| Oued Isser | |
Oued Isser, région de Basse Kabylie, Algérie. | |
Cours de l'Oued Isser. | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 97 km |
| Bassin collecteur | Isser |
| Débit moyen | 23,4 m3/s (Djinet, Wilaya de Boumerdès) |
| Cours | |
| Embouchure | la Méditerranée |
| · Localisation | à l'ouest de Djinet |
| · Altitude | 0 m |
| · Coordonnées | 36° 54′ 46″ N, 3° 51′ 25″ E |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
| Régions traversées | Basse Kabylie |
| modifier |
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L'oued Isser, qui prend naissance dans la wilaya de Médéa, est la principale rivière (fleuve), avec l'Oued Sébaou, qui parcourt la Basse Kabylie de Djurdjura (ou l'actuelle wilaya de Boumerdès, Algérie) après avoir traversé la wilaya de Bouira, puis se jette dans la Méditerranée près de la ville de Djinet, ville côtière de Basse Kabylie, rattachée à la wilaya de Boumerdès.
L'Oued Isser est généralement rapproché du nom antique Serbetes (ou Sarbetes), attesté dès l'Antiquité (Ptolémée, Géographie, Livre IV, ch. 2). Stéphane Gsell a proposé d'identifier ce Serbetes avec l'Oued Isser actuel. Cependant, des sources documentaires attribuent aussi le nom Serbetes à l'Oued Sébaou.
L'hydronymie de l'Oued Isser est très intéressante du point de vue des différentes appellations linguistiques qui le désignent (berbère, latin, arabe et français).
L’analyse toponymique moderne rattache « Isser » à un radical berbère SR/ISR, sémantiquement lié à l’idée de flux, de glissement ou d’écoulement rapide, ce qui expliquerait la stabilité du nom à travers les phases de latinisation puis d’arabisation.
L’Encyclopédie berbère précise que le nom désigne indifféremment le fleuve et la plaine qu’il irrigue, et discute un lien avec l’ancienne cité de Rusippisir (actuel Cap Tédelès) située à l’embouchure.

L'Oued Isser est le réceptacle des eaux du versant sud des montagnes des Khechna et de l'Atlas blidéen. Toutes les rivières en amont, ainsi que tous les ruisseaux, s'y jettent inlassablement.

À Draâ Tabel dans les Béni Ostman, à 420 m d'altitude, il prend le nom de Oued Isser, qu'il conserve jusqu'à son embouchure dans la mer Méditerranée. Ses sources partent d'un grand nombre de points, presque toutes sur les flancs de l'immense plateau des Béni Slimane, plateau situé entre Médéa et Sour El Ghozlane.
Les trois principales rivières qui concourent à la formation de Oued Isser sont:
Toutes ces rivières reçoivent un certain nombre de cours d'eau, de ruisseaux, qui portent différents noms, tantôt celui d'un marabout, tantôt celui du territoire, souvent ils fournissent des quantités assez considérables d'eau, surtout pendant la saison d'automne et d'hiver.
Le bassin versant de l'Oued Isser correspond au bassin hydrographique de l’Isser, l’un des 17 grands bassins versants reconnus en Algérie.
Plusieurs cours d'eau qui se jettent dans l'Oued Isser.
L'Oued Isser est nommé l'Isser Oriental, et il est formé par la réunion de deux rivières, l'Oued Moda et l'Oued Zaroua, dont les eaux descendent du Kef Lakhdar et du Djebel Dira, entre Médéa et Aumale :
Ces deux rivières arrosent l'une et l'autre le plateau des Béni Slimane, puis, sous le nom d'Oued Isser, se réunissent au sud-est de Tablat.
À partir de ce point, l'Oued Isser se dirige vers le nord-est et, après 50 kilomètres de parcours, tourne au nord-ouest jusqu'à Lakhdaria, remonte au nord, passe près par Ammal et de Béni Amrane et de Souk-el-Haâd, puis incline à l'ouest jusqu'au-dessous de Bordj Ménaïel d'où il va, presque en ligne droite, se jeter dans la mer à l'ouest du cap Djinet, après un parcours de près de 100 kilomètres (la littérature plus ancienne pouvant donner des valeurs plus élevées lorsqu’elle inclut certains parcours amont du réseau hydrographique).
Dans son Atlas archéologique de l’Algérie (1911), Stéphane Gsell répertorie des vestiges antiques le long de l’Isser, notamment :
Des sources médiévales et des synthèses modernes mentionnent l’Isser comme repère structurant :

Un barrage réservoir a été construit en sur le cours de l'Oued Isser au niveau de la commune de Béni Amrane.
Ce barrage de Béni Amrane a une capacité de stockage de 11.85 millions de m³.
Le barrage de Béni Amrane sert de citerne de prélèvement pour le barrage de Keddara dont la capacité de stockage est de 142.39 millions de m³.


L'Oued Isser abrite plusieurs espèces d'amphibiens.

Plus de soixante espèces forestières ont été dénombrées en 1982, plus une trentaine d’espèces observées depuis cette date, dont des échassiers, rapaces, oiseaux d'eau et espèces des côtes et des mers.
Plusieurs oiseaux migrateurs sont des nicheurs réguliers autour de l'Oued Isser :