| Lanloup | |||||
Église Saint-Loup : vue extérieure d'ensemble. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Guingamp-Paimpol Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Yannick Le Bars 2026-2032 |
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| Code postal | 22580 | ||||
| Code commune | 22109 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lanloupais, Lanloupaise | ||||
| Population municipale |
252 hab. (2023 |
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| Densité | 103 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 42′ 48″ nord, 2° 57′ 51″ ouest | ||||
| Altitude | 52 m Min. 35 m Max. 97 m |
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| Superficie | 2,45 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Paimpol | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.lanloup.bzh/ | ||||
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Lanloup [lɑ̃lu] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Lanloup est une commune située dans partie nord-ouest du département des Côtes-d'Armor, entre Saint-Brieuc et Paimpol, à l'ouest de la baie de Saint-Brieuc. Bien que proche de la Manche, c'est une commune non littorale ; elle en est séparée par le hameau, la plage et le port de Bréhec, qui appartiennent aux communes de Plouha et de Plouézec.
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par un tout petit fleuve côtier, le Kergolo,.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 735 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 6 km à vol d'oiseau, est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 38,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Lanloup est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Institut national de la statistique et des études économiques en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (52,8 %), terres arables (31,9 %), zones urbanisées (10,9 %), forêts (4,4 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanlop en 1160, Lanloup en 1237, Lanlop en 1239 et en 1252, par. de Lanloup en 1263 et en 1266, Lanlop en 1263, 1266, 1267 et à la fin du XIVe siècle, Sainct Loup en 1478, Lanloup en 1467 et en 1486, Lanlou en 1516, Saint Lou vel Lanloup en 1535, Lanloup ou Sainct Loup en 1543.
Selon Bernard Tanguy, le toponyme est formé du vieux breton lann, qui signifie ermitage et d'un saint éponyme romain, saint Loup. Le patron actuel de l'église est saint Loup, évêque de Sens. Les recherches locales supposent que la dédicace serait passée au XIIe siècle de saint Loup de Troyes (fêté le , et qui a participé à l'évangélisation de l'île de Bretagne) à celle de saint Loup de Sens (fêté le comme saint Gilles, dédicace de l'ancienne église avant le XVe siècle). Cela supposerait également un changement de dédicace de la chapelle voisine de sainte Colombe, qui aurait été une chapelle dédiée auparavant à saint Colomban l'Irlandais.
Bernard Tanguy transcrit la forme bretonne parlée sous la graphie Zan(t) Loup.
La seigneurie de Lanloup appartenait, en 1260, à Rolland, chevalier, seigneur dudit lieu et, en 1600, à Claude de Lanloup , gentilhomme de la Chambre du roi Henri IV. Les seigneurs de Lanloup étaient vicomtes de Pléhédel.
Geslin de Lanloup, descendant de Rolland de Lanloup, a participé le au combat des Trente dans les rangs des Blésistes (soutiens de Charles de Blois).
En 1437, Jean de Lanloup, comme d'autres nobles du Goëlo, prêta serment au duc de Bretagne et est présent, ainsi que son fils Rolland, à la réformation de 1441.
La dernière héritière portant le nom de Lanloup se maria vers 1500 avec Geoffroy Le Picart, seigneur de la Demiville en Plélo, mais leurs héritiers reprirent le nom et les armes de Lanloup. Par la suite leurs descendants se fondirent dans la famille de Bellingant.

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Lanloup faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Loup. Elle avait comme trève Lanleff. Lanloup appartenait également au comté de Goëlo.
Selon une ordonnance de Louis XV datant de 1759 la paroisse de Lanloup doit fournir 4 hommes et payer 26 livres pour la défense des côtes de Bretagne.
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Lanloup en 1778 :
« Lanloup ; à 19 lieues à l'Ouest de Dol, son évêché ; à 23 lieues de Rennes et à 2 lieues un neuvième de Paimpol, sa subdélégation. Cette paroisse, où l'on compte 600 communiants, y compris ceux de Lanlef, sa trève, ressortit à Saint-Brieuc, et est enclavée dans l'évêché de ce nom. C'est une châtellenie qui appartient au Roi. La cure est à l'Ordinaire. Le territoire, coupé de vallons et de montagnes (sic), est borné par la mer, et fertile en grains de toutes espèces, et abondant en lin. C'est un pays couvert [de bocage] : on y fait du cidre. »
Le , Marie-Anne-Josèphe de Lanloup, fille unique d'« Anne Joseph de Lanloup, chevalier, seigneur de nom et d'armes, demeurant à son château de Lanloup, dite paroisse » et de Marie-Anne-Josèphe de Cornulier, épousa à Saint-Brieuc Marie-Louis de Bellingant, fils aîné de Jean-Vincent, comte de Bellingant, chef d'escadre des armées navales, chevalier de Saint-Louis.
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Lanmor et de Tercillat-Pelletier.
Après le décret du qui établissait les cantons, Pléhédel et Pludual firent partie du canton de Lanvollon, tandis que Plouha, Plouézec, Lanleff et Lanloup firent partie d’un canton dont les assemblées se tenaient à Lanmor, nom révolutionnaire de Lanloup.
Au printemps 1794, « chaque nuit, dans toute la région paimpolaise, à Plouézec, à Lanloup, à Yvias, à Ploubazlanec, des paysans en bande, tète nue, disant leur chapelet ou récitant les litanies, visitent les chapelles dispersées dans les campagnes ».
Le 24 floréal an IV () Joseph Lanloup (ex-noble dénommé Anne Joseph de Lanloup sous l'Ancien régime) fut condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire (et guillotiné le jour même) pour avoir écrit à sa cuisinière de vendre au mieux (et en argent comptant plutôt qu'en assignats) ses céréales ainsi qu'au maire de Lanloup, Yves Le Bihan, qui était auparavant un de ses laboureurs. Il fut aussi le dernier seigneur de la Boissière, en Plusquellec, qu'il avait hérité de sa mère, Anne Joseph de la Boissière.
En 1829, la commune de Plouha céda à celle de Lanloup une petite partie de son territoire contenant le hameau de Kerhuel.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Lanloup en 1843 :
« Lanloup (église ou monastère de saint Loup ; Lan-Loup) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, moins sa trève Lanleff ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Kerguistin, Boulsec'h, Kervagadel, Kerhuel, Dagos, Kerlubia, Kervat, Belorient, Run-ar-Vilon, Kerveret, Kervégant, La Noë-Verte, Kerzuel, Kersalaun, Pont-ar-Har, Kertugdual. Maison principale : le château de Lanloup. Superficie totale : 244 hectares 85 ares 40 centiares, dont (.;) terres labourables 202 ha, prés et pâturages 8 ha, bois 4 ha, vergers et jardins 5 ha, incultes 11 ha (..). Moulins : 4 (Traoulas, de Lanloup, de Kergolan, de la Noë-Verte ; à eau). Il y a à Lanloup une assez jolie église gothique précédée d'un porche sous lequel sont sculptées les statues des apôtres. Le château de Lanloup est ancien, mais n'a rien de remarquable ; il appartient à la famille Ropartz. Géologie : schiste talqueux. On parle le breton. »
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Lanloup possède une école de garçons ayant 64 élèves et une de filles en ayant 35, que « son territoire est très accidenté, particulièrement au nord et à l'est ; mais fertile et produisant toute espèce de céréales », que la commune possède, outre l'église paroissiale dédiée à saint Loup, les chapelles de Saint-Roch et de Sainte-Colombe, et que « les nombreuses voitures qui vont, pendant la belle saison, prendre du sable dans l'anse de Bréhec, située en Plouha, passent presque toutes par le bourg de Lanloup ; ce mouvement lui donne un air très animé » .
L'église de Lanloup est partiellement reconstruite en 1850 par l'architecte et entrepreneur Charles Kerleau (de Penvénan).
Le le recteur de Lanloup arbora un drapeau blanc fleurdelisé à une fenêtre de son presbytère.
En 1892 quatre personnes du bourg ayant été mordues par un même chat, celui-ci fut tué et autopsié par un vétérinaire de Lanvollon qui déclara qu'il était atteint de la rage. La terreur saisit les habitants et le maire prit un arrêté ordonna le mise à mort de tous les chats de la commune, ce qui fut fait ; ce fut véritable hécatombe. Les quatre personnes mordues prirent le train pour aller se faire soigner à l'institut Pasteur à Paris
C'est dans son manoir de Lanloup, qu'il avait décidé de ne plus quitter, que Guy Ropartz reçut en 1903 son épée symbolique pour son élection à l'Académie des beaux-arts ; « un manoir de granite avec sa tour, son vieux puits, son jardin à la française et de grands arbres toujours frissonnants au vent de la mer qui font tout alentour un riche bouquet de sombre verdure ».
Le le capitaine Pierre Le Bitter, né à Lanloup, reçut une médaille d'or de la part de la Société centrale de sauvetage des naufragés pour l'héroïsme dont il fit preuve lors du naufrage de son bateau, le Thisbé, pris dans une violente tempête au large d'Ijmuiden.
Le monument aux morts porte les noms de 19 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi les victimes Joseph Le Bitter, marsouin, prisonnier de guerre, mort en Allemagne en 1915 ; Yves Le Cornec, victime du naufrage, consécutif à une explosion, du sous-marin Diane le ; Pierre Ollivier, marin de commerce, mort lors de l'incendie du cargo autrichien (saisi par la France) Moghrab le ; les autres sont décédés sur le sol français.
En 1926 à Lanloup, Lanleff, Pléhédel et Pludual « l'on ne prêche encore qu'en breton » ; par contre le curé-doyen de Plouha déclare qu'il sera « bientôt obligé de cesser les prédications en breton, sous peine de n'être plus compris » ; à Plouha il n'y a plus de catéchisme en breton et on a dû organiser des catéchismes en français dans les autres paroisses du doyenné.
Le monument aux morts porte les noms de 4 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : Joseph Quéhec, membre du maquis des Corsaires (FFI), fusillé le à Nant (Aveyron) ; Ange Le Bitter, membre du corps expéditionnaire français en Italie, mort le ; Jean Guyomard, mort accidentellement le en Allemagne ; Joseph Le Cornec, mort dans des circonstances et à une date non précisés.
Le régime de Vichy dissout le conseil municipal de Lanloup par un arrêté publié au Journal officiel le .
En 1997, les communes de Lanloup, Lanleff et Pléhédel adhèrent à la communauté de communes Paimpol-Goëlo.
En , deux cloches de l'église furent démontées pour une rénovation.
| Blasonnement :
D'azur aux six annelets d'argent ordonnés 3, 2 et 1. |
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Lanloup, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze.
Une seule liste, menée par Yannick Le Bars, maire sortant, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 72,95 %,. Yannick Le Bars est réélu maire pour un troisième mandat le ,.
