| Pézenas | |||||
Le cours Jean Jaurès dans le centre historique | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Hérault | ||||
| Arrondissement | Béziers | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée | ||||
| Maire Mandat |
Armand Rivière 2026-2032 |
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| Code postal | 34120 | ||||
| Code commune | 34199 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Piscénois | ||||
| Population municipale |
7 797 hab. (2023 |
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| Densité | 264 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 27′ 38″ nord, 3° 25′ 25″ est | ||||
| Altitude | Min. 13 m Max. 96 m |
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| Superficie | 29,56 km2 | ||||
| Type | Centre urbain intermédiaire | ||||
| Unité urbaine | Pézenas (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Pézenas (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Pézenas (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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| Liens | |||||
| Site web | ville-pezenas.fr | ||||
| modifier |
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Pézenas ([peze'nas] (en occitan : Pesenàs [,peze'nas]) est une commune française située dans le sud du département de l'Hérault, en région Occitanie.
La cité compte 7 797 habitants en 2023, elle est au centre de l'aire d'attraction de Pézenas qui compte environ 16 600 habitants en 2022. Elle fait partie de la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée qui regroupe environ 80 000 habitants répartis sur 20 communes. Ses habitants sont appelés Piscénois et Piscénoises.
Haut lieu historique régional, la cité est dotée d'un important patrimoine avec un des plus anciens secteurs sauvegardés de France. Elle a obtenu le label Villes et Pays d'art et d'histoire, est membre de l'association Sites et cités remarquables de France et est promue Grand Site Occitanie par le conseil régional d'Occitanie.
Pézenas est située dans la plaine de l'Hérault, à environ 20 kilomètres de la mer Méditerranée, 51 kilomètres à l'ouest de Montpellier et 23 kilomètres à l'est de Béziers.
Elle est accessible par l'autoroute A75 (axe Clermont-Ferrand - Béziers) et par l'autoroute A9 (axe Orange - frontière avec l'Espagne).
Exposée à un climat méditerranéen, la ville est drainée par l'Hérault et la Peyne, et très marginalement par des ruisseaux (Saint-Martial, d'Ayres, des Prés, Tartuguier, Rieutord). Elle possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (l'« aqueduc de Pézenas ») et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Le centre-ville est à une altitude de 20 m.

Les communes limitrophes sont Alignan-du-Vent, Aumes, Castelnau-de-Guers, Caux, Florensac, Lézignan-la-Cèbe, Montagnac, Nézignan-l'Évêque, Nizas, Saint-Thibéry et Tourbes.
Le tableau ci-dessous présente les distances routières en kilomètres (km) entre Pézenas et les dix plus grandes villes françaises et villes étrangères sur la mer Méditerranée.
| Paris | Marseille | Lyon | Toulouse | Nice | Nantes | Montpellier | Strasbourg | Bordeaux | Lille | Barcelone | Valence | Gênes | Rome |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 732 km | 215 km | 350 km | 202 km | 373 km | 754 km | 54 km | 842 km | 444 km | 950 km | 303 km | 644 km | 568 km | 1 078 km |
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune est ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 620 mm, avec 5,6 jours de précipitations en janvier et 2,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tourbes à 4 km à vol d'oiseau, est de 15,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 607,5 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le ; la température minimale est de −10,1 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
22,6 25.1.2024 |
24,4 23.2.2020 |
27,8 30.3.2012 |
31,9 8.4.2011 |
37 28.5.2026 |
43 28.6.2019 |
41,1 8.7.2026 |
41,7 16.8.2025 |
38,8 5.9.2026 |
32,8 1.10.1997 |
25,8 15.11.2015 |
22,8 11.12.2023 |
43 2019 |
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| Maximale moyenne | 12,1 | 13,1 | 16,4 | 19 | 22,8 | 27,3 | 30 | 29,7 | 25,5 | 21 | 15,8 | 12,7 | 20,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 7,8 | 8,3 | 11,1 | 13,7 | 17,3 | 21,2 | 23,7 | 23,4 | 19,6 | 16,1 | 11,3 | 8,3 | 15,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 3,6 | 3,5 | 5,8 | 8,5 | 11,8 | 15,1 | 17,3 | 17,2 | 13,6 | 11,2 | 6,9 | 3,8 | 9,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−8,5 5.1.1995 |
−8,1 15.2.2010 |
−9,8 2.3.2005 |
−2 8.4.2021 |
2,7 15.5.1995 |
6,4 4.6.2001 |
6,9 17.7.2000 |
6 30.8.1998 |
4,1 9.9.1996 |
−2,1 26.10.2003 |
−10,1 22.11.1998 |
−8,5 17.12.2001 |
−10,1 1998 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 53,7 | 47,9 | 47,8 | 56,1 | 45,6 | 29 | 17,5 | 29,7 | 60,9 | 93,3 | 75,8 | 50,2 | 607,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 6 | 4,2 | 4,7 | 6,1 | 5,9 | 3,6 | 2,5 | 3,2 | 4,8 | 6,3 | 6,8 | 5 | 59 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 2,8 | 2 | 2,2 | 3 | 2,3 | 1,6 | 1 | 1,5 | 2,6 | 3,1 | 3,1 | 2,2 | 27,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 1,5 | 1,1 | 1,3 | 1,9 | 1,4 | 0,8 | 0,5 | 1,1 | 1,6 | 2,4 | 2 | 1,3 | 16,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
86,2 28.1.2006 |
97,8 26.2.1996 |
99,7 12.3.2011 |
114,5 29.4.2004 |
84,8 3.5.1999 |
78,7 24.6.2014 |
82,8 12.7.2025 |
39,7 26.8.2002 |
142,2 29.9.2014 |
144,3 13.10.2016 |
82,6 13.11.1999 |
105 6.12.1996 |
144,3 2016 |
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Au , Pézenas est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Pézenas, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pézenas, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (57 %), zones agricoles hétérogènes (19,2 %), zones urbanisées (9,9 %), terres arables (7,3 %), forêts (3,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Le territoire de la commune de Pézenas est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (canicule ou sécheresse, orage, exceptionnellement neige, grand froid, tempête), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Hérault, la Peyne et le ruisseau de Rièges. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1984, 1986, 1989, 1994, 1996, 1997, 2003, 2011, 2014, 2016 et 2019,.
Pézenas est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, à charge du propriétaire ou ayant droit,.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 2 673 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 2 673 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM,.
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence.
La commune est en outre située en aval des barrages du Salagou et des Olivettes, des ouvrages de classe A. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages.
La plus ancienne occupation du territoire de Pézenas remonte au VIIe siècle avant notre ère. Un important oppidum, en relation avec la cité grecque d'Arles, a été découvert au nord-ouest de la ville. Pline l'Ancien (23-79 apr. J.-C.) cite l'oppidum latinum dans l’Histoire naturelle pour la qualité de ses laines et les vertus blanchissantes des eaux de la Peyne. La crise de l'Empire allait plonger la ville dans une obscurité totale jusqu'aux temps féodaux. Il est difficile d'estimer le moment précis de la christianisation de Pézenas, on sait seulement que la région piscénoise passa au IXe siècle entre les familles des comtés d'Agde, lieu de l'évêché, puis de Béziers, Carcassonne, Albi et Nîmes.

L'église Saint-Pierre, mentionnée en 1189, prieuré de l'abbaye de la Chaise-Dieu, aujourd'hui disparue, était le centre de gravité de la cité. En 1605, ses ruines sont utilisées pour la construction de la seconde enceinte fortifiée de la ville.
La date du château sur la butte dominant la ville n'est pas connue avec précision ; la construction doit vraisemblablement dater du XIe siècle.
En 1262, la famille Salvignac, installée à Montpellier, vend au roi Louis IX les seigneuries de Pézenas et de Tourbes pour 3 000 livres tournois. Pézenas devient ainsi ville royale, son souverain exerce au sein du château le droit de justice et garantit le bon déroulement des foires. L'octroi de celles-ci, première décision de protection royale, va être à l'origine de la fortune de la cité. Les foires annuelles axées sur le commerce de laine et de drap, attirent les marchands, notamment Jacques Cœur après son installation à Montpellier en 1442, qui créa à Pézenas un comptoir.
La ville reste fidèle au futur Charles VII pendant la guerre de Cent Ans, elle est ainsi épargnée et récompensée pour cette fidélité. Le futur roi lui accorde le droit d'établir un grenier à sel et le privilège d'ajouter à ses armes un franc quartier d'or au dauphin d'azur.
La puissance de la ville s'accroit grâce à son ouverture sur le monde marchand du Languedoc et au-delà sur le bassin méditerranéen (Catalogne, Provence, Ligurie, Toscane) et vers Lyon au nord.
À cette puissance économique s'ajoute une puissance politique. En effet en 1456 se tiennent pour la première fois les États de Languedoc qui garantissent une autonomie de la province, l'importance politique de Pézenas va durer plus de deux siècles.
Entre 1131 et 1140, une commanderie du Temple est implantée à Pézenas, isolée par un enclos fortifié, les bâtiments sont répartis autour d'un cloître. En 1312, elle est affectée aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem de la Langue de Provence.

Avec l'arrivée et la présence des Montmorency comme gouverneurs du Languedoc pendant un siècle, l'influence de Pézenas continue de croître.
Anne de Montmorency, puissant connétable de France, est promu gouverneur en 1526 pour avoir soutenu militairement et politiquement le roi François Ier, particulièrement lors de la négociation du traité de Madrid qui permet la libération du roi, fait prisonnier lors de la bataille de Pavie en 1525.
Trente sept ans après, en 1563, son fils Henri Ier de Montmorency lui succède. Il fait construire le château de la Grange des Prés, aux portes de Pézenas, nouveau lieu de pouvoir militaire et diplomatique. Le château comporte un magnifique jardin à l'italienne. Il se rallie à Henri de Navarre qui le promeut connétable de France après être devenu le roi Henri IV. Il se retire en 1612 dans son château de la Grange des Prés avant de décéder deux ans après à 80 ans, et être resté cinquante et un ans gouverneur du Languedoc.
Son fils, Henri II de Montmorency, lui succède. La charge de gouverneur du Languedoc lui a été reconnue dès le jour de son baptême (), donnée par Henri IV, son parrain. Le roi Louis XIII le nomme amiral lorsqu'il a 17 ans, puis, en 1619, il devient chevalier du Saint-Esprit.
Il s'oppose à l'édit des Élus promulgué par Richelieu en 1629, qui porte atteinte à l'autonomie politique des provinces, le gouverneur de la province se retrouve de fait rebelle à l'autorité royale. Dès 1630, il trouve appui auprès de Gaston d'Orléans, frère du roi, opposant lui aussi au cardinal de Richelieu.
L'appui de Gaston d'Orléans devient fatal à Montmorency. En effet, il est entré en France les armes à la main, a ravagé la campagne de la Bourgogne, du Bourbonnais, de l'Auvergne sans parvenir à se faire ouvrir aucune place forte. Il presse Montmorency de le recevoir en Languedoc, celui-ci l'accueille imprudemment. Gaston d'Orléans négocie avec le roi d'Espagne Philippe IV l'envoi en Languedoc d'un corps de troupes, constituant un crime de lèse-majesté.
Le , Michel Particelli d'Émery, représentant du roi Louis XIII aux États de Languedoc, est arrêté à Pézenas sur ordre d'Henri II de Montmorency. Les relations déjà très tendues entre le Languedoc et le pouvoir royal rentrent dans une crise irréversible. Le suivant, le gouverneur du Languedoc est battu et arrêté à Castelnaudary par l'armée royale.

Le cardinal de Richelieu combat l'idée qu'un fils ou frère du roi, ou un prince du sang puisse troubler le royaume. Louis XIII n'ayant pas de fils à cette date, Gaston d'Orléans est le prince héritier, destiné à lui succéder, il est donc impossible de l'atteindre. Il choisit de faire un exemple pour que personne ne se croit au-dessus du châtiment et que le frère du roi ne puisse plus trouver de complice. Louis XIII décide donc de livrer Montmorency au parlement de Toulouse.
Une commission extraordinaire du Parlement de Toulouse, présidée par le garde des sceaux Châteauneuf, juge et condamne à mort le rebelle pour crime de lèse-majesté comme le souhaite le cardinal de Richelieu. Après avoir demandé pardon à son souverain et rendu son bâton de maréchal et son cordon de l’ordre du Saint-Esprit, il est décapité à huis clos, le à Toulouse, sans que le roi Louis XIII ne lui accorde sa grâce. Le cardinal de Richelieu ordonne, l'année suivante, la destruction du château de Pézenas, qui surplombait la ville, pour renforcer son autorité et celle du roi sur la province.
La mort d'Henri II de Montmorency, en 1632, marque la fin de la lignée mâle des Montmorency. Sa sœur, Charlotte-Marguerite de Montmorency, épouse depuis 1609 d'Henri II de Bourbon-Condé prince de Condé, joue un rôle important pour l'avenir de la seigneurie de Pézenas. Sa forte influence auprès de la reine Anne d'Autriche pousse le roi Louis XIII à lui laisser les biens des Montmorency : la seigneurie de Pézenas reste ainsi sous l'influence de la puissante famille Montmorency. Aux yeux des Piscénois, Charlotte-Marguerite est l'héritière de la tradition des Montmorency, son action et sa gestion attentives de la seigneurie sont respectées. Elle se revendique elle-même comme seigneur de Pézenas. Dans une missive adressée en à son représentant à Pézenas (M. de Paulian), elle signe « De par Madame la princesse douairière de Condé, duchesse de Montmorency et comtesse de Pézenas ». Ainsi est assurée la transmission de la richesse et du pouvoir de la Maison de Montmorency au profit de la Maison de Condé.
En 1640, Louis XIII adjuge le comté Pézenas à Henri II de Bourbon et à ses héritiers contre la somme de 71640 livres.
Après la mort du prince de Condé en 1646, il faut attendre la fin des troubles de la fronde pour que ses deux fils, Louis II de Bourbon-Condé,dit le Grand Condé, et Armand de Bourbon-Conti, prince de Conti, soient libérés en 1651. C'est ce dernier qui reçoit le comté de Pézenas et le chateau de la Grange-des-Prés.
Le prince de Conti s'installe à Pézenas, la nouvelle cour vit avec davantage encore de raffinement qu'aux temps des Montmorency, où gravitent, parmi les puissants libertins, Daniel de Cosnac, l'intendant du prince et futur archevêque d'Aix, le comte d'Aubijoux, Lieutenant-général du Languedoc et gouverneur de Montpellier, lui aussi protecteur de Molière et ennemi de Richelieu ainsi que le poète Jean-François Sarrasin, sécrétaire du prince.
Dès 1654, le prince de Conti se réconcilie avec la couronne. Il épouse Anne-Marie Martinozzi, nièce de Mazarin, devient Vice-roi de Catalogne et reçoit le droit d'administrer les biens de son frère alors au service du roi d'Espagne.

En 1660, après la mort de Gaston d'Orléans, il devient gouverneur du Languedoc. Le jeune roi Louis XIV est reçu cette même année à Pézenas par le prince en l'hôtel du baron de Lacoste. Son zèle dans la défense des prérogatives royales est récompensé par un honneur exceptionnel : le prince reçoit, le 24 mars 1662 dans la collégiale Saint-Jean de Pézenas, l'ordre du Saint-Esprit.
L'une des périodes célèbres de la ville s'ouvre lorsque la troupe de Molière, l'Illustre Théâtre, est invitée par le prince de Conti à la Grange-des-Prés. Dès 1650, elle prend le titre de « comédiens de S.A.S. le prince de Conti ». Les Etats de Languedoc soutiennent financièrement Molière, deux quittances de subvention en témoignent. Molière, régulièrement installé dans l'échoppe du barbier Gély, trouve dans la ville son inspiration pour ses farces et ses futures pièces dont Le Médecin volant, Les Précieuses ridicules, Le Médecin malgré lui, Monsieur de Pourceaugnac.
Mais, malgré le talent de Molière, les liens avec le prince se distendent, sous l'influence de sa femme et de son confesseur l'évêque d'Alet, Nicolas Pavillon connu pour son intransigeance morale. Le prince de Conti finit par « brûler ce qu'il a adoré », revient à une foi ardente et retire sa protection à Molière et sa troupe avant de mourir en 1666 dans son château de la Grange-des-Près.
Les États de Languedoc se déroulent à trois reprises à Pézenas. En 1622, la cour des aides de Montpellier, obligée de fuir devant l'émeute qui sévissait dans cette ville, se réfugie à Pézenas pour y tenir son assemblée. La première séance a lieu le dans la salle de l'Hôtel de ville après une messe solennelle du Saint-esprit célébré par les pères Observatins. En 1630, les trésoriers de France établissent leur siège à Pézenas dans la maison de Lauriol. Depuis déjà un siècle, par ordonnance de François Ier, les séances de l'assiette du diocèse d'Agde se tenaient à Pézenas, dans la grande salle de la maison consulaire.
Après la tenue des derniers États de Languedoc, en 1692, s'amorce le déclin politique de Pézenas. Les États généraux cessent d'être tenus dans les villes de la province, ils se fixent à partir de 1737 à Montpellier.
Les successeurs de Conti abandonnent pour Versailles le comté de Pézenas qui entre, en 1783, dans l'apanage du comte de Provence, demeurant dans la maison de Bourbon.
Si le déclin est politique, l'influence économique de Pézenas se prolonge et fructifie.

Les foires de la cité sont plus fréquentes, cinq fois par an ; elles développent le commerce et les échanges de draps, de petites étoffes, des laines et de cotons. Les tanneries sont alimentées par des peaux issues de Provence. Les Cévennes proches fournissent le bois pour la fabrication de tonneaux de vins et eaux-de-vie qui seront exportés depuis le port de Sète vers les ports de l'Europe septentrionale, jusqu'en mer Baltique.
Les négociants font partie des acteurs principaux de la société piscénoise, aux côtés de l'aristocratie locale, des médecins, avocats, notaires et artisans nombreux. Les terres qui bordent la ville sont mieux exploitées, les anciennes demeures sont rénovées, quelques hôtels particuliers sont encore construits. L'aisance de la ville se manifeste aussi par l'importance des cultures maraichères (on compte 72 jardins dans la petite vallée de la Peyne) et l'existence de routes nouvelles ou meilleures facilite le transport des productions locales de vins, de céréales, issues des oliviers. La ville est devenue florissante durant ce siècle qui précède la Révolution.
Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de sociétés révolutionnaires. La plus importante et la plus ancienne est la « société des amis de la constitution », créée en 1790. Après la chute de la monarchie, elle change de nom pour « société populaire montagnarde et régénérée des sans-culottes » afin de marquer sa distance vis-à-vis de l’Ancien Régime et son soutien aux changements en cours. Elle porte ensuite le nom de « société des amis de la liberté et de l’égalité ». Elle est très fréquentée, avec 651 membres en vendémiaire an III. Deux clubs moins importants existent, la « société républicaine de l’espérance de la patrie », créée par 10 membres en 1793, et la société du salut public, éphémère.
La plus importante des trois sociétés soutient activement ses homologues : elle intervient ainsi pour soutenir la création d’une société dans les bourgs voisins de Florensac et de Saint-Georges.
Antoine Brun, maire de la ville, est député de l'Hérault à l'Assemblée nationale législative en 1791-1792.
Entre 1790 et 1794, la commune de Conas est rattachée à Pézenas.
Le développement des déplacements voit se renforcer une route principale (qui deviendra route nationale) qui traverse la cité sur un axe est-ouest, de Montpellier vers Béziers. En 1863, la construction de la gare du Midi s'achève même si le tracé ferroviaire principal relie Montpellier à Béziers par Sète et Agde. Depuis la gare du Nord, construite en 1872, apparait une promenade plantée qui rejoint le Quay, futur cours Jean-Jaurès. Mais la ville ne connait pas une industrialisation qui aurait pu la transformer.
Dans l'ancienne église des pénitents noirs où est installé le théâtre municipal depuis 1804, d'importants travaux de rénovation sont menés, notamment l'installation de huit colonnes en fonte pour remplacer des colonnes en bois.
Le XIXe siècle est plus limité en termes de nouvelles constructions, comparé avec les siècles précédents. La grande bourgeoisie se partage entre les hôtels particuliers du centre historique et les châteaux voisins, au cœur des exploitations viticoles. Seules deux demeures d'importance sont construites, l'hôtel Plauche dans la rue Anatole-France et l'hôtel de Juvenel, rue Henri-Reboul.
En 1937, la cave coopérative est construite sur l'axe routier principal de la ville.
La ville, loin des champs de bataille, reste à l'écart des bombardements des deux guerres mondiales.
La baronne Louise Baldy (1886-1949) protège la famille de Szprinka Borensztejn lors de son passage en Languedoc (1940-1942). Elle leur vient en aide à plusieurs reprises et réussit à cacher cette famille juive d'origine belge dans un couvent de Béziers puis leur offre pour refuge sa propre maison de campagne à Pézenas. Le , l’Institut Yad Vashem de Jérusalem lui décerne le titre de Juste parmi les nations.
Le 18 août 1944 à 11h45, trois jours après le débarquement de Provence, alors que les troupes nazies tentent de se libérer du piège tendu par les forces alliées en regagnant la vallée du Rhône, un Lockheed P-38 Lightning s'écrase aux portes de la ville, à proximité du hameau de Conas. Le corps du pilote décédé et gravement brûlé n'est pas identifié mais la ville prend grand soin de lui et l'enterre au cimetière le 19 août au matin. Les Forces Françaises de l'Intérieur encadrent le corbillard alors que les jours sont troubles, précédant la libération de la ville. Ce n'est que des décennies plus tard que l'association Les Amis de Pézenas réussissent à identifier le pilote : le lieutenant Harold E. Kline, de l'US Air Force. En août 2014, le lieutenant voit son nom gravé sur le monument aux morts de Pézenas avant que sa famille américaine ne vienne se reccueillir en septembre 2017. Le 18 août 2021 est inaugurée un stelle commémorative à la mémoire du jeune lieutenant américain mort à Pézenas, fruit d'un travail pédagogique avec un établissement scolaire de la ville. Une avenue porte aussi son nom.
La ville préserve son patrimoine jusqu'à une date clé. En le patrimoine piscénois est protégé par la création d'un secteur sauvegardé. Avant cette étape importante, des protections partielles ont lieu, en 1913, 1930 et surtout pendant la Seconde Guerre mondiale où plusieurs hôtels particuliers sont classés.
Le riche patrimoine de la ville trouve son complément dans les collections du musée de Vulliod Saint-Germain, créé en 1942 à la suite de la donation à la ville par le baron François de Vulliod, de l'ancien hôtel de la comtesse de Saint-Germain, remanié en 1900 par l'architecte biterrois Paul Harant.
Après 1980, sous l'impulsion d'une politique de défiscalisation, créée bien plus tôt (Loi Malraux), pour les investisseurs dans la restauration de l'immobilier ancien, le centre historique se rénove. Les hôtels particuliers sont intérieurement remaniés pour offrir de plus petits appartements ; en effet, la finalité de ces investissements est la location et la protection ne touche souvent que l'extérieur du bâti.
Les données budgétaires de la ville en 2024 se présentent comme suit :
La ville est au 2112e rang parmi les villes les plus endettées (sur environ 35 000 communes).
Pézenas est jumelée avec :
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 7 797 habitants, en évolution de −5,83 % par rapport à 2017 (Hérault : +7,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Les listes nominatives de recensement de population ont été numérisées et sont consultables en ligne sur le site des archives départementales de l’Hérault.
Fin 2021, la population atteint 7 789 habitants, en baisse au taux annuel moyen de -0,8 % sur la période 2015 à 2021 alors que sur la même période, la population du département de l'Hérault augmente au rythme annuel moyen de 1,2 %, celle de la région Occitanie de 0,8 % et celle de la France de 0,3 %. En 16 ans (2021 versus 2005), la ville a perdu 722 habitants.
Le solde naturel (naissances-décès) joue un rôle positif en France et dans l'Hérault au même niveau de croissance annuel (+0,2 %) quand à Pézenas il joue négativement à -0,6 % par an, soit un écart notable.
Les entrées sorties de population sont un facteur d'attractivité quand ce taux est positif ; à Pézenas, elles s'avèrent à contre courant du département et de la région Occitanie. En effet, le taux local annuel moyen des entrées sorties est négatif (-0,6 %) quand il est positif dans l'Hérault (+1,1 %) et la région (+0,8 %). La population de la ville est donc très négativement affectée par davantage de foyers qui quittent la ville que de foyers qui s'y installent ; la ville ne bénéficie pas de l'attractivité du département et de la région qui se matérialise par davantage d'entrées que de sorties.
La commune est située dans l'académie de Montpellier. Elle dispose de :
Une section européenne est en place au lycée Jean Moulin. Plusieurs formations post-bac sont dispensées dans les lycées Jean-Moulin, Charles-Alliès et Bonne-Terre.
Ce sont environ 4250 élèves qui se répartissent dans ces établissements.

Située au cœur de la vallée de l'Hérault, Pézenas est une ville avec une grande variété de commerces et d'artisans, qui accueille de nombreux métiers d'art, dont des meilleurs ouvriers de France et deux entreprises du label patrimoine vivant,.
Le Guide Vert, des éditions Michelin, attribue à la ville « 2 étoiles : Mérite un détour ».
Environ 149 000 personnes ont visité Pézenas (en 2023) d'après les données fournies par l'Office du tourisme, dont plus de 7 000 visiteurs ont choisi une visite guidée du centre historique de la ville. Le site de l'office du tourisme a été consulté environ 150000 fois en 2023. Ces données sont à considérer avec prudence en l'absence de données détaillées.
Depuis la fin du XVe siècle, un marché alimentaire et de textile se tient le samedi en centre-ville.
La ville est entourée de vignobles ; en 1979, la cave coopérative compte 591 adhérents qui cultive plus de 1000 hectares de vignes et vinifie plus de 80 000 hectolitres de vin de table. Au XXIe siècle, l'influence de la cave coopérative diminue avec moins adhérents, tout en améliorant la vinification pour aboutir à des vins de meilleure qualité.
Les caves Molière naissent dans les années 2000, sur un secteur étendu à Abeilhan, Caux, Margon, Pouzolles, Roujan. En 2026, elle compte 410 viticulteurs qui couvrent environ 2200 hectares. Elles comptent une AOP dite Languedoc Pézenas, 3 IGP dits Côtes de Thongue, Pays d'Oc et Pays de Caux. Toutes ces appellations répondent aux certifications environnementales (HVE, Terra Vitis et Agriculure biologique).
La ville compte quatre hôtels au 1er janvier 2026, dont deux classé 3* (38 chambres), un classé 2* (49 chambres), un non classé (10 chambres), ils totalisent 97 chambres. Sont aussi à considérer des chambres d'hôtes dont une partie est située dans le cœur historique, trois campings, dont un municipal, un gîte de séjour.
La capacité touristique estimée atteint 2882 lits en 2025 y compris des hébergements marchands et non marchands tels que des résidences secondaires.
En 1980, Pézenas reçoit la distinction internationale de la « Pomme d'or » consacrée aux meilleurs sites touristiques d’Europe.
Pézenas est membre des associations Les Plus Beaux Détours de France et des « Villes et Métiers d'Art »
Depuis 2002, la ville est labellisée Villes et Pays d'art et d'histoire, elle fait aussi partie du réseau des Sites & cités remarquables de France.
Elle est dotée d'une Maison des Métiers d'Art, située dans l'ancienne maison consulaire, au cœur de la vieille ville, sur la place Gambetta. Cet espace d'exposition et de vente de créations de pièces uniques et de séries limitées est géré par les Ateliers d'art de France, fédération qui défend et promeut les intérêts de 6 000 artisans d'arts et d'artistes de la matière et manufactures d'art.
En plus d'une quarantaine d'artisans, une quinzaine d'antiquaires et brocanteurs sont installés sur l'ancienne route nationale 9-113 qui traverse la ville.
Enfin, la ville a reçu le label Grand Site Occitanie.
Les données de l'Insee permettent de dresser, ci-dessous, les chiffres clés de la commune.
En 2021, la part des ménages fiscaux qui payent l'impôt sur le revenu atteint seulement 37% (1 445 foyers) et diminue par rapport aux années antérieures (39,5 % en 2015 ; 41,7 % en 2013 ; 47,7 % en 2012), elle se situe à un niveau très inférieur comparé au niveau départemental (48,1%), régional (48,3%) et national (53,4% en France métropolitaine).
La médiane du Revenu disponible atteint à Pézenas 18 750 € fin 2021. Elle était de 16 816 € en 2015 et de 16 318 € en 2013. Ici aussi les écarts avec le département, la région et la France métropolitaine sont importants, respectivement les médianes atteignent, 21 800 €, 22 010 € et 23 080 €. Ainsi, comparée à la médiane locale, celle de l'Hérault est 16% plus élevée, celle la région est 17% plus élevée, celle de la France métropolitaine est 23% plus élevée.
Le Taux de pauvreté continue de progresser pour atteindre 28 % en 2021 contre 27 % en 2017. Ce taux était de 26, 3% en 2015 ; 27 % en 2013 et 26,8 % en 2012. L'écart avec le département est important (19,4 %) et davantage encore avec la région Occitanie (17,5 %) et la France métropolitaine (14,9 %).
En 2021, le taux d'activité à Pézenas est de 69,3 % , en baisse par rapport à 2015 et 2013 (à 70,5 %), et identique à celui de 2012 (69,2 %). Ce taux s'avère inférieur à celui du département (71,8 %) et plus encore de la région (73,5 %) et de la France métropolitaine (74,9 %).
L'emploi total salarié et non salarié au lieu de travail est de 5194 personnes. Il a augmenté sur la période 2015 à 2021 de 0,5 % seulement quand celui du département augmente de 2 %, celui de la région de 1,4 % et celui de la France de 0,9 %. Avant 2016, l'évolution de l'emploi total au lieu de travail à Pézenas, a baissé de 1,2 % (2011-2016) alors qu'il avait augmenté de 0,5 % sur la période 2008 à 2013 et de 1,1 % entre 2007 et 2012.
Dans la zone d'emploi d'Agde Pézenas, la plus lourdement touchée par le chômage en France métropolitaine (taux de chômage fin 2021 : 14,2 % ; fin 2015 : 16.2 %), le Taux de chômage des 15 à 64 ans en 2021 à Pézenas atteint 18,7 % ; il est en baisse sensible comparé à 2016 où il atteignait 24,1 %. Ce même taux atteignait 24 % en 2013 et 21,5 % en 2012. Cependant malgré cette réduction du chômage local constatée fin 2021, le taux de chômage local reste plus élevé comparé au département (14,8 %), à la région Occitanie (12,8 %) et à la France métropolitaine (11,3 %).
Fin 2024, Pézenas compte 639 établissements actifs (administration publique, enseignement, santé et action sociale inclus), contre 1 579 établissements fin 2015. La comparaison entre ces deux dates n'est pas représentative, en effet l'INSEE ne compte plus en 2022 les établissements de type particuliers employeurs.
Les établissements locaux sont répartis dans l'Agriculture pour 2,9 % (19 établissements) (part régionale : 5,5 %, part en France : 4,8 %) ; dans l'industrie pour 6,6 % (44 établissements) (région : 6,4 %, France : 6,3 %) ; dans la construction pour 6,2 % (41 établissements) (région : 11,4 %, France : 11,1 %).
La part des établissements du commerce, des services et des transports atteint 71,9 % (478 établissements) (région : 63,2 %, France : 65,2 %). Au sein de ce dernier secteur, Pézenas se caractérise par une part nettement supérieure aux références régionales et nationales dans le commerce et la réparation automobile. Elle représente 29,5 % des établissements de la ville et augmente, comparée à une part régionale de 19,6 % et nationale de 18,9 %.
La ville compte 3 grandes surfaces, 8 stations de recharge de véhicules électriques, 8 épiceries/supérettes, 21 boulangeries-pâtisseries, 4 station-services, 21 salons de coiffures/barbiers. Fin 2025, le nombre de professionnels de santé se décompose en 21 médecins généralistes (perdant 7 médecins généralistes en mois de trois ans), 16 chirurgien-dentistes (+2), 41 masseur-kinésithérapeutes (+4), 21 infirmiers (-1), 6 psychologues (stable), 4 pharmacies (stable).
La part de l'administration publique dont l'enseignement, la santé, l'action sociale, représente 12,5 % des établissements actifs de la ville (région : 13,4 %, France : 12,6 %).
Les créations d'entreprises (activités marchandes hors agriculture) sont en croissance depuis 2021, oscillant entre 183 et 209 créations annuelles quand elles étaient comprises entre 143 et 188 par an entre 2012 et 2020. Le secteur d'activité qui domine avec 36% des créations de 2025 est le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, suivi par le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et les activités de services administratifs et de soutien (19% des créations 2025) et enfin le secteur des Arts, divertissement et loisirs ; autres activités de services, de ménages, des organismes et organisations extraterritoriaux (11,5% des créations 2025).
La ville abrite depuis 2015 une entreprise singulière, le constructeur d'automobiles de course Vortex dont une large partie des composants sont fabriqués localement.
D'après les données Kompass, au 1er trimestre 2026, Pézenas est au 12e rang du département, par le nombre de ses établissements (administration publique, enseignement, santé, action sociale et associations inclus) derrière respectivement Montpellier, Béziers, Sète, Agde, Castelnau-le-Lez, Mauguio, Lattes, Lunel, Saint-Jean-de-Védas, Frontignan et La Grande-Motte.
En 2022, la part des ménages propriétaires atteint 47,5 % (48 % en 2013), elle est inférieure à la part départementale (53%), régionale (58,8 %) et nationale (57,7 %).
Avec 582 résidences secondaires, leur part dans la ville progresse notablement pour atteindre 10,9% du total des logements en 2023 contre 7,6 % en 2015. Cette part reste inférieure au niveau départemental (17,4 %) et au niveau régional (15,1 %), tous les deux influencés fortement par les infrastructures touristiques du littoral méditerranéen et des montagnes pyrénéennes.
Les logements vacants représentent 13,6 % du total des logements en 2023, en baisse par rapport à 2015 (15,2 %), mais ils demeurent à un niveau très supérieur comparé avec le niveau départemental (7 %), régional (8,2 %) et national (8,1 %). Cela représente pour Pézenas 723 logements.
Les armoiries se blasonnent ainsi : D'argent aux trois fasces de gueules, et un franc-quartier d'or chargé d'un dauphin d'azur, le tout sous un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or. Les armes furent données à Pézenas par le dauphin de Valois, futur roi Charles VII, par lettres patentes signées à Pézenas le 28 mars 1419 pour la noble conduite des Piscénois qui repoussèrent l'armée anglo-bourguignonne cherchant à s'emparer du château et de son fort. |
La ville ancienne dispose d'un secteur sauvegardé de 17 hectares, un des plus anciens de France (le 14e), créé le par le ministère des Affaires culturelles. Elle compte plus de trente immeubles inscrits ou classés monuments historiques.
En juin 2016, quelques jours avant la loi du portant sur la création des sites patrimoniaux remarquables,, le secteur sauvegardé a été fortement élargi pour atteindre 58 hectares.
Les toits et les ferronneries méritent une attention particulière. Le cours Jean-Jaurès (anciennement cours Molière), restauré en 2012, permet d'admirer les façades bâties sur les anciens remparts médiévaux.
(Liste non exhaustive, classée en ordre croissant d'années de naissance).
(Liste non exhaustive, classée en ordre croissant d'années de naissance).
Le carnaval de Pézenas *
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Poulain de Pézenas Animaux totémiques | ||
| Domaines | Pratiques rituelles Pratiques festives |
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| Lieu d'inventaire | Pézenas Héraut |
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| * Descriptif officiel Ministère de la Culture (France) | ||
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Le carnaval de Pézenas est une fête traditionnelle où chacun participe et joue son propre rôle (souvent celui d'un jour ou d'un soir). Il est organisé, chaque année, autour du Mardi gras. Il débute avec la Saint-Blaise (saint patron de Pézenas). Le jour de Mardi gras, l'animal totémique de la ville, le poulain de Pézenas, sort dans les rues de la cité. C'est ce jour-là que les déguisements sont de sortie, même si certains préfèrent porter le « panel » (chemise de nuit blanche).
Le carnaval de Pézenas, comme bon nombre d'autres carnavals en France, a été inscrit en 2019 à l'inventaire national du patrimoine culturel immatériel, dans la rubrique « Pratiques sociales et festives ».
Le ministère de la Culture précise que les pratiques sociales et festives (fêtes communautaires, fêtes communales, foires…) sont des activités coutumières qui structurent la vie quotidienne et sont familières à tous les membres de la communauté, même si tous n'y participent pas. Petites réunions ou célébrations sociales et commémorations de grande ampleur, elles réaffirment l'identité de leurs participants en tant que groupe ou société et sont liées à des événements importants (passage des saisons, moments du calendrier agricole, périodes d'une vie humaine…).
La veille du Mardi gras, le lundi soir (Lundi Gras) est organisé un charivari dans le cœur de la vieille ville par l'association « Fadas du Tamarou » avec son fameux Tamarou. Les Piscénois, machous, carnavaleux déambulent en « panel » dans les rues aux rythmes de musiques traditionnelles. Ils s'arrêtent pour effectuer des danses tout aussi traditionnelles (feu aux fesses, danse du soufflet...).
Le samedi et le dimanche précédents est organisé, depuis 1979, avec quelques interruptions, un spectacle dit « Spectacle des Machous » de l'Association Lous Machous. Certains habitants de Pézenas, réunis en association, montent sur les « planches » de la Maison du peuple pour « pasticher » la vie locale et faire la fête. La dérision, l'art satirique.. relèvent d'une longue tradition locale que l'on nomme « Machade » et que de nombreuses personnes ont perpétué à l'occasion des fêtes du carnaval ou à d'autres moment. Métan'œuf (ancienne association piscénoise) en avait fait également sa spécialité. Différentes associations piscénoises ou collectifs œuvrent pour promouvoir, faire vivre, défendre et perpétuer les traditions de la ville en organisant des expositions, projections, discussions, spectacles, stages, bals, festivités.. et en maintenant des contacts entre les Piscénois quel que soit leur lieu de travail ou de résidence.
Festival de musique créé en 2000, à l'initiative de Jacky Lapointe et Sam Olivier. Il a lieu tous les ans au mois d'avril, géré par l'association du Printival. Le festival est membre de la Fédération des Festivals de Chanson Francophone.
Depuis 2018, dans le cadre du festival, un rassemblement de marininières est devenu un évènement incontournable. Le principe est simple : rassembler le maximum de personnes vêtues en marinières et participer à un "championnat du monde" avec d'autres villes, principalement en France. Après avoir battu le record en 2025 avec 3358 participants, le record est amélioré en 2026 avec 4088 participants.
Créé en 1966, à l'initiative de Gabriel Lanet, Henri Domens et Gérard Vogel-Singer, tous trois membres des Amis de Pézenas, elle a pour but d'animer et de faire connaître, durant la saison estivale, le quartier historique qui venait d'être classé secteur sauvegardé. Basée sur une idée simple et nouvelle pour l'époque, l'installation d'artistes et d'artisans dans les boutiques-échoppes a fait de la Mirondela dels Arts une attraction touristique reconnue au fil du temps.
Avec le développement du tourisme et la rénovation du centre historique, les boutiques-échoppes ouvrent sur une période plus étendue, de Pâques à fin septembre.
Le nom "Mirondela" trouve ses origines dans un occitan cévenol. Il signifie enseigne, affiche, l'action d'exposer au regard. Il dérive de "miranda" qui peut se traduire par une galerie offrant de belles perspectives. En latin, la forme gérondive du verbe "mirari" signifie s'émerveiller, admirer. Le nom est suggéré par Charles Campoux, professeur de philologie à l'Université de Montpellier.
Depuis 1986, elle inclut un festival d'été qui a permis de recevoir des comédiens et artistes variés : Michel Galabru, Francis Huster, Francis Perrin, Jean Piat, Roger Hanin, Carole Bouquet, Georges Wilson; mais aussi des musiciens et chanteurs : Alexandre Lagoya, Didier Lockwood, Dee Dee Bridgewater, Michel Leeb, Charlélie Couture, Richard Bohringer ; des danseurs : Compagnie Antonio Gadès, Antonio Najarro ; des humoristes : Mado la Niçoise, Patrick Bosso, Marianne James, Christelle Chollet, les Chevaliers du Fiel.
Le Poulain de Pézenas est le symbole de la ville : il sort notamment pour le jour du Mardi-Gras, le premier dimanche de juillet pour l'inauguration de la Mirondela dels Arts, quelques jours avant Noël pour le Nadal de la ville.

La légende veut que le roi Louis VIII, partant en croisade (contre les Albigeois ou « Cathares »), dut laisser sa jument malade à Pézenas. À son retour, quelle ne fut pas sa surprise de retrouver sa jument vivante et de voir à ses côtés un petit poulain. Il fit immortaliser l'événement en faisant construire un poulain en bois.
Il est vêtu d'une « robe » bleue, garnie d'étoiles, sur laquelle est dessiné le blason de la ville. Deux personnages montent ce cheval de bois (aujourd'hui en aluminium) : Estiennette et Estienou. Un meneur le guide dans les rues de la ville. Une musique, composée de tambours, fifres et hautbois, le fait farandoler et danser le rigaudon.

En 1989, le poulain de Pézenas s'envole pour l'Inde (New Delhi et Mumbai) où il participe à la présentation des identités culturelles françaises dans le cadre de l'année de la France en Inde, en compagnie de la Tarasque de Tarascon et du géant du Nord Jean le Bûcheron de Steenvoorde. À cette occasion, une nouvelle armature, plus légère et démontable est construite pour pouvoir être transportée par avion.
En 2005, le poulain acquiert une reconnaissance mondiale. En effet, l'Unesco a proclamé patrimoine culturel immatériel de l'humanité les Géants et dragons processionnels de Belgique et de France dont fait partie le Poulain de Pézenas.
L'Unesco précise que « les processions traditionnelles d'effigies de géants, d'animaux ou de dragons recouvrent un ensemble original de manifestations festives et de représentations rituelles. Apparues à la fin du XIVe siècle dans les processions religieuses de nombreuses villes européennes, ces effigies ont conservé un sens identitaire pour certaines villes de Belgique (Ath, Bruxelles, Termonde, Malines et Mons) et de France (Cassel, Douai, Pézenas et Tarascon) où elles restent des traditions vivantes ».
Saint Blaise est le patron de la ville. Il est fêté chaque premier week-end de février au cours de déambulations et spectacles profanes dans le centre historique après des cérémonies religieuses dédiées.
Le sculpteur Jean-Antoine Injalbert choisit Lucette pour figurer aux côtés de Molière sur le monument érigé en 1897 à Pézenas, au cœur du square Molière, à l'initiative d'Albert Paul Alliès.
Lucette est un des personnages les plus languedociens du répertoire de Molière. L'auteur a affublé Léonard de Pourceaugnac de deux épouses prétendues. L'une qui est Nérine déguisée, est de Saint-Quentin, l'autre qui est Lucette, de Pézenas. Chacune affirme être lié à lui par mariage, et projette de le faire pendre.
L'Illustre Théâtre de Pézenas est à la fois un théâtre présentant une programmation à l’année et une compagnie professionnelle qui crée des spectacles, principalement des pièces de Molière. Des cours de theâtre y sont aussi dispensés.
C’est pour rendre hommage à la fameuse troupe de Molière qu’a été ainsi baptisé L’Illustre Théâtre.
Propriété familiale viticole du XIXe siècle, elle a été transformée en un lieu de création et de spectacles en 2001. Dans différents espaces, notamment dans les deux salles des 240 et 120 places, on retrouve l'ancienne activité viticole, notamment les chais qui protègent de la chaleur et des lumières intenses.
En été, une grande scène de plein air est installée pour donner une représentation différente chaque soir de la semaine.
Le ciné-club « Jean Renoir » a été créé en 1949 par de fervents cinéphiles à l’époque de la grande vague de créations culturelles de l’après-guerre et des fédérations de ciné-clubs.
Il fut même un des acteurs du lancement en 1962 de la Rencontre cinématographique de Pézenas avec la fédération aujourd'hui devenue la F.C.C.M..
La salle de cinéma actuelle, rebaptisée « Le Molière » dans les années 1960, est classée « art et essai », se tournant vers le cinéma d'auteur et proposant régulièrement des films en version originale, des opérations en partenariat avec les écoles, collèges et lycées de la Ville, des rencontres avec des professionnels du cinéma.
Le cinéma accueille également tout au long de l'année les dispositifs périscolaires et propose aussi des séances scolaires en relation avec les programmes de l'Éducation nationale. Il est aussi tourné vers des films grand public, en sortie nationale, avec des tarifs attractifs.
Le centre historique de Pézenas a été le lieu de tournage en 1961 des principales scènes extérieures du film Cartouche réalisé par Philippe de Broca, sorti en 1962.
Une scène du film Presque, réalisé par Bernard Campan et Alexandre Jollien et diffusé sur les écrans en 2022, est tournée dans le centre historique.
Club de rugby à XV de la ville de Pézenas, ses couleurs sont le Violet et le Blanc. Sous le nom de Stade piscénois, il a été officiellement créé le . Mais depuis le , le rugby avait une structure officielle à travers l'association sportive La Languedocienne.
Le stade piscénois et son école de rugby sont un club formateur dont sont sortis quelques professionnels du rugby évoluant dans les hauteurs du championnat national (aujourd'hui Top 14) et, parfois même, dans le XV de France notamment : Louis Vaccassy, Georges Fraissinet, Michel Fabre, Patrick Faure, Philippe Gallart, Alain Bousquet, Guillaume Taussac, Olivier Llari, Yoan Audrin, Gabin Lorre.
À Pézenas, le rugby se pratique sur deux terrains : le stade historique Louis-Trigit et le stade municipal.
Palmarès
Des clubs associatifs « vétérans » existent également et pratiquent le ballon ovale : Les Vieux Crampons, Les Poquelins...
Le club de football local est l'Étoile sportive Paulhan-Pézenas. Vainqueur de la division d'honneur du Languedoc-Roussillon en 2015, il évolue depuis le début de la saison 2015-2016 en CFA 2, cinquième niveau de la pyramide du football français. Mi-, à cinq journées de la fin, le club était leader de sa poule.

« C'est sans doute parce qu'il trouvait enfin le calme de l'esprit et du cœur que Molière se mit à flâner, à rêver, à observer et c'est alors qu'il vient s’asseoir pour la première fois dans la boutique du barbier Gély, qui devait devenir aussi célèbre que son petit-fils Figaro… La boutique du barbier de Pézenas a tenu jusqu'ici une assez grande place dans l'histoire anecdotique, il me semble qu'elle devait passer dans l'histoire littéraire, parce qu'un grand événement littéraire s'y est produit. C'est là que Molière s'est orienté et qu'il a découvert la voie de son génie. Si j'avais l'honneur d'être piscénois, je laisserai agir ce petit grain de partialité où se cristallise notre tendresse pour notre ville natale, et je dirais avec une sincérité audacieuse : Jean-Baptiste Poquelin naquit à Paris en l'an 1622, mais c'est à Pézenas, en 1650, que Molière est né »
« Si la merveilleuse petite cité qui se trouve à quelques cents mètres d'ici peut revendiquer beaucoup de gloires ; si elle a tenu au cœur de la province, un rôle historique éminent ; si elle est associée à des grands évènements ; si elle a vu défiler les plus illustres personnages, rois, reines, maréchaux, ministres, orateurs sacrés, poètes, écrivains, que sais-je ? si elle peut s'enorgueillir des noms des Montmorency, des Conti et de tant d'autres qui ont marqué dans les annales du Languedoc et de la France ; si elle a reçu Louis XIV et si deux de ses fils ont facilité au Premier Consul l'avènement de l'Empire, c'est tout de même Molière qui domine tout ! Quand on se trouve dans la cour de l'Hôtel d'Alfonce ou sur la place consulaire, dans la boutique du perruquier Gely, une émotion indicible vous envahit, l'on tressaille. C'est que Molière est beaucoup plus qu'un Français de génie, c'est une part du génie de la France ».
« … Pour sûr qu'elle était d'Antibes
C'est plus près que les Caraïbes
C'est plus près que Caracas
Est-ce plus loin que Pézenas ?
Je ne sais pas… »
Pour le culte catholique, Pézenas est rattachée à l'archidiocèse de Montpellier et fait partie de la paroisse Saint-Roch-en-piscénois & Notre-Dame-du-Val-d'Hérault qui regroupe 14 paroisses.
La commune dispose de plusieurs lieux de culte : la collégiale Saint-Jean, l'église Sainte-Ursule, l'église Saint-Martin de Conas ainsi qu'une maison paroissiale, lieu de ralliement de l'Aumônerie des jeunes et des scouts et guides de France.
L'Église protestante de Pézenas est rattachée à l'Union de l'Église évangélique méthodiste de France (UEEMF), membre de la Fédération protestante de France (FPF) et du Conseil national des évangéliques de France (CNEF). Une église évangélique Assemblée de Dieu est présente.