en vol
12 exemplaires :
20 exemplaires acquis en , devenant ainsi le premier client étranger :
68 exemplaires :
En 2009, 62 Mirage 2000-9 ont été livrés. Il est envisagé qu'ils puissent être repris par la France et que 30 d'entre eux soient revendus au Maroc, en échange de l'achat de 80 Rafale.

55 exemplaires :

59 exemplaires :
Elle commande dans un premier temps 49 Mirage 2000, soit 42 Mirage 2000EH (monoplaces) et 7 Mirage 2000TH (biplaces) en . Le premier d'entre eux entre en service en . Un contrat de modernisation des 49 Mirage 2000 H/TH indiens restants a été signé en pour les porter au standard I/TI. Il consiste en une mise à jour complète de l'électronique embarquée (intégration de cinq systèmes de visualisation, nouvelle liaison de données, radar RDY-3, système de navigation TOTEM, suite de guerre électronique ICMS Mk4, nouveau système IFF) et des systèmes d'armes (capacité de tir MICA notamment), destinée à prolonger la vie opérationnelle des appareils d'une vingtaine d'années. Deux appareils sont modifiés en France, au Centre d'essais en vol de Dassault Aviation, à Istres. Le premier appareil modernisé en France a effectué son premier vol le et a été réceptionné par les forces aériennes indiennes le ,. Les autres appareils sont pris en charge localement par Hindustan Aeronautics Ltd (HAL). Ce contrat est divisé en plusieurs lots, dont environ 1,4 milliard d'euros pour rénover les cellules (1 milliard d'euros pour Thales et 400 millions pour Dassault Aviation), 900 millions d'euros pour 500 missiles MICA (MBDA) et des kits de lancement (Thales et l'Indien HAL).
12 exemplaires vendus et 11 en service de l'Escadron aérien 411 du Groupe aérien 4 :
Un avion perdu le .
12 exemplaires :
Livrés entre le et fin 1998. Remplacés par des Dassault Rafale livrés entre 2019 et 2021.
En , il était annoncé que la société ARES [Advanced Redair European Squadron] allait racheter cette flotte pour une somme non dévoilée, avec l'appui de Dassault, Thalès et Safran, afin de fournir une capacité d'entraînement à la Marine nationale avec 3600 heures de vol sur 6 ans.
En , il est annoncé que l'Indonésie s'est portée acquéreur de ces 12 avions notamment pour les préparer à utiliser les Rafale qu'elle a commandés. La vente pour 733 millions d'euros à Excalibur International, une filiale du groupe de défense tchèque CSG, est confirmée le avant d’être annoncée annulée en .

60 exemplaires :
En , au cours de l’exercice « Tien Lung » organisé par la force aérienne taïwanaise, la simulation d'une attaque par quatre F-16 de l'île de Taïwan défendue par quatre Mirage 2000-5 s'est soldée par une victoire 4-1 des Mirage. En conséquence, l’état-major de la force aérienne taïwanaise étudie la possibilité de prolonger la durée de vie d’un certain nombre de Mirage 2000.
Don de Mirage 2000-5F en nombre et provenance (France ou un autre pays tiers) non précisés, annoncé par le président français Emmanuel Macron le lors d'une interview télévisée. Dans son avis budgétaire sur la « préparation et emploi des forces – Air », le député Frank Giletti [RN] annonce que six appareils de ce type seront livrés aux Forces armées ukrainiennes [FAU] » avec un « modèle de soutien complet ». Ce modèle disposant seulement de capacités air-air, ils seront modifiés à Cazaux afin de pouvoir utiliser des armements air-sol de type Armement air-sol modulaire (AASM), des canons de calibre 30mm et de lancement de missiles SCALP comme le souhaitent les Ukrainiens. Paris a promis de livrer à Kiev, en 2024, quelque 600 bombes de ce type et une commande française de 500 exemplaires a été annoncée cette même année. Ils verront également l'installation de dispositifs de guerre électronique et de résistance aux brouillages. Les livraisons seront effectives « au premier trimestre 2025 » selon le ministre de la Défense Sébastien Lecornu. Pilotes et mécaniciens sont formés à Nancy, où l’escadron 2/3 Champagne dispose de sept Mirage 2000B pour l’instruction. La France annonce le jeudi avoir livré les premiers Mirage 2000-5F à l'Ukraine. Leur usage est attesté pour la première fois le ,.
Entre 1984 et 2019, au moins 89 appareils ont été perdus à la suite d'accidents.
Les accidents suivants ont été enregistrés dans l'Armée de l'air française :

Les accidents suivants ont été enregistrés dans la Elleniki Polemikí Aeroporía :
Les accidents suivants ont été enregistrés au sein de la Force aérienne indienne (IAF) :
Les Mirage 2000C RDI ont équipé les unités françaises suivantes, :
| Unité | Début | Fin |
|---|---|---|
| EC 5/330 Côte d'Argent | septembre 1987 | (inconnue) |
| EC 1/5 Vendée | Premiers avions juillet 1988 | 29 juin 2007 |
| EC 2/5 Ile de France | Premiers avions début 1989 | 23 juin 2022 |
| EC 3/5 Comtat Venaissin | Opérationnel fin 1990 | 31 août 1997 |
| EC 1/12 Cambrésis | Opérationnel en avril 1992 | 30 mars 2012 |
| EC 2/2 Côte d'Or | 1998 | 1999 |
| EC 2/12 Picardie | Premiers avions en sept. 1992 | 7 juillet 2009 |
| EC 4/33 Vexin | Juillet 2001 | 2008 |
| EC 3/11 Corse | 3 novembre 2008 | fin 2011 |
Le Mirage 2000 est mis en scène dans les jeux vidéo et autres simulateurs suivants :
Actuellement la réplique la plus fidèle du Mirage 2000 est disponible sur le simulateur DCS World avec la version 2000-C réalisée par RAZBAM.
Le mirage 2000 apparait :