| Ottignies | |||||
La maison communale d'Ottignies. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Nivelles | ||||
| Commune | Ottignies-Louvain-la-Neuve | ||||
| Code postal | 1340 | ||||
| Code INS | 25121A0-A3-D | ||||
| Zone téléphonique | 010 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Ottintois(e) | ||||
| Population | 10 733 hab. (01/01/2025) | ||||
| Densité | 778 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 39′ nord, 4° 34′ est | ||||
| Superficie | 1 380 ha = 13,80 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : Brabant wallon
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Ottignies (en wallon Ocgniye, Okgni ou Oknî en wallon d'Ottignies) est une section de la ville belge d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, située en Région wallonne dans la province du Brabant wallon.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Avec 10 166 habitants au , Ottignies est la deuxième section la plus peuplée de la commune, derrière Louvain-la-Neuve.
Le nom Otengnies est attesté en 1213.
Il dériverait d'un étymon Ottiniacas désignant les terres (suffixe germano-roman -iniacas) d'un seigneur ou d'une famille germanique :
Otton aurait été un colon-soldat franc de l'époque carolingienne qui obtint un vaste domaine chevauchant la Dyle en échange de ses services.
Un autre étymon possible serait le substantif germanique otter, la loutre.

En 1197, un Godefroid d'Otenies, seigneur de Gentines, époux de Beatrice de Limale est attesté.
En 1213, la paroisse dédiée à saint Remi est mentionnée et un relevé de 1260 signale un château, un marché, un moulin, une brasserie et une franche taverne.
Au XIVe siècle, Ottignies appartient à la famille de Sombreffe. Elle passe ensuite, avec Mousty, à la famille de Virnembourg.
De 1602 à 1731, les Spangen, famille dont le château était érigé sur le territoire actuel de Rotterdam, furent seigneurs d'Ottignies. La famille vendit en 1731 la seigneurie d'Ottignies à la famille Palma-Carillo qui la conserva jusqu'à la fin du régime féodal, en 1809.
La commune d'Ottignies fut alors créée. Elle faisait partie du canton de Wavre, de l'arrondissement de Nivelles, du département de la Dyle.
En 1819, le premier bourgmestre d'Ottignies est le baron P. de Marcq de Tiège.
Le village s'est développé à partir de 1850 avec l'ouverture d'une chaussée pavée et la construction du chemin de fer, qui attirèrent de nombreuses usines, des ouvriers et des cheminots. En 1850, Ottignies est choisie au détriment de Wavre comme nœud ferroviaire important, à l'intersection de la ligne Bruxelles-Luxembourg et de la ligne Louvain-Charleroi, qui appartenaient à des compagnies privées différentes. À l'ouverture de la section La Hulpe-Gembloux, un arrêt est prévu à Ottignies. Un bâtiment de gare provisoire est installé en 1858, avant que ne soit construite, en 1884, une gare de style néo-classique, due à Charles Licot. Dans les années 1920, un dépôt de locomotives, désormais disparu, est réalisé en bordure des voies, sur des terrains situés dans la commune de Limelette.
Ottignies est l'enjeu de violents combats entre la 2e division d'infanterie nord-africaine française et l’armée allemande, au cours de la bataille de la Dyle, en 1940, occasionnant la destruction d'un grand nombre de maisons.
La ville d'Ottignies – surtout sa gare – fut bombardée par les Alliés le . Ce raid s'inscrivait dans le programme allié de destruction de l'infrastructure logistique allemande et visait les installations ferroviaires du nœud des lignes Bruxelles-Namur et Louvain-Charleroi et plus particulièrement la gare d'Ottignies, son dépôt de locomotives et la cinquantaine de locomotives allemandes qui s'y trouvaient. Il fut annoncé par la radio anglaise au cours de la journée : « SEINGITTO (Ottignies à l'envers) mourra ce soir ». Ce bombardement « en tapis », mené par 196 avions alliés, largua 1 500 à 2 000 bombes sur une zone allant de Moriensart à Limal et fit 84 victimes, dont 41 à Limelette, 33 à Limal, 8 à Ottignies et 2 à Mousty,,. Les fusées des éclaireurs ayant manqué leur cible, les bombardiers firent de nombreuses victimes civiles mais fort peu de dégâts aux installations ciblées. Le bombardement détruisit cependant l'église Saint-Géry de Limelette et affecta aussi sa voisine, l'église Saint-Martin de Limal.




Ottignies présente plusieurs témoins de l'architecture et des arts décoratifs Art nouveau :
Ottignies présente également l'une ou l'autre façade en cimorné, caractéristique de l'Art déco rural :
La gare d'Ottignies est l'une des plus fréquentées de Wallonie, desservie par des trains S des RER de Bruxelles (S4 et S8) et RER de Charleroi (S61) ainsi que des trains IC vers Bruxelles, Louvain, Charleroi, Namur, Luxembourg, Dinant et Liège.
La ville d'Ottignies est desservie par 13 lignes du TEC Brabant wallon, dont une ligne Express. Le principal arrêt est la gare.
E1 Ottignies - Louvain-la-Neuve - Jodoigne (ligne express)
11 Ottignies - Louvain-la-Neuve - Parc Fleming
17 Ottignies - Clinique
19 Ottignies - Genappe - Nivelles
20 Ottignies - Louvain-la-Neuve - Wavre
21 (Ottignies) - Louvain-la-Neuve - Dion-le-Mont
22 Ottignies - Wavre
28 Ottignies - Court-Saint-Étienne - Genappe
29 Ottignies - Lasne
30 Ottignies - Court-Saint-Étienne - Mont-Saint-Guibert - Chastre - Walhain
31 Ottignies - Louvain-la-Neuve
33 Ottignies - Louvain-la-Neuve - Chaumont-Gistoux - Perwez - Éghezée
39 Louvain-la-Neuve - Ottignies - Lasne - Braine-l'Alleud - Waterloo