Mouvement démocratique brésilien

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Mouvement démocratique brésilien
(pt) Movimento Democrático Brasileiro
Image illustrative de l’article Mouvement démocratique brésilien
Logotype officiel.
Présentation
Président Baleia Rossi (pt)
Fondation (MDB)
(PMDB)
(MDB)
Scission dans PSDB
Siège Place des Trois Pouvoirs, Brasilia,
District fédéral (Brésil)
Positionnement Actuellement :
Centre à centre droit,,,
Historiquement :
Centre à centre gauche,
Idéologie Libéralisme économique
Néolibéralisme
Démocratie chrétienne
Affiliation internationale COPPPAL
Adhérents 2 394 436 (2018)
Couleurs
Vert, jaune, rouge et noir
Site web mdb.org.br
Représentation
Députés
42  /  513
Sénateurs
11  /  81
Gouverneurs
3  /  27
Députés d'État
95  /  1024
Maires
838  /  5568

Le Mouvement démocratique brésilien (en portugais : Movimento Democrático Brasileiro, MDB) — dénommé de 1979 à 2017 Parti du mouvement démocratique brésilien (en portugais : Partido do Movimento Democrático Brasileiro, PMDB) — est un parti politique brésilien, fondé le . Souvent classé au centre de l’échiquier politique, il est membre de la Conférence permanente des partis politiques d'Amérique latine et des Caraïbes.

Histoire

Mouvement démocratique brésilien (1965-1979)

Lors de sa fondation, le Mouvement démocratique brésilien est l'un des deux partis politiques brésiliens autorisés durant la période du régime militaire, dans le cadre du bipartisme imposé par l'Acte institutionnel no 2 de 1965. L'autre parti était l'ARENA. La plupart des membres du MDB venaient du Parti social démocratique (centre) et du Parti travailliste brésilien (centre gauche).

Le Mouvement démocratique brésilien était un parti d'opposition, qui eut une victoire écrasante à la Chambre des députés et au Sénat en 1974. Les militaires de la ligne dure ont eu peur du résultat des urnes. Ils n'étaient pas d'accord avec l'ouverture politique qu'ils considéraient comme une menace à la sécurité nationale. Selon eux, il y avait des agents communistes dans la presse et dans les syndicats. Recherchant ces agents, ils ont arrêté le journaliste Vladimir Herzog et l'ouvrier Manuel Fiel Filho (pt). La mort de ces derniers, dans des conditions suspectes, dans les bâtiments de la deuxième armée, à São Paulo, provoqua une énorme protestation publique et força Ernesto Geisel alors président à démettre de ses fonctions le général Ednardo D'Ávila Melo, commandant du IIe corps de l'armée et principal représentant de l'ultra-droite du régime.

Parti du mouvement démocratique brésilien (1979-2017)

Michel Temer en 2017.

Il s'est transformé le , lors de l'abandon du bipartisme au profit du multipartisme, en Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB).

Il est avec le PSB (Parti socialiste brésilien) l'un des principaux alliés du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB) et fait partie de la coalition gouvernementale au niveau fédéral. Michel Temer, membre du parti, devient président du Brésil après avoir contribué à destituer Dilma Rousseff.

Selon Le Monde diplomatique, le PMDB est le parti politique brésilien ayant reçu le plus de pots-de-vin de l'entreprise Odebrecht. Le responsable des « relations institutionnelles » de l'entreprise, Melo Filho, indique pouvoir trouver chez les sénateurs du PMDB « les parlementaires les plus dévoués aux intérêts du groupe », mais également ceux « qui demandaient les contributions les plus élevées ». Selon Le Monde, "ce parti centriste est devenu au fil des années le symbole d’un establishment opportuniste et souvent corrompu."

En , le gouverneur PMDB de Rio de Janeiro, Sergio Cabral, proche de Luiz Inácio Lula da Silva, est incarcéré pour avoir détourné l’équivalent de 60,5 millions d’euros. Selon la presse brésilienne, trois députés du PMDB — Edson Albertassi, Paulo Melo et Jorge Picciani — sont impliqués dans l'assassinat de Marielle Franco en .

Retour au Mouvement démocratique brésilien (depuis 2017)

Le parti retrouve sa dénomination d'origine en 2017.

Lors de l'élection présidentielle brésilienne de 2018, le candidat du parti, Henrique Meirelles, obtient 1,2 % des voix. Fin 2021, le sénateur Fernando Bezerra Coelho (pt), affilié à ce parti depuis 2017 est cité par O Globo comme un des parlementaires ayant bénéficié des fonds alloués via le budget secret ou amendement du rapporteur.

Idéologie

C'est un parti attrape-tout, apparenté au centrão, comprenant des politiciens conservateurs comme Eduardo Cunha, des libéraux comme Pedro Simon (en), des politiciens de centre gauche comme Roberto Requião (en), des populistes comme Iris Rezende (en), ou encore des nationalistes comme Orestes Quércia.

Le programme du parti s'appuie à partir de 2015 sur le document « Le pont vers le futur » détaillant les mesures à prendre pour moderniser le Brésil, dont la réforme du code du travail, la refonte du système de retraite, la privatisation de certaines entreprises publiques et la baisse de certains droits sociaux.

Résultats électoraux

Présidence de la République

Année Candidat 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
1974 Ulysses Guimarães 76 16,0 2e Battu
1978 Euler Bentes Moreiro 226 38,9 2e Battu
1985 Tancredo Neves 480 72,73 1er Élu
1989 Ulysses Guimarães 3 204 853 4,7 7e Battu
1994 Orestes Quércia 2 773 497 4,4 4e Battu
1998 Pas de candidat
2002 José Serra 19 705 445 23,19 2e 33 370 739 38,72 2e Battu
2006 Pas de candidat
2010 Dilma Rousseff 47 651 434 46,91 1re 55 752 529 56,05 1re Élue
2014 43 267 668 41,59 1re 54 501 118 51,64 1re Élue
2018 Henrique Meirelles 1 288 950 1,20 7e Battu
2022 Simone Tebet 4 915 423 4,16 3e Battue
2026 Pas de candidat

Élections parlementaires

Année Chambre des députés Sénat Gouvernement
Voix % Sièges +/- Voix % Sièges Total des sièges +/-
1966 4 915 470 36,0
132  /  409
Nouveau 5 911 361 43,4
4  /  23
Nouveau Opposition
1970 4 777 927 30,5
87  /  310
en diminution 45 13 440 875 39,6
6  /  46
en augmentation 2
1974 10 954 359 48,0
161  /  364
en augmentation 74 14 486 252 59,0
16  /  22
en augmentation 10
1978 14 803 526 49,6
191  /  422
en augmentation 30 17 432 948 57,1
8  /  23
en diminution 8
1982 1 458 719 3,55
8  /  479
en augmentation 8 1 538 786 3,66
9  /  25
en stagnation
1986 3 253 999 6,47
16  /  487
en augmentation 8
38  /  49
en stagnation Sarney
1990 4 128 052 10,19
35  /  502
en augmentation 19
8  /  31
en augmentation 1 Collor puis Franco
1994 5 959 854 12,82
49  /  513
en augmentation 14 13 198 319 13,93
14  /  54
en augmentation 4 Cardoso I
1998 8 786 528 13,19
59  /  513
en augmentation 10 11 392 662 18,42
26  /  81
en augmentation 2 Cardoso II
2002 16 094 080 18,39
91  /  513
en augmentation 32 32 739 665 22,03
19  /  81
en augmentation 7 Lula I
2006 13 989 859 15,0
83  /  513
en diminution 8 16 222 159 19,2
16  /  81
en diminution 3 Lula II
2010 16 289 199 16,9
88  /  513
en augmentation 5 39 410 141 23,1
19  /  81
en augmentation 3 Rousseff I
2014 13 554 166 14,0
70  /  513
en diminution 18 15 155 818 17,0
18  /  81
en diminution 2 Rousseff II (2015-2016)
Temer (2016-2018)
2018 10 126 611 10,30
56  /  513
en diminution 14 24 785 670 14,46
12  /  81
en diminution 6 Opposition
2022 15 354 125 13,93
68  /  513
en augmentation 12 12 456 553 12,25
10  /  81
en augmentation 3 Lula III
2026 7 890 384 6,93
36  /  513
en diminution 6 11 881 617 5,73
8  /  81
en diminution 2 À venir
  1. ↑ Total des sièges : sièges renouvelés cette année-là plus les sièges non renouvelés.

Identité visuelle

Notes et références

  1. ↑ « Au Brésil, la stratégie des partis traditionnels face à l’extrême droite », sur courrierinternational.com, .
  2. 1 2 (pt) « Direita ou esquerda? Análise de votações indica posição de partidos brasileiros no espectro ideológico », sur BBC News Brasil, .
  3. ↑ (en) Sara Brandellero, Derek Pardue et Georg Wink, Living (Il)legalities in Brazil, , 196 p. (ISBN 9781000057683, lire en ligne).
  4. ↑ (en) « Michel Temer : Brazil ex-president arrested in corruption probe », sur bbc.com, BBC News, .
  5. ↑ Timothy J. Power, Centering Democracy?: Ideological Cleavages and Convergence in the Brazilian Political Class, University of Pittsburgh Press, , p. 89
  6. ↑ Mauro P. Porto, Democratization and Election News Coverage in Brazil, Routledge, , p. 253
  7. ↑ https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/ATAG/2015/559491/EPRS_ATA(2015)559491_EN.pdf
  8. ↑ https://www.britannica.com/topic/Party-of-the-Brazilian-Democratic-Movement
  9. ↑ (pt) « Eleitores filiados » [archive du ], sur inter04.tse.jus.br via Internet Archive (consulté le ).
  10. ↑ « Les ramifications du scandale Odebrecht », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. ↑ « Présidentielle au Brésil : grandes manœuvres et derniers ralliements avant le second tour », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. ↑ Claire Gatinois, « L’ex-gouverneur de Rio, de la vie de château au cachot », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
  13. ↑ « Brésil : Sergio Cabral, ex-gouverneur de Rio, arrêté pour soupçons de corruption », France 24,‎ (lire en ligne).
  14. ↑ Sébastie MASTRANDREAS, « Meurtre de Marielle Franco au Brésil : des hommes politiques impliqués », sur lci.fr, TF1 Info, .
  15. ↑ « Avec ou sans Lula, les débuts de la campagne électorale au Brésil », France 24,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. ↑ (pt-BR) Patrik Camporez e Eduardo Gonçalves, « Veja lista de 290 parlamentares que receberam R$ 3,2 bilhões pelo orçamento secreto » Accès payant, sur O Globo, Extra, (consulté le ).
  17. ↑ (en) Sybil Rhodes, Social Movements and Free-Market Capitalism in Latin America, State University of New York Press, , p. 117.
  18. ↑ (en) Tom Lansford, Political Handbook of the World 2014, CQ Press/SAGE, , p. 183.
  19. ↑ Silvio Caccia Bava, « Stratégie de la tension au Brésil », sur Le Monde diplomatique, .
  20. ↑ (es) « Resultados – TSE », sur resultados.tse.jus.br (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

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