| Penvénan | |||||
Le rocher de la Sentinelle. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Lannion | ||||
| Intercommunalité | Lannion-Trégor Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Yvon Lirzin 2026-2032 |
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| Code postal | 22710 | ||||
| Code commune | 22166 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Penvénanais | ||||
| Population municipale |
2 584 hab. (2023 |
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| Densité | 130 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 48′ 44″ nord, 3° 17′ 37″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 92 m |
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| Superficie | 19,84 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Lannion (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Tréguier | ||||
| Législatives | 5e circonscription des Côtes-d'Armor | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.ville-penvenan.fr et ville-penvenan.com | ||||
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Penvénan [pɛnvenɑ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, la région Bretagne, et le pays historique du Trégor.
Ses habitants sont les Penvénanais et les Penvénanaises.
Port-Blanc et Buguélès sont les noms des stations balnéaires et des ports de plaisance situés sur la commune de Penvénan.

La commune est côtière mais le village est à 3,4 km de Port-Blanc, le port le plus proche.
Le village est traversé par la D 31 reliant Lannion (16 km au sud-ouest) et Plougrescant (7 km au nord-est) ; et par la D 74 venant de vers Langoat (7,6 km au sud).
Le finage de Penvénan est constitué pour l'essentiel d'un plateau en pente douce vers la Manche ; les points les plus élevés sont dans la partie sud-ouest du territoire communal (92 mètres entre Croaz Squiriou et Binen ; 81 mètres an niveau du château d'eau, à la limite communale avec Camlez) et à un degré moindre dans la partie sud-est de la commune (61 mètres près de Guermeur). Le bourg est vers 75 mètres d'altitude.
Le littoral présente des aspects très contrastés : à l'ouest, le marais du Launay est le fond d'un ancien golfe marin désormais séparé de la mer par un cordon littoral et les altitudes restent de quelques mètres seulement au niveau de Crec'h Avel ; entre Port-Blanc et Pellinec le littoral est rocheux (Rocher du Voleur, La Sentinelle) et le plateau le domine d'une quarantaine de mètres de hauteur. Le fond et le côté est de l'anse du Pellinec sont presque plats (le jardin botanique du Pellinec est vers une dizaine de mètres d'altitude) et les alentours de la pointe de Buguelès, bien que très découpés, sont aussi peu élevés (14 mètres à la chapelle Saint-Nicolas par exemple)
La commune possède un grand nombre d'îles et d'îlots, séparés entre elles et du continent par un estran découvrant souvent à marée basse : d'ouest en est, les principales îles sont l'Île Bruc, l'Île aux femmes, l'Île du Château-Neuf, l'Île Saint-Gildas, l'Île des Levrettes, l'Île du Milieu, Enez Illiec (Île Illiec),, l'Île Marquer, l'Île Bihan (au sud-est de l'île Marquer ä laquelle elle est rattachée), l'Île aux Moutons et les Îles de Buguelès (Coz Castel, Île Balanec, Île Istan et Île Ozac'h et l'ancienne Île Bilo, désormais rattachée au continent). De multiples écueils découvrant uniquement à marée basse (par exemple Roc'h Ribin, Roc'h ar Skeï et Noguédou, Men Renoter, etc..) forment un paysage pittoresque mais d'accès dangereux.
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Lizildry,.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 813 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-Jaudy à 8 km à vol d'oiseau, est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,1 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 38,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Penvénan est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lannion, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 40 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (34,8 %), terres arables (29,9 %), zones urbanisées (22,2 %), forêts (5,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,6 %), zones humides côtières (2,3 %), prairies (1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité, sous la forme Penvean apparaît pour la première fois dans la "Vie latine" de saint Conval (fin Xe siècle ou début XIe siècle) et est attesté sous les formes Penguennan en 1160, Penvennan en 1163, Penguennan en 1165, Peneguan en 1188, Penguennan et Penvennan en 1330, Penguenan en 1429, Penguennan en 1516, Penguenan en 1636, Penvenant en 1779.
Penvénan s’écrivant autrefois Penguennan et Penvennan. Penquenan ou Kenan pourrait bien rappeler Saint-Kenan (Ve siècle). On peut encore interpréter Penguenan, comme « extrémité du territoire de Guénan ».
Selon A. Marteville et P. Varin, « Penvénan est un exemple des transformations que subit aisément la langue bretonne par le changement de certaines consonnes. Son nom primitif était en effet Penguénan et guénan est devenu vénan ». Selon Bernard Tanguy le nom proviendrait du breton penn (tête, sommet) et de l'hagionyme Gwenan (sainte Gwenan).
Le nom breton de la commune est Penwenan.

L'occupation humaine sur le territoire de la commune est attestée dès le Néolithique comme en témoignent encore le dolmen de l'île Saint-Gildas, les nombreux menhirs (Kerbeulven, Kergastel, Kermarquer, Kervéniou, Pellinec), le tumulus de Tossen-Kelen et les sépultures de Roch-Las-en-Port-Blanc. Plusieurs autres mégalithes (Crec'h-Bleiz, Pennerez-ar-Guelennou, Guernotier, île Balanec, Keribot) signalés au XIXe siècle ont été depuis détruits ou sont disparus.
Des fouilles effectuées en 1829 et en 1836 dans l'Anse de la Saudraie ont permis de trouver des débris de mosaïques romaines.
Selon Dom Morice en 1160 les Templiers auraient fondé un établissement à Penguénan (Penvénan).
En , Henri de Bolingbroke, duc de Lancastre, futur roi Henri IV d'Angleterre, armé et équipé par le duc de Bretagne, part de Port-Blanc avec dix navires et fait voile vers l'Angleterre pour réclamer ses titres et terres que le roi Richard II lui a confisqués. Il déposera ce roi et se fera couronner à sa place sous le nom d'Henri IV. Dans sa pièce Richard II, Shakespeare cite Port-Blanc à l'acte II scène 1 vers 277.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Penvénan en 1778 :
« Penvenant : à 1 lieue un quart au Nord-Nord-Ouest de Tréguier, son évêché et subdélégation ; et à 31 lieues de Rennes. Cette paroisse relève du Roi, ressortit à Lannion, et compte 1 700 communiants ; la cure est à l'ordinaire. L'an 1233, Étienne, évêque de Tréguier, unit cette paroisse à la mense épiscopale. Ce territoire renferme des terres bien cultivées et fertiles en toutes fortes de grains. A peu de distance du bourg, près la chapelle de Saint-Mandé , sont deux moulins à vent, sur une élévation qui forme un très-beau point de vue. Guermel, Lancivilien et Péan-coët-larzan , sont des maisons nobles. »
La loi du découpe la France en départements, districts et cantons. Le canton de Penvénan est créé faisant ainsi partie des 90 cantons du département. Les communes de Plougrescant, Trélévern, Trévou-Tréguignec, Coatréven et Trézény en font partie. Toutefois, cette existence sera de courte durée. Pour des raisons d'économie, en 1800, les subdivisions administratives sont revues et Penvénan redevient une simple commune, comme 48 autres communes du département.
François Habasque écrit en 1832 : « À mi-chemin de Perros à Tréguier (..) on trouve la commune de Penvénan. On y recueille chaque année une grande quantité de goémon, et personne n'ignore de quelle utilité est cet engrais pour les terres du littoral des Côtes-du-Nord. (..) Un arrêté du 12 prairial an XI interdit les drômes, mais on en viole les dispositions sous le prétexte qu'on ne saurait les exécuter. « Comment, disent les habitants de plusieurs communes, et notamment ceux de Penvénan, comment nous serait-il possible de nous procurer assez de bateaux pour enlever les 300 charretées de varech que coupent, le premier jour, les mille personnes qui, sur nos côtes, se livrent à ce travail ? Nous sommes, de temps immémorial, dans l'usage de nous servir de traîneaux, sans qu'il en soit résulté d'inconvénients graves ; il ne s'agit que de prendre des précautions ». »
Le cadastre de 1834 indique la présence de 9 moulins dont 2 moulins à vent (Guernoter et moulin de la Comtesse), de moulins à eau (Guermeur, Kerdeval, Donan [en ruine] et les 2 moulins de Kerveniou) et de 2 moulins à marée (Pellinec et Buguélès).
L'ancienne église paroissiale Saint-Pierre subit d'importants dégâts lors de la tempête du et une nouvelle église, l'église paroissiale Notre-Dame, est construite entre 1836 et 1838 pour la remplacer.
Un gisement d'huîtres « d'une dimension colossale » selon le Publicateur des Côtes-du-Nord est découvert en 1843 au large de Penvénan.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Penvénan en 1853 :
« Penvénan (sous l'invocation de la Vierge) ; commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale (..). Principaux villages : Bughelès, Kerguen, Kerrué, Guernolier, Pellinec, Toul-an-Stivel, Queffioec, Leurmin, Pencrec'h, Ty-Guen, Penprat, Keribot, Kerbelven, Kergoasdoué, Lescadou, Kerfontel, Kercoadou, Guermeur, Kerprigent, Kerigout, Kergeffroy, Kerfino, Poulfanc, Kerdeval, Mezoumeur, l'Isle-Meur, Landébédan, Lan-Sévilien, Coat-Claéren, Kergastel, Bois-Yvou, Crec'h-Goulard, Liors-Courtès, Poulpry, Crec'h-Avel, le Pont-Blanc, le Port-Blanc, Kerdavid, Castel-Kerriou, Crec'hc-Bleiz, Saint-Maudez, Gouver, Kermarquer, Kerbrian. Superficie totale 1 984 hectares 44 ares, dont (..) terres labourables 1 390 ha, prés et pâturages 191 ha, bois 38 ha, vergers et jardins 17 ha, landes et incultes 237 ha (..). Moulins : 8 ; routoirs: 60. (..) On voit en cette commune, outre l'église paroissiale, les chapelles Saint-Nicolas, Saint-Gueneval [en fait Saint-Gonval] et Saint-Maudez. La commune de Penvénan est située sur la côte ; mais son chef-lieu a peut-être moins d'importance que le Port-Blanc, grand attérage situé à l'extrémité nord de ce territoire. Les navires de toute dimension peuvent aborder à ce petit port ; aussi est-il devenu, depuis quelques années, le centre d'un certain commerce pour les grains. Son entrée est défendue par une batterie située sur l'Île-aux-Moines, et couverte par l'Île Saint-Gildas, l'un des innombrables îlots qui bordent cette côte, et dont les principaux sont Saint-Gildas, Levren, Crées, Illiec, Aîes, Baëllanec, Bilo, Islan, Vinic, Marquer, Castel-Coz, etc.. On voit en cette commune Lescado, à la famille Gillart ; Kerbeulven, ancienne maison de plaisance des évêques de Tréguier et Pellinec, belle propriété appartenant à M. Saliou. Le pardon de la paroisse a lieu le dimanche de la Quasimodo. Tous les paysans qui ont des chevaux étalons les y conduisent, carapaçonnés et couverts de clochettes. Le pardon est une espèce de montre des étalons, et de prospectus pour la saillie. Il y a un autre pardon à Saint-Gildas le dimanche et le lundi de la Pentecôte ; Saint-Gildas est en mer, à une lieue environ ; dès que la mer se retire, et souvent avant qu'elle se retire, les paysans se lancent au galop vers la chapelle. C'est un grand honneur d'y arriver le premier, et assi un profit pour l'avenir ; car la renommée s'attache au cheval et au cavalier. Arrivé à la chapelle, chaque cheval reçoit un pain qui a touché le pied du saint. La tradition porte que ceux qui ne sont pas conduits à Saint-Gildas ont la morve et autres maladies. Ce pardon est superbe. On voit dans le granite du rocher, l'empreinte du corps d'un homme : c'était, dit-on, le corps du saint. (..) Outre les terres nobles indiquées par Ogée, une information datant de 1695 cite Troguindy, Kerbeulven et Kerenadout. Géologie : granite amphibolique. On parle le breton. »
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1872 que Penvénan possède une école de garçons ayant 115 élèves et une de filles en ayant 56, que son « territoire [est] accidenté et découvert, peu boisé et planté de pommiers. Terres bonnes, bien cultivées et productives, quoique sablonneuses. Prés médiocres. Les landes comptent pour 1/8e environ dans la contenance de la commune », que « le chef-lieu de la commune a moins d'importance que le Port-Blanc, grand et bon atterrage situé à l'extrémité nord de son territoire, où des navires d'un fort tonnage relâchent avec sécurité quand le mauvais temps les empêchent de tenir la mer ». Il précise aussi que « l'église paroissiale, construite en 1837, est sous le patronage de la sainte Vierge, et le pardon a lieu le dimanche de la Quasimodo ». Il signale l'existence de six chapelles : Port-Blanc, Saint-Maudez, Saint-Nicolas, Saont-Gonval, Saint-Hérigin et Saint-Gildas (dans l'île de ce nom) et indique que des fabriques de soude existent le long du littoral.
Nicolas Lebras, père d'Anatole Le Braz, est instituteur à Penvénan entre 1874 et 1891.
Le le bateau La Madone avec cinq personnes à bord (Joseph de Lorgeril, Le Du (marin), Le Bellec (jardinier) et deux mousses), chavira près de l'Île Tomé et se perdit corps et biens. Le les quatre enfants Derrien, dont le père était fermier ä l'Île Saint-Gildas, scolarisés à Penvénan, qui étaient restés passer la nuit dans une petite maison que la famille possédait à Buguélès, embarquèrent ce jeudi matin pour rejoindre l'île ; la barque chavira au cours du voyage et les quatre enfants se noyèrent.
Dans la nuit du 13 au des portraits du duc d'Orléans, entourés de liserés tricolores et portant l'inscription : « Vive le duc d'Orléans ! » furent apposés en grand nombre sur les murs de Tréguier, de La Roche-Derrien et des communes avoisinantes, dont Penvenan ; la population a fait un très bon accueil à cette manifestation de propagande royaliste, écrit le journal Le Courrier de l'Aude.
Penvénan a accueilli de grands auteurs comme Anatole Le Braz, qui a défendu le patrimoine culturel de la commune et du Trégor, notamment les contes et légendes ; ou Jean Guéhenno de l'Académie française, ainsi que des peintres, des musiciens et des personnalités marquantes de la Résistance comme André Postel-Vinay, Pierre Lefaucheux, et Marie-Hélène Lefaucheux qui eut un rôle marquant sur l'évolution du droit international des femmes.

En 1902, l'abbé Camus, recteur de Penvénan, se justifie d'utiliser la langue bretonne : « Messieurs les instituteurs, eux aussi, font dans ce pays un usage fréquent du breton, même en public. C'est ainsi que M. le directeur de notre école communale ne craint nullement de se compromettre en faisant son petit prône en breton à la population réunie sur la place du bourg. (...) Et les candidats au Conseil général, à la députation, en quelle langue débitent-ils leurs boniments ? En breton, en très mauvais breton parfois, mais toujours en breton, et il le faut bien, car c'est pour eux le seul moyen de se faire comprendre de la population. L'amiral de Cuverville, sénateur, qui avait une propriété à Saint-Maudez en Penvénan, soutint énergiquement une protestation analogue de l'abbé Gayraud, alors député.
L'école des filles de Penvénan, tenue par les Sœurs du Saint-Esprit est fermée en en vertu de la loi sur les congrégations du gouvernement Combes.
Cette pratique superstitieuse à Penvénan est décrite en 1903 : « À Penvénan, les mères ont coutume de se rendre à l'église avec, sur les bras, le petit paresseux qui ne veut pas marcher, et de jeter dans le chœur quelques pièces de monnaie devant la statue de la Vierge, puis celles de saint Yves, du Mauvais riche et de Lazare. Elles vont elles-mêmes quérir ces sous, mais c'est le petit malade qui, de sa propre main, doit les déposer dans le tronc de la Vierge. Trois tours ensuite autour du sanctuaire, et il est certain que, dans la quinzaine, l'enfant fera ses premiers pas ».
Théodore Botrel a vécu à Penvénan avant 1905 ; il s'installa ensuite à Pont-Aven.
Le service téléphonique ouvre à Penvénan le .
La ligne ferroviaire de Tréguier à Perros-Guirec a été inaugurée le et fermée le . Penvénan disposait d'une gare sur cette ligne à voie métrique des Chemins de fer des Côtes-du-Nord.

Le monument aux morts Penvénan porte les noms de 110 soldats et marins morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 10 au moins sont morts en Belgique ; 19 au moins sont morts en mer ; Jean L'Hostis est mort en 1915 lors de la bataille de Sedd-Ul-Bahr (Turquie) ; Yves Le Minter est mort également en 1915 à Ferryville (Tunisie) ; Charles Simon en 1917 et Jean Boulard en 1918 dans l'actuelle Macédoine du Nord ; Henri Le Quéré en 1918 à Corfou en Grèce ; Benjamin Ollivier, marsouin, est mort le en Autriche et Joseph Pean le en Bulgarie, tous les deux donc après l'armistice ; de nombreux autres sont morts sur le sol français ; toutefois le lieu du décès et parfois la date ne sont pas indiqués pour 42 d'entre eux,.
Quatre frères Le Roux (membres d'une famille d'agriculteurs qui exploitaient la ferme de Kermenguy) sont morts du fait de la Première Guerre mondiale :Émile Yves, décédé le d'une maladie contractée en service à l'hôpital militaire de Saint-Mandé ; Joseph Marie, tué à l'ennemi le ä Tamines (Belgique) ; François Marie, noyé le lors du naufrage du chalutier armé Le Saint-Louis ; Eugène Marie, marin, mort le chez ses parents, mais d'une maladie contractée pendant la guerre.
Le monument aux morts, réalisé par le sculpteur Yves Hernot, est inauguré le .
Yvon Nicolas est mort de maladie contractée en service en 1919 à Penvénan et Joseph Le Berre, matelot, est mort en 1920 à Rochefort dans des circonstances non précisées.
En la femme d'Alexis Carrel est nommée conseillère municipale de Penvénan par le régime de Vichy.

Le monument aux morts de Penvénan porte les noms de 52 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale ; parmi ces victimes Gonéry Milon est mort de maladie en à l'hôpital complémentaire de Guingamp ; Alexis Prigent est mort au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; 13 sont mortes en mer ; Yves Le Rolland, marin sur le croiseur Dunkerque, est mort le lors de l'attaque anglaise de Mers el-Kébir ; Eugène Tetaert est mort accidentellement en 1943 au Maroc ; Jean Le Morvan est mort en 1943 à Fort-de-France (Martinique) ; Yves Marie Le Roux, résistant, a été tué à l'ennemi le à Kerien ; Louis Arhant est mort de maladie en alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne.
Au cours d'un transport d'armes, Roger Bervet, originaire de Paris, fut arrêté en même temps que cinq autres de ses camarades le à Penvénan. Emmené à la feldgendarmerie de Plouaret où il fut atrocement torturé, Roger Bervet fut aperçu pour la dernière fois à Lanvollon en même temps que ses compagnons d'infortune. On ignore le lieu où il a été exécuté car le corps n'a jamais été retrouvé. Il avait 24 ans.
Charles-Marie Guillois, né à Penvénan, marin engagé dans les Forces navales françaises libres, est mort le à Port-Blanc. Paul Schmidt, dit Kim, alias Dominique, né le à Bayon (Meurthe-et-Moselle), mort le à Penvénan, fut un résistant notoire, compagnon de la Libération.
Après la Seconde Guerre mondiale, Buguélès a été un temps surnommé "Stalingrad" « parce que sur 400 électeurs il y a bien 380 communistes. Le bureau [de vote] le plus communiste de France a jailli en pleine "Terre des prêtres" (..) C'est chez le fils Jézéquel, instituteur à "Stalingrad" que M. Jacques Duclos en personne vient chaque année passer ses vacances » écrit le journal France-Soir.
Lors du recensement de 1946 Penvénan comptait 168 exploitations agricoles et 32,5 % de la population totale vivait de l'agriculture.
Lors de la tempête des 11 au , à Penvénan, de nombreux bateaux furent projetés par les vagues loin à l'intérieur des terres.
La commune se trouve dans l'arrondissement de Lannion du département des Côtes-d'Armor.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Tréguier. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton de Tréguier
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription des Côtes-d'Armor.
Maricourt était membre de la communauté de communes des Trois Rivières, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1995 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
En 2013, cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes du Pays Rochois pour former la communauté de communes du Haut-Trégor, qui, elle-même, a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération dénommée Lannion-Trégor Communauté, dont la commune est désormais membre.
Au premier tour des élections municipales de 2014 dans les Côtes-d'Armor, la liste DVD menée par Michel Deniau, le maire sortant, remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 890 voix (52,07 %, 18 conseillers municipaux dont 4 conseillers communautaires élus), devançant la liste PS menée par Alain Hamel (819 voix, 47,92 %, 5 conseillers municipaux dont un communautaire), lors d'un scrutin marqué par 26,38 % d'abstention.
Au second tour des élections municipales de 2020 dans les Côtes-d'Armor, marqué par une quadrangulaire, la liste DVD menée par Denise Prud'homm remporte la majorité des suffrages, avec 552 voix (36,65 %, 16 conseillers municipaux dont 2 communautaires), devançant respectivement celles menées par :
lors d'un scrutin où 35,45 % des électeurs se sont abstenus
La commune de Penvénan a rejoint BRUDED en 2006, un réseau d'échanges entre communes et intercommunalités engagées dans le développement durable. BRUDED signifie Bretagne Rurale et Rurbaine pour un développement durable et compte des adhérents répartis sur toute la Bretagne et la Loire-Atlantique. À travers ce réseau, les élus peuvent partager leur culture du développement durable lors de visites et de rencontres, échanger autour de leurs projets et offrir une meilleure visibilité à leurs actions.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 2 584 habitants, en évolution de +1,81 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Le nom en breton de la commune est Perwenan.
L'adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le .
À la rentrée 2017, 60 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 26,8 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire).

| Blasonnement :
De sinople à trois chevrons d'argent remplis de gueules, accompagnés de trois abeilles d'or ; au chef d'hermine. |
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