| Développé par | ST(SI)2 |
|---|---|
| Première version | |
| État du projet | en développement actif |
| Environnement | Android |
| Langues | français |
Nouvel équipement opérationnel (NEO) est un projet qui vise à fournir aux policiers et aux gendarmes français des terminaux mobiles dotés d'une connexion sécurisée haut débit. Il s'appuie sur une version d'Android développée initialement par la sous-direction numérique l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) puis par l'opérateur des systèmes d'information interministériels classifiés (OSIIC) du secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale avec l'appui du service des technologies et des systèmes d'information de la sécurité intérieure (ST[SI]²) aujourd'hui l'Agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI).
La Gendarmerie nationale utilise l'acronyme NeoGend pour désigner ce terminal.
Le projet de création d'un outil moderne à destination des forces mobiles de Police nationale et de Gendarmerie nationale a démarré en 2014 ; son aboutissement devrait intervenir en 2017 avec la distribution des appareils mobiles concernés sur l'ensemble du territoire national.
Voici un résumé des différentes étapes du projet :
Les appareils, des smartphones Sony Xperia X ou Crosscall Core-X4 ainsi que des tablettes Sony Xperia Z4 ou Crosscall Core-T4, fonctionnent sous une plateforme Android modifiée à l'aide de Secdroid. Les appareils embarquent un système de VPN lié à deux certificats électroniques : l'un pour l'appareil et l'autre pour l'utilisateur. Ceci permet de sécuriser les communications et de conserver la trace des actions effectuées par chacun des utilisateurs.
En termes de connectivité, ces appareils peuvent utiliser les réseaux opérés classiques mais également les réseaux spécifiques des forces de sécurité basés sur Tetrapol (Acropol pour la Police nationale ou Rubis pour la Gendarmerie nationale).
De nombreuses applications métier ont été développées ou le seront au fur et à mesure des besoins exprimés par les utilisateurs :

En 2026, Disclose révèle que depuis 2022, NEO permet aux policiers et gendarmes d'utiliser illégalement un système de reconnaissance faciale sur leur téléphone portable. Pour l'ONG Amnesty International France cette technologie s'apparente à de la surveillance globale contraire au droit international, et entraîne un effet dissuasif fort sur l'exercice des libertés.