Pavel Tigrid

Pavel Tigrid
Pavel Tigrid (entre 1989 et 1992).
Fonctions
Ministre de la Culture de la République tchèque
Gouvernement Václav Klaus I
-
Jindřich Kabát (en)
Jaromír Talíř (d)
Ministre de la Culture
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
HéricyVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Čunykl, Stračena BulíčkováVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Faculté de droit de l'université Charles (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Ivana Tigridová (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Arme
Armée tchécoslovaque en exil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Liste détaillée
Prix du 1er-Juin ()
Grand-croix de l'ordre de Tomáš Garrigue Masaryk (d) ()
Grand officier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne ()
Docteur honoris causa de l'université Charles de Prague
Chevalier de la Légion d'honneur‎
Participant à la résistance contre le communisme (d)
Čestná medaile T. G. Masaryka (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Pavel Tigrid
Signature.

Pavel Tigrid (né le à Prague et mort le à Héricy) est un écrivain, journaliste et militant politique tchèque.

Biographie

Pavel Tigrid est né en 1917 dans une famille juive assimilée. Il est apparenté aux écrivains Antal Stašek (cs) et Ivan Olbracht.

À la fin des années 1930, il fait des études de droit à l'université Charles de Prague.

Il s'intéresse aussi au théâtre et la littérature (fondateur de l'association Mladé Divadelní kolektiv et éditeur de Studentský Časopis).

En 1939, il s'enfuit à Londres où il est d'abord manutentionnaire et serveur, puis il collabore aux émissions en tchèque de la BBC. Il écrit dans divers magazines, notamment Kulturní zápisník (publié en tchèque et slovaque et en anglais) et Review 42 (en anglais).

À son retour à Prague, il travaille au ministère des Affaires étrangères, et de 1946 à 1948 dans la presse du Parti populaire tchécoslovaque (démocrate-chrétien) : Lidová demokracie, Obzory et l'hebdomadaire Vývoj, dont il est rédacteur en chef.

Après le coup de Prague de , il s'installe en Allemagne de l'Ouest. En 1950-1951, il contribue à créer Radio Free Europe et en dirige les émissions à destination de la Tchécoslovaquie en 1951-1952. De 1952 à 1960 il vit aux États-Unis, avant de s'établir à Paris.

En 1956 il fonde le magazine trimestriel Svědectví (Témoignage), rédigé en tchèque et en slovaque, imprimé d'abord aux États-Unis, puis de 1960 à 1989 en France ; le dernier numéro est publié en 1990 en Tchécoslovaquie. Avec son accord, de jeunes Tchèques ayant fui leur pays après 1968 mettent en place un réseau clandestin qui sous couvert de voyages touristiques (en particulier sous couvert de l’association France Tchécoslovaquie, d'obédience communiste et donc à son insu) apportait matériel de reprographie, livres interdits dans le pays et argent liquide destinés à l’opposition politique.

Il est un des principaux porte-paroles idéologiques et politiques des exilés tchécoslovaques après le et après la normalisation qui a suivi le Printemps de Prague.

Après la révolution de velours, il revient en Tchécoslovaquie. De à 1992 il est dans l'entourage de Václav Havel devenu président de la République comme conseiller puis il devient ministre tchèque de la Culture (1994-1996). En 1996, il échoue aux élections sénatoriales. En 1997-1998 il est conseiller du président de la République tchèque pour les relations tchéco-allemandes.

Il revient ensuite en France où il meurt en 2003.

Il est l'auteur de nombreux articles de presse, essais, pièces, émissions de radio et livres.

Plaque pour P. Tigrid in Prague

Son épouse Ivana, décédée en à 82 ans, avait été pendant 6 décennies sa fidèle collaboratrice•.

Distinctions

Bibliographie

Œuvres de Pavel Tigrid
Ouvrages sur Pavel Tigrid
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Notes et références

  1. ↑ Son nom de famille d'état civil est Schönfeld ; Tigrid est un nom de guerre qu'il a pris lors de son premier exil à Londres et qu'il a gardé par la suite.
  2. ↑ Il était de religion catholique
  3. ↑ Zemřela Ivana Tigridová, vdova po Pavlu Tigridovi
  4. ↑ « Dernier adieu à Ivana Tigrid », sur Radio Prague International, (consulté le ).

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