Rapsodie flamande

Rapsodie flamande
opus 56 (L 71)
Genre Rhapsodie
Musique Albert Roussel
Effectif Orchestre symphonique
Durée approximative 10 minutes
Dates de composition
Dédicataire Erich Kleiber
Création
Bruxelles
Interprètes Société philharmonique de Bruxelles, Erich Kleiber (dir.)

La Rapsodie flamande op. 56 est une œuvre symphonique d'Albert Roussel composée en 1936.

Présentation

Hommage de Roussel à ses origines flamandes, la Rapsodie flamande est composée entre avril et le et s'inspire de chansons flamandes du XVIe siècle et du XVIIe siècle.

L’œuvre est créée le à Bruxelles par l'Orchestre de la Société philharmonique sous la direction d'Erich Kleiber, dédicataire de l’œuvre. En France, la première audition se déroule le à Paris, salle Pleyel, Charles Munch étant à la baguette.

Instrumentation

La pièce est instrumentée pour orchestre symphonique :

Instrumentation de la Rapsodie flamande
Bois
1 piccolo, 2 flûtes, 2 hautbois, 1 cor anglais, 2 clarinettes, clarinette basse, 2 bassons, contrebasson
Cuivres
4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, 1 tuba
Percussions
timbales, triangle, tambour de basque, cymbales, grosse caisse, tam-tam, caisse claire, tambour
Claviers / cordes pincées
harpe
Cordes
premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses

Analyse

La Rapsodie est basée sur cinq chansons flamandes, tirées notamment du recueil d’Ernest Closson Chansons populaires des provinces belges.

Après une introduction « quasi cabalistique [à] l'effet ensorceleur », se font ainsi entendre, successivement traités, les airs :

Puis les thèmes martiaux reviennent, en ordre inversé, ramenant à la réalité, avant de conclure « puissamment cette évocation des origines. L'amour, l'indépendance, la vaillance, le refus de tout débordement religieux sont célébrés dans le fracas des fanfares carnavalesques et l'atmosphère enjouée des essoufflantes farandoles peintes par James Ensor ».

L'exécution de l'œuvre dure en moyenne dix minutes.

La Rapsodie flamande porte le numéro d'opus 56 et, dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par la musicologue Nicole Labelle, le numéro L 71.

Discographie

Références

  1. 1 2 3 Top 2016, p. 156.
  2. 1 2 3 4 Labelle 1992, p. 124.
  3. 1 2 Richard Whitehouse, « ROUSSEL, A.: Symphony No. 4 / Rapsodie Flamande / Petite Suite / Sinfonietta », sur www.naxos.com (consulté le )
  4. 1 2 (en) Adrian Corleonis, « Rapsodie flamande, symphonic poem,… | Details », sur AllMusic (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 Top 2016, p. 157.
  6. ↑ Labelle 1992, p. 123.
  7. ↑ Nick Barnard, « ROUSSEL Symphony 4 - Naxos 8.572135 [NB]: Classical Music Reviews - May 2010 MusicWeb-International », sur www.musicweb-international.com,

Bibliographie

Liens externes