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| Nom de naissance |
Julia Decluset |
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Gisèle Magnier, Madame Gauthier, Claude |
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Paulette Decluset ( - ), aussi orthographié Paulette Decluzet, est une dirigeante syndicaliste et résistante déportée française impliquée dans le parti communiste et la Confédération générale du travail (CGT), notamment sur les questions du travail des femmes.
Julia Decluset naît le rue des Cloys à Paris d'une mère domestique et d'un père inconnu. Elle grandit à Paris et obtient son certificat d'études.
Elle prend le nom Paulette Decluset et commence à travailler comme repasseuse pour le corsetier Prégermain. Au mois de elle entre dans la résistance et rejoint les Francs-Tireurs et Partisans Français deux ans plus tard. Elle est contrainte de quitter son emploi suite au passage de deux inspecteurs sur son lieu de travail.
Elle est arrêtée le à son domicile suite à l'arrestation de son compagnon, le résistant Maurice Ancelle. Elle tente de s'enfuir avant que la Brigade spéciale ne l'arrête : elle crie à l'assassin pour créer un mouvement de foule qui se disperse lorsque les policiers menacent la population avec leurs armes. Elle est poursuivie pour complicité de crimes et terrorisme dans l'affaire Charles Rouxel et pour l'attentat contre Marcel Capron, secrétaire du Parti ouvrier et paysan français collaborationniste.
En , elle est déportée à Ravensbrück après être passée par les prisons de Fresnes, Romainville et Compiègne. Elle est ensuite déplacée au Kommando de Zwodau, dépendant de Flossenbürg. Elle est libérée par les Américains en et rapatriée à Paris,.
Paulette Decluset épouse Marcel Renaudon en 1949 et a un enfant.
Elle meurt le à Courcouronnes.
En 1942, elle habite en concubinage avec Maurice Ancelle sous l'identité des époux Morizet qui leur laissent leur logement lorsqu'ils fuient en Eure-et-Loir. Sous les pseudonymes Gisèle Magnier, Madame Gauthier et Claude, elle devient l'agent de liaison d'Ancelle.
Elle transporte des armes pour les Francs-Tireurs et participe aux missions de récupération d'armes parachutées par les Anglais.
En 1935, elle constitue le premier Comité de jeunes filles des Jeunesses communistes à Paris avec Josette Cothias, Fanny Ladsky et Ninon Wolf.
En 1946, elle est chargée de présenter le comte-rendu de la Commission fédérale féminine lors du congrès de la CGT à Issy-les-Moulineaux. L'année suivante, elle est élue secrétaire de l'Union des syndicats des travailleurs de la Métallurgie à Paris : c'est la première femme à occuper un tel poste, selon L'Humanité. En 1948, elle succède à Olga Tournade sur le poste de secrétaire de la Fédération des travailleurs de la métallurgie CGT responsable de la main-d’œuvre féminine. Elle déplore la démobilisation des militantes suite à l'obtention de l'égalité salariale en 1946 et arrive sur le poste au moment où l'engouement revient.
En 1948, elle est déléguée des femmes métallurgistes de la région parisienne auprès de la Fédération démocratique internationale des femmes, lors du deuxième Congrès international des femmes à Budapest,. En 1949, elle est membre de la délégation de la CGT qui intervient au ministère du Travail pour témoigner des mauvaises conditions de travail dans le domaine de la métallurgie.
Elle est homologuée au grade de sergent au titre des Déportés et internés de la Résistance et des Forces françaises de l’Intérieur.