| Pabu | |||||
Mairie de Pabu. | |||||
Logo | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Guingamp-Paimpol Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Guillaume Louis 2026-2032 |
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| Code postal | 22200 | ||||
| Code commune | 22161 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pabuaise, Pabuais | ||||
| Population municipale |
2 771 hab. (2023 |
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| Densité | 353 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 35′ 18″ nord, 3° 08′ 04″ ouest | ||||
| Altitude | 200 m Min. 50 m Max. 137 m |
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| Superficie | 7,84 km2 | ||||
| Type | Centre urbain intermédiaire | ||||
| Unité urbaine | Guingamp (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Guingamp (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guingamp | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | Site officiel de la commune de Pabu | ||||
| modifier |
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Pabu [paby] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
La commune de Pabu est située à l’ouest des Côtes-d'Armor et au nord de Guingamp, chef-lieu de l’arrondissement (et donc sous-préfecture départementale), du canton et de l’intercommunalité.

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Trieux, le Frout et le ruisseau de Kerprigent,,.
Le Trieux, d'une longueur de 72 km, prend sa source dans la commune de Kerpert et se jette dans la Manche entre Lézardrieux et Ploubazlanec, après avoir traversé 21 communes.
Le Frout, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Ploumagoar et se jette dans le Trieux sur la commune, après avoir traversé quatre communes.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 868 mm, avec 14,9 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 14 km à vol d'oiseau, est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 38,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Pabu est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Guingamp, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guingamp, dont elle est une commune du pôle principal,. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (64,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (25,7 %), prairies (23 %), terres arables (21,5 %), forêts (15,3 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est Pabu, aussi bien en français qu'en breton. Il est attesté sous les formes Chapelle Sainct Pabu en 1532, Pabu en 1762, Pabu La Poterie en 1790. Il vient du vieux breton pabu, un terme de déférence ayant le sens de père, mais aussi d'évêque, de supérieur monastique ou de père-fondateur d'un lieu consacré ; en particulier, ce terme était fréquemment utilisé pour se référer à Saint Tugdual.
Saint Tugdual, ou Tudwal, ou Tudgual (à la suite d'une faute de copiste) vint de Grande-Bretagne en Armorique au VIe siècle, avec soixante douze de ses disciples parmi lesquels sa mère, sainte Pompée (Koupaïa en breton), et sa sœur sainte Sève. Il est le fondateur présumé du monastère de Landreger, dit Tréguier, et il a, sans le vouloir, donné son nom à la paroisse de Pabu. L’église actuelle fut édifiée sous son invocation et, comme la légende voulut en faire un pontife sous le nom de Leo V Britigena (« Léon le Breton »), le peuple breton l’appela du nom de Pabu.
À l'origine de la commune, il y eut le territoire de Trivis, désignant l'une des quatre dîmeries de la paroisse de Ploumagoar. Il pourrait s'agir d'une prononciation locale de Trevez (trève, hameau, lieu habité), ou encore, la trève de la pointe en raison de la configuration des lieux, pointe enfoncée entre le Trieux et le Frout.
En 1673, Pabu est le siège d'une chapellenie dite de Reranré, du nom du gros village de Kerhré (Keranres en 1532), situé à 800 m au nord, connu aujourd'hui sous le nom de La Poterie. Cette chapellenie est à cette époque à la nomination du seigneur de Munehorre (ou Menehorre) ; le chapelain était désigné par le seigneur. Le seigneur de Munehorre, vassal du fief de Pontrieux-Frynaudour (La Roche-Jagu), avait droit de haute, moyenne et basse justice, c’est-à-dire qu’il pouvait prononcer des sentences capitales.
En 1711, les habitants de la dîmerie de Trivis, au centre de laquelle se trouvait Pabu, adressent une supplique à monseigneur l'évêque, comte de Tréguier, pour obtenir l’érection de l’église actuelle, alors en construction, en église tréviale ou paroissiale. Cette dîmerie devient une paroisse succursale le (soit 35 ans après la supplique) et prend le nom de Pabu en l'honneur de Saint Tugdual, son saint patron.
Pabu élit sa première municipalité le , et elle devient paroisse en 1803. Le territoire de Pabu s'est accru le de l'enclave de Kergoz, jusqu'alors dépendante de Ploumagoar.
Les potiers peuplaient les villages de La Poterie et de Kerez. L'argile était extraite à Kervenou en Pommerit-le-Vicomte. Jusqu'en 1914, on y fabriquait des pots, des jattes, des cruches, des ribots, mais aussi des briques, des tuiles ainsi que des épis de faîtage. Ces épis de faîtage étaient encore présents sur le toit de l'église avant sa restauration ; ils sont encore visibles dans le hall de la mairie, où ils sont exposés dans des vitrines.
Le monument aux morts porte les noms de 59 soldats morts pour la Patrie :
L'ancêtre du groupe coopératif UNICOPA, l'URCAB (Union régionale des coopératives agricoles de Bretagne), est créé le à Pabu par le regroupement de trois coopératives, la « Laiterie du Trieux », la coopérative « Genêts d'or » et la « coopérative de l'Arrée » (située à Pleyber-Christ), les deux dernières citées étant productrices d'œufs.[réf. nécessaire]
En 2021 la commune de Pabu a reçu d'une de ses habitantes, Jacqueline Brochen, décédée en 2020 âgée de 95 ans, un legs de 580 000 euros. La commune a aussi bénéficié d'un autre legs de 90 000 euros de la part d'une autre habitante. Ces legs vont permettre à la commune de financer notamment un restaurant self pour les écoles, une salle des sports et un musée des arts et traditions populaires.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 2 771 habitants, en évolution de +0,4 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
À la rentrée 2017, 81 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 27,5 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire).
L'hôpital dit de Guingamp, construit sur le territoire de la commune, fut inauguré le par monsieur Joseph Ruau, ministre de l'Agriculture. Depuis, il n'a cessé d'évoluer. En 1996, s'achevèrent de nouvelles constructions répondant mieux aux exigences hospitalières actuelles, et un nouvel ensemble de 138 lits de long séjour, dont le chantier avait débuté fin 2002, a remplacé trois bâtiments anciens qui ne pouvaient être réhabilités. Par ailleurs, une passerelle entre l'hôpital et la polyclinique a été inaugurée en 2007. En , les activités de la polyclinique, fermée par suite d'une liquidation judiciaire, ont été reprises par l'actuel centre hospitalier.
La commune accueille Dolmen ainsi que diverses autres entreprises sur sa zone artisanale du Rucaër, et un pôle d'entreprises s'est établi autour du rond-point de Saint-Loup, première phase de la nouvelle zone d'activités dénommée « Espace commercial Saint-Loup » en cours de développement par Guingamp-Paimpol Agglomération.