NCSM Sherbrooke

NCSM Sherbrooke (K152)
illustration de NCSM Sherbrooke

Type Corvette
Classe classe Flower
Fonction militaire
Histoire
A servi dans  Marine royale canadienne
Chantier naval Marine Industries Ltd., Sorel Drapeau du Canada Canada
Fabrication acier
Commandé 22 janvier 1940
Quille posée 5 août 1940
Lancement 25 octobre 1940
Commission 5 juin 1941
Statut désarmé le 28 juin 1945, vendu pour démolition en mai 1947
Équipage
Équipage 6 officiers, 79 marins
Caractéristiques techniques
Longueur 62,48 m
Maître-bau 10,06 m
Tirant d'eau 3,51 m
Déplacement 970 tonnes
Propulsion 2 chaudières à tubes d'eau
1 machine à vapeur alternative à triple expansion à 4 cylindres
1 hélice
Puissance 2750 ch (2050 kW)
Vitesse 16 nœuds (30 km/h)
Caractéristiques commerciales
Équipements initialement équipé de matériel de déminage, retiré ultérieurement
Caractéristiques militaires
Armement 1 canon de marine de 4 pouces BL Mk IX
2 mitrailleuses de 12,7 mm Vickers jumelées
2 mitrailleuses Lewis de calibre .303 British jumelées
2 lanceurs de grenades anti-sous-marines Mk.II
2 rampes de lancement de grenades anti-sous-marines avec 40 grenades
Électronique 1 radar SW1C ou 2C
1 sonar de type 123A, plus tard Type 127DV
Rayon d'action 3450 milles marins (6390 km) à 12 nœuds (22 km/h)
Pavillon Canada
Indicatif K152Voir et modifier les données sur Wikidata

Le NCSM Sherbrooke était une corvette de classe Flower qui a servi dans la Marine royale canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a principalement servi lors de la bataille de l'Atlantique en tant qu’escorteur pour la protection des convois océaniques. Il porte le nom de Sherbrooke, au Québec.

Conception et description

Article détaillé : Classe Flower (corvette).

Les corvettes de classe Flower, telles que le Sherbrooke, qui ont servi dans la Marine royale canadienne (MRC) pendant la Seconde Guerre mondiale, différaient des corvettes à voile plus anciennes et plus traditionnelles,,.

La désignation « corvette » a été créée par les Français pour les classes de petits navires de guerre. La Royal Navy a emprunté ce terme pendant un certain temps, mais a cessé son usage en 1877. Lors des préparatifs précipités de guerre à la fin des années 1930, Winston Churchill réactiva le terme de corvette, car il y avait la nécessité de trouver un nom pour les petits navires utilisés en tant qu’escorteurs, qui dans ce cas étaient basés sur un modèle de baleinier.

Le nom générique « Flower » était utilisé pour désigner la classe de ces navires qui, dans la Royal Navy, portaient le nom de plantes à fleurs. Les corvettes commandées par la Marine royale canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale portaient pour la plupart des noms de communautés, afin de mieux représenter les personnes ayant participé à leur construction. Cette idée a été proposée par l’amiral Percy W. Nelles. Les sponsors étaient couramment associés à la communauté dont le navire portait le nom. Les corvettes de la Royal Navy étaient conçues comme escorteurs en haute mer, tandis que les corvettes canadiennes étaient développées pour des rôles auxiliaires côtiers, ce qui se manifestait par leur équipement de dragage de mines. Finalement, les corvettes canadiennes furent modifiées pour leur permettre d’avoir de meilleures performances en haute mer.

Construction

Le Sherbrooke a été commandé le 22 janvier 1940 dans le cadre du programme de construction de la classe Flower de 1939 à 1940. Il a été mis sur cale le 5 août 1940 par Marine Industries Ltd. à Sorel, au Québec, et lancé le 25 octobre 1940. Il a été mis en service le 5 juin 1941 à Sorel.

Au cours de sa carrière, le Sherbrooke a subi deux remises à niveau importantes. La première a eu lieu à Lunenburg (Nouvelle-Écosse), d’avril à juin 1943. La deuxième grande refonte eut lieu à Liverpool (Nouvelle-Écosse) à partir de mai 1944 et dura jusqu’au 22 août 1944. Lors de cette seconde refonte, le Sherbrooke a vu son gaillard d'avant rallongé. Il a eu besoin d’un mois supplémentaire de réparations à Halifax (Nouvelle-Écosse) après avoir terminé sa remise en état,.

Historique des services

Après son arrivée à Halifax pour un déploiement, le Sherbrooke fut initialement affecté à la Halifax Force en tant qu’escorteur local. En septembre 1941, il fut transféré au Commandement de Terre-Neuve et escorta à la fin de ce même mois son premier convoi de Saint-Jean de Terre-Neuve jusqu’à l’Islande. Il continua d’escorter ces convois jusqu’en janvier 1942, date à laquelle la destination des convois changea pour Londonderry, et il devint membre de la Mid-Ocean Escort Force (MOEF).

Il a principalement servi avec le groupe d’escorte MOEF C-4. En février 1942, le Sherbrooke récupéra 15 survivants du navire marchand grec Meropi, torpillé et coulé au large d’Halifax. En tant que membre du groupe d’escorte C-4, il a participé aux principales batailles pour le convoi ON 127 en août 1942 et le convoi HX 229 en mars 1943. Le 10 septembre 1942, il a récupéré 39 survivants du pétrolier norvégien Sveve, torpillé et coulé dans l’Atlantique Nord.

Après son retour de sa première grande refonte, le Sherbrooke rejoignit la Western Local Escort Force (WLEF) qui escortait des convois le long de la côte nord-américaine. En tant que membre du WLEF, il a d’abord été affecté au groupe d’escorte W-2, mais a été transféré au W-7 en avril 1944. Après son retour de sa deuxième grande remise en état, il a rejoint le WLEF et a été intégré au groupe d’escorte W-1. Il resta avec ce groupe jusqu’à la fin de la guerre.

Le Sherbrooke a été désarmé à Sorel le 28 juin 1945. Le navire fut vendu pour la ferraille en mai 1947 et démantelé à Hamilton (Ontario),.

Honneurs de bataille

Notes et références

  1. 1 2 H.T. Lenton et J. J. Colledge, British and Dominion Warships of World War II, Doubleday & Company, , 201, 212.
  2. ↑ Robert Ossian, « Complete List of Sailing Vessels », sur The Pirate King (consulté le ).
  3. ↑ Bernard Fitzsimons, The Illustrated Encyclopedia of 20th Century Weapons & Warfare, vol. 11, London, Phoebus, , p. 1137-1142.
  4. ↑ Jane's Fighting Ships of World War II, New Jersey, Random House, (ISBN 0-517-67963-9, lire en ligne), p. 68.
  5. ↑ Nicholas Blake et Richard Lawrence, The Illustrated Companion to Nelson's Navy, Stackpole Books, (ISBN 0-8117-3275-4, lire en ligne), p. 39-63.
  6. ↑ Roger Chesneau et Robert Gardiner, Conway's All the World's Fighting Ships 1922-1946, Naval Institute Press, (ISBN 0-87021-913-8, lire en ligne), p. 62.
  7. ↑ Marc Milner, North Atlantic Run, Naval Institute Press, (ISBN 0-87021-450-0), p. 117-119, 142-145, 158, 175-176, 226, 235, 285-291.
  8. ↑ Ken Macpherson et Marc Milner, Corvettes of the Royal Canadian Navy 1939-1945, St. Catherines, Vanwell Publishing, (ISBN 1-55125-052-7).
  9. 1 2 3 4 (en) Guðmundur Helgason, « HMCS Sherbrooke (K 152) », sur Uboat.net (consulté le ).
  10. 1 2 3 4 5 6 Ken Macpherson et John Burgess, The ships of Canada's naval forces 1910-1981 : a complete pictorial history of Canadian warships, Toronto, Collins, (ISBN 0-00216-856-1), p. 85, 231-232.
  11. ↑ (en-GB) « Battle Honours », sur Britain's Navy (consulté le ).

Liens externes