| Doullens | |||||
L'hôtel de ville. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Amiens | ||||
| Intercommunalité | CC du Territoire Nord Picardie (siège) |
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| Maire Mandat |
Claude Maquet 2026-2032 |
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| Code postal | 80600 | ||||
| Code commune | 80253 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Doullennais | ||||
| Population municipale |
5 751 hab. (2023 |
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| Densité | 172 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 09′ 27″ nord, 2° 20′ 29″ est | ||||
| Altitude | Min. 52 m Max. 152 m |
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| Superficie | 33,4 km2 | ||||
| Type | Petite ville | ||||
| Unité urbaine | Doullens (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Amiens (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Doullens (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Inclus des Sites de | Beffrois de Belgique et de France | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.mairie-doullens.fr | ||||
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Doullens (prononcé [d̪ulɑ̃]) est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.
C'est dans la grande salle de l'hôtel de ville qu'est signée, le , l'acte confiant au général Foch, le « Commandement unique des forces alliées sur le front occidental » lors de la Première Guerre mondiale.
Doullens abrite, jusqu'en 2006, la base aérienne 922 Doullens, support de la station radar de Lucheux.
Doullens est une ville picarde de l'Amiénois. Elle est limitrophe du Pas-de-Calais.
À vol d'oiseau, elle se trouve à 28 km au nord-ouest d'Albert, 29 km au nord d'Amiens, 34 km au sud-ouest d'Arras et à 37 km à l'est d'Abbeville.
Les communes limitrophes sont Amplier, Authieule, Beauval, Bouquemaison, Gézaincourt, Grouches-Luchuel, Hem-Hardinval, Neuvillette, Occoches et Terramesnil.
La superficie de la commune est de 3 340 hectares ; son altitude varie entre 52 et 152 mètres.

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.
Elle est drainée par l'Authie, la Grouche, le Beaurepaire, le Bout des Prés, le ruisseau le canal, l'Ermitage et l'Occoches,.
L'Authie, d'une longueur de 108 km, prend sa source dans la commune de Coigneux et se jette dans la Manche, son embouchure formant une vaste baie, comprise entre Fort-Mahon-Plage et Berck, typique des estuaires picards. Les caractéristiques hydrologiques de l'Authie sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 3,84 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 11,9 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 24,9 m3/s, atteint le même jour.
La Grouche, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Coullemont et se jette dans l'Authie sur la commune, après avoir traversé six communes.
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Authie ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 253 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Authie. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit est, en 2024, en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Canche Et Authie.
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 809 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bernaville à 13 km à vol d'oiseau, est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 877,3 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,5 °C, atteinte le .
Au , Doullens est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de Doullens, une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre,,.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87,3 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70 %), prairies (11,6 %), zones urbanisées (9,6 %), zones agricoles hétérogènes (5 %), forêts (2,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %).
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Doullens, qui fait partie des communes de la Somme de plus de 5 000 habitants, est à la fois rurale et urbaine.
La ville, n'ayant pas subi de destruction massive pendant les deux guerres mondiales, a gardé un centre-ville ancien entouré de boulevards avec quelques monuments remarquables (églises, beffroi, musée, hôtel de ville etc.). Le tissu urbain s'est étendu le long des grands axes de communication au nord, à l'ouest et au sud. C'est surtout l'habitat individuel qui a été privilégié.
En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 3 049, alors qu'il était de 3 061 en 2016 et de 3 060 en 2011.
Parmi ces logements, 86,6 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 12,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 67,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 32 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Doullens en 2021 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) par rapport au département (8,4 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Doullens | Somme | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 86,6 | 83,1 | 82,2 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 1 | 8,4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 12,4 | 8,5 | 8,1 |
Doullens est pratiquement à mi-chemin et à l'intersection des axes :
En 2019, la localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés.

Doullens est un ancien nœud ferroviaire local, car sa gare était reliée à Canaples, Frévent et Arras, ainsi qu'à Albert. Devenue un cul-de-sac dans les années 1970, la gare a finalement été détruite, pour être remplacée à la fin de 2009 par une zone commerciale.
La section de 45 km Doullens-Flesselles de l'ancienne voie ferrée Amiens-Arras est fermée au trafic voyageurs depuis 1938, elle a été fermée au trafic de fret depuis le début des années 2000.
En 2018 un projet vise à la reconvertir en chemin de randonnée, véloroute et/ou voie verte pour compléter le maillage de véloroutes et voies vertes en place autour du Doullennais (entre baie de Somme et Péronne ; Abbeville et Bernâtre ; Arras et Corbie ; Le Touquet et Arras ; et l'Eurovéloroute France-Ukraine, en lien avec la communauté de communes Nièvre et Somme), au profit d'un tourisme vert.
La SNCF accepte de rétrocéder la voie à l'intercommunalité mais il resterait à adapter cinq des quatorze ponts ferroviaires.

Le lieu est attesté sous les formes Donincum en 931,, Dorlens en 1075, Dourlens en 1100, Dourleng en 1147, Dollendum en 1195, Durlenz au XIIe siècle, Dorlenc en 1238, Dorlans en 1260. Les formes Durlendo, Dullendio, latinisations plus tardives, sont peu fiables.
La commune est appelée parfois aussi Dourlens dans les documents anciens, ce qui reflète la prononciation picarde locale.
Le chanoine François Falc'hun propose une origine celtique : le mot dol (dolen) se traduisant en français par « méandre ». Avant le détournement de la Grouches en 1950, la langue de terre était enserrée dans un méandre de rivière, explication qui ne tient pas compte des formes les plus anciennes, toutes régulières, en Dorl- / Durl-. L'élément Dol- est juste attesté par des mentions latinisées isolées et tardives.
Albert Dauzat et Charles Rostaing ne se basent que sur la forme la plus ancienne de 931 et considèrent que le second élément est le suffixe gaulois -inco-, souvent confondu par la suite avec le suffixe -ing-os, d'origine germanique -ing(en), qui est à l'origine de la plupart des finales -ans / -ens de la toponymie française. Le premier élément serait le nom de personne gaulois Donnos. Cependant, cette forme précoce n'est pas confortée par les formes postérieures. En effet, il est difficile d'admettre l'évolution phonétique de Donincum en Dorlens / Dourleng en une centaine d'années. En tout cas, le suffixe -eng de 1147 est sans doute lié à l'attraction du suffixe germanique -ing(en).
Ernest Nègre suggère, quant à lui, un nom de personne germanique Thorellus, suivi du suffixe -ing-os de même origine.
En tout cas, la forme Doullens actuelle s'explique très bien par un cheminement phonétique régulier de *durlingos > Dorlens (o note ou [u] en ancien français), à la forme actuelle Doullens (assimilation de [r] à [l]).
Au Moyen Âge, un prieuré bénédictin affilié à l'ordre de Cluny est fondé à Doullens, placé sous le vocable de Saint-Michel et dépendant du prieuré Saint-Pierre et Saint-Paul d'Abbeville.
L'abbaye Saint-Michel de Doullens de moniales bénédictines, est fondée, en 1104 vraisemblablement, par le comte de Ponthieu.
En 1202, Doullens obtient sa première charte communale.
La ville est réunie à la Couronne de France en 1225. Place forte importante, Doullens est brûlée par Louis XI pour la punir de s'être ouvertement mise du côté de Charles le Téméraire.

L'église Saint-Pierre est saccagée en 1522 par les Impériaux qui en fondent les cloches puis à nouveau le par les troupes espagnoles qui l'incendient. La construction fait ensuite l'objet d'une rénovation.
Le a lieu la bataille de Doullens : alors que les Espagnols et la Ligue ont été battus en à Fontaine-Française, une armée espagnole bouscule l'armée royale à Doullens, qui fera 600 gentilshommes tués. Dans la prise de Doullens qui suit, 4 000 personnes sont massacrées. Valentin de Pardieu, seigneur de la Motte, seigneur d'Esquelbecq, gouverneur de Gravelines et de Tournehem, redouté capitaine de Philippe II d'Espagne et grand-maître de l'artillerie espagnole meurt au siège de Doullens le . L'histoire dit qu'il a été emporté par un boulet de canon ou par un projectile d'arquebuse.
À la paix de Vervins, le , Doullens est rattaché à nouveau à la France.
De à 1720, Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, compromis dans la conspiration de Cellamare, est enfermé dans la forteresse.
La ville est chef-lieu du district de Doullens de 1790 à 1795 et de l'arrondissement de Doullens de 1800 à 1926.
L'église Saint-Pierre est désaffectée en 1790, puis vendue le 28 thermidor de l'an VIII. Elle subit ensuite de nombreuses destructions et utilisations diverses de ses propriétaires (hangar, remise, atelier...).
En : Victor Hugo, arrivé en soirée, passe la nuit du 12 au 13 « Au Grand Turc », puis quitte la ville après avoir visité la citadelle pour continuer son voyage touristique vers Arras.
La citadelle de Doullens est utilisée comme prison et accueille notamment Auguste Blanqui, Armand Barbès et François-Vincent Raspail.
Durant la Première Guerre mondiale, un hôpital militaire français et canadien est installé dans la Citadelle.
Le , une réunion a lieu entre l'armée britannique et l'armée française, afin de contrer l'offensive du printemps. Ce jour-là, se réunissent le ministre Georges Clemenceau, le général Henry Hughes Wilson, le ministre Alfred Milner, le général Douglas Haig, le général Henri Mordacq, le général Ferdinand Foch , le général Maxime Weygand, le président Raymond Poincaré, le général Paul-Louis Duparge et le général Philippe Pétain. Le , le Commandement Unique des forces alliées sur le front occidental est confié au général Foch. La signature a lieu dans une salle de l'hôtel de ville qui porte aujourd'hui ce nom. Le signataire représentant le gouvernement français était Georges Clemenceau, en tant que président du Conseil.

En 1926, Doullens perd son statut de sous-préfecture.
En 1935 est créé le syndicat d'initiative qui, à la suite de l'implication des commerçants, fabrique pour la semaine commerciale un géant en osier de six mètres de haut, connu localement depuis une dizaine d'années : « Florimond Long Minton », héros d'une série de contes écrits par l'imprimeur-éditeur de la ville, Charles Dessaint. Exhibé pour la première fois le , il fait la joie des petits et des grands jusque dans les années 1940, dans bon nombre de localités du département.
Doullens, comme d'autres villes françaises, connaît (dans les cinq années précédant immédiatement la Seconde Guerre mondiale) une effervescence culturelle populaire, qui n'est pas sans être en relation avec le bouillonnement politique de l'époque, le Front populaire.
En 1937, la ville fête le 5e centenaire des Archers de Doullens. Une grande partie de la population participe à l'animation musicale et costumée : parades, défilés, etc. dont la mise en place est sous le « patronage » de Léo Lagrange, sous-secrétaire d'État de l'Organisation des Loisirs et des Sports, qualifié à l'époque, dans la presse nationale, par les opposants de droite et d'extrême-droite de « ministre de la paresse ». Cette fête se déroule les 19 et , juste la veille de la démission de Léon Blum.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Doullens va connaitre deux batailles et l'occupation allemande. En , le British Expeditionary Force décide de construire un grand Quartier général à Doullens. De nombreux anglais sont mobilisés, notamment la 170e compagnie dite « Tunnelling Royal Engineers ». Les anglais n'auront pas le temps de le finaliser face à l'avancée des forces allemandes.
Le , la bataille de Doullens a vu les forces anglaises de la 36ème brigade sous les ordres du brigadier George Rowland Patrick Roupell affronter la 6e et une partie de la 2e Panzerdivision.
L'occupation est marqué par la création de plusieurs camps de prisonniers dans la ville par la réquisition de bâtiments publics et plusieurs industries. Ces camps furent transférés à la citadelle de Doullens en avec la création du Frontstalag 172. Ce camp perdurera officilemment jusqu'en mais plusieurs archives montrent que de nombreux prisonniers sont restés prisonniers jusqu'en . D'autres lieux de détention sont créés notamment à l'ancienne maison d'arrêt, partagé par Vichy et les forces allemandes pour emprisonner des détenus de droits communs ou de façon transitoire pour des personnes suspectées d'actes de Résistance. Deux personnes juives ont été également détenues avant leur transfert vers Drancy et un camp d'extermination. Du au , la citadelle de Doullens est un camp d'internement français, le camp de Doullens où sont incarcérés dans des conditions sanitaires déplorables, des opposants politiques au régime de Vichy, des résistants, des otages, des juifs et des trafiquants du marché noir. Il sert d'annexe du camp de Buchenwald et des prisonniers y sont déportés pour construire les rampes de lancement des missiles V1 et V2 sur les côtes de la Manche.
Le a eu lieu la seconde bataille de Doullens entre les forces anglaises et l'armée allemande. La bataille durera toute la journée.
Dans les années 1950, la citadelle est utilisée comme prison pour femmes. Après l'indépendance de l'Algérie, 500 à 600 harkis sont enfermés à la citadelle de Doullens entre 1962 et 1965,,.
La commune, anciennement chef-lieu de l'arrondissement de Doullens, se trouve, depuis 1926, dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme.
Elle était partie depuis 1793 le chef-lieu du canton de Doullens. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Doullens porté de 14 à 44 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partiedepuis 1988 de la quatrième circonscription de la Somme.
Doullens était le siège de la communauté de communes du Doullennais, créé fin 1992.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité fusionne avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes du Territoire Nord Picardie dont la ville est désormais le siège.
Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans la Somme, la liste UDI menée par le maire sortant Christian Vlaeminck obtient la majorité absolue des suffrages exprimés avec 1 494 voix (50,90 %, 22 conseillers municipaux élus dont 14 communautaires), devançant de 53 voix celle DVG menée par William Ngassam (1 441 voix, 49,09 %, 7 conseillers municipaux élus dont 4 communautaires.
Lors de ce scrutin, 32,83 % des électeurs se sont abstenus.
Lors du second tour des élections municipales de 2020 dans la Somme, la liste DIV - DVC menée par Christelle Hiver — soutenue par le maire sortant Christian Vlaeminck qui ne se représentait pas — a obtenu la majorité des suffrages exprimés, avec 912 voix (47,20 %, 22 conseillers municipaux élus dont 11 communautaires), devançant largement les listes menées respectivement par :
- Romain Delamotte (DVG, 542 voix, 28,05 %, 4 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires) ;
- Fanny Deléstré (LR, 318 voix, 16,45 %, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- William Ngassam (LREM - DVC, 160 voix, 8,28 %, 1 conseiller municipal élu) ;
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 54,57 % des électeurs se sont abstenus.
Le nombre d'habitants étant compris entre 5 000 et 9 999 au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de 29.
En 2009, la ville de Doullens est jumelée avec :
Doullens bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris et espère le maintien de cette distinction en 2018.
Doullens est située dans l'académie d'Amiens (région académique de Lille).
L'établissement pour l'insertion dans l'emploi (Epide) de Doullens accueille en internat pour des cursus de 8 à 24 mois 81 volontaires, des jeunes âgés de 18 à 25 ans sortis du système scolaire, sans diplôme ni qualification.
Parmi les activités répertoriées par le site municipal, on peut citer l'orchestre à Vent de Doullens, composé de 80 musiciens ; il est classé en division Prestige, plus haut niveau amateur de la confédération musicale de France.
Le centre hospitalier de Doullens, situé rue de Routequeue, dispose en 2014 de services de consultation de médecine, de médecine spécialisée et chirurgicale, de diététique, gynécologie, obstétrique et pédiatrie. Il dispose d'unités d'hospitalisation de médecine, d'un service de soins de suite et de réadaptation, de soins continus, et d'une équipe mobile de soins palliatifs et également d'un service d'endoscopie ambulatoire, de chimiothérapie et de soins de longue durée. Le centre hospitalier possède également un service d'urgences.
En 2023 ouvre le nouveau centre de soins gériatriques de l'hôpital, de 128 lits qui remplaça des installations inadaptées.

Le pourtour extérieur de la Citadelle (au sud de la ville), le long des murailles, est aménagé en parcours sportif.
L'ancienne piscine municipale Marc-Revaux, construite en 1975/1976, ferme en 2022 et est remplacée par un nouveau centre nautique dénommé l'Eldorado.
Doullens disposait d'un tribunal d'instance, et d'un tribunal paritaire des baux ruraux fermés le , pour être regroupés avec ceux d'Amiens. Avant la réforme de 1958, Doullens possédait même un tribunal de grande instance, regroupé avec celui d'Amiens. La ville comptait trois avoués plaidants[réf. nécessaire].
La ville fut le siège de la Base aérienne 922, une base radar de l'Armée de l'air créée en 1951 sous le nom de Station Maitre Radar 12/901 et dissoute en 2006. La base vie était située en périphérie de la ville, à sa sortie est, les sites opérationnels étant localisés à une douzaine de kilomètres, sur les communes de Pommera, Mondicourt, Humbercourt et Lucheux. La base vie héberge, maintenant, un EPIDE.
La ville s'est doté d'un service de police municipale renforcé en 2022, et qui gère un système de vidéosurveillance de l'espace public doté d'une cinquantaine de caméras,.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 5 751 habitants, en évolution de −5,81 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement âgée. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 44,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (46,8 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 25,2 % la même année, alors qu'il est de 21,6 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 2 760 hommes pour 2 991 femmes, soit un taux de 52,01 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,43 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Tout les 2 ans a lieu le carnaval de Doullens, qui s'est tenu le après une interruption de 7 ans, a réuni 23 groupes dont une forte délégation dunkerquoise, 380 participants et une dizaine de chars. Les Journées doullennaises des jardins d'agrément (JDJA) , à la citadelle de Doullens, dont la 35e édition a eu lieu fin , réunissant 60 exposants.
La Foire Saint-Martin est la fête foraine de la commune qui se déroule chaque année.
La Compagnie de tir à l'arc, Compagnie des Grands Archers de Saint Sébastien, 1408, a été fondé en 1408 puis devient une association en 1901. L'association est dissoute pendant la révolution Française, mais reprend son activité après le rachat de la Maison des Archers, située au 18 rue des Archers à Doullens. C'est la doyenne des associations doullennaises et certainement l'une des plus anciennes Compagnies de tir à l'arc de France.
Les Doullennais disposent d'un lieu de culte catholique : la commune relève de la paroisse Saint-Pierre-en-Doullennais du diocèse d'Amiens et dispose à Doullens de l'église Notre-Dame. Il existait un temple protestant, lié à l'Église réformée de France : installé le , il a été fermé le ; quant aux autres cultes, il n'y a ni lieu de culte musulman ni lieu de culte israélite à Doullens.
Maurice Quincampoix fonde le premier hebdomadaire de Doullens La Feuille de Doullens en 1825, le tirage est limité à 25 exemplaires en 1844. En 1846, M. Vion, gendre de Maurice Quincampoix remplace La Feuille de Doullens par L'Authie. Après avoir changé plusieurs fois de mains, le journal est racheté par Arthur Lenglet (1875-1957), fin .
Une interruption de la parution a lieu de 1944 à 1952. La diffusion redémarre sous le titre de L'Authie Journal.
En 1957, Arthur Lenglet meurt, son fils Jehan (1908-1971) lui succède. En 1962, le journal s'arrête car Jehan Lenglet, gravement malade, ne peut plus assumer la charge de travail. L'Authie Journal cesse de paraître après que son épouse Marie-Denise, et sa sœur Suzanne, ont tenté durant quelques semaines de continuer la publication. Le cumul de la gestion d'une imprimerie et d'un journal fut trop lourd pour les deux femmes.
Des années 1944 aux années 1980, les Doullennais pouvaient également lire le Journal de Doullens dont la parution était hebdomadaire. Il appartenait à la famille Dessaint, et était dirigé par Maurice Dessaint (1908-1980) et René Dessaint (1911-1949). Le Journal de Doullens avait pris la suite du Petit Doullennais.
Joseph Dessaint (1868-1945) créa le journal Le Petit Doullennais le . Il sera très vite repris par son frère Charles (1874-1941), créateur du personnage de Florimond Long Minton. Il est le père de Maurice et René Dessaint, et il dirigera Le Petit Doullennais jusqu'à sa mort en 1941.
Comme l'ensemble de la région, Doullens a perdu la très grande partie de son activité industrielle. Elle a gardé néanmoins une certaine attractivité grâce à son activité commerciale (commerces de détail et moyennes surfaces), artisanale et bancaire.
Les services présents dans la ville sont assez diversifiés dans le domaine de la santé (hôpital, cabinets médicaux, centre médico-psychologique, centre médico-psychologique...) et de l'éducation et de la formation : lycée, collège, écoles primaires et maternelles, I.M.E., C.A.T.
Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 13 409 €, ce qui place Doullens au 27 279e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole.
Doullens dispose, en 2009, d'une antenne de Pôle emploi qui regroupe dix-huit agents (direction, administratifs, conseillers emploi et indemnisation).
L'activité locale, dynamisée par un relatif éloignement de la métropole régionale, propose aux habitants et à ceux des communes rurales voisines, un ensemble de commerces de proximité et de surfaces commerciales moyennes d'enseignes nationales. Des entreprises y sont ou y ont été implantées comme la Sacco dans l'agro-alimentaire.
Le tissu artisanal local, assez dense, associe pratiquement tous les services utiles à l'habitat et la vie quotidienne.

La citadelle de Doullens a servi de décor à un film, L'Astragale, dont l'héroïne séjourna à la prison des femmes et s'en évada le en brisant un os du pied : l'astragale. Ce film réalisé en 1968 avec Marlène Jobert pour actrice principale est inspiré du roman éponyme d'Albertine Sarrazin, romancière qui séjourna dans cette prison-école. De même, des scènes du documentaire Searching for Norman : A Grandson's Journey de Luke Taylor ont été tournées à Doullens en 2004.
En , le géant local, Florimond Long Minton, a de nouveau paradé dans les rues de Doullens. À cette fin, et puisque les deux exemplaires antérieurs (structure rigide en osier) furent successivement détruits par la guerre (bombardement de 1944) et le temps, une troisième version (gigantesque marionnette articulée) fut créée,.
La renaissance et le « baptême civil » du géant à casquette et moustache fut l'occasion d'accueillir et d'admirer quatre autres géants voisins, Colas et André (d'Arras), Gambrinus (de Béthune) et Margot-la-Fileuse (de Loos).
| Blason | D'azur semé de fleurs de lys d'or à l'écusson d'argent en abîme chargé d'une croix de gueules brochant sur le tout en cœur.. |
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| Détails | Devise : Infinita decus lilia mihi prestant (Les lys de France me font honneur).
Support : branche, feuilles et glands de chêne à dextre et une branche et feuilles de laurier à senestre ; Ornements extérieurs :
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L'association La Citadelle a publié plusieurs ouvrages consacrés à la commune :
Jean-Michel Schill, Dictionnaire du personnel politique du département de la Somme : 1787-2021, Amiens, Archives départementales de la Somme, , 3e éd. (1re éd. 2011), 566 p. (lire en ligne [PDF]), p. 28 :