Oksoko

Oksoko avarsan

Oksoko
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Oksoko holotype MPC-D 102/110
72.2 –66 Ma
3 collections
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Sauropsida
Super-ordre Dinosauria
Ordre Saurischia
Sous-ordre Theropoda
Micro-ordre Coelurosauria
Clade Tyrannoraptora
Clade Maniraptoriformes
Clade Maniraptora
Clade Pennaraptora
Clade † Oviraptorosauria
Super-famille † Caenagnathoidea
Famille † Oviraptoridae
Sous-famille † Heyuanninae

Genre

† Oksoko
Funston et al., 2020

Espèce

† Oksoko avarsan
Funston et al. et al., 2020
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Comparaison de taille avec un humain.
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Tailles comparées des trois spécimens d'Oksoka aversan.
Description de cette image, également commentée ci-après
Oksoko : Restauration paléoartistique.

Oksoko est un genre fossile de petits dinosaures oviraptorosauriens de la famille des Oviraptoridés (sous-famille des Heyuanninae) et dont on ne que connaît que l'espèce type, Oksoko avarsan, qui vivait à la fin du Crétacé supérieur dans ce qui est aujourd'hui la formation de Nemegt en Mongolie.

Historique

Localisation sur la carte de Mongolie
Localisation de la Mongolie en Asie
Voir l’image vierge
Localisation sur la carte de Mongolie.

Le genre Oksoko et l'espèce Oksoko avarsan sont décrits en 2005 par les six paléontologues Gregory F. Funston T. Chinzorig, K. Tsogtbaatar, Y. Kobayashi, C. Sullivan et Philip John Currie,,.

Fossiles

Selon Paleobiology Database en 2026, ce genre a une seule collection référencée de fossiles, du Maastrichtien du Crétacé supérieur, c'est-à-dire datant de 72,2-66 Ma avant notre ère.

Description

Oksoko (prononcé « Oak-soak-oh » ; dérivé de Öksökö, un oiseau mythique du folklore iakoute) est un genre fossile de dinosaure oviraptoridé du Crétacé supérieur d'Asie, ayant vécu dans ce qui correspond aujourd'hui à la formation de Nemegt, en Mongolie. Il comprend l'espèce type Oksoko avarsan.

L'holotype est un squelette juvénile presque complet, entremêlé avec ceux de trois autres individus. On dispose notamment de trois crânes et d'une quantité importante d'ossements des membres antérieurs. La main connue ne possède que deux doigts fonctionnels, le troisième étant considérablement réduit. Toutefois, la persistance d'une unique phalange vestigiale sur ce troisième doigt chez Oksoko constitue une caractéristique inhabituelle, inconnue chez les autres théropodes dotés d'une main fonctionnellement didactyle. Bien qu'une configuration similaire s'observe chez le théropode paravien Balaur, les doigts fonctionnels de ce dernier sont longs et bien adaptés à la préhension, contrairement à ceux d'Oksoko, dont l'amplitude de mouvement était probablement limitée. La réduction des membres antérieurs et la perte du troisième doigt chez Oksoko sont apparues indépendamment au sein du groupe des oviraptorosaures, résultant de processus évolutifs distincts.

Les spécimens juvéniles d'Oksoko, y compris l'holotype, sont âgés d'au moins un an et présentent une masse corporelle estimée entre 31 et 45 kg, tandis que le seul spécimen adulte connu (MPC-D 102/12) a au moins cinq ans et une masse estimée à 74 kg. Les changements morphologiques globaux entre les juvéniles et les adultes d'Oksoko sont relativement minimes, bien que les os des membres gagnent en robustesse chez les adultes. La crête crânienne est déjà bien développée chez les juvéniles, ce qui indique que sa fonction première n'était pas la parade sexuelle ; elle servait plus probablement à la vocalisation, compte tenu de la connexion entre les fosses nasales et les sinus pneumatiques.

Découvertes

Assemblage de blocs contenant l'holotype avant la préparation de fossiles.
Assemblage de blocs contenant l'holotype avant la préparation de fossiles (en).

Le premier spécimen d'Oksoko, MPC-D 100/33, a été découvert en par l'expédition paléontologique soviéto-mongole sur le site de Bügiin Tsav, au sein de la formation de Nemegt en Mongolie. Il est représenté par un squelette postcrânien partiel de stade subadulte. Bien que MPC-D 100/33 ait longtemps été considéré comme un paratype de Heyuannia, ce spécimen partage plusieurs caractéristiques avec d'autres spécimens d'Oksoko, notamment un troisième métacarpien réduit. L'holotype consiste en un bloc regroupant trois individus enfouis dans leur position de vie, répertorié sous le numéro MPC-D 102/110.

Le premier individu, portant le sous-numéro MPC-D 102/110a, est un squelette partiel de juvénile comprenant le crâne, les vertèbres cervicales, le bassin, les membres postérieurs et les vertèbres caudales. Un autre spécimen présent dans ce bloc est désigné MPC-D 102/110b ; il s'agit d'un grand os carré et d'un quadratojugal. Le troisième spécimen de cet ensemble est MPC-D 102/110c, un squelette postcrânien de juvénile. Ces spécimens partagent des caractéristiques taphonomiques communes — telles que la posture au moment de la mort, la nature des sédiments et l'état de conservation — suggérant que MPC-D 102/11 fait partie de l'ensemble du bloc holotype.

Un autre spécimen isolé a été recueilli en 1998 sur le site de Guriliin Tsav par une expédition conjointe du Musée des sciences naturelles de Hayashibara et du Centre paléontologique de Mongolie. Répertorié sous le numéro MPC-D 102/12, il correspond au squelette postcrânien d'un individu adulte.

Crâne de l'holotype MPC-D 102/110a
Crâne de l'holotype MPC-D 102/110a

En , ce bloc a été confisqué à des braconniers par les services de renseignement mongols, en même temps qu'un quatrième spécimen, MPC-D 102/11, constitué d'un squelette partiel de juvénile incluant le crâne. Ces fossiles ont ensuite été restitués au Centre paléontologique de Mongolie le de la même année, où ils ont ultérieurement été préparés par des professionnels. Bien que les localités exactes de ces spécimens soient actuellement inconnues en raison de leur vol, la couleur de leurs sédiments ainsi que des analyses géochimiques confirment leur provenance de la formation de Nemegt.

À ce jour, Oksoko est attesté sans équivoque dans au moins deux localités de la formation de Nemegt : Bügiin Tsav et Guriliin Tsav. Ces quatre spécimens représentent au total au moins six individus. Ils ont par la suite été attribués au nouveau genre et à l'espèce type Oksoko avarsan, nommés en par les paléontologues Gregory F. Funston, Tsogtbaatar Chinzorig, Khishigjav Tsogtbaatar, Yoshitsugu Kobayashi, Corwin Sullivan et Philip John Currie.

Étymologie

Os du membre antérieur d'« Oksoko », montrant la main à deux doigts en (d)
Os du membre antérieur d'« Oksoko », montrant la main à deux doigts en (d)

Le nom de genre, Oksoko, est dérivé d'Öksökö, l'un des nombreux aigles à trois têtes des mythologies altaïques, en référence à l'assemblage de fossiles (l'holotype) qui conserve trois crânes. L'épithète spécifique, avarsan, provient du mot mongol avarsan (signifiant « sauvé »), car les spécimens du genre ont été rachetés à des braconniers de fossiles.

Classification

L'analyse phylogénétique réalisée par les auteurs de sa description le place comme un membre dérivé de la sous-famille des Heyuanninae, au sein de la famille des Oviraptoridae. Il a été suggéré qu'Oksoko représente une forme hautement dérivée au sein d'une lignée d'oviraptorosaures dont le troisième doigt a régressé au cours de l'évolution.

En 2020, lors de leur description d'Oksoko, le cladogramme récupéré par Funston et al. est présenté ci-dessous :

 ◀ Oviraptoridae

Nankangia




Oviraptor




Yulong



Citipatiinae

Wulatelong





Rinchenia



Tongtianlong





Ganzhousaurus





Citipati



"Citipati" de Zamyn Khondt





Huanansaurus



Corythoraptor







Heyuanninae

Shixinggia




Khaan




Conchoraptor




Machairasaurus





Nemegtomaia




Heyuannia huangi



Heyuannia yanshini







Banji




Jiangxisaurus



Oksoko














Paléoenvironnement

Oksoko a été découvert dans la formation de Nemegt, l'un des gisements de fossiles les plus riches de Mongolie. Oksoko a vécu aux côtés d'autres théropodes, tels que d'autres oviraptorosaures, tyrannosauridés, dromaeosauridés, troodontidés, alvarezsauridés, thérizinosauridés, ornithomimosaures et oiseaux primitifs. Des hadrosauroïdes, des pachycéphalosaures, des ankylosaures et des titanosaures sont également connus dans cette formation. Des fossiles de ptérosaures, de crocodiliens et de petits mammifères y sont aussi présents,,.

Article détaillé : Formation de Nemegt.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Oksoko » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Funston et al. 2020, p. 1-15.
  2. 1 2 (en) Paleobiology Database : †Oksoko Funston et al., 2020 (maniraptoran) (consulté le ).
  3. ↑ (en) Paleobiology Database : †Oksoko avarsan Funston et al., 2020 (maniraptoran) (consulté le ).
  4. ↑ [2025] (en) A. Mead, G. Funston et S. Brusatte, « Forelimb reduction and digit loss were evolutionarily decoupled in oviraptorosaurian theropod dinosaurs », Royal Society Open Science, vol. 12, no 3,‎ , p. 242114 (PMID 40144282, PMCID 11937923, DOI 10.1098/rsos.242114 Accès libre, Bibcode 2025RSOS...1242114M)
  5. 1 2 [2024] (en) G. F. Funston, « Osteology of the two-fingered oviraptorid Oksoko avarsan (Theropoda: Oviraptorosauria) », Zoological Journal of the Linnean Society, vol. 202, no 3,‎ (DOI 10.1093/zoolinnean/zlae011, lire en ligne Accès payant)
  6. ↑ [2020] (en) Gregory F. Funston, Tsogtbaatar Chinzorig, Khishigjav Tsogtbaatar, Yoshitsugu Kobayashi, Corwin Sullivan et Philip J Currie, « A new two-fingered dinosaur sheds light on the radiation of Oviraptorosauria », Royal Society Open Science, Royal Society, vol. 7, no 10,‎ , p. 201184 (ISSN 2054-5703 et 2054-5703, PMID 33204472, PMCID 7657903, DOI 10.1098/RSOS.201184).Voir et modifier les données sur Wikidata.
  7. ↑ [2018] (en) T. Chinzorig, Y. Kobayashi, K. Tsogtbaatar, P. J. Currie, R. Takasaki, T. Tanaka, M. Iijima et R. Barsbold, « Ornithomimosaurs from the Nemegt Formation of Mongolia: manus morphological variation and diversity », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, vol. 494,‎ , p. 91−100 (DOI 10.1016/j.palaeo.2017.10.031, Bibcode 2018PPP...494...91C, lire en ligne)
  8. ↑ [2018] (en) G. F. Funston, S. E. Mendonca, P. J. Currie, R. Barsbold et R. Barsbold, « Oviraptorosaur anatomy, diversity and ecology in the Nemegt Basin », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, vol. 494,‎ , p. 101−120 (DOI 10.1016/j.palaeo.2017.10.023, Bibcode 2018PPP...494..101F, lire en ligne)
  9. ↑ [2020] (en) K. Owocki, B. Kremer, M. Cotte et H. Bocherens, « Diet preferences and climate inferred from oxygen and carbon isotopes of tooth enamel of Tarbosaurus bataar (Nemegt Formation, Upper Cretaceous, Mongolia) », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, vol. 537,‎ , p. 109190 (DOI 10.1016/j.palaeo.2019.05.012, Bibcode 2020PPP...53709190O, S2CID 182937778)

Voir aussi

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Bibliographie

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Publication originale

Articles connexes

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