| Propriano | |
Vue de Propriano depuis un drone. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Collectivité territoriale unique | Corse |
| Circonscription départementale | Corse-du-Sud |
| Arrondissement | Sartène |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Sartenais-Valinco |
| Maire Mandat |
Paul-Marie Bartoli 2026-2032 |
| Code postal | 20110 |
| Code commune | 2A249 |
| Démographie | |
| Gentilé | Proprianais |
| Population municipale |
3 996 hab. (2023 |
| Densité | 213 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 41° 40′ 34″ nord, 8° 54′ 18″ est |
| Altitude | 12 m Min. 0 m Max. 609 m |
| Superficie | 18,73 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Propriano (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Propriano (commune-centre) |
| Élections | |
| Départementales | Sartenais-Valinco |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | mairie-propriano.com |
| modifier |
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Propriano est une petite ville et commune française située dans le département de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Viggiano.


Propriano est une petite ville portuaire située sur la rive sud du golfe éponyme, sur la côte Sud-Ouest de la Corse et au Nord de l'embouchure du Rizzanese.
Au , Propriano est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient avec Viggianello à l'unité urbaine de Propriano, une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Propriano, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (63,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (60 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (43,6 %), forêts (15,6 %), zones urbanisées (12,7 %), terres arables (9,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (4,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,1 %), prairies (2 %), zones humides intérieures (1,6 %), eaux maritimes (0,2 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

En corse la commune se nomme Prupià (prononcé [pru.ˈpja]).

Sur l'actuel territoire de la commune, des communautés grecques, romaines, pisanes et turques se sont développées dans le passé. L'existence du village a été troublée par plusieurs vagues d'invasions, Vandales au Ve siècle et Sarrasins au VIIIe siècle.
La découverte, en creusant les fondations d'un lotissement de vestiges de deux églises gigognes, la plus ancienne datant du VIe ou du VIIe siècle, constitue l'un des témoignages les plus précoces de la christianisation de la Corse. La plus ancienne est également la plus vaste avec des dimensions suivantes : (16 mètres sur 8,50 mètres), laissant envisager la présence d'un évêché. Les abords de ces deux églises imbriquées l'une dans l'autre, la seconde plus petite, et la plus récente, est une chapelle médiévale édifiée sur les ruines de l'église la plus ancienne, ont révélé la présence d'une nécropole de 72 sépultures remontant au IVe siècle. Les traces d'un troisième lieu de culte ont été retrouvées à proximité.
Propriano doit son développement, au XIXe siècle, à la construction d'une route reliant Ajaccio à Bonifacio, tracée en 1873. Le premier bâtiment construit fut un entrepôt à Fozzano. Le port de Propriano devient à la même période le débouché maritime de Sartène, au détriment de Tizzano.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 3 996 habitants, en évolution de +6,65 % par rapport à 2017 (Corse-du-Sud : +7,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Le maire Paul-Marie Bartoli (PRG) a été jugé par le tribunal correctionnel de Bastia en avec un promoteur, une élue municipale et un notaire, pour une vente soupçonnée frauduleuse d'un terrain municipal en bord de mer en 2013.