| Bonifacio | |
La haute ville et sa citadelle de Bonifacio vues depuis le port de Bonifacio. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Collectivité territoriale unique | Corse |
| Circonscription départementale | Corse-du-Sud |
| Arrondissement | Sartène |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Sud Corse |
| Maire Mandat |
Jean-Charles Orsucci 2026-2032 |
| Code postal | 20169 |
| Code commune | 2A041 |
| Démographie | |
| Gentilé | Bonifaciens |
| Population municipale |
3 344 hab. (2023 |
| Densité | 24 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 41° 23′ nord, 9° 09′ est |
| Altitude | 70 m Min. 0 m Max. 340 m |
| Superficie | 138,36 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Bonifacio (ville isolée) |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Grand Sud |
| Législatives | Deuxième circonscription de la Corse-du-Sud |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.bonifacio.fr |
| modifier |
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Bonifacio (en français : /bɔnifasjo/ ; en bonifacien : Bunifazziu /bunifat͡sju/ ; en corse : Bunifaziu /buniˈvad͡zju/) est une commune française située dans la circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Bonifacio dont elle était le chef-lieu.
Les communes limitrophes sont Figari, Porto-Vecchio et Sotta.
Bonifacio, située à l'extrême sud de la Corse, est la commune la plus méridionale de la France métropolitaine.
Au sud, les bouches de Bonifacio séparent la Corse de la Sardaigne italienne.
Elle constitue après Porto-Vecchio la deuxième agglomération de l'Extrême sud de la Corse, qui s'étend depuis Bonifacio jusqu'à Sari-di-Porto-Vecchio au nord et Monacia-d'Aullène à l'ouest en passant par Figari et son aéroport.

Dès 1833, les terrains néogènes de Bonifacio sont signalés par J. Reynaud dans une note publiée dans les Mémoires de la Société géologique de France (no 20). « L'âge des couches de Bonifacio correspondant très probablement au calcaire moellon du Midi et à la mollasse des Martigues, de Cucuron et de Saint-Paul-Trois-Châteaux ». En 1886, l'îlot de Néogène de Bonifacio est soigneusement étudié par Pérou (no 114) qui en donne la description suivante :
« Tantôt les premières assises disparaissaient, affleuraient ou étaient supérieures au niveau actuel de la mer ; qu'en de nombreux endroits l'érosion les avait totalement enlevées en ne laissant que le substratum de granite, et cela aussi bien sur les bords de la mer, par exemple, entre les ruisseaux de Canalli et de Balava, qu'à l'intérieur des terres, entre les collines de Sappa et de Finocchio. »
— D. Hollande in Géologie de la Corse, Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse - Éditeur Veuve Ollagnier Bastia, janvier 1917 p. 237-238.
Les sédiments du Néogène de Bonifacio forment à l'extrémité sud de la Corse un plateau élevé entre 60 et 80 mètres, d’une superficie de 60 km2, reposant en plein sol granitique. La mer a fortement rongé, miné à la base, cet immense bloc ; les constructions élevées sur le bord des falaises « donnent l'impression d'une chute prochaine, bien qu'un tel état des choses dure depuis des siècles et ne trouble en rien la quiétude des habitants. ». La surface de ce plateau est découpée par des fentes, de petites vallées, qui la transforment en une table mamelonnée à monticules s'élevant jusqu'à 80 mètres d'altitude. La falaise que domine le phare de Capo Pertusato comprend essentiellement des mollasses graveleuses et des calcaires blancs.
Les sédiments néogènes de Bonifacio comprennent sept couches avec fossiles identifiés, qui sont de haut en bas :
Les bouches de Bonifacio sont connues pour leur hydrodynamisme violent et la présence d'écosystème marin riche et complexe, géré par une réserve internationale,.
Climat classé Csa dans la classification de Köppen et Geiger.
Bonifacio étant située sur un substrat calcaire, et du fait de sa position géographique, elle bénéficie d'une biodiversité exceptionnelle. De nombreuses espèces endémiques ou de Sardaigne sont présentes,.
Au , Bonifacio est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Bonifacio, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. La commune est en outre hors attraction des villes,.
La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (88,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (63,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (22 %), zones agricoles hétérogènes (10,3 %), zones urbanisées (1,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,9 %), prairies (0,5 %), eaux maritimes (0,5 %), forêts (0,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

La ville comporte un port et une citadelle. Celle-ci est établie sur un cap dominant la mer par une falaise qui est une « veine » de calcaire, roche assez rare en Corse dont le sol est plutôt granitique. Ce cap est long de 1 600 mètres et large de 100 mètres.
Son arrière-pays, "le Piali", autrefois importantes terres agricoles, est connu pour ses baracun (mot issu du dialecte bonifacien), constructions en pierres sèches apparentées aux bories provençales.
La commune dispose d'un plan local d'urbanisme et d'une Aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine.
La ville est distante, par route, de :
Bonifacio était anciennement nommée Calcosalto. Elle tient son nom de Boniface II, marquis de Toscane.
Auparavant, était mentionnée à l'extrême sud de la Corse une cité antique appelée « Pallae » dont le nom s'est conservé pour désigner le détroit entre Corse et Sardaigne et la campagne autour de Bonifacio (cette dernière est aujourd'hui appelée « Piali »).
En langue corse, la commune se nomme [buniˈvad͡zju] et s'écrit Bunifaziu.
En bonifacien, dialecte ligurien, cela s'écrit Bunifazziu.

L'origine de la ville actuelle de Bonifacio n'est pas vraiment connue avec précision, mais des dates approximatives indiquent sa refondation entre 828 et 833 par Boniface II de Toscane qui lui donna son nom actuel. L'histoire attestée de Bonifacio remonte en 1195 mais la ville fut colonisée par les Génois qui imposèrent à la ville des modifications militaires structurelles importantes (et qui créèrent la citadelle actuelle).
Comme tous les ports de commerce, son histoire a été relativement mouvementée notamment par un conflit guerrier entre Pise et Gênes, ces deux républiques se disputant avec acharnement sa citadelle qui était un maillon stratégique militaire et un complexe portuaire sans égal en Corse. Dans un premier temps, Pise fut maîtresse des lieux jusqu'à la fin du XIIe siècle.
Le roi Alphonse V d'Aragon, maintint en 1420 un siège pendant cinq mois avant de baisser les armes face à l'intouchable cité qu'était Bonifacio.
Bonifacio a subi au cours des siècles, de multiples attaques ; mais la plus terrible fut celle de la peste qui en 1528 fit plus de 4 300 morts dans la cité qui à cette époque comptait 5 000 habitants. Les murailles imprenables se révélèrent inutiles face à ce fléau. La chapelle Saint-Roch, à l'entrée de la ville, reste un témoignage de la fin de cette sombre période. On y fait toujours une procession qui rappelle que c'est en ce lieu, où est mort le dernier Bonifacien atteint de la maladie, avant la fin de la peste.
En 1553, encore très affaiblie par le passage de la peste, Bonifacio subissait une nouvelle attaque et dut se rendre à Dragut, un ancien corsaire turc dont on dit qu'il avait été commandité par le maréchal des Thermes. La ville assiégée capitula pour la première fois et fut mise au pillage.
Le roi François Ier de France prend possession d'une ville détruite et dépeuplée que les Français commencent à reconstruire, mais qui, en vertu du traité de paix passé en 1559, est rendue à la république de Gênes.
Le site était déjà occupé depuis le Néolithique, comme en témoignent les découvertes des archéologues François de Lanfranchi et Michel Claude Weiss, en 1972, sous la grotte dite de l'Araguina, à l'entrée de la ville. Le squelette d'une femme, la Dame de Bonifacio, a été daté entre 6500 et 7000 avant Jésus-Christ.
D'autres fouilles archéologiques, conduites le long du littoral et dans l’arrière-pays, montrent que la baie fut occupée dès l’époque néolithique (5000 à 2500 av. J.-C.).
Selon Ptolémée, le sud de l'île était occupé par le peuple des Subasani ; ce territoire comprenait les civitates d'Alista et de Pallas, avec les ports Favonius et Syracusanus. Pallas ou Palla (Var. Pallas, Palas, Palmas, Plenas.), point terminus de l'itinéraire d'Antonin, est identifié, à juste titre, par la plupart des géographes avec Bonifacio. L'itinéraire maritime d'Antonin, probablement dressé au IVe siècle de notre ère, appelle fretum Gallicum le détroit qui sépare la Corse de la Sardaigne, mentionne la voie romaine qui de Mariana aboutissait à Palla. S'il ne cite pas Palla, Ptolémée parle du Pitanus, se trouvant au sud de Figari et au nord de Bonifacio (Palla), qui ne peut être que le ruisseau de Ventilegne.
Avec l’Empire romain, la paix favorise les échanges entre les cités maritimes. Abri pour les flottes marchandes, le port devient aussi une base commerciale entre la Sardaigne proche et la Corse, au sein de la province romaine de Sardaigne-Corse. L’urbanisation du port s’adapte au développement, nécessitant la nomination d’un praeses, autrement dit un préfet, pour son administration.

Le Libro rosso était un recueil d'anciens statuts génois débutants en 1187, aujourd'hui perdus, qui accordent à Bonifacio le droit de battre monnaie et de produire du sel.
Les statuts civils et criminels de la communauté de Bonifacio, rédigées par Gio-Batista Mazzolaccio, notaire, et publiés en 1619 par la république de Gênes. Le podestat est remplacé par un commissaire de la république de Gènes nommé pour deux ans parmi les nobles génois. Il assure la paix et la justice du canton de Bonifacio et veille au maintien des institutions de la cité de Bonifacio, laquelle ne doit à Gênes ni tribut, ni service militaire. La cité a le pouvoir de se défendre, de s'administrer, de lever des impôts sur ses habitants et des taxes sur les marchandises. Le conseil municipal de cinquante membres est réduit de moitié (vingt-cinq membres élus de plus de 30 ans, sachant lire et écrire et n'étant ni nobles de Gènes ni membres de l'Église plus quatre anciens, tous élus et renouvelables tous les ans). Les anciens sont l'exécutif, leur sceau est déposé chez le prieur et les mesures qu'ils peuvent proposer dans tous les domaines, doivent être approuvés par 2/3 des conseillers. L'élection se fait en trois étapes : cooptation des candidats par les familles, vote, puis tirage au sort pour attribuer les compétences. Des officiers municipaux sont engagés par le conseil :
| Scrutin | 1er tour | 2d tour | |||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | 1er | % | 2e | % | 3e | % | ||||||||
| Européennes 2014 | FN | 29,82 | UMP | 24,48 | R&PS | 20,00 | PS | 8,97 | Tour unique | ||||||||||||
| Territoriales 2015 | DVG | 56,23 | FN | 12,27 | LR | 9,43 | FaC | 5,75 | FaC | 39,36 | LR | 27,07 | DVG | 18,29 | |||||||
| Présidentielle 2017 | LR | 27,56 | FN | 26,32 | EM | 21,69 | LFI | 11,89 | EM | 52,96 | FN | 47,04 | Pas de 3e | ||||||||
| Législatives 2017 | LREM | 59,29 | LR | 23,64 | PNC | 11,10 | LFI | 3,41 | PNC | 55,61 | LR | 44,39 | Pas de 3e | ||||||||
| Territoriales 2017 | LREM | 45,58 | FaC | 31,88 | Rinnovu | 9,63 | DVD | 5,35 | LREM | 52,72 | FaC | 37,44 | DVD | 6,74 | |||||||
| Européennes 2019 | RN | 31,08 | LREM | 19,86 | EELV | 17,18 | LR | 7,15 | Tour unique | ||||||||||||
| Territoriales 2021 | TdP | 54,94 | Rinnovu | 15,04 | FaC | 11,16 | PNC | 5,64 | FaC | 30,49 | Rinnovu | 27,87 | DVD | 22,91 | |||||||
| Présidentielle 2022 | RN | 30,12 | LREM | 22,38 | REC | 12,78 | LFI | 12,35 | RN | 57,36 | LREM | 42,64 | Pas de 3e | ||||||||
| Législatives 2022 | PNC | 31,50 | RN | 23,23 | DVD | 17,96 | REC | 6,95 | PNC | 54,08 | DVD | 45,92 | Pas de 3e | ||||||||
| Européennes 2024 | RE | 42,29 | RN | 30,15 | REC | 7,27 | PS | 3,93 | Tour unique | ||||||||||||
| Législatives 2024 | RN | 36,10 | PNC | 24,66 | DVD | 14,15 | CF | 12,74 | PNC | 60,88 | RN | 39,12 | Pas de 3e | ||||||||
Lors de la libération de la Corse, le 4 octobre 1943, une délégation spéciale fut mise en place à Bonifacio, présidée par Jean Augustin Varsi. Il démissionna de ses fonctions après l'exécution de son fils, Simon Varsi, fusillé par les Allemands à L'Isle-Adam le 23 août 1944.
Ci-dessous l'équipe municipale actuelle élue lors des élections de mars 2020.
Jean-Charles Orsucci - Maire
Odile Moracchini - 1ère Adjointe
Patrick Tafani - 2ème Adjoint
Marie-Josée Vichiera - 3ème Adjointe
Alain Di Meglio - 4ème Adjoint
Roxane Piriottu - 5ème Adjointe
Denis Lopez - 6ème Adjoint
Francis Beaumont - 7ème Adjoint
Jeanne Serra - Conseillère Municipale - Hameaux
Jonathan Catoire - Conseiller Municipal - Sport
Thierry Quinternet - Conseiller Municipal - Festivité
Frederic Rocchi-Sereni - Conseiller Municipal - Sécurité
Chantal Arcadu - Conseillère Municipale
Joseph Bohn - Conseiller Municipal
Marie-Noelle Culioli - Conseillère Municipale
Jamel Dridi - Conseiller Municipal
Carine Zuria - Conseillère Municipale
Pierre Gazano - Conseiller Municipal
Claudie Daver - Conseillère Municipale
Jean-François Le Rolland - Conseiller Municipal
Marie-Antoinette Faby - Conseillère Municipale
Véronique Mermet - Conseillère Municipale
Claude Serafino-Degott - Conseillère Municipale
En 2018, le budget de la commune était constitué ainsi :
Avec les taux de fiscalité suivants :
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2016 : médiane en 2016 du revenu disponible, par unité de consommation : 18 467 €.
La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2006.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 3 344 habitants, en évolution de +7,25 % par rapport à 2017 (Corse-du-Sud : +7,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La langue traditionnellement parlée par les habitants de Bonifacio n'est pas une langue toscane comme le corse, mais un dialecte ligure. En effet, bien qu'elle ait été fondée par les ducs de Toscane, Bonifacio est devenue très tôt (en 1195), un préside (une colonie) de la république de Gênes, repeuplée avec des familles génoises qui s'alliaient entre elles ou avec d'autres familles originaires de Ligurie. Le dialecte de Bonifacio, proche de celui de Carloforte en Sardaigne et de Monaco, est en voie de disparition.
« A Bonifacio aria di Roma e mare del Lazio (It) »
— A Bunifaziu aria de Roma e mare du Laziu (Co) - A Bonifacio, l'air de Rome et mer du Latium
Bonifacio a conservé ses cinq principales confréries qui constituent aujourd'hui selon le code du droit canonique, des associations libres de fidèles laïques:
Dans leurs statuts, elles étaient à l'origine destinées aux besoins spirituels de leurs membres : elles se réunissaient, organisaient les funérailles, priaient pour le salut des défunts; très vite, elles deviennent comme partout des associations d'assistance et de secours mutuel pour leurs membres et leurs familles. Aujourd'hui les confréries restent très vivantes et participent à de nombreuses cérémonies religieuses : aux enterrements, aux processions en l'honneur des saints, mais c'est surtout celles de la Semaine sainte qui sont les plus spectaculaires et qui attirent un public nombreux. Les confréries animent les offices des Défunts, les offices de la Semaine Sainte (office des Ténèbres). Toutes - sauf celle de Saint Jean-Baptiste depuis 1914 - élisent la veille de la fête du Saint qu'elles vénèrent un sous-prieur pour un an, ce dernier devenant automatiquement prieur l'année suivante, en remplacement du prieur titulaire et ainsi de suite. De fait, le lendemain de leur nomination officielle, Sous Prieur et Prieur participent en tant que tel à leur première cérémonie lors des différentes célébrations de la Fête du Saint. Les Portes Croix sont prieurs d'office à vie. Les confréries ont à leur tête un ou plusieurs "massà", sorte de sacristain qui détiennent les codes de la gestuelle et s'occupent de l'ensemble du mobilier sacré ou non que possèdent les confréries.
Dans un registre totalement différent, il convient d'ajouter au XIXe siècle,
L'association "I Marifetti" est une association dont les missions sont : L'animation de la ville, revalorisation du patrimoine bonifacien, promotion des langues Corse et Bonifacienne au travers d'actions culturelles diverses. Elle est présidée par Chjara Stella Albertini.
L'AFM Téléthon de Bonifacio, est une antenne de l'organisation mondialement connue. Elle a pour but de récolter de l'argent pour financer des projets de recherches, sur des maladies génétiques neuromusculaires, mais aussi sur d'autres maladies génétiques rares et qui touchent en grande partie des enfants. L'association a été créé en 1992, et fut dirigée de 1993 à 2020 par Alain Modesto. Elle est depuis janvier 2021 présidée par Jonathan Catoire.
Ulysse est une association qui a pour but d'organiser et réaliser le Carnaval de la ville chaque année. Elle est présidée par Helena Le Quellec.
Le label "ville d'art et d'histoire" a été décerné à la ville de Bonifacio le 3 juin 2019.
Établissements d'enseignements :
Professionnels et établissements de santé :
La ville possède un club de handball qui a évolué pendant de nombreuses années en Nationale. Actuellement la JSB évolue au niveau régional pré-nationale, et possède les catégories jeunes baby-hand, U11, U13, U15M et U16F. Le club évolue au COSEC Libertas de Bonifacio et est présidé par François Moracchini.
La ville possède un club de football, étant très populaire à l'époque. La Jeunesse Sportive Bonifacienne fut ainsi créée en 1921. Aujourd'hui, le club existe toujours, et possède toutes les catégories de jeunes (débutants jusqu'à U19) et les seniors évoluent en Régional 1 (R1). Le club a réussi à se hisser en finale de la Coupe de Corse contre le FC Calvi en 2012 (défaite 4 buts à 0). Le club évolue dans l'enceinte du stade Antoine-Tassistro, ancien joueur emblématique du club et est présidé par Regis Longo.
La ville possède un club de Futsal créé en 2018 par la famille CATOIRE. La JS Bonifacio Futsal évolue actuellement au niveau régional en R1. Le club se hisse en finale de la Coupe de Corse de Futsal en 2019 (défaite 13 buts à 2) et valide cette même année sa montée en R1 dès sa première saison. Le club évolue au COSEC Libertas de Bonifacio et est présidé par Jonathan Catoire.
La ville possède un club de Badminton créé en 2018. Le club évolue actuellement au niveau régional en loisirs participant à des compétitions en Corse comme sur le continent. Le club est élu meilleur club de Corse 2020 et 2021 grâce à ses résultats en tournois officiels. Le club évolue au COSEC Libertas de Bonifacio et est présidé par Jonathan Catoire.
La ville possède un club de tennis avec 3 courts en plein air et un court couvert - le deuxième de Corse - et un Club House. Un professeur enseigne la pratique et l'obtention d'une licence est possible à partir de 3 ans. Le club est présidé depuis 2020 par Mary-Maud Ferricelli succédant à Carmelo Piriottu.
La ville possède un club de tennis de table. La pratique s'effectue au COSEC de Bonifacio aussi bien pour les adultes que pour les enfants. Le club est présidé par Sébastien Mercier.
La ville possède un club de Pétanque. L'association organise plusieurs tournois chaque année et représente Bonifacio dans les tournois extérieurs. Un boulodrome a même vu le jour en 2020. L'association "La Boule des Falaises" est présidée par Michel Nicolai.
La ville possède plusieurs clubs pour la pratique du Karaté, du Judo, du taekwondo ou encore la boxe anglaise.
La ville possède plusieurs associations de Fitness
Les bouches de Bonifacio sont extrêmement réglementées. Une partie de la réserve naturelle est qualifiée de zone de non prélèvement. Toutes formes de pêche et de chasse sous-marine y sont interdites.
Une association de chasse se nommant "Solitaire Bonifacien" existe sur le territoire de la commune et est composée de plusieurs adhérents. Elle est présidée par Jean-Pierre Luccioni.
Le label " Terre de jeux 2024 " a été décerné à la ville de Bonifacio le en vue des Jeux olympiques de Paris 2024, qui se débouleront en France. Ce sera l'occasion pour les bonifaciens et les associations sportives de la ville de vivre au rythme des J.O de Paris 2024 et du sport sur tout le territoire de la commune.
La ville abrite aussi un port de commerce dont l'activité principale est représentée par de nombreuses rotations quotidiennes de ferries entre Bonifacio et Santa Teresa di Gallura en Sardaigne. Deux compagnies se partagent les lignes et horaires : Moby Lines et Saremar jusqu'en 2016, assurant en alternance 4 à 5 rotations chacune par jour suivant les saisons. Par ailleurs, s'il y a peu d'activités marchandises, les quais reçoivent aussi, en escale, des navires de croisières. Le port de commerce est géré par la Chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio et de la Corse-du-Sud. C'est le second port de Corse pour le trafic passagers avec l'étranger.
Propriété publique, la citadelle est inscrite au titre des Monuments historiques.

L'oratoire de la Trinité se situe à trois milles de Bonifacio et à un mille du port de Paraguano, emplacement présumé de l'antique Palla. Élevée sur une légère esplanade, à mi-hauteur du mont de la Trinité, avec une croix à 219 m, l'église est couronnée par de majestueuses cimes, et l'admirable vue du haut des rochers, près de la croix, embrasse les deux mers.
Le site qui, selon Geneviève Moracchini-Mazel, aurait été occupé avant l'époque chrétienne, comprend :
« Deux fontaines de bonne et fraîche eau, dont une fort abondante, sont précieuses sur un point aussi haut et dans ce lieu solitaire. »
— Antoine Claude Valery, in Voyages en Corse, à l'île d'Elbe et en Sardaigne, 1837, p. 253.
C'est un lieu de pèlerinages. Trois s'y déroulent chaque année : celui dédié à la Très-Sainte-Trinité en juin, celui consacré à la Nativité de Marie le 8 septembre et, le plus récent, celui Notre-Dame de Fatima, destiné à la communauté portugaise de la région.
L'église de la Très Sainte Trinité figure à l'inventaire général du patrimoine culturel.
Vers 1880, ce lieu a été fréquenté par le bandit d'honneur Ghjuvan Cameddu Nicolaï.

Taillé par l'homme directement dans le calcaire de la falaise et composé de 189 marches, l'escalier du roi d'Aragon aurait, selon la légende, été creusé en seulement une nuit par les troupes du roi d'Aragon lors du siège de Bonifacio de 1420. Plus probablement creusé sur une durée plus longue par les moines franciscains pour accéder à la source Saint-Barthélémy située dans une grotte au pied de la falaise, il est inscrit au titre des Monuments historiques.
Les falaises de calcaire et son pittoresque « Grain de sable », gros bloc isolé se dressant à quelques dizaines de mètres dans les flots, sont l'œuvre remarquable de la nature.
Bonifacio était, comme les républiques italiennes dont elle est issue, une société clanique structurée par quelques familles dominantes auxquelles s'affiliaient les autres. Les plus anciennes sont d'origine génoise (comme les D'Oria, Fraticelle, Mattarano, Suzarelli), les autres le plus souvent étrangères à la Corse (comme les Portafax, les Lavigne, les Tertian, les Piras), la plupart de ces patronymes (comme Gazano ou Tassistro) ne se retrouvant pas dans le reste de l'île avec laquelle les Bonifaciens s'interdisaient tout contact généalogique.
Les noms des familles les plus notables par le rôle historique et social qu'elles ont joué dans la ville aux différentes époques sont : Androvandi, une des plus anciennes, attestée au XIIIe siècle, disparue au XIXe siècle; - Bottolaccio, notable au XVIIIe siècle; - Capriata; - Carrega; - Castelli, Ghirardi, établie au XVIIe siècle; - Cavalloni, notaires au XVIIIe siècle; - Celani, notable au XVIIIe siècle; - Dagregorio; - Debernardi; - Doria, devenue D'Oria, noble génoise; - Fraticelli, notable au XVIIIe siècle; - Galliano, noble génoise; - Lantiéri; - Lavigne, notable au XVIIIe siècle; - Malberti; - Malerba; - Mattarano, notable au XVIIIe siècle; - Piras; - Portafax, notable au XVIIIe siècle, originaire d'Espagne; - Roncaliolo; - Salimeri, noble génoise de Savone; - Scamaroni, dont est issu Fred Scamaroni; - Serafino, notable au XVIIIe siècle, - Stachino, cultivateurs, vignerons ; - Suzarelli, noble au XVIIIe siècle - Tassistro; - Tertian, provençale, établie début XIXe siècle ; - Trani; - Zigliara, qui a donné le Cardinal Zigliara.