| Moislains | |||||
L'église Saint-Pierre. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Péronne | ||||
| Intercommunalité | CC de la Haute Somme | ||||
| Maire Mandat |
Julien Didier 2026-2032 |
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| Code postal | 80200 | ||||
| Code commune | 80552 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Moislainois | ||||
| Population municipale |
1 109 hab. (2023 |
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| Densité | 54 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 59′ 26″ nord, 2° 57′ 53″ est | ||||
| Altitude | Min. 62 m Max. 152 m |
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| Superficie | 20,62 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Péronne (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Péronne | ||||
| Législatives | 5e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| modifier |
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Moislains [mwalɛ̃] est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
Moislains est un village picard du Vermandois.
À vol d'oiseau, la localité est située à 7 km au nord de Péronne, 28 km au nord-ouest de Saint-Quentin, 28 km au sud-ouest de Cambrai, 36 km au sud-est d'Arras et à 49 km au nord-est d'Amiens.
Les communes limitrophes sont Aizecourt-le-Haut, Allaines, Bouchavesnes-Bergen, Étricourt-Manancourt, Mesnil-en-Arrouaise, Nurlu et Templeux-la-Fosse.
Le sous-sol de la commune est, pour partie, d'origine secondaire, du Crétacé : craie, bélemnite, silex ; tertiaire ; quaternaire : diluvium gris, riche en débris d'animaux fossiles (mollusques fluviatiles ou terrestres, helix, planorbes, lymnées, cyènes...).
Au nord de la commune, on rencontre des terrains modernes et des marais transformés en prairies. Sous la terre végétale, on trouve de la marne (pierre à chaux) recouverte d'alluvions, des sables de Bracheux avec banc de silex, des argiles à lignite le long des pentes. Au nord-est et à l'est, ont été rencontrés des calcaires et argiles siliceux.
Le relief de la commune est celui d'un plateau parcouru par une vallée - celle de la Tortille - et de petits vallons.
Le point culminant de la commune se situe à la Sablière (135 m).
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Tortille et le canal du Nord.
La Tortille, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune de Étinehem-Méricourt et se jette dans la Somme à Biaches, après avoir traversé six communes.

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Haute Somme ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 798 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Haute Somme est constitué d'un réseau hydrographique complexe de cours d'eau, de marais, d'étangs et de canaux. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA).
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 730 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Épehy à 12 km à vol d'oiseau, est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,8 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le .
Au , Moislains est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Péronne, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,4 %), forêts (14,3 %), zones urbanisées (4,8 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

La commune de Moislains se compose d'un habitat groupé. Le village fut reconstruit après les destructions de la Première Guerre mondiale.
Transports en commun routiers : la localité est desservie par la ligne d'autocars no 39 (Albert - Péronne) du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés.
On rencontre plusieurs formes pour désigner Moislains dans les textes anciens : Molanium (1070), Meulanum (1080), Melins (1147), Miolens (1164), Muesmalinoe (1202), Meilanoe (1214), Moilanse, Morlens, Molinoe (1330), Molemlinoe, Mzelins, Moislans, Moillans, Mediolani villa.
De Mediolanum désignant les marchés à proximité des habitats celtes. De l'adjectif gaulois Medio « central » en composition, notamment avec le gaulois lann, « endroit consacré ». Traditionnellement les linguistes et toponymistes attribuent à ce toponyme le sens de « [localité au] milieu de la plaine » ou « plaine du milieu » sur la base du gaulois medio- (medios) « du milieu, central », apparenté directement au vieux breton med, met et par l'indo-européen au latin medius. Le second élément -lano- serait un mot *lanon non attesté en gaulois, mais reconstitué d'après le latin plānus « plat ».
L'historien français Henri Martin a suggéré dès le XIXe siècle que Mediolanum pouvait signifier « centre de la région », identifiant ainsi un sanctuaire « central », c'est-à-dire un lieu de culte et de nombreux chercheurs après lui considèrent cette théorie du XIXe siècle comme exacte, avec la nuance toutefois de « centre sacré ».
Se limitant à la question du sens de Mediolanum, Christian-Joseph Guyonvarc'h l'attribue sans hésiter au vocabulaire religieux du celtique continental, et le rapproche du Medionemeton évoqué à propos du locus consecratus (lieu consacré) de Jules César : Medionemeton, Mediolanum, Vindolana et toutes les formations de ce genre ont désigné sans nul doute à l'origine un enclos ou une clairière, au moins un espace libre symbolisant le centre religieux et culturel de la peuplade gauloise, de la tribu ou de la cité. De plus, le second élément du nom, -lanum, peut être interprété comme une forme de lanos, « plein », avec le sens de « parfait, complet ». Le toponyme « indique selon toute apparence un endroit où pouvait se réaliser une espèce de plénitude religieuse, un centre de perfection ».
Le dimanche , l'ordre de mobilisation générale est publié. Le jeudi au matin, le 307e régiment de réserve d'Angoulême, après une manifestation patriotique, s'embarque pour la région de Bapaume. Le , il a pour mission de déloger de Moislains, les Allemands marchant sur Paris.
Venant de la Ferme du Gouvernement, les Charentais descendent vers le village dans un épais brouillard. Les fantassins allemands, en position dans le village depuis la veille, font pleuvoir sur eux un déluge d'obus. Les survivants (parmi lesquels se trouve le lieutenant Antoine Monis) seront faits prisonniers et envoyés en Allemagne. Dans l'après-midi, la population non évacuée de Moislains peut venir secourir les blessés. Les Allemands créent le cimetière en 1914.
Le , à l'initiative du département de la Charente et du département de la Somme, un ossuaire et un cimetière militaire dit « Cimetière des Charentais » au lieu-dit le chemin de la Récrière furent inaugurés. L'ossuaire est surmonté par le monument des Charentais.
À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Moislains, cela correspond à 2005, 2010, etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations légales. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 1 109 habitants, en évolution de −7,66 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
L'école primaire locale compte 152 élèves à la rentrée 2017.