| Réalisation | Brett Kelly |
|---|---|
| Scénario | Brett Kelly et Trevor Payer |
| Musique | Tim Kulig, |
| Acteurs principaux |
Trevor Payer Peter Whittaker John N. E. Hill |
| Pays de production |
|
| Genre | action, aventure, comédie, horreur, science-fiction |
| Durée | 68 minutes |
| Sortie | 2024 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Nanoshark (plus rarement orthographié Nano Shark) est un film américain de science-fiction, d'horreur, d'action, d'aventure et de comédie réalisé par Brett Kelly et sorti en 2024,,.
Des scientifiques utilisent la nanotechnologie pour réduire un grand requin blanc à une taille microscopique. Injecté dans le corps d'un patient souffrant d'une maladie sanguine rare, l'animal est censé participer à son traitement. Cependant, l'expérience tourne mal et une équipe d'aventuriers embarquée dans un sous-marin miniaturisé doit pénétrer dans la circulation sanguine du patient pour neutraliser le requin,.
Le film est réalisé par Brett Kelly, qui en cosigne également le scénario avec Trevor Payer Il est produit aux États-Unis par SRS Cinema. Sur Indiegogo, Ron Bonk, le propriétaire de SRS Cinema (une société indépendante de production et distribution qui en est à sa 31e année d’existence), a expliqué que le film avait été financé par une campagne de financement participatif. L’objectif avait été fixé au plus bas, à 1000 $. Pour motiver les donateurs, ils pouvaient profiter d’avantages exclusifs, comme des mini-affiches et des t-shirts présentant des illustrations réalisées pour cette campagne, ou même (s’ils voulaient tenter leur chance dans le jeu d’acteur) apparaitre dans le film comme voix off ou présentateur de journal télévisé.
Nanoshark sort en 2024 aux États-Unis, Le film est distribué notamment sur des plateformes de vidéo à la demande.
Le film a reçu une couverture critique limitée. Dans une recension relayée par Movies and Mania, le média spécialisé Voices from the Balcony estime que Nanoshark est rempli de plaisanteries « aussi susceptibles de faire gémir que de faire rire » et considère que le film s'adresse principalement aux spectateurs déjà familiers de l'œuvre de Brett Kelly ainsi qu'aux amateurs de productions volontairement kitsch.
Sur Horreur.com, Steeve Raoult est plus sévère avec le film. Il concède que l’idée de base était amusante. Alors que la mode est plutôt aux requins géants (notamment dans Kaiju Glam Metal Shark Attack), cette fois le requin est microscopique, et le film fait des clins d'œil au Voyage fantastique de Richard Fleischer ou à L'Aventure intérieure de Joe Dante. Il y a même un détournement de la phrase culte des Dents de la mer : We're gonna need a smaller boat (en français : il va nous falloir un plus petit bateau). Cependant, autour de cette idée de base le scénario est sans imagination, le rythme très lent, les dialogues insipides. Alors qu’il y a beaucoup de scènes de remplissage, l’affrontement entre le mini-sous-marin et le mini-requin ne dure qu’une vingtaine de minutes. Steeve Raoult déconseille donc de voir le film, sauf pour les fans inconditionnels de Brett Kelly.
Sur Nerdly, Jim Morazzini évoque également le film de science-fiction à gros budget des années 1960 Le Voyage fantastique, avec Stephen Boyd et Raquel Welch, dans le rôle de médecins miniaturisés et injectés à un scientifique blessé pour lui sauver la vie en dissolvant un caillot sanguin. Le réalisateur Brett Kelly (Heavy Metal Werewolf, Ouija Shark) et le scénariste Trevor Payer (She-Rex, Konga TNT) en font un remake pour une fraction du budget de l’original, avec en bonus un requin. Jim Morazzini considère que les films de Brett Kelly ressemblent beaucoup à ceux de Mark Polonia en termes de budget et de qualité, avec des effets spéciaux affreux et un mépris total pour la continuité et le bon sens. Par exemple, un sous-marin qui tient dans le laboratoire peu spacieux des scientifiques, ou un personnage qui se lave les mains avant d’essayer de mettre quelqu’un en sécurité. Parmi les gags qui ont autant de chances de vous faire grogner que de vous faire rire, il y a un personnage nommé Al Batros, ou un autre personnage qui révèle qu’il a un maillot de bain sous son uniforme et qui s’entend dire « Cela fera super bien dans la bande-annonce ! ». Jim Morazzini estime que Nanoshark plaira à ceux qui sont déjà fans de Kelly et de ses films, et aussi à ceux qui cherchent quelque chose de tellement mauvais qu’il en devient drôle. Il lui donne la note de 2 sur 5.
Sur Letterboxd, le film obtient la note de 2,7 sur 10. Sur The Movie Database (TMDB) son score d'évaluation est un peu meilleur, avec 33%.