| Palmi | |
Palmi vue du mont Sant'Elia. | |
Armoiries |
Drapeau |
| Noms | |
|---|---|
| Nom calabrais | Parmi |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Maire | Giovanni Calabria |
| Code postal | 89015 |
| Code ISTAT | 080057 |
| Code cadastral | G288 |
| Préfixe tél. | 0966 |
| Démographie | |
| Gentilé | palmesi |
| Population | 17 983 hab. (2026) |
| Densité | 560 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 38° 22′ 00″ nord, 15° 51′ 00″ est |
| Altitude | 228 m |
| Superficie | 3 210 ha = 32,1 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Nicola di Bari |
| Fête patronale | 6 décembre |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Reggio de Calabre. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Palmi (API : [ˈpalmi] ; en calabrais : Parmi) est une commune italienne d'environ 18 000 habitants située dans la ville métropolitaine de Reggio de Calabre, en Calabre. Industrieuse cité agricole, commerciale et balnéaire, elle figure parmi les villes les plus importantes de la plaine de Gioia Tauro et de la province entière.

Palmi se dresse en bordure de la mer Tyrrhénienne, au pied du mont Sant'Elia, sur une terrasse qui surplombe la Costa Viola (« côte violette »).
Le territoire communal est majoritairement constitué d'une succession de collines en terrasses qui se dégradent rapidement vers la mer entre falaises, petites plages et écueils. Le centre-ville est positionné sur une terrasse qui s'élève à 228 m d'altitude en moyenne tandis que, plus au nord, le hameau de Taureana n'excède guère les 100 m. Le reste de la municipalité est occupé au sud par le mont Sant'Elia (582 m) et au nord-ouest, près du littoral, par un terrain plat accueillant la station balnéaire du Lido di Palmi.
Par-delà les limites municipales s'étend vers le nord la piana di Gioia Tauro (« plaine de Gioia Tauro », parfois dite de Palmi), deuxième plaine de Calabre en termes de superficie.
C'est au promontoire situé à l'extrémité occidentale de la ville, le Capo Barbi, que commence la Costa Viola. Cette appellation touristique tire son nom des profondeurs marines élevées qui sont attenantes à la côte, conférant à l'eau une couleur sombre que le crépuscule teint de reflets violacés caractéristiques. La punta Motta se situe juste au sud du Capo Barbi.

La bande côtière de Palmi, dessinée par les baies de la Marinella et de la Tonnara, est riche en grottes marines, plages et écueils, parmi lesquels on compte les grottes des Sirènes, de l'Arcudace et Perciata, les plages de la Marinella, Trachini, la Tonnara et Pietrenere-Scinà, ainsi que les rochers Trachini, la Pietra Galera, le Scoglio dell'Isola et le célèbre Scoglio dell'Ulivo, imposant rocher maritime au sommet duquel a poussé un olivier pluriséculaire.

Le cours d'eau le plus important est le fleuve Petrace, qui matérialise la limite nord-est de la commune depuis la localité de Pontevecchio jusqu'à son embouchure en mer Tyrrhénienne. Son débit moyen est d'environ 8 m3/s.
Le climat de Palmi est typiquement méditerranéen, caractérisé par des sécheresses estivales bien marquées et des hivers assez humides.
La tradition attribue l'étymologie du nom de Palmi à l'abondance de palmiers qui poussent naturellement sur son territoire. La première mention attestée de « Palmis » apparaît dans un acte de donation de Roger Ier, comte de Calabre, en 1085. Au XVIe siècle, Gabriele Barrio la nomme « Parma » mais elle apparaît sous le nom de « Palma » sous la plume de Fra Lando Alberti. Ce n'est qu'en 1669 que l'on commence à trouver la forme « Palmi », qui ne prévaut définitivement sur ses concurrentes qu'à partir de l'unification italienne en 1861.
Le site de Palmi est peuplé dès l'âge du bronze, comme en témoignent les découvertes révélées lors des fouilles menées dans la grotte de la Pietrosa et les restes de cabanes découverts à Taureana.
Des débuts de l'Antiquité classique jusqu'au Xe siècle, la cité de Tauriana s'est développée sur l'actuel territoire communal de Palmi. Certaines légendes attribuent sa fondation aux Achéens. L'hypothèse historique la plus accréditée la date plutôt de la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C., lorsque des peuplades bruttiennes, les Tauréens, se seraient séparées des Lucaniens pour s'établir en Calabre méridionale. La cité est mentionnée dans des documents d'époque ultérieure, notamment par Tite-Live qui affirme que, contrairement à la majorité du Bruttium, les Taureani sont restés fidèles à Rome lors de la deuxième guerre punique (218-202 av. J.-C.). En 951, Tauriana est détruite par les milices de l'émir Al-Hasan ibn Ali de Palerme et une partie de ses habitants, qui vivent du commerce maritime, s'installe sur les hauteurs de la côte, entre le mont Aulinas et le fleuve Métaure, où quelques fermes peuplent déjà la localité de Palmis.
Des premières siècles d'histoire de la bourgade de Palmi, hameau dépendant de Seminara, on dispose de peu d'informations. Le comte Roger Ier y réunit sa flotte en vue de conquérir la Sicile, mais les seuls événements dont on connaisse les détails pour la période normande jusqu'au début du xiiie siècle sont ceux relatifs à la présence des couvents de Sant'Elia et de San Fantino. Le roi aragonais Ferdinand II trouve refuge à Palmi en 1495 après avoir subi une défaite à Seminara face aux troupes du général Robert Stuart d'Aubigny.
En 1549, la ville est saccagée par des pirates sarrasins qui la détruisent intégralement. Le duc Carlo Spinelli, feudataire de Palmi, fait redresser la cité et la munit de puissantes fortifications. Sa refondation donne un second souffle à Palmi, qui croît jusqu'à devenir l'un des ports les plus actifs de la Calabre méridionale.
Elle est officiellement détachée de Seminara en 1632 et poursuit son développement urbain et commercial tout au long des deux siècles suivants, notamment grâce à l'action énergique du marquis Andrea Concublet, qui institue une foire marchande. Des faubourgs se forment aux portes de la ville, et ses murs orientaux sont abattus afin de permettre son expansion, témoignage de la forte croissance démographique qui a eu cours à cette époque.
Cette période florissante est interrompue par le séisme de 1783 qui ravage toute la Calabre méridionale ; la ville de Palmi est rasée au sol et perd 1 400 habitants. La reconstruction qui s'ensuit correspond au plan régulateur conçu par l'ingénieur De Cosiron, avec un schéma urbain orthogonal articulé autour de la nouvelle Piazza del Mercato (« placé du Marché »). Peu après, elle est élevée au rang de chef-lieu de district en 1806.
Le déparquement de Giuseppe Garibaldi et de l'expédition des Mille en 1860 met en fuite la nombreuse garnison des Bourbons stationnée à Palmi, qui abandonne la ville sans combattre. Avec l'unification italienne, le district de Palmi est supprimé et remplacé par la circonscription homonyme (supprimée à son tour en 1927). En 1894, la ville se trouve à l'épicentre d'un tremblement de terre qui engendre de nombreuses destructions et cause la mort de neuf personnes.
Le 28 décembre 1908, Palmi est une nouvelle fois ébranlée jusque dans ses fondations par un violent séisme qui fait près de 600 victimes dans la ville. Le noyau urbain est entièrement reconstruit selon les plans de l'ingénieur Pucci, qui transforme radicalement l'aspect traditionnel de la cité palmaise. La reconstruction, qui occupe toute la première moitié du xxe siècle, met à l'honneur les constructions de style néo-classique.
Après la Seconde Guerre mondiale, le secteur tertiaire connaît un essor spectaculaire qui propulse la ville au rang de pôle administratif, commercial et éducatif du versant tyrrhénien de la province grâce à la création d'établissements d'enseignement secondaire, d'infrastructures militaires, sanitaires et judiciaires, ainsi que les sièges d'organismes publics et privés.
Les principaux édifices de culte de la ville sont :

Les principaux palazzi de la ville sont :
Les principales infrastructures théâtrales de la ville sont :
La ville s'enorgueillit de posséder plusieurs fontaines monumentales, dont les trois plus importantes sont :




Nombre d'habitants
Au 31 décembre 2020, Palmi comptait 621 habitants étrangers en situation régulière (255 hommes et 366 femmes), principalement issu des communautés suivantes :
La religion la plus répandue est le catholicisme de rite romain, environ 96 % de la population locale est baptisée selon cette confession. La commune fait partie du diocèse d'Oppido Mamertina-Palmi, dont elle accueille les bureaux de la curie diocésaine et le siège juridique, ainsi que du vicariat du même nom. Le territoire communal est actuellement divisé en cinq paroisses : Maria Santissima del Soccorso, San Nicola Vescovo, Maria Santissima del Rosario, Santa Famiglia et San Fantino.
Les statuts municipaux reconnaissent saint Nicolas de Bari comme saint patron de la ville « afin de préserver les racines chrétiennes de sa communauté ». En outre, un décret de la Congrégation des rites du 12 septembre 1733 a également élu la Madonna della Lettera (Notre-Dame de la Lettre) comme sainte patronne de la ville tandis que la dévotion populaire a élevé saint Roch au rang de co-patron et protecteur.
La culture catholique, profondément enracinée dans la ville, est également attestée par la présence séculaire des quatre confréries laïques dédiées à la Madonna del Santissimo Rosario di Pompei et de la Sacra Lettera, à Maria Santissima del Carmelo, à Maria Santissima Immacolata et au Glorioso San Rocco, ainsi qu'au Santissimo Sacramento et à Maria Santissima del Soccorso. Palmi compte également quelques couvents masculins (ordres des Frères mineurs conventuels, du Carmel et des petits frères de Jésus) et féminins (sœurs missionnaires du Cathécisme, servantes de la réparation du Sacré-Cœur de Jésus et Salésiennes du Sacré-Cœur).
Avant même la fondation de Palmi, l'ancienne cité de Tauriana, déjà siège épiscopal, et le mont Aulinas, ont vu la naissance ou le passage de personnes vénérées comme saintes par l'Église catholique : San Fantino il Vecchio, San Fantino il Giovane, Sant'Elia lo Juniore et San Filarete.

Les plus grandes festivités traditionnelles célébrées à Palmi sont la Varia (inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO), la fête de San Rocco avec le Corteo degli Spinati (« cortège des épinés ») ou encore les processions maritimes en l'honneur de la Madonna dell'Altomare.
La Varia de Palmi est un immense char sacré qui représente l'univers et l'Assomption de la Vierge Marie. La structure, haute de 16 mètres et porté par 200 porteurs (mbuttaturi), supporte des figurants qui doivent représenter la Vierge (Animella), le Père Éternel, les apôtres et les anges. Les autres grands moments de foi de cet événement sont la procession du tableau de Maria Santissima della Lettera et du reliquaire contenant le Sacro Capello (« cheveu sacré »), ainsi que l'élection populaire de l'Animella. L'édition 2013, année de son inscription au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO, a rassemblé environ 180 000 spectateurs.
Il existe également de nombreuses traditions liées à la fête de San Rocco. La principale est le Corteo degli Spinati (« cortège des épinés »), composé d'une procession de la statue du saint, secondée par des fidèles torse nu qui portent, en guise d'ex-voto, une cape d'épines (spalas) et une couronne d'épines en mémoire du supplice de Jésus sur la Croix. D'autres expriment leur vœu en déposant au pied de la statue des cires représentant des organes et des membres du corps humain en remerciement pour avoir surmonté des maladies graves ou des opérations chirurgicales. La procession de saint Roch est longue de plus de 7 km, dure environ 4 h 30 et réunit plusieurs dizaine de milliers de fidèles.
Toutes ces fêtes religieuses sont accompagnées, le matin, par un défilé des Géants, grandes figures de papier mâché portées à dos d'homme à travers les rues et les places de la ville, tournoyant sur elles-mêmes au son des tambours afin de simuler une danse. L'une représente une femme nommée Mata et l'autre un guerrier sarrasin du nom de Grifone.
Le principal musée de la ville est la Maison de la Culture « Leonida Rèpaci ». Sa construction a débuté en 1968, à l'initiative de la municipalité de Palmi et du ministère des Travaux publics. Le bâtiment, inauguré le 17 janvier 1982, a une superficie de plus de 2 000 m² et abrite, outre la bibliothèque municipale et les archives d'État, une galerie d'art, un musée ethnographique, un musée de la musique, un antiquarium et une galerie de peintures.
Jusqu'en 2009, la ville abritait l'Académie calabraise des arts dramatiques, qui dispensait des cours de théâtre (acteurs et metteurs en scène) ainsi que des formations professionnelles de décorateurs, maquilleurs, costumiers, électriciens, machinistes et ingénieurs du son. L'établissement était financé et agréé par la région Calabre et le Fonds social européen, qui le reconnaissaient comme « apte à promouvoir l'élévation du niveau culturel des citoyens dans les domaines artistiques et du spectacle ».
Depuis la dernière décennie, Palmi a servi de décor pour le tournage de plusieurs films et séries télévisées. Parmi les productions cinématographiques, on peut citer les films Eighteen Years Later (2010) et U.S. Palmese (2025), ce dernier étant entièrement consacré à l'équipe de football locale. Côté télévision, des scènes des séries Stiamo bene insieme (2002), Solo (2016-2018) et de la mini-série Artemisia Sanchez (2006) ont été tournées à Palmi.
Palmi a vu la naissance des compositeurs Nicola Antonio Manfroce et Francesco Cilea, auteur d'opéras tels que Ecuba pour le premier, L'Arlesiana et Adriana Lecouvreur pour le second, qui ont rencontré un grand succès dans tous les plus grands théâtres italiens, jusqu'au San Carlo de Naples et à La Scala de Milan.
La cuisine locale appartient à la tradition méditerranéenne. Les stroncatura sont des pâtes typiques de la région à base de blé dur et de farine complète. Parmi les plats principaux figurent le stockfish, les aubergines à la parmigiana et l'espadon à la ghiotta, assaisonné de salmoriglio, une sauce d'origine espagnole à base d'huile d'olive, de citron et d'ail.
Les terres agricoles couvrent la majeure partie du territoire municipal et les produits qui en sont issus jouent un rôle important dans l'économie locale. Les principales cultures sont les oliveraies, les vignobles et les vergers d'agrumes.
La variété d'olivier la plus répandue à Palmi est l'Ottobratica, cultivée selon des méthodes intensives.
Palmi est une commune balnéaire à la vocation touristique affirmée. En 2013, la plage de Rovaglioso a été reconnue par Legambiente comme la plus belle plage de Calabre et la 17e plus belle d'Italie.
Les plages du Lido di Palmi ont reçu trois « voiles » en 2014 de la part du Guide Bleu de Legambiente et le Pavillon bleu pour la quatrième fois consécutive en 2020.
La commune est desservie par deux lignes de chemin de fer : la ligne Battipaglia - Reggio Calabria (ligne tyrrhénienne méridionale), exploitée par RFI SpA, et la ligne Gioia Tauro - Palmi - Sinopoli, exploitée par Ferrovie della Calabria (actuellement hors service). Les gares de la ville sont les suivantes :
La commune dispose d'un port de plaisance à Taureana di Palmi, d'une capacité de 200 places.
Les transports urbains à Palmi sont assurés par des services de bus gérés par la société municipale « Piana Palmi Multiservizi ». La PPM est l'une des quatre sociétés de transport public municipales de Calabre, et Palmi est la seule commune régionale, hors chef-lieu provincial, à bénéficier de ce service. Les Chemins de fer calabrais et quelques entreprises privées assurent le transport interurbain entre Palmi et les autres villes de la province.

Marina di Palmi, Monte Sant'Elia, Pietrenere, Taureana, Tonnara di Palmi
Palmi est jumelée avec les villes suivantes :
L'équipe de football principale est l'US Palmese 1912, fondée en 1912 et évoluant actuellement en Eccellenza. Au cours de son histoire, elle a joué pendant quatre saisons en Serie C et 21 saisons en Serie D. Elle a disputé une Coupe d'Italie.
Le principal club de volley-ball masculin est le Pallavolo Franco Tigano, qui concourt actuellement en Serie A2 et y a évolué deux saisons, après avoir joué une saison en Serie B1 et trois en Serie B2. Le plus grand club féminin, le Golem Volley, qui s'est hissé jusqu'en Serie A2 et y a évolué pour deux saisons après avoir joué une saison en Serie B1 et trois saisons en Serie B2.
En 1982, Palmi est la ville-départ de la onzième étape du Tour d'Italie, à destination de Camigliatello Silano. En 2022, la ville est de nouveau choisie comme point de départ pour la sixième étape du Tour d'Italie, cette fois-ci à destination de Scalea. De nombreux autres Giro ont traversé la commune à douze reprises, la première en 1930 et la dernière en 2017. En outre, Palmi a été ville-étape pour de nombreuses éditions du Tour de Calabre et du Tour de la province de Reggio de Calabre.
Les principales installations sportives de la ville sont :