Physiologus

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Physiologus
Panthère, page du Physiologus de Berne
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Œuvre dérivée
Physiologus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Page du Physiologos de Berne.

Le Physiologos (grec : Φυσιολόγος, en latin : Physiologus et en français Physiologue), est un bestiaire chrétien du IIe ou IVe siècle apr. J.-C. qui a eu une influence considérable au Moyen Âge.

Ce bestiaire, traité d'histoire naturelle sur les propriétés des bêtes, des oiseaux, des plantes et des pierres, donne aussi des interprétations moralisatrices de ces sujets ; en général, ces moralisations sont bien plus développées que les descriptions comportementales qui les précèdent.

De nombreuses espèces sont représentées :

Datation

Le Physiologos, initialement écrit en grec, a été traduit dans de nombreuses langues. Les plus anciens manuscrits grecs connus sont seulement du Xe siècle, et la datation du manuscrit original est délicate. La méthode d'exégèse biblique qu'il utilise remonte à l'école du chrétien Clément d'Alexandrie (qui suit le juif Philon d'Alexandrie dans la seconde moitié IIe siècle). Les plus anciennes mentions certaines du texte datent du IVe siècle dans l'Hexaéméron d'Ambroise de Milan, le pseudo-Eustathe d'Antioche et Rufin d'Aquilée.

Typologie des manuscrits

Manuscrits grecs

On connaît une centaine de manuscrits grecs, du Xe siècle au XVIIIe siècle, répartis en quatre familles, ou « collections », se distinguant par la liste des animaux, la langue, la structure et la date de composition.

La première collection

Présente dans une trentaine de manuscrits eux-mêmes répartis en cinq familles, c'est celle dont dérivent toutes les autres, grecques et étrangères, et la plus profonde en ce qui concerne l'interprétation spirituelle ; elle compte 48 ou 49 chapitres. Le plus ancien, le manuscrit G (Pierpont Morgan Ms 397 [Cryptoferratensis A33]), date du Xe siècle et sert de base aux traductions récentes, avec le manuscrit M (Ambrosianus Graecus A 45 sup), du XIe siècle.

La collection byzantine

La collection « byzantine » ou du pseudo-Épiphane (dans de nombreux manuscrits le texte est attribué à Épiphane de Salamine), compte une trentaine de manuscrits, et sa composition est datée, selon les critiques, du Ve siècle (par des arguments théologiques) ou du XIe siècle (par des arguments linguistiques). Elle ne comprend que 27 chapitres, uniquement au sujet d'animaux (dont neuf absents de la première collection). « Elle se caractérise par des parties naturalistes plus autonomes, des développements moralisateurs plus étendus et diversifiés, une symbolisation plus sommaire, et des compléments étymologiques fréquents».

A
Bruxelles, Bib. roy. 10074, Xe siècle.
B
Berne, Lat. 233, VIIIe – IXe siècles, ayant servi de base aux Physiologus latins.
C
Berne, Burgerbibliothek, lat. 318, IXe siècle.
G
Bern, Lat. 611 VIIIe – IXe siècles
Y

Manuscrits latins

Il en existe quatre familles :

Première famille

Elle est inspirée du manuscrit grec de type B, enrichi du livre XII. De animalibus des Etymologiae d'Isidore de Séville. Un exemple en est le MS Laud Misc. 247, daté de 1110-1130, conservé à la Bodleian Library d'Oxford.

Seconde famille

Elle inclut quatre sous-familles notées de W(A) à W(D).

W(A)

Inspirations :

Un exemple en est le Bestiaire d'Aberdeen daté de 1200-10. Voir aussi.

W(B)

Inspirations :

  • Etymologiae, livre XII. De animalibus d'Isidore de Séville
  • Hexaemeron d'Ambroise et De rerum naturis, Livre VIII. de Raban Maur

Un exemple en est Cambridge Ii. 4.26 daté de 1200-1210.

Troisième famille

Inspirations:

Un exemple en est le Bestiaire de Westminster Abbey (MS 22) XIIIe siècle.

Quatrième famille

Inspirations :

Un exemple est Cambridge University Library Gg.6.5, XVe siècle.

Liste des animaux abordés

Pierpont Morgan Ms 398 (Cryptoferratensis A33), le plus récent encore existant datant du Xe siècle. Il inclut les animaux, végétaux et minéraux suivants :

Bibliographie

Traductions

Études

Notes et références

  1. ↑ Cf. Le Physiologos, le bestiaire des bestiaires, par Arnaud Zucker, éd. Jérôme Millon, 2004, p. 12.
  2. 1 2 3 Zucker 2005, p. 13
  3. ↑ Zucker 2005, p. 13-14
  4. ↑ Zucker 2005, p. 14
  5. ↑ Stavros Lazaris et SISMEL Edizioni del Galluzzo, « Le Physiologus grec. VoI. I. La réécriture de l'histoire naturelle antique », Micrologus Library,‎ (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

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