| Genre | Divertissement, humour |
|---|---|
| Nom de naissance | Rayanne B. |
| Nationalité | Française |
| Nombre d'abonnés |
806 200 sur TikTok () 333 800 sur Twitch () 13 000 sur YouTube () |
| Chaîne |
rayan_psn (TikTok) rayan_psnn (Twitch) Rayan Psn (YouTube) |
Rayan PSN, de son vrai nom Rayanne B., est un influenceur français actif sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram, TikTok et Snapchat, au début des années 2020. Il se fait connaître du grand public en 2021 à la suite de plusieurs affaires judiciaires liées à des vidéos diffusées en ligne, impliquant des menaces, des insultes et des atteintes à la vie privée.
Rayan PSN commence sa carrière sur les réseaux sociaux avec des moyens limités, partageant régulièrement des vidéos qui rencontrent un certain public.
Avant de se consacrer pleinement à la création de contenu, il exerce des missions de surveillant dans un collège du Val-de-Marne, contexte de certaines vidéos ultérieures,.
Il se fait connaître du grand public en 2021 après la diffusion d’une vidéo le montrant dans un camion de pompiers, ce qui entraîne des réactions médiatiques et judiciaires. Par la suite, d’autres publications, notamment des vidéos tournées au Liban dans lesquelles il se filme en train de tirer à la kalachnikov et au lance-roquettes, contribuent à accroître sa notoriété.
Rayan est marié à une influenceuse prénommée Linda, avec laquelle il a un enfant, Aileen. Le couple réside à Dubaï.
Le , Rayanne B. diffuse sur les réseaux sociaux des vidéos le montrant lors d’une intervention des sapeurs-pompiers de Paris à Ablon-sur-Seine (Val-de-Marne), au cours de laquelle il monte dans un camion de secours et vole du matériel. Les images, accompagnées de propos insultants visant les pompiers, donnent lieu à des signalements, notamment via la plateforme PHAROS, et au dépôt d’une plainte.
Le même jour, une autre vidéo circule dans laquelle il profère des menaces contre les forces de l’ordre, évoquant une action violente dans un commissariat. Une qualification pour « apologie du terrorisme » est initialement envisagée, avant d’être abandonnée.
Rayanne B. est interpellé le jour même à Juvisy-sur-Orge (Essonne), avec l’appui d’unités spécialisées. Placé en garde à vue pour « vol » et « menaces de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique », il reconnaît les faits, qu’il présente comme de l’« humour ». L’affaire se conclut par une composition pénale, comprenant un stage de citoyenneté, sans procès.
Le , le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes requalifie les faits en outrage à personne chargée de mission de service public et condamne Rayanne B. à une amende de 800 euros, dont 400 euros avec sursis. Il est en revanche relaxé concernant les menaces visant un commissariat.
À l’automne 2021, Rayanne B. est mis en cause pour une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle il insulte et menace le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. On y entend notamment des propos injurieux, accompagnés de gestes obscènes, tandis qu’un comparse apparaît manipulant une arme à feu.
À la suite de la diffusion de cette vidéo, le ministère de l’Éducation nationale dépose plainte. Rayanne B., alors âgé de 19 ans, est poursuivi pour outrage et menaces de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique. Il comparaît devant le tribunal correctionnel d’Évry en , l’audience étant ensuite renvoyée à .
Le , le tribunal d’Évry prononce la relaxe de Rayanne B. pour les faits d’outrage et de menaces de mort, estimant que les propos ne s’adressaient pas directement au ministre et relevaient davantage de l’injure publique, infraction ne pouvant être requalifiée dans ce cadre précis. Le tribunal retient également l’argument de la défense selon lequel la vidéo relevait d’une mise en scène de type « clip ».
Dans une autre affaire jugée lors de la même procédure, Rayanne B. est reconnu coupable d’atteinte à la vie privée. Les faits concernent une vidéo dans laquelle il filme un enfant de 13 ans présentant des difficultés d’ordre moteur et lui demande de tenir des propos insultants et de réaliser des gestes à caractère humiliant.
Pour ces faits, il est condamné à 105 heures de travaux d’intérêt général.
En , Rayan PSN publie sur ses comptes Snapchat et Telegram des vidéos dans lesquelles il se montre tirant avec une kalachnikov et un lance-roquettes, accompagnées d’une géolocalisation indiquant la Syrie. Il apparaît aux côtés d’autres influenceurs, dont Ibrahim (« Challenger.67 ») et Amir Louezzane. Les images sont initialement interprétées comme une mise en scène en zone de conflit,.
Les autorités françaises ouvrent une enquête pour déterminer les circonstances exactes du tournage et la localisation réelle des individus. Le cabinet du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, confirme qu’aucune preuve ne permet de certifier que les vidéos ont été tournées en Syrie,.
Rayan et ses complices reconnaissent finalement que les vidéos ont été tournées au Liban, et que la localisation syrienne avait été volontairement falsifiée pour attirer l’attention sur leurs comptes. Le tournage s’est déroulé dans un cadre encadré de stand de tir, sans lien direct avec un conflit armé.
Le , Rayan PSN est interpellé par les CRS (2 fonctionnaires de la CRS 58 Perpignan alors en renfort saisonnier reconnaissent Rayan PSN au milieu de la foule, après s’être souvenu d’une note d’attention le concernant affichée dans un commissariat parisien) à Cannes aux alentours de 21 heures, alors qu’il assistait au feu d’artifice. Il passe la nuit en garde à vue et est relâché le lendemain. Selon les autorités et des syndicats de police, il faisait l’objet d’une fiche de recherche en raison de ses démêlés judiciaires antérieurs.
Le , l’émission Cash Investigation diffusée sur France 2 s’intéresse aux influenceurs promouvant des méthodes de copy trading sur les réseaux sociaux. L’équipe, dirigée par Élise Lucet, tente d’interviewer Rayan PSN, qui refuse plusieurs sollicitations tout en envoyant des messages jugés insultants envers les journalistes. L’émission souligne que certains abonnés perdent de l’argent en suivant ces conseils, tandis qu’aucune procédure judiciaire n’est ouverte à son encontre.
Selon un rapport de l’Assemblée nationale, ses vidéos et provocations servent à promouvoir des plateformes de trading non autorisées et des méthodes d’enrichissement rapide, en violation des réglementations de protection des épargnants.