Prunus

Prunus
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Prunus persica, le pêcher
106.3–0 Ma
84 collections
Classification ITIS
Règne Plantae
Sous-règne Viridaeplantae
Infra-règne Streptophyta
Super-division Embryophyta
Division Tracheophyta
Sous-division Spermatophytina
Classe Magnoliopsida
Super-ordre Rosanae
Ordre Rosales
Famille Rosaceae

Genre

Prunus
L., 1753

Classification GRIN

Famille Rosaceae
Sous-famille Amygdaloideae

Tribu

Amygdaleae
DC., 1825

Genre

Prunus
L., 1753

Sous-genres de rang inférieur

Prunus est un genre de plantes à fleurs qui regroupe plus de 300 espèces d'arbres et arbustes de la famille des Rosacées, dont beaucoup sont cultivées pour leurs fruits (abricotier, amandier, cerisier, pêcher, prunier) ou pour leur valeur ornementale (cerisier du Japon, cerisier de Virginie, laurier-cerise...). Certaines espèces ornementales n'ayant pas de nom commun sont simplement appelées « prunus ». Le noyau des fruits est toxique. Ce genre est le seul représentant de la tribu des Amygdaleae.

Histoire de la nomenclature pré-linnéenne

Le nom de genre Prunus est emprunté au latin, prunum « prune », prunus « prunier » (Pline, XV, 41-43), lui-même emprunté au grec ancien προῦμνον / proūmnon, « prune ».

Le botaniste pré-linnéen suisse Caspar Bauhin (1560-1624) dans Pinax theatri botanici (1671), regroupe sous la dénomination Prunus un ensemble d’arbres à noyau c’est-à-dire à fruit drupacé (cf. p.443-444).

Il divise Prunus en diverses formes numérotées (I., II., III...), chacune désignée par une phrase descriptive courte, fondée sur la taille et la couleur du fruit, la douceur ou l’acidité, le caractère sauvage ou cultivé.

Bien que sans nomenclature binomiale fixée, cela préfigure les espèces linnéennes. Bauhin fonde en effet son regroupement sur des caractères botaniques observables, principalement la forme du fruit, le type de noyau, les différences de floraison ou de feuillage, et non sur les usages (médicinaux ou culinaires) des plantes. Il adopte ainsi une démarche naturaliste que Linné parachevera en définissant des genres fondés sur un petit nombre de caractères floraux et fructifères.

Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708) dans Institutiones rei herbariae (1719) franchit un pas de plus dans la voie de la naturalisation et établit un pont solide entre Caspar Bauhin et Carl Linné. Contrairement à Caspar Bauhin, qui regroupe empiriquement des espèces autour de noms traditionnels (comme Prunus), Tournefort donne une définition explicite du genre botanique. Il propose un système basé sur le genre comme unité centrale de classification, ce que Linné adoptera et institutionnalisera. Pour Prunus, il indique

« Le Prunus est un genre de plante à fleur rosacée, composée d’un grand nombre de pétales (B) disposés en cercle. De son calice (C) émerge un pistil (D) qui se transforme ensuite en fruit (E), généralement globuleux, charnu, mou, contenant un noyau (F), souvent aigu aux deux extrémités, et renfermant une amande (G). » (Inst. Res Herb. 1700, page 612).

Il subdivise ensuite le genre en formes en s’appuyant sur des critères empiriques agricoles et gustatifs, mais il les articule dans une construction générique cohérente.

Il sépare les arbres à noyaux (drupes) selon des critères morphologiques (fleur, fruit, noyau), ce qui le conduit à former des genres distincts, que Linné, plus tard, regroupera tous dans le grand genre Prunus (au sens large, Prunus s.l.). Voici les principaux : Genus II Armeniaca, Abricotier, Genus III, Persica, Pêcher, Genus IV, Cerasus, Cerisier, Genus V, Amygdalus, Amandier.

Tournefort suit donc une logique de genre restreint (sensu stricto), basée sur les différences florales, contrairement à Bauhin qui regroupait largement. Ici, Tournefort anticipe le découpage générique plus fin que fera Linné à l’intérieur de ce que Bauhin appelait Prunus.

En 1753, Carl von Linné ne définit pas le genre Prunus par des caractères morphologiques partagés mais par la liste des espèces incluses dans le genre. Le genre est défini en extension contrairement à Tournefort qui s’est essayé à une définition en intention.

Description

Fleur

La fleur à cinq pétales et cinq sépales est habituellement blanche en passant par toutes les nuances jusqu'au rose. Elle peut être soutenue séparément mais être en grappe ou en ombelle.

Feuille

La feuille est simple et généralement lancéolée. Son pourtour est denté.

Fruit

Le fruit de tous les Prunus est une drupe avec un gros noyau.

Principales espèces

Fleur d'un Prunus

Taxonomie

Le genre est décrit par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1753, dans son ouvrage Species Plantarum fondateur de la nomenclature botanique moderne. Selon Plants of the World online (POWO) (), les genres suivants sont inclus dans le genre Prunus et sont donc synonymes :

Classification

Selon GRIN (), le genre Prunus est divisé en 2 clades, 4 sous-genres et 7 sections.

Les espèces nommées merisiers ne forment pas un groupe à part entière.

Clade Amygdalus-Prunus

Sous-genre Amygdalus (amandiers et pêchers)

Les amandiers et les pêchers ne sont pas réellement dissociés dans la plupart des classifications. Ils forment le sous-genre Amygdalus (du grec signifiant « amande »). Celui-ci regroupe des espèces fruitières et des espèces ornementales. Il comprend les 42 espèces suivantes :

Sous-genre Prunus

Section Armeniaca (les abricotiers)

Elle comprend sept espèces :

Section Microcerasus
Prunus tomentosa

Elle comprend les espèces suivantes :

Section Penarmeniaca

Elle comprend trois espèces :

Section Prunocerasus
Bourgeons d'un cerisier Prunus sect. Cerasus, en Suède.

Elle comprend les espèces suivantes :

Section Prunus (les pruniers)

Elle comprend les espèces suivantes :

Clade Cerasus-Laurocerasus-Padus

Sous-genre Cerasus

Prunus cerasus (griottier)
Section Cerasus (les cerisiers)

La classification de GRIN comporte 50 espèces de cerisiers :

Section Laurocerasus (les lauriers-cerises)

Elle comprend les vingt-sept espèces suivantes :

Sous-genre Emplectocladus

Espèces dont le sous-genre est discuté

Toxicité

Les graines contiennent de l'amygdaline et des glycosides cyanogènes. Il peut se passer plusieurs heures avant que le poison fasse son effet, car les glycosides cyanogènes doivent être hydrolysés avant que l'ion cyanure soit libéré.

Interaction écologique

Les Prunus sont souvent attaqué par le nodule noir (Dibotryon morbosum).

Notes et références

  1. ↑ Pline l'Ancien, texte traduit par S. Schmitt, Histoire naturelle, nrf, Gallimard, , 2130 p.
  2. ↑ Anatole Bailly ; 2020 : Hugo Chávez, Gérard Gréco, André Charbonnet, Mark De Wilde, Bernard Maréchal & contributeurs, « Le Bailly », (consulté le ).
  3. ↑ Michel Chauvet, Etymologia botanica Dictionnaire des noms latins des plantes, Biotope Éditions, , 792 p.
  4. ↑ Caspari Bauhini, Pinax Theatri botanici, Basileæ, Impensis Joannis Regis, (lire en ligne)
  5. ↑ Josephi Pitton Tournefort, « Institutiones Rei Harbariae, section VII, Genus I Prunus, Prunier » (consulté le )
  6. ↑ Carl Linné, « Species plantarum » (consulté le )
  7. ↑ POWO. Plants of the World Online. Facilitated by the Royal Botanic Gardens, Kew. Published on the Internet; http://www.plantsoftheworldonline.org/, consulté le .
  8. ↑ USDA, Agricultural Research Service, National Plant Germplasm System. Germplasm Resources Information Network (GRIN-Taxonomy). National Germplasm Resources Laboratory, Beltsville, Maryland., consulté le .
  9. ↑ (en) « Species of Prunus L. subg. Amygdalus », sur Germplasm Resources Information Network (consulté le )
  10. ↑ (en) « Species of Prunus L. sect. Armeniaca », sur Germplasm Resources Information Network (consulté le )
  11. ↑ (en) « Species of Prunus L. sect. Microcerasus », sur Germplasm Resources Information Network (consulté le )
  12. ↑ (en) « Species of Prunus L. sect. Penarmeniaca », sur Germplasm Resources Information Network (consulté le )
  13. ↑ (en) « Species of Prunus L. sect. Prunocerasus », sur Germplasm Resources Information Network (consulté le )
  14. ↑ (en) « Species of Prunus L. sect. Prunus », sur Germplasm Resources Information Network (consulté le )
  15. ↑ (en) « Species of Prunus L. sect. Cerasus  », sur Germplasm Resources Information Network (consulté le )
  16. ↑ (en) « Species of Prunus L. sect. Laurocerasus », sur Germplasm Resources Information Network (consulté le )
  17. ↑ (en) Lewis S. Nelson, M.D. ; Richard D. Shih, M.D. ; Michael J. Balick, Ph.D., Handbook of Poisonous and Injurious Plants, Second Edition, New York, Springer, , 340 p. (ISBN 978-0-387-31268-2 et 0-387-31268-4)
    pages 245 à 246
    .
  18. ↑ Larry Hodgson, « Le cancer noir des cerisiers et pruniers », sur Jardinier paresseux, (consulté le )

Liens externes

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Tribu des Amygdaleae :